Ciste liédon. Cistus Ledon. Lam
Feuilles de deux sortes : celles du printemps atténuées en pétiole élargi et embrassant, étroitement elliptiques-lancéolées,
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entières ou très légèrement crénelées, trinerviées; celles des rameauic florifères, sessiles, s 'élargissant à la base et se transformant près des fleurs en larges bractées longuement acuminées ; les unes et les autres rudes et glabres en dessus, courtementtomenteuses-étoiléesen dessous, blanches-soyeuses dans la jeunesse. Fleurs toujours dressées, 2 à 5 en corymbes terminaux et latéraux sur des rameaux allongés, feuilles, mollement velus, ainsi que les oédoncules et les sépales ; ces derniers égaux entre eux ; corolle blanche, égale au calice ou plus longue, de â à 3 centimètres de diamètre ; capsule à poils courts, étoiles. — Sous-arbrisseau de 4-8 décimètres, à odeur forte et balsamique, souvent visqueux, très rameux; tige et rameaux noirs, ces derniers velus supérieurement. Ce ciste est toujours stérile, dit-on, et, malgré une grande constance de caractères on le soupçonne hybride. (Cistus laurifolio-monS' peliensis. Tiinb, Lag.),
§ IV. Calice de 5 sépales, les extérieurs plus grands ; style très court; capsule ô-loculaire, déhiscente au sommet seulement, suivant le type septicide.
1 2. Ciste de Montpellier. Cistus Monspeliensis. Lin.
Feuilles sessiles, étroitement lancéolées, trinerviées, rugueuses, visqueuses et luisantes en dessus, fortement enroulées sur les bords, légèrement poilues dans la jeunesse, courtement tomenteuses, étoilées en dessous. Fleurs brièvement pédonculées, disposées 4-10 en grappes unilatérales compactes, au sommet de rameaux grêles et feuilles ; corolle blanche, de 2 à 3 centimètres de diamètre, deux fois aussi longue que le calice ; rameaux, pédoncules et sépales hérissés de poils simples et blancs; capsule presque glabre. — Sous-arbrisse^u aromatique, visqueux, très rameux et touffu, s^élevantà 1 mètre, à écorce brune. Espèce la plus commune du genre, couvrant de grandes étendues de terrains arides dans la France méridionale; Corse et Algérie. Flor., juin.
Observation. — Parmi les cistes qui viennent d'être décrits, on en rencontre quelques autres, surtout dans la région classique de Narbonne, que tout indique être des hybrides ; on signale particulièrement les suivants :
Cistus albido-crùpus. Timb, Lag.
Considéré comme produit du ciste crépu fécondé par le ciste cotonneux, au milieu desquels il se rencontre toujours, cet hvbride a les erandes fleurs roses à Détales chiffonnés de
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da crispiis^ tandis que par l.e port il rappelle VaWidii^ ; \qs feailles produites au printemps ressemblent à celles de cette dernière espèce, celles développées en été, réticulées, rugueuses, ondulées et crispées sur les bords, rappellent les feuilles du ciste crépu. Très rare, parmi les parents. Narbonne. Flor., juin.
Cùtus saltiœfolio-populifolius. Timb. Lag. C. corbariensU, Pourr.
Arbrisseau visqueux, à odeur balsamique, semblable au C. à feuilles de peuplier pour le port, quoique plus petit, au G. à feuilles de sauge pour les fleurs et les fruits. Narbonne, forêt de Fontfroide, parmi les parents. Flor., juin.
CUtus populifolio-salviœfoliiAs. Timb, Lag,
Cet hybride est supposé produit par le C. à feuilles de sauge fécondé par le C. à feuilles de peuplier; il a le port du premier, dont il diffère par les feuilles de l'été, qui sont plus larges, cordiformes, longuement péliolées; par les fleurs plus grandes, réunies 2 à 4 en inflorescences et jamais solitaires. Fontfroide, près de Narbonne, parmi les parents. Flor., juin.
Cistus saltiœfolio-mompeliensis, Timb. Lag.
Cet hybride semble résulter du croisement du C. de Montpellier fécondé par le C. à feuilles de sauge ; il a le port et les organes de végétation du premier, les fleurs du second. Environs de Narbonne. Flor., juin.
CU(tns Monspelicnsi-salriœfolius. Timb. Lag.
Arbrisseau ayant la taille et le port du C. à feuilles de sauge, lui ressemblant en outre par sa pubescence étoilée, par la grandeur des fleurs, la longueur des pédoncules et la forme des feuilles, mais se rapprochant du C. de Montpellier par ses inflorescences unilatérales dont les axes sont couverts de longs poils blancs, et par les feuilles des pousses du printemps.
[L'hybride de ces deux Cistus a été rencontre aussi par moi en Corse, mais sous une forme qui ne correspond exactement à aucune des deux décrites ici.]
GENRE II. — HÉLIANTHKME. HELIANTHEMUM. Toumef.
Calice 3-5-sépalé ; capsule 3-loculaire, loculieide, à cloisons incomplètes. — Petits sous-arbrisseaux étalés, de 1 à 2 décimètres de hauteur, ou herbes, à feuilles généralement stipulées ; fleurs ordinairement penchées après répanouissement, blanches ou jaunes, plus petites que celles des cistes.
Particulièrement abondants dans les lieux secs et découverts du midi de la France, les hélianthèmes, par rexiguîtô de leur taille, méritent à peine de prendre rang parmi les végétaux ligneux ;
22 CISTIXÉES. — TAMARISCIXÉES.
il ne sera pas, en conséquence, donné de descriptions des nombreuses espèces qu'ils présentent.
[Cef>endant il convient de citer trois espèces qui rapportées parfois au genre ciste sont franchement sous-frutescentes ou frutescentes.
Hèlianthème à fleurs en ombelles. Helianthemum Uinbellor tum MUl. I)iss«'»miné dans le Midi, l'Ouest et le Centre de la France jus(|u'à Fontainebleau. Très rare en Algérie dans la province d'Oran.
U, ahjxsoîdc. H. alynsoldes Vent, Disséminé dans l'Ouest et le Centre jus^|u'au Loiret.
//. à feuilles d'Haï imum, H. halimifolium Willd. Ce dernier le plus important des trois par sa taille et parfois sa fréquence, se reconnaît très aisément par ses feuilles ovales lancéolées plus ou moins allongées, couvertes d'un duvet court blanchâtre. Corse où il est parfois très commun et Algérie.
On sépare généralement aujourd'hui du genre Hélianthème, sous le nom de Fumann, (judques espèces dont le F. Spachii 0. et G. est un sous-arbrisseau habitant le Midi de la France et l'Algérie.
Nota. — A côté des Cistacées, il y a lieu de placer les Capparidées dont une espèce frutescente, le Câprier (Capparis spinosa L.) cultivée pour ses boutons dans la région des oliviers, y est assez largement naturalisée sur les murs, les rochers.]