FAMILLE X
AMPÉLIDÉES. KUNTH.
Fleurs régulières, ordinairement hermaphrodites \c^ petit, gamosépale, entier ou 4-5-denté ^(apÀU»^<ïe^4-5 pétales alternes avec les dents du cjl^^TÎ-S étamines opposées aux pétales, inséréesaj^f^rtialsque hypogyne, à anthères biloculaires-.p-'oiffiiudinalement déhiscentes. Ovaire 2-5 locub»*f:^raloges 2-ovulées, placentation axile, produisant uw^aie à 2-6 graines (pépins) dont l'épissperme ^^t osseux, l'albumen oléagineux. — Arbrisseaux toujo»^ sarmenteux et grimpants, à feuilles alternes, péti'^lées, simples, palmatilobées ou composées palmées, \ oUpules éeaiUeuses, caduques.
GENRE UNIQUE. — VIGNE. VITIS. Lin.
Calice 5-denté ; 5 pétales réunis par les extrémités, à onglets libres; 5 étamines; ovaire 5-loculaire, produisant une baie uniloculaire à 5 graines. — Arbrisseaux à petites fleurs verdâtres, odorantes, en thyrses opposés aux feuilles et souvent réduits à leur axe, qui deviennent des vrilles.
Bois. — Tissu fibreux peu abondant, fin, à parois très épaisses ; rayons peu nombreux, larges et d'épaisseur croissante, très hauts ; vaisseaux de deux dimensions tranchées, les uns gros, isolés en une large zone poreuse interne, les autres fins, groupés, 2 à 12, en séries simples, rayonnantes, surtout dans la zone externe ; parenchyme ligneux non discernable. Bois très poreux, comme Test presque toujours celui des végétaux sarmenteux, bru-
52 AMPËLIDÉES.
nâtre clair, sans distinction d*aubier, assez dur et assez l lourd malgré sa porosité, d'une densité égale à 0,689
'p (Coll. Ec. For.) ; les couches annuelles y sont peu dis-
f tinctes.
Viqne commune. Vins vinifera. Lin.
Feuilles longuement pétiolées, profondément cordiformes à r la base, palmati-5-lobées, à lobes aigus, sinués-dentés; gla-
bres, velues ou même tomenteuses, surtout en dessous; inflorescence en thyrses d'abord dressés, puis pendants, souvent réduits à leur axe et formant une vrille. Fleurs petites, hermaphrodites, verdâtres, odorantes. Baies de couleur vanable, habituellement noires sur la plante sauvaçe, couvertes d'une ^ efflorescence glauque. — Originaire de l'Orient (Mingrelie,
Géorgie ?), cultivée depuis la plus haute antiquité et souvent subspontanée dans les haies et aux bords des bois, surtout --^ dans la France méridionale (1). Flor., juin.
AamàfiafUion. La tige sarmenteuse de la vigne ne résulte pas cJ'xm axe primaire allongé par une évolution successive <fe Jinurgeons terminaux. Chaque entre-nœud Sroduit une fèmille et se termine par un bourgeon orifère d'où sort un- i^tlivrse complet ou une vrille seulement, suivant la vigiifeinr^o la végétation. L'allongement ultérieur est dû au ai^loppement immédiat du bourgeon axillaire, duqu6i<s^ait un nouvel axe d'un accroissement vigoureux^^ qui i rejette de côté l'inflorescence ou la vrille termimçle,
e;' et semble prolonger l'axe précédent, tout en h
S néanmoins avec lui un certain angle qui trahit soî
:* origine. Ce mode de développement produit, er
■ se répétant, les sarments flexueux de la vigne et .
détermine l'apparence oppositifoliée de ses inflo- y ' ; rescences. i
^^^> L'écorce est grise, fibreuse, formée par le liber
qui, chaque année, organise 3 ou 4 couches de longs faisceaux séparés par du tissu cellulaire, et repousse
(1) [La découverte de pépins dans de très anciennes stations humaines, de feuilles dans les tufs quaternaires de Montpellier et de Meyrargues en Provence, donnent à penser aujourd'hui que la vigne commune est arrivée, dans la France méridionale au moins, sans l'intervention de l'homme. En Algérie, où la vigne sauvage est très commune, elle se comporte entièrement comme une espèce spontanée].
AMPÉLIDÉES. — STAPHYLÉACÉES.
au dehors, à Tétat de rhytidome, le liber éraillé de Tannée précédente.
Comme toutes les espèces soumises à une longue culture, la vigne a fourni une multitude de variétés (cépages) ; mais, à l'état sauvage, elle présente beaucoup plus de constance dans ses caractères et ne produit que de petits fruits peu sucrés (lambrusco, dans le midi de la France).
La vigne pour mûrir ses fruits demande une température moyenne estivale d'au moins 18-20* et succombe sous un froid de — 20**. Elle caractérise ime vaste région qui, vers le Sud, se confond avec celle des oliviers, mais s'étend beaucoup plus loin que cette dernière vers le Nord, ne laissant en dehors d'elle que quelques départements du Nord et du Nord-Ouest. Dans ses parties moyennes et septentrionales, la région de la vigne est aussi celle des chênes rouvres et pédoncules, mais ceux-ci, à leur tour, atteignent une altitude plus considérable et une aire plus septentrionale. Les coteaux lui sont particulièrement favorables.