‹ Flore forestièreChapitre 239 sur 295 · FAMILLE LVIII · texte numérisé non relu

FAMILLE LVIII

GNÉTACÉES. LINDL.

Floraison dioîque, rarement monoïque sur des rameaux différents, amentacée. Chatons mâles ovoïdes ou globuleux, solitaires ou fascicules par 2 ou plus, composés

496 GNÉTACÉES.

d'écaillés sèches, opposées-croisées, soudées entre elles par la base, dont chacune porte à son aisselle une fleur; celle ci formée d*un périgone dépassant les écailles, à 3 grandes valves rappelant celles d une coquille, et de 3 8 étamines monadefphes, dont les anthères sont biloculaires et s'ouvrent par 2 pores terminaux. Inflorescences femelles solitaires ou réunies en petit nombre, composées d'écaillés opposées-croisées rappelant celles des chatons mâles, mais dont les deux dernières seules, plus grandes que les autres, sont fertiles et contiennent 2 fleurs, plus rarement une seule. Fleur formée d'un ovule nu, prolongé en un tube styliforme ouvert au sommet (micropyle), étroitement renfermé dans une enveloppe mince, béante à sa partie supérieure (périgone?). Fruit ayant l'apparence d'une baie (fausse-baie), dont l'enveloppe charnue et bivalve au sommet n'est point un vrai péricarpe et provient des bractées supérieures qui se sont accrues ; graines au nombre de 2, plus rarement de 1, à épisperme mince; embryon central, dicotylédoné. — Arbrisseaux noueux, tortueux, dressés ou étalés, à feuilles opposées très réduites, sèches et membraneuses, réunies en une petite gaîne bidentée ; à rameaux grêles, effilés, verts, articulés, le plus souvent striés, semblables à ceux des prèles.

Bois, — Tissu fibreux dominant, homogène du bord interne au bord externe de chaque couche; vaisseaux égaux, fins, isolés, espacés, uniformément répartis ; rayons médiocrement serrés, assez minces ; accroissements annuels peu distincts.

Obs. — Les espèces indigènes de gnétacées, peu nombreuses, assez étroitement localisées et sans aucune importance forestière appartiennent toutes au genre Ephéara. La description de la famille n'a été faite par ce motif

u'au point de vue de ce seul genre [et même uniquement

e ses espèces françaises] .

GENRE UNIQUE. — ÉPHÉDRA. EPHEDRA. Toumef,

Caractères de la famille. — Sous-arbrisseaux reconnaissables à leurs rameaux articulés, semblables à ceux des prêles. Représentés en Algérie par d'assez nombreuses espèces, il le sont par deux seulement en France.

^ 1 . Ephédra commun. Ephedra vulgaris. Rich. Uvette.

GNÉTACÉES. — CONIFÈRES. 499

mâles solitaires ou ternes, presque sessiles, ovoïdes, à colonne staminale égale à 2 fois le périgone, surmontée de 8 anthères presque sessiles ; chatons femelles pédoncules, solitaires ou géminés, terminés par 2 fleurs. Fausse-baie subglobuleuse^ de la grosseur d'un pois, rouge, acidulée, comestible, à 2 grames planes sur une face, convexes sur l'autre. — Sous-arbrisseau dioîque, de 0*,50 à 1 mètre au plus, très rameux dès la base, à branches noueuses, étalées, couchées, fréquemment radicantes, rameaux dressés, verts, striés, rudes au toucher, à articles longs de 20-30 mill. Terrains sablonneux du littoral de la Méditerranée et de l'Océan jusqu'en Vendée et en Bretagne ; consolide les sables des dunes ; Corse. Flor., mai-juin. Fructif., août-septembre.

2. Ephédra des Nébrodes. Ephedrâ nebrodensis. Tins. E, VillarsiL Gr, et God.

Voisin du précédent, dont il se distingue par une taille moindre, des rameaux plus grêles, plus nonibreux, très serrés, à articulations longues de 1-15 mill. au plus ; par les chatons plus petits, globuleux, la colonne staminale dépassant à peine le périgone, par des chatons femelles presque toujours uniflores, par une fausse-baie monosperme, ovoïde. — Vieux murs et rochers des Alpes méridionales : Sisteron, environs de Crest, de Montélimar, de Valerne, d'Arles et toute la chaîne des Alpines, Corbières, près de Massac. Aveyron, diverses localités (Coste), Grande montagne près de Villeneuve-les-Avignon {Fabre, Palu, Lombard-Dumas). Flor., mai. Fructif., août.

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