FAMILLE IX
CORIARIÉES. DC.
Fleurs régulières, hermaphrodites et, par avortement, polygames monoïques ou dioïques ; calice et corolle aç-
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cre8cents, le premier 5-partite, la seconde de 5 pétales alternes, petits, glanduleux ; 10 étamines à anthères biloculaires, longitudinalement déhiscentes, ayant les loges séparées par le bas ; ovaire 5-loculaire, surmonté de 5 stigmates papilleux, dont les carpelles se séparent à la maturité en autant de fruits secs, indéhiscents, 1-spermes, mais restent enveloppés par la corolle devenue charnue et par le calice membraneux, de manière à simuler une baie. Graines sans albumen.
GENRE UNIQUE. — CORROYÈRE. CORIàRIà, Niu.
Mêmes caractères que ceux de la famille. — Arbrisseaux à feuilles opposées ou verticillées par 3, simples, entières, à 3 nervures, dont une médiane principale et 2 latérales basilaires ; rameaux tétraeones ; bourgeons écaiileux, petits, nombreux (3 et plus) à raisselle de chaque feuille. Fleurs petites, vertes.
Bois, — Tissu fibreux, homogène, fin, à parois épaisses ; rayons peu nombreux, égaux, assez épais, très prolongés dans le sens longitudinal, de tissu assez lâche ; parenchyme ligneux disséminé en amas au milieu du tissu fibreux et associé aux vaisseaux ; ceux-ci peu nombreux, assez gros et formant une zone poreuse au commencement de chaque couche, décroissant en nombre et en diamètre jusqu'au bord externe où ils sont rares et petits. Bois sans dimensions utiles, entourant une moelle centrale volumineuse.
Corroyère à feuilles de myrte. Coriaria myrtifolia. Lin. Redoux; Redoul; Coriaire, herbe aux tanneurs.
Feuilles très courtemeet péliolées, opposées ou ternées, ovales-lancéolées, entières, fermes et glabres; fleurs petites, vertes, disposées en grappes dressées, terminales, sortant des bourgeons latéraux; pétales glanduleux, plus courts que le <îalice; 5 longs stigmates filiformes. Fruit bacciforme, vert, puis noir luisant. — Arbrisseau de 1 à 2 mètres, glabre, émettant constamment de terre de nombreux rejets droits, allongés, verts, 4-angulaires, qui se ramifient par faisceaux, en raison de la multiplicité des bourgeons axillaires, s'épuisent rapidement, et, au bout de 3 ou 4 ans, ne donnent plus naissance qu'à de grêles ramilles, puis meurent. Coteaux de la France méridionale, sauf en Corse, particulièrement dans les haies et au bord des routes, dans les lieux frais et fertiles; Algérie, Flor., juin-juillet.
Petit arbrisseau insignifiant pour le bois qu'il produit, mais dont les feuilles renferment une forte
ym-^jtr.
CORIARIÉES. — AMPELIDÉES.
proportion de tannin et sont employées, desséchées, et pulvérisées, en mélange avec le sumac ou le tan, pour la préparation des cuirs ; on en fait aussi une teinture noire. Les fruits, et même les feuilles, contiennent en outre un principe cristallisable, acre et narcotique, la coriarine, qui les rend très vénéneux. Le redoul fournit d'abondants rejets et des drageons, qui forment des fourrés bas, complets et permanents ; il peut être très utilement employé à la fixation et à la mise en valeur des terrains en pente, principalement aux expositions méridionales.