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>rce.
Le genévrier commun offre un port très variable, suivant les circonstances sous lesquelles il végète : tantôt il forme un buisson touffu, étalé ; tantôt un
Setit arbre de 5-7 mètres de hauteur sur 0™,33 de iamètre. Il est vrai qu'en raison de sa lente végétation, on lui laisse rarement le temps de parvenir à ces dernières dimensions, si ce n'est dans les parcs et dans les jardins. Les jeunes rameaux restent triangulaires jusque vers 4 ans; les feuilles persistent le même nombre d'années.
L'écorce organise de bonne heure entre les feuillets fibreux du liber, des zones minces, continues et concentriques, d'un périderme à cellules peu épaissies, qui se détruisent rapidement. Il résulte de là un rhytidome brun, composé des feuillets non modifiés du liber, lesquels se gerçurent, s'éraillent et s'enlèvent sous forme de lames minces et fibreuses.
La graine germe parfois au printemps quand Geraiinaiion elle a été semée en automne ; l'année suivante, ou même au bout de 2 ans, si le semis s'est fait au printemps. Le jeune plant est grêle, faiblement enraciné.
Les faibles dimensions du genévrier commun, l'extrême lenteur de son accroissement, l'irrégularité de sa tige, qui est tortueuse et sillonnée, lui enlèvent toute importance. Malgré sa grande longévité, il ne peut servir à consolider les terres qui s'affouillent, en raison du temps qu'il met à germer et de la débilité de son jeune plant.
Le bois est blanc-jaunâtre, coloré au cœur de jaune-brunâtre ou rougeâtre; il est très tenace, compact, durable, légèrement aromatique. Complètement desséché à l'air, il pèse 0,550 (ColL Éc. For.). Les usages en sont accidentels; il produit un bon combustible.
Les fruits contiennent une huile essentielle très odorante, qui les fait employer à différents usages ;
Importance.
Bois.
Produits accessoires.
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on en fabrique une liqueur réputée antiscorbutique (le gin), dont il se fait une grande consommation notamment en Angleterre.
2. Qenévrier nain. Juniperus nana. Willd. /. Àlpina. Clus. Genévrier des Alpes.
Très voisin du précédent (1) ; se dislingue aux feuilles appliquées contre les rameaux, plus courtes et plus trapues, brusquement terminées en une pointe courte et forte, avec la lai^ bande de la face supérieure d'un blanc-argenté ; aux fruits ovoïdes-globuleux, aussi longs que les feuilles. — Arbrisseau de 0",50 à 1",30, à tige et à rameaux couchés, à feuillage très touffu, à feuilles arquées ; hautes régions du Jura, du Dauphiné, de l'Ardèche, de TAuvergne, des Pyrénées, de la Corse et de l'Algérie. Flor., juillet. Fructif., automne de la seconde année.
3. Genévrier Oxycèdre. Juniperus Oxycedrus. Lin. Genévrier Cade.
Feuilles très étalées, insensiblement atténuées en pointe épineuse très aiguë ou légèrement arrondie au sommet, marquées en dessus de deux bandes blanchâtres séparées par la nervure médiane, qui est verte et légèrement saillante ; aigument carénées et non sillonnées en dessous. Fruits rouges ou rouge-brun, de taille variable, plus gros néanmoins que ceux des espèces précédentes, tantôt plus courts que les feuilles, luisants, sans efflorescence, si ce n'est près du sommet {J, OxT^cedrus. Lin.), tantôt aussi longs ou plus longs que les feuilles, ombiliqués à la base, mats et couverts en entier d'une efflorescence glauque. (J. macrocarpa. J. umbilicata. Gren, et God.) — Arbrisseau ou petit arbre dioïque, à tige dressée, à ramules obtusément triangulaires ; répandu dans le bassin méditerranéen ; la variété à gros fruits rare en France (près de Saint-Béat), commune en Algérie avec le type. Flor., mai. Fructif., automne de la seconde année.
Taille. Port. Le genévrier oxycèdre atteint de plus grandes dimensions que le genévrier commun et s'élève assez souvent en arbre de 6 à 9 mètres de hauteur sur 2 mètres et plus de circonférence. Un pied de cette espèce, à Corbières en Provence, mesure 3™,35 de tour à 1°*,50 du sol ; [mais c'est particulièrement
(1) [Ce genévrier n'est qu'une race du précédent formée sous l'influence des conditions de végétation aux hautes altitudes ; l'observation sur place en de nombreuses localités m'avait conduit à celte opinion qui a été démontrée exacte par les expériences de M. G. Bonnier],
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en Algérie qu'on le trouve fréquemment avec de fortes dimensions.] Tantôt il reste rameux et branchu dès la base, tantôt il se dénude jusqu'à 4-5 mètres de hauteur. Il croît isolé ou en compagnie des lentisques, térébinthes, philarias, etc.
Le bois est homogène, à grain très fin, susceptible Bois, d'un fort beau poli ; il est de couleur tendre, fauve ou jaune-brunâtre très clair, offrant souvent de beaux reflets miroitants dus aux ondulations de ses faisceaux. Il dégage une odeur pénétrante et agréable, persistante, caractéristique, fournit du joli placage de menue ébénisterie pour coffrets, nécessaires, etc. ; conjointement avec quelques autres espèces du même genre (G. de Virginie et G. Sabine), il sert, sous le nom de cèdre à crayons, à fabriquer Tenveloppe des crayons de plombagine. C'est un assez bon bois de chauffage, qui flambe vite, mais éclate en brûlant ; le charbon en est de bonne qualité. Chacune de ses couches se termine par une ou plusieurs lignes fines et brunes, inégalement distantes, qui rendent difficile la distinction des accroissements annuels. Sa densité varie de 0,651 à 0,734 {Coll. Éc. Fot\).
On extrait de l'oxycèdre, par la distillation, une Produîu huile empyreumatique, l'huile de Cadc, d'une odeur accessoires, très pénétrante, que l'on emploie dans la médecine et dans l'art vétérinaire.
Section II. — Feuilles non articulées, disposées sur 4-6 rangs, adhérentes au rameau par la base, libres à l'extrémité, de deux formes : les unes petites, squamiformes, étroitement imbriquées, cachant entièrement le rameau d'insertion, très généralement sillonnées et glanduleuses sur le dos, nouvant à elles seules constituer tout le feuillage après tes premières années ; les autres aciculaires et piauantes, ne se produisant que dans la jeunesse ou résultant sur les rameaux de plusieurs années, du développement des premières. Chatons terminant de courts rameaux latéraux; bourgeons nu^.