‹ Flore forestière de BelgiqueChapitre 41 sur 47 · Heliæ Grex. Gon ; S. helie. L. sp. 1441 ; Dumrr. Sal · texte numérisé non relu

Heliæ Grex. Gon ; S. helie. L. sp. 1441 ; Dumrr. Sal

Rameaux dressés; feuilles très-allongées.

Bords des eaux. — La Meuse dans les provinces de Namur et de Liége ; Luxembourg à St. Hubert (Zoude!); Env. de Louvain (Bag. !); Vilvorde. Cette espèce est souvent cultivée en oseraie, dans certaines haies et dans les jardins.

Observation 1. On cultive dans les pépinières de Belgique une forme à laquelle les horticulteurs donnent le nom de S. americana. Feu le professeur Scheidweiler me l’a envoyée sous le nom de S. Doniana Surrn. Koch dansle Synopsis donne pour caractères de cette espèce : Monadelpha, amentis sessilibus fructiferis subpedunculatis , basi minute foliatis , capsulis ovalo-conicis tomentosis pedicellatis, pedicellis nectarium bis superantibus, stylo brevissimo, stigmatibus brevibus emarginatis, foliis sæpe oppositis lanceolatis vel obovato-lanceolatis acutis strictis apice rectis remote serrulatis supra nitidis sublus sericeis, pilis in adultis sparsis.

La plante telle que nous l’avons observée pendant huit années à Vilvorde, nous a toujours montré un ovaire sessile et une glande arrivant au quart inférieur de l'ovaire; or de semblables caractères ne peuvent s'appliquer à la description de Koch. Le même auteur dit en note que le S. Doniana se distingue du S. purpurea, avec lequel il a cependant de l’analogie, par sa capsule pédicellée et par les anthères qui restent jaunes après l’émission du pollen. Comme je n’ai jamais rencontré dans les cultures que la femelle, je n’ai pu étudier le mâle.

D'autre part, Regel dit qu’on rencontre assez fréquemment dans les jardins, surtout du nord de l’Europe, un Saule pleureur auquel on donne en général les noms de S. Napoleonis et S. Siberica pendula. Cet auteur croit qu’il constitue une variété du S. purpurea (Gaerten, 1860, p. 574).

Les observations que j'ai pu faire me font adopter complètement la manière de voir de Regel.

Observation I. On rencontre dans les oseraies des brins très-vigoureux et à feuilles sub-opposées ou opposées. Cette forme constitue le S. oppositifolia Host. Carni.

S. Rubra Hups. F1. angl. 425. GREN. Gon. FI. fr. 5, 129 ; Kocn Syn. 560 ; Kocu. Sal. europ. 26. Cos. et GErm. F1, p. 504 et Iconog. xxx, G.! Duurr. Sal. 25; Wesuu. not. 9; S. fissa Ernu. arb. 29; Horrw. Sal. 64, €. 15, f. 2, t. 14, f. 5 et 4! SeriNG. ess. p. 52!; S. olivacea et S. membranacea Tuuiz. Fi. par. 515; S. purpurea-viminalis Wim! Saule rouge.

Chatons sessiles munis de quelques bractées à la base; les mâles longs de 20 mil. environ; bractéoles obovées ; longuement poilues, à

poils arrivant au tiers inférieur des filets, soudés à la base, quelquefois même jusqu’au milieu, rarement presque jusqu’au sommet. Chatons femelles courts, 15 mill., épais, dressés, souvent courbés; capsule ovoïde, aiguë, sessile, tomenteuse; style filiforme (+ mill.); stigmates allongés, étroitement linéaires, étalés, entiers, brunâtres ; glande dépassant la base de la capsule. Feuilles étroitement lancéolées ou allongées-lancéolées, acuminées, bordées de dents très-superficielles et écartées, pubescentes soyeuses dans le jeune âge, puis glabres et d’un vert clair; stipules petites, linéaires. Arbrisseau élevé à rameaux jaunâtres ou bruns.

Bords des eaux; la Semoy à Membre, Gravet!, la Meuse à Amay, nob. Dans cette dernière station, la plante croissait en compagnie des S. viminalis et S. purpurea.

Si je continue à me rallier à l'opinion de Hudson relativement à cette forme et que je ne partage pas la manière de voir de Wimmer, c’est que l'étude de cette plante n’est pas encore complètement terminée. Je dois dire cependant, que je suis plus porté à la regarder comme un produit hybride que comme espèce distincte; je base ma manière de voir sur ce fait : que la plante se trouve toujours en compagnie des S. purpurea et S. viminalis. Plus tard, je reviendrai sur son histoire, alors que mes expériences de culture seront terminées.

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