DÉGÂTS EXTÉRIEURS
Jeunes pomses.
Un petit coléoptère curculionite, noir, le Rynchite conique (Rt^nchites conicus. HbsL) coupe, à Tétat parfait, les jeunes pousses au moment où elles se développent ; on rappelle souvent coupe-bourgeon.
[Sur Técorce des jeunes pousses, le puceron lanigère (Schhoneura lanigera), un des plus grands ennemis des pommiers sur lesquels il produit des nodosités qui entravent la circulation de la sève et font périr 1 arbre].
Fleurs.
Divers curculionites du genre Anthonome {An^ thonomus pomorum. Sch. ; A. pyrL Sch. ; A. cerasi Sch,), vivent, à l'état de petites larves apodes, dans l'intérieur des fleurs et en ravagent les divers orçanes.
[Une -phalène (Eupithecia rectangulata), dont la chenille dévore l'ovaire chez les pommiers et les poiriers].
Feuilles.
Parmi les coléoptères, diverses espèces de Hannetons, communes à la plupart des végétaux feuillus, détruisent les feuilles des fruitiers.
[Parmi les hémiptères, le (Tingispiri), vulgairement appelé le tigre, qui crible de ses piqûres la face inférieure des feuilles chez les poiriers en espalier].
Parmi les hyménoptères, quelques Tenthrêdines
132 AMYGDALÉBS.
La Tenthrède limace (Tenthredo {Allantus) adumbratu, Klug.), dont la fausse chenille, pourvue de 22 pattes, est gluante, et appliquée sur les feuilles des poiriers et des pommiers dont elle ronge Tépiderme et le parenchyme sans toucher aux nervures.
La Tenthrède du cerisier {Tenthredo {Allantus) cerasL Lin.), dont la larve semblable à celle de la précédente espèce, vit de la même manière sur les feuilles des cerisiers et pruniers.
Parmi les lépidoptères, on cite de nombreuses espèces et principalement :
La Piéride gasée {Piéris cratœgi. Lin.) ; chenille à 16 pattes, passant l'hiver dans des bourses à l'extrémité des branches.
La Vanesse grande-tortue { Vanessapolychloros. Lin.) ; chenilles à 16 pattes, couvertes d'épines rameuses.
Le Bombyce livrée {Bombyx neustria. Lin.) ; chenilles à 16 pattes, uniformément poilues, marquées de raies longitudinales, dont la médiane est blanche ; œufs en bague autour des rameaux.
Le Bombyce laineux {Bombyx lonestris. Lin. ) ; chenilles à 16 pattes, uniformément poilues, finement tuberculeuses.
Le Bombyce disparate {Bombyx {Liparis) dispar. Fab.) ; chenilles à 16 pattes, couvertes de tubercules assez gros, surmontés de faisceaux de poils ; les deux premiers tubercules derrière la tête plus grands que les autres.
Le Bombyce cul-brun {Bombyx {Liparis) chrysorrhea. Lin.) : chenilles à 16 pattes, couvertes de tubercules tous égaux, surmontés de poils fascicules ; passant l'hiver dans une bourse.
Le Bombyce cul-doré {Bombyx {Liparis) auriflua. Fab.), très voisin du précédent, mais moins abondant et moins redoutable.
Le Bombtjce antique {Bombyx {Orgya) antiqua. Lin.) ; chenilles à 16 pattes, poilues avec des poils en brosse et en pinceaux.
AMYGDALÉES. 133
Le Bombyce tête-bleue (Bombyx (Diloba) cceru- Jeocephala. Un.); chenilles à 16 pattes, finement tuberculeuses, dont chaque granulation est surmontée d'un poil court assez raide.
Les Noctuelle Psi (Noctua (Acronycta) Psi. Fab. ) et Noctuelle trident {Noctua (Acronycta) tridens. Fab.) ; chenilles à 16 pattes, poilues, offrant sur le 4*^ segment une éminence charnue, conique, et sur le 11« ime gibbosité pyramidale.
La Noctuelle ambiguë (Noctua (Orthosia) ambigua. Hubn.), dont la chenille est à 16 pattes, rase, marquée de 5 lignes longitudinales claires.
Les Py raies ou Tordeuses, dont les chenilles, petites, vertes et roses, roulent, plient ou réunissent par des soies les feuilles au milieu desquelles elles vivent et dont elles se nourrissent, telles que :
La P y raie du cerisier ( Tortrix cero^una. Hubn. ), qui roule les feuilles des cerisiers.
La Pyrule blanc-de-céruse (Tortrix cerusana. Dup.), qui vit dans les inflorescences ou entre les feuilles réunies par deux des cerisiers, pommiers et poiriers.
La Pyrole contaminée (Tortrix contaminata. Hubn.) et \B,Pyrale holmoise (Tortrix holmiana. Lin.), qui plient et lient ensemble les feuilles des poiriers, pommiers, pruniers.
La Pyrale du prunier (Tortrix pruniana. Hubn.), qui se tient entre les fleurs et les feuilles, liées en paquets, des primiers, cerisiers et pommiers.
Les Tinéides, au nombre desquelles il faut citer :
La Teigne du cerisier à grappes ( Tineapadella. Lin.),\à Teignecousine(Tineacognatella. Treitsch), dont les chenilles blafardes, à 16 pattes, marquées de points noirs, vivent en société et enveloppent les rameaux et leurs feuilles d'un réseau de soie blanche ressemblant à de grandes toiles d'araignées.
134 AMYGDALÉES.
Phalène hyémale {Phalœna (Lat^entia) brumaria. Lin.), chenille d'un rouge brun sur le dos.
Phalène effeuillante (Phalœna (Hibemia) defoliaria. Lin,), dont la chenille est verte.