‹ Flore forestièreChapitre 3 sur 295 · PREFACE. IX · texte numérisé non relu

PREFACE. IX

subir à l'ouvrage. Dans tous les cas, pour respecter, autant que possible, le texte primitif et ne pas donner lieu au lecteur de lui attribuer, ce dont il ne saurait avoir la responsabilité, j'ai mis entre crochets ce qui appartient au nouveau. Exception a été faite seulement au cas de la substitution d'expressions actuelles à des mots vieillis et aussi pour tout ce qui concerne les indications de stations, de localités données à la suite de la description de chaque espèce. Ici les remaniements ont consisté souvent en suppressions, en modifications de phrases en sorte aue la mise entre crochets n'aurait donné qu'une idée fort imparfaite, parfois fausse, des modifications intervenues. Qu'il me suffise de rappeler que cette partie du livre est celle qui a subi les plus fréquents et parfois les plus profonds remaniements.

Pour les nouvelles localités, offrant un intérêt spécial, j'ai eu soin de nommer le botaniste qui les a découvertes : une croix indique celle que j'ai observées le premier.

Un voyage en Algérie, de nombreuses excursions faites sur différents points de la France, notamment dans la région méditerranéenne, m'ont permis un certain nombre d'observations personnelles utilisées pour la préparation de cette édition ; mais un ouvrage tel que celui-ci, même lorsqu'il s'agit simplement de le reviser, ne saurait reposer uniquement sur les recherches de l'auteur; j'ai donc utilisé avec les Flores générales, soit de France, soit d'Algérie, en cours de publication, les flores ou catalogues locaux récents, les nombreux documents relatifs aux Flores de France et d'Algérie, contenus dans le Bulletin de la Société de botanique, les travaux forestiers se rattachant à mon sujet, tels que la Monographie du chêne-liège de M. Lamey, la Statistique de la conservation d'Oran par M. Mathieu, les Essences forestières des Pyrénées orientales, par M. Calas.

Mais les travaux imprimés ne suffisent pas non

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pîus; j'ai dû souvent avoir recours à la bonne volonté et à la science soit de forestiers, soit de botanistes ; quelques-uns de ceux auxquels je me suis adressé peuvent à juste titre revendiquer les deux Qualités ; tel M. Durand, professeur honoraire à l'école d'agriculture de Montpellier qui, dès mes premières excursions dans le Midi et constamment depuis lors, m'a fait profiter généreusement de sa

Erofonde connaissance de la flore et des forêts de i réçion de l'olivier. A son nom pour les forestiers je jomdrai ceux de M. Boppe, de M. Henry qui non seulement s'est chargé de la révision de la partie entomologique du livre, mais m'a permis de profiter de recherches encore inédites sur le tannin, de MM. Mignerot, C.-P. Charlem^ne, Bartet, PeiflEer, de Novital, V.-E. Rousselot, Cochon, de la BouUaye, Pierret, Rouis, Calas, qui ont bien voulu me faire parvenir des observations ou des échantillons ; je leur adresse mes bien vifs remerciements de même qu'à mes confrères botanistes MM. Allard, Autrau, Boulav, Burnat, Christ, Coste, Flahault, Foucaud , Franchet , Hy , Malin vaud , Naudin ,Trabut . Le nom de M. Flahault mérite une mention spéciale ; s'intéressant beaucoup aux questions forestières, ayant étudié avec grand soin la géographie botanique d'une forte partie de la région méditerranéenne, qui appelait tout particulièrement de nouvelles recherches en ce qui concerne la flore forestière, il m'a fourni Quantité de précieuses indications et cette nouvelle édition du livre de Mathieu lui doit beaucoup. Puisse-t-elle ainsi enrichie de travaux de vingt années, continuer à rendre à l'enseignement forestier, à tous ceux que les végétaux ligneux de notre patrie et de notre grande colonie africaine intéressent, à des titres divers, les services qui ont valu à l'ouvrage sa légitime renommée.

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