FAMILLE XIX
AMVGDALÉES (Rosocearum tribus), juss.
Fleurs hermaphpodites, régulières ; calice gamosépale, à 5 divisions, libre, caduc; corolle rosacée, périgyne; étamines 20-26, insérées avec les pétales ; anthères introrses, biloculaires, longitudinalementdéhiscentes. Ovaire formé d'un seul carpelle libre, bl-ovulé, style simple. Fruit apocarpé, charnu, à noyau (drupe), creusé d'un sillon qui représente la suture ventrale, monosperme par avortement. Graines non albuminées. — Arbres ou arbrisseaux, parfois épineux par transformation de rameaux, à feuilles alternes, simples, dentées, éparses, penninerviées, dont les nervures secondaires sont droites, parallèles, rameuses et réunies au sommet; à stipules caduques, bourgeons spirales, écailleux, dont les écailles sont imbriquées.
Bois. — Bois identiques dans toute la famille, lourds, durs, colorés de rouge-brun et veinés au cœur ; finement maillés, sujets à se gercer et à se tourmenter. Fibres à parois épaisses, entremêlées de quelques cellules ligneuses (non reconnaissables à la loupe) ; vaisseaux fins, plus serrés et un plus gros au commencement de chaque
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couche, OÙ ils forment une zone poreuse, étroite ou assez large, qui rend les accroissements ligneux distincts; isolés ou groupés, au nombre de 2-8 au plus, en petits faisceaux simples, uniformément épars ou ayant une tendance à se disposer en lignes périphériques ou obliques. Rayons visiblement inégaux, moyens et minces, peu hauts.
L'écorce des amygdalées est formée à la surface d'un périderme gris ou brun lustré, très coriace, qui s'accroît et s'enlève par couches minces, transversales, dans le genre de celui du bouleau. Elle reste lisse et vive pendant longtemps et ce n'est qu'à un âge avancé, et vers le pied seulement, qu'un
Sériderme libérien s'organise et produit un rnytiome noirâtre, longitudinalement gerçure.
Les ainygdalées contiennent dans l'amande de leurs fruits, et quelquefois dans les feuilles et les jeunes écorces, de l'acide cyanhydrique et de l'essence d'amandes amères ; on trouve aussi dans ces amandes ime huile grasse très douce. Les tiges et les branches excrètent souvent en abondance une gomme (cérasine), presque identique à la gomme arabique, imparfaitement soluble, se gonflant beaucoup dans l'eau, se dissolvant néanmoins par une ébullîtion prolongée. Cette gomme, qui est le résultat d'un état pathologique, sert en chapellerie à apprêter les feutres.
Les genres de la famille très naturelle des amygdalées, créés par l'usage et en quelque sorte imposés par lui à la nomenclature, ne reposent que sur des caractères peu importants et devraient à la rigueur, être confondus en un seul ou en deux au plus. Ce sont eux qui, réunis à la famille des Pomacées, sont désignés collectivement, en langage forestier, sous la dénomination de Fruitiers.
Ennemis. Les amygdalées et pomacées sont exposées, dans chacun de leurs crânes, aux attaques ae nombreux
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ment ils deviennent importants dans les forêts, où les fruitiers ne jouent jamais qu'un rôle subordonné. Les espèces les plus nuisibles se répartissent comme if suit :