A. platanoïdes L. sp. 1496. Ærüuble plane
Arbre ordinairement élevé à écorce ne s’écaillant pas comme celle de l’Erable Sycomore ; bourgeons gros, les latéraux exactement appliqués, à écailles glabres, herbacées, rouges ou vertes, terminées de brun. Feuilles vertes sur les deux faces, luisantes en dessous, palmatilobées à 5-7 divisions profondément dentées à dents longuement acuminées ; sinus ouverts, très-arrondis, fleurs jaunâtres, en corymbes rameux dressés. Coques glabres. Ailes égalant à la base la longueur de la coque, trèsdivergentes. F1. Avril. Fruct. Juin Juillet.
La croissance du Plane n’est pas aussi active que celle du Sycomore; dans les mêmes circonstances, à 100 ans il reste en arrière sur ce dernier de : ‘/3 pour la hauteur, !/6 pour le diamètre, presque ‘/2 pour le volume.
Le bois, assez analogue à celui de l’Erable Sycomore, est moins blane, souvent teinté de rouge, ses rayons médullaires plus déliés. Il est préférable comme combustible. Du bois d’une tige de 100 ans, coupée en sève, pèse en moyenne: vert, 0,956,complètement desséché à l'air, 0,757. Son retrait est de 9 °/, du volume vert, lequel renferme 24 °/, d’eau.
Cette espèce ne croit, en Belgique, qu’à l’état subspontané. On la rencontre dans les bois,les promenades publiques et les parcs.
5. A. Pseudo-platanus L. sp. 1495. Erable faux-platane. — Maashoornboom.
‘ Arbre plus ou moins élevé, à écorce d’un gris jaunâtre mat, lisse jusqu’à l’âge de 50 à 40 ans, s’écaillant ensuite comme celle du Platane, mais en plaques plus petites; bourgeons gros, obtusément à quatre angles, glabres, à écailles herbacées, vertes, étroitement bordées de noir brun. Feuilles
blanches en dessous, palmatilobées à 5 divisions crénelées-dentées, à dents obtuses ; nervures de la face inférieure poilues. Fleurs verdâtres, en panicules racémiformes allongées, pendantes, à extrémités souvent détruites lors de la maturité. Coques glabrescentes. Aïles très-rétrécies à la base, peu divergentes. FI. mai. Fruet. Juin, Juillet.
Cette espèce lorsqu'elle est eultivée en massif, développe une longue tige nue, rarement droite, et une cime assez fournie. La fructification commence vers l’âge de 50 ans. Les fruits sont mürs en septembre. Il en faut 21-25000 pour un kilogramme. La végétation de la première année est assez vigoureuse; le plant acquiert 5-4 décimêtres de moins en pépinière. La racine développe beaucoup de chevelu. La croissance du Sycomore est active dans la jeunesse, mais à l’âge de l'exploitation il y a égalité de produits entre cette espèce et le hêtre. L’enracinement des vieux sujets consiste en une souche d’où partent beaucoup de longues racines qui s’amincissent rapidement. On en retire lors de l’abattage 20 à 25 °}, du volume superficiel. Le repercement sur souche se maintient pendant les premières années, mais avec l’âge il diminue considérablement. L’écorce conserve sa surface vive et lisse, d’un gris-jaunâtre pendant longtemps ; puis des lames de périderme se développent dans son enveloppe herbacée et forment un rhytidome brun rougeàtre assez clair, qui tombe par écailles peu étendues. Le bois a la fibre fine, très-homogène, il est blanc ou très-légèrement rougeâtre, ses rayons médullaires assez épais ; il prend un beau poli, se tourmente et se gerce peu et n’est pas sujet à la vermoulure. Il est utilisé par les luthiers, menuisiers, tourneurs, etc., mais il est impropre à l’usage extérieur, il pourrit rapidement à l'air.
Du bois d’une tige de 100 ans, coupée en sève, pèse en moyenne : vert 0,914; complètement dessèché à l’air 0,74. Son retrait, en passant à l’état see, est de 8, 1°}, du volume vert, lequel contient 26 °/, d’eau.
La valeur calorifique de ce bois, d’une densité de 0,74, comparée à celle du hêtre de 0,72, l’un et l’autre de 100 ans et complètement desséchés à l’air, est exprimé par les chiffres suivants.
s Poids égaux. Volumes égaux.
{ ascendante 106 : 100 109 : 100 Plus haut degré de chaleur. :
l rayonnante 96 : 100 99 : 100 ascendante 109 : 100 112 : 100
Durée de la chaleur croissante.
rayonnante 112 : 100 115 : 100 ascendante 81 : 100 85 : 100
Durée de la chaleur décroissante rayonnante 50 : 100 51 : 100 ascendante 96 : 100 99 . 100
Total de la chaleur développée.
rayonnante 84 : 100 86 : 100
Eau vaporisée. 107 : 100 110 : 100
Le Sycomore est un bon combustible, produisant un haut degré de chaleur, mais dont la combustion décroit rapidement par suite de la prompte extinction des charbons. Il fournit un charbon qui équivaut à celui du hêtre.
FAMILLE V. — CÉLASTRINÉES R. Brow.
Fleurs hermaphrodites ou unisexuelles par avortement, régulières. Calice à 4-b sépales soudés à la base, persistants. Corolle à 4-5 pétales insérés au bord d’un disque hypogyne annulaire épais, libres, cadues. Étamines 4-5 insérées avec les pétales au bord du disque, à filets libres. Anthères bilobées, s’ouvrant LEARN Ovaire libre ou soudé à sa base avec le disque, HAiRauemEnt à 5-b carpelles, ordinairement à 3-b loges bi-ovulées. Ovule inséré à l’angle interne des loges, ascendants, réfléchis. Style indivis, très-court. Stigmate de 5-5 lobé ou presque entier. Fruit capsulaire, cartilagineux, à 5-5 loges bispermes ou monospermes par avortement, à déhiscence loculicide. Graines munies d’une arille charnue, colorée, qui les enveloppe complètement ou incomplètement. Embryon droit, placé dans un périsperme charnu. Arbrisseaux à feuilles simples, peu visiblement stipulées, très-finement dentées, formées d’une nervure médiane dominante et de nervures secondaires pennées, arquées, irrégulièrement rameuses. Bourgeons ovales, à écailles opposées-imbriquées. Sues âcres et amers.
Bois très-homogène, à accroissements annuels peu distincts, d’un jeune clair uniforme. Fibres fines, vaisseaux abondants, très-fins, égaux, solitaires, presque uniformément répartis, plus serrés cependant au commencement, plus espacés à la fin de chaque couche; rayons médullaires excessivement fins.
ÆEvonymus L. gen. n° 271. — Fusain.
Caractères de la famille
1.E. europœus L. sp. 286. Fusain, Bonnet carré, Bonnet de prétre. — Flam. Papenhout, Priestersbonnet.
Arbrisseau et petit arbre, ordinairement très-rameux, à rameaux ordinairement opposés. Feuilles glabres,brièvement pétiolées, elliptiqueslancéolées, finement dentées. Fleurs petites, verdâtres, disposées 2-% en petites GE corymbiformes, latérales, opposées, pédonculées et redressées, même à la maturité; pétales blanchâtres. Capsule rose à la maturité, à 3-4 plus rarement 5 lobes obtus, graines blanchätres, complé-tement enveloppées par une arille charnue d’un rouge orangé.
Le fusain recherche les sols frais, fertiles et profonds. Son bois ayant de l’analogie avec celui du buis, quoique bien moins dur et moins lourd, . s'emploie pour les ouvrages de menuiserie, de marquelerie et de tour. Les graveurs en font un assez grand usage. Du bois d’une tige de 30 ans, de 7 cent. de diamètre, pèse complètement desséché à l'air 0,67. Carbonisé en vases clos, on en fabrique le fusain avec lequel on dessine ; il produit l’un des meilleurs charbons pour la fabrication de la poudre. Le principe colorant des arilles s'emploie en teinture. Son écorce, ses feuilles et ses fruits agissent comme purgatifs et émétiques.
Bois, haies des provinces méridionales où il est A. C.; R. dans ceux de la partie septentrionale. F1, Mai. Fr. Août-Septembre.
CLASSE IT. — DIALYPÉTALES PÉRIGYNES.
FAMILLE VI. — RHAMNÉES Ror. Brown.
Fleurs hermaphrodites ou unisexuelles par avortement, régulières. Calice à 4-5 sépales soudés inférieurement en tube, à tube persistant, à préfloraison valvaire. Corolle à 4-5 pétales, ordinairement très-petits, insérés au bord supérieur, glanduleux qui revêt le tube du calice, quelquefois nulle par avortement. Etamines 4-5 insérées avec les pétales au bord du disque, opposées aux pétales, à filets libres entre eux. Anthères bilobées, introrses. Ovaire libre, rarement soudé à sa base avec le tube ou calice, à 2-4 carpelles, à 2-4 loges uni-ovalées. Ovules dressés, réfléchis. Styles 2-4 soudés dans leur partie inférieure ou dans toute leur longueur. Stigmates libres ou plus ou moins soudés. Fruit bacciforme, globuleux, à 2-4 noyaux coriaces-cartilagineux monospermes indéhiscents, s’ouvrant rarement par une fente longitudinale. Graines dressées, présentant ordinairement un sillon dorsal profond. Embryon droit, placé dans un périsperme mince charnu. Arbres ou arbrisseaux à feuilles alternes ou fasciculées, plus ou moins pétiolées, simples, entières ou dentées, plus ou moins coriaces, rarement persistantes ; stipules souvent caduques. Fleurs axillaires, disposées en fascicules ou subsolitaires, rapprochées à la partie supérieure des rameaux.
BRhammnus Lau dict. IV. 461.
Calice ureéolé ou campanulé, persistant, à 4-5 divisions. Corolle à 4-5 pétales très-petits, ou nulle par avortement. Etamines ordinairement 4. Style indivis ou 2-4 fide. Stigmates 2-4. Fruit globuleux, bacciforme-indéhiscent, à 2-4 noyaux monospermes, coriaces-cartilagineux. Arbrisseaux ou arbres peu élevés à feuilles alternes ou opposées, caduques ou persis-
tantes, très-généralement dentées, à nervation pennée; à stipules linéaires, plus au moins caduques; souvent épineux par la transformation des rameaux et pourvus de bourgeons écailleux, à écailles imbriquées spiralées.
Bois dur et lourd, formé par un tissu fibreux à parois épaisses, des vaisseaux égaux, très-fins tous groupés avec du parenchyme ligneux en faisceaux composés, qui forment des lignes ondulées-rameuses, généralement rayonnantes, produisant sur la tranche un élégant dessin réticulé, plus clair que le tissu fibreux sur lequel il ressort nettement, rayons médullaires fins et courts.
Feuilles dentées, fleurs polygames ou ans rameaux anciens (erminés par une épine . . RU Lines, 2. LR. Con Feuilles entières, fleurs hermaphrodites, rameaux non épineux . À. frangula.
1. R. Cathartieus L. sp. 280 Verprun purgatif. — Flam. Purgaer- Spork.
Arbrisseau plus ou moins élevé, ordinairement très-rameux, à rameaux souvent opposés offrant à leurs bifurcations une épine. Feuilles à pétiole 2-5 fois plus long que les stipules, ovales, elliptiques ou obovales, courtement acuminées, dentées, d’un vert assez foncé et glabres en dessus, d’un vert plus pâle et pubescentes sur les nervures en dessous ; à nervation pennée, composée d’une nervure médiane et de 2-5 nervures latérales. Fleurs polygames ou dioïques, tétramères, d’un jaune verdâtre, en faisceaux axillaires au sommet de rameaux latéraux courts; calice à divisions lancéolées, égalant le tube ; pétales petits. Fruit sphérique, non sillonné, noir à la maturité.
L’écorce, chez les jeunes sujets, s’enlève, comme celle du cerisier, par plaques; plus tard, les anciennes couches du liber forment un rhytidome gercuré, remarquable par l’abondance et la grosseur des faisceaux fibreux qui le constituent. L’écorce fraiche renferme une matière colorante jaune; desséchée, une teinture brune.
Le bois est réticulé sur une section transversale et offre un éclat lustré analogue à celui de la paille; il est blanc grisätre dans l’aubier qui est nettement limité, jaune, passant au rouge clair dans le cœur à l’état parfait. On l'utilise pour des travaux de tour, de marqueterie, ete. Un échantillon d’une tige de 27 ans, et de 16 cent. de diamètre, complètement desséché à l’air et provenant de Nancy, a pour densité 0,708.
Les fruits sont très-purgatifs, et servent, surtout en pharmacie vétérinaire, à la préparation du Sirop de Nerprun. On en retire aussi, lorsqu'ils sont mürs, la couleur connue sous le nom de vert de vessie.
Bois montueux, rochers, des provinces méridionales. F1. Mai-Juin Fr. Août-Septembre.
2, R. frangula L. sp. 280. Franqgula vulgaris Reicu. Bourdaine, Bourgène, Aune noir. — Flam. Pijlspork.
Arbrisseau plus au moins élevé, ordinairement très-rameux, à rameaux opposés ou alternes, les terminaux développés jamais convertis en épine; écorce d’un brun violacé, tachetée de lenticelles grises, finalement grise, d’abord lisse, puis se gercurant longitudinalement. Feuilles obovales ou elliptiques, obtuses ou à peine acuminées, très-entières ou à peine sinuées, éparses ou rapprochées à la partie supérieure des rameaux ; vertes, presque mates en dessus, plus claires et luisantes en dessous; nervures secondaires saillantes, nombreuses, presque droites, parallèles. Fleurs hermaphrodites d’un blanc verdâtre, en fascicules axillaires, plus rarement subsolitaires. Style indivis. Fruit d’abord rouge, puis noir à la maturité. FI. mai-juin. Fr. août-septembre.
L'écorce peut s’employer en teinture, elle renferme une matière colorante rougeâtre, assez analogue à celle de la garance; elle est violemment purgative.
Le bois est homogène, assez mou, blanc grisâtre ou jaunâtre à l’état d’aubier, qui est nettement tranché et peu abondant, d’un rouge orangé ou rosé à l’état de bois de cœur. Sa densité est de 0,65 d’une tige de 28 ans et de 10 centimètres de diamètre.
Les rameaux et les jeunes branches sont utilisés comme tuteurs par les jardiniers. Les fruits donnent une couleur verte, et jouissent de propriétés purgatives moins prononcées que ceux du Nerprun purgatif.
FAMILLE VII. — PAPILIONACÉES L. ord. nat. 52.
Fleurs hermaphrodites, irrégulières. Calice à sépales soudés en tube inférieurement, à tube non soudé avec l’ovaire, à limbe souvent bilabié, 5-partite, plus rarement 4-partite par la soudure complète de deux sépales, persistant, marcescent ou caduc, à préfloraison imbriquée ou valvaire. Corolle irrégulière, papilionacée, à 5 sépales insérés à la base du calice par l'intermédiaire du disque , libres, plus rarement ‘soudés en une corolle gamopétale, quelquefois adhérents aux étamines par la base : pétale supérieur (étendard) plié longitudinalement pendant la préfloraison et embrassant les pétales latéraux; pétales latéraux (ailes) appliqués sur les inférieurs; les inférieurs rapprochés, simulant un seul pétale (carène), adhérents entre eux au sommet, plus rarement entièrement soudés. Étamines 10, insérées avec les pétales à la base du calice, à filets tous soudés en un tube entier ou fendu (étamines monadelphes), ou l’étamine supérieure libre, les autres étant soudées entre elles (étamines diadelphes). Anthères bilobées, introses. Ovaire
libre à un seul carpelle, à une loge pluriovulée, plus rarement uniovulée. Style filiforme. Stigmate terminal ou sublatéral. Fruit see, poly-sperme ou oligosperme, plus rarement monosperme; s’ouvrant longitudinalement en deux valves, ou partagé par des étranglements en articles transversaux monospermes qui se séparent à la maturité, ou réduit à un seul article monosperme.
Arbres, arbrisseaux, plantes herbacées vivaces ou annuelles à feuilles alternes, composées, paripinnées, imparipinnées ou trifoliolées, quelquefois unifoliolées par l’avortement des folioles latérales. Stipules persistantes ou caduques, rarement spinescentes, très-rarement nulles. Fleurs disposées en grappes dressées ou pendantes, en têtes ou en ombelles simples, quelquefois solitaires, plus rarement en panicules, munies ou non de bractées.
La seule espèce arborescente dont nous avons à nous occuper, le Robinier faux-acacia, offre un bois lourd, dur, nerveux, jaune ou jaunâtre, se colorant au cœur. Le tissu fibreux est dominant, composé de fibres très-serrés, à parois épaisses. Les vaisseaux, la plupart du temps inégaux, sont associés à du parenchyme ligneux et groupés en faisceaux composés qui forment, sur la tranche transversale, des lignes arquées, flexueuses, obliques ou périphériques, représentant souvent un élégant dessin réticulé. Les rayons médullaires sont médiocrement ou assez épais, peu hauts, sensiblement égaux.
Chez les autres genres ne présentant que des arbustes, arbrisseaux ou sous-arbrisseaux (Genets, Ajonc), la composition des faisceaux est très-complexe, le parenchyme est abondant, le réseau qu'ils forment est très-prononcé, mais cette composition se simplifie peu à peu ct, dans les derniers, les faisceaux ne sont plus formés que d’un petit nombre de vaisseaux et de fort peu de parenchyme ligneux; ils n’offrent plus qu’une ébauche de dessin réticulé.
Les espèces dont nous devons retracer l’histoire, sont des végétaux qui, pour la plupart, ne supportent pas le couvert et se rencontrent bien plus fréquemment sur les terrains vagues et nus que dans les forêts. Cependant quelques espèces sont très-répandues dans les bois, mais dans les vides et clairières, sur les lisières ou dans les coupes dont le repeuplement n’est pas immédiat; elles y deviennent, dans ce cas, envahissantes et nuisibles.
Les papilionacées recherchent particulièrement les sols sees, calcaires; néanmoins certaines espèces sont indifférentes sur la nature du terrain, et plusieurs sont des plantes silicicoles très-caractéristiques.
Calice divisé jusqu’à la base en deux lèvres; feuilles linéaires terminées en épine . . . . APCE EE.
Calice jamais fendu jusqu’à la hab en deux Lèvres feuilles \ jamais terminées en épine . .
Style filiforme, très-allongé, roulé en spirale pendant la floraison . Sarothamnus.
Style droit ou arqué, jamais roulé en spirale + . , . . . 5 = { Etamines monadelphes; feuilles unifoliolées . . . . . . Genista. | Étamines diadelphes; feuilles multifoliolées. . . . . . Robinia.
Sasothamnes Wiumer, fl. Schles, n° 9278.
Calice scarieux, à deux lèvres écartées courtes, la supérieure bidentée, l’inférieure tridentée. Corolle à étendard sub-orbiculaire cordé à la base, dépassant les ailes et là carène. Étamines monadelphes ; style filiforme, trés-allongé, roulé en spirale pendant la floraison: stigmate terminal. Légume comprimé, polysperme.
Sous-arbrisseaux non épineux. Feuilles trifoliolées, pétiolées, les supérieures souvent unifoliolées, sub-sessiles; stipules nulles. Fleurs d’un jaune d’or, axillaires, solitaires, penchées sur les pédicelles.
Bois jaunâtre, à fibres fines; vaisseaux groupés avec du parenchyme et constituant des faisceaux irrégulièrement peu épais, offrant sur la tranche un dessin réticulé, à mailles petites et souvent incomplètes:
S. scoparius Wiumer. Spartium scoparium L. sp. 996. Cytisus scoparius Link. Enum. 11, 241. Genèt-à-balai. — Grooten brem.
Sous-arbrisseau de 1-2 mètres, très-rameux, à rameaux effilés, dressés, glabres, marqués d’angles verts, provenant de la décurrence des feuilles. Feuilles inférieures pétiolées, trifoliolées, à folioles elliptiques ou obovales, pubescentes surtout en-dessous ; feuilles supérieures unifoliolées, sessiles. Fleurs grandes, glabres, jaunes, axillaires, solitaires ou géminées, à carène courbée, obtuse; style velu inférieurement. Gousse comprimée, de 40 à 50 millim. sur 8, noire, fortement ciliée sur les deux sutures, à 8-12 graines olivâtres, luisantces.
Le bois du genêt-à-balais est verdâtre, grisâtre ou jaunâtre, et se colore au centre d’un beau brun-marron, veiné. Celui d’une tige de 10 ans et de 7 centim. de diamètre desséché à l'air, pèse 0,94. Il donne une flamme vive et claire et convient trés-bien au chauffage des fours. Les ramules servent à faire des balais. Toute la plante renferme du tannin et peut être utilisée sous ce rapport.
Dans certaines contrées montagneuses de Belgique, on laisse développer le genêt-à-balais après la coupe des vieux taillis, et au bout de quelques années on y pratique l’écobuage; les cendres qu’il produit sont enfouies dans le sol, et on obtient une récolte de céréales, principalement du seigle.
Bois, coteaux incultes des terrains siliceux et schisteux. C., C. C. FI. Avril-Juin.
Genista L. gen. n° 859, part. — Gent.
Calice herbacé ou sub-herbacé, à deux lèvres, la supérieure bidentée, l’inférieure tridentée. Corolle à étendard ovale, plus court que les ailes et la carêne ou les égalant. Étamines monadelphes. Style presque droit où un peu ascendant; stigmate oblique sur la face interne du style. Légume comprimé ou renflé, polysperme, plus rarement oligosperme.
Le bois des genêts est semblable à celui des Sarothamnus.
{ Sous-arbrisseaux à rameaux lerminés pareuneiépine sl. {:,,:2 | Sous-arbrisseaux non-épineux. 4 . . . . . . . . 5 9 ( Jeunes rameaux velus ; étendard et gousses velues . . . G. Germanica Jeunes rameaux, étendard et gousses glabres. . . . . . G. Anglica. = ( Rameaux comprimés-ailés, à ailes foliacées . . . . . . G. Sagittalis. d g Rameaux jamais comprimés-ailés . . . . . . . . . 4
Corolle pubescente soyeuse; feuilles velues-soyeuses en dessous G. Pilosa. (2 7 . “Je « .
Corolle à étendard glabre; feuilles ciliées, glabres en dessous. G. Tinctoria.
SEecTION Ï. — Genéls à feuilles unifoliolées, non épineux.