‹ Flore forestièreChapitre 284 sur 295 · DENSITÉ DES BOIS INDIGÈ^IES · texte numérisé non relu

DENSITÉ DES BOIS INDIGÈ^IES

les arbres oot été élevés. L'on sait même qae ces vaHatioBs se retrouvent dans le bois d'un seul arbre, saivant la région de laquelle il a été tiré.

Les bois des diverses espèces ne peuvent donc être o^ ractérisés d'une manière précise par leur densité ; il nH pas possible d'exprimer cette dernière par un chiffre imi^ que, moins encore de la représenter par un terme mojet. sans utilité et surtout sans exactituae, puisqu'il restera subordonné au nombre et à la qualité des échaDtiUonsqei l'auraient fourni.

Ces considérations sur l'importance et sur l'instabilité de la densité m'ont engagé, d'une part, à réunir sfm forme de table récapitulative les principaux résultats que j'ai pu relever sur la riche collection de l'Ecole forestière; d'autre part, à renoncer à toute tentative de classilîcatioQ des bois par ordre de densité. Je les ai distribués simplement en deux groupes, feuillus et résineux, pour chacoo desquels j'ai adopte Tordre alphabétique et j en ai représenté la densité par les chiffres minima et maxima entre lesquels elle oscille pour chaque essence, sans me dissimuler que ces termes, pris sur une collection, quelque complète qu'elle soit, ne correspondent sans doute pas complètement à ceux de la nature ; mais en me disant que, en raison du grand nombre des échantillons de toute provenance et de tout âge qui ont été examinés pour chacune des essences forestières véritablement împo^ tantes, je croyais pouvoir affirmer qu'ils s'en rapprochent avec toute l'exactitude que comporte la matière.

Je dois ajouter que les densités ont été calculées sur des bois débités et conservés depuis plusieurs années dans la même salle, dont le poids presque invariable n'était plus soumis qu'aux vicissitudes de l'état hygrométrique de l'air, sur des bois conséquemment parvenus à l'état de dessiccation complète à l'air libre.

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