‹ Flore forestière de BelgiqueChapitre 4 sur 47 · FAMILLE IV. — ACÉRINÉES DC · texte numérisé non relu

FAMILLE IV. — ACÉRINÉES DC

Fleurs hermaphrodites ou unisexuelles par avortement, régulières. — Calice à 5 plus rarement 4-9 sépales, soudés à la base, souvent colorés, cadues. — Disque hypogyne annulaire très-épais, soudé inférieurement avec la base du calice. — Corolle à pétales en nombre égal à celui des sépales, insérés au bord du disque, libres, plus rarement nuls. — Étamines ordinairement 8, insérées sur le disque, à filets libres entre eux. Anthères bilobées, introrses. Ovaire libre, entouré par le disque, à 2 carpelles, à 2 loges bi-ovulées, comprimées, ailées perpendiculairement à la cloison. Ovules insérés à l’angle interne des loges. Styles indivis, stigmates 2. Fruit sec se partageant en deux coques monospermes, très-rarement bispermes, indéhiscentes, prolongées chacune en une aile membraneuse.

Arbres à sève aqueuse ordinairement sucrée. Feuilles opposées, pétiolées, palmatilobées ou palmatipartites, rarement pinnatiséquées ; stipules nulles. Fleurs en corymbes composés dressés ou en panicules racémiformes pendantes.

Acer IL. — £rable.

Fleurs polygames. Calice à 5 divisions souvent colorées. Corolle à 5 pétales. Étamines ordinairement 8, plus longues que les fleurs mâles.

Coques présentant à leur face interne un duvet laineux. Feuilles palmatilobées. Fleurs jaunâtres ou verdâtres, contemporaines des feuilles.

= Bois lourd et dur, blanc ou très-faiblement coloré, homogène, fort. Tissu fibreux dominant à parois épaisses, vaisseaux petits, égaux, isolés ou simplement rapprochés par 2-4, uniformément répartis, entourés de parenchyme ligneux; rayons médullaires égaux, médiocres, petits, ou trés-petits, moyennement longs, peu hauts. Accroissements annuels assez apparents.

L’écorce est variable suivant les espèces ; son liber se développe régulièrement par couches annuelles dans la jeunesse, mais reste plus tard bien en arrière des accroissements ligneux.

Les feuilles sont riches en matières inorganiques; dessèchées elles peuvent renfermer jusqu’à 28 p. °}, de leur poids.

Fleurs en grappes pendantes; feuilles blanches à la face

1 DMÉTIEULE 2, 2 et 12 lient as + le Ne LS tit 1e, A. pseudo-nlalanus: Fleurs en corymbes dressés ; feuilles vertes sur les deux faces fera

Feuilles à lobes obtus; écorce fendillée grisâtre . . . À. campestre. 2 © Feuilles à lobes dentés à dents longuement acuminées,

écorce lisse . NON NE D An latanoiucss

1. A. campestre L. sp. 1497. Erable champêtre. — Ahorn of booghout.

Arbre ou arbrisseau rameux dont les jeunes rameaux sont recouverts d’un liége jaune brun, qui les rend ailés-anguleux; écorce de la tige d’un brun-jaunâtre, assez finement gercurée-écailleuse. Bourgeons petits, à écailles herbacées et vertes à la base, sèches et brunes au sommet, légèrement velues. Feuilles à face supérieure d’un beau vert, à face inférieure d’un vert pâle, palmatilobées à 5 divisions entières, obtuses ou la moyenne et les latérales subtrilobées à lobes obtus entiers. Fleurs verdâtres, en corymbes rameux dressés. Coques très-pubescentes. Ailes égalant à la base la largeur de la coque, divergentes horizontalement. FI. Mai, Fruct. Septembre, Octobre.

L'espèce qui nous occupe dépasse rarement 10 à 15 mètres d’élévation, sa croissance est peu active, et, toutes circonstances égales,elle est à celle de l’Erable sycomore, à 100 ans, dans les relations suivantes :

HORS UE 00e 0.0 2e EP CET TO TA OC Diamètre. . RUN Pre ee M GES ONE

Volumes we É 93121100;

Dans nos bois il se présente très-souvent en taillis. Il repousse bien de souche et de racine.

Le liège se développe jusqu’à l’âge de 6 à 7 ans; alors cette couche et

l'enveloppe herbacée se détruisent, des lames de périderme se forment dans l’épaisseur du liber qui devient brun. Le rhytidome est épais, densément fendillé-écailleux.

Le bois est blanc, légèrement jaunâtre ou rougeâtre au centre, quelquefois flambé de brun chez les arbres âgés ; il est compacte, très-homogène et formé de fibres très-fines, de petits vaisseaux, de minces rayons médullaires, lourd et dur, il est remarquable par une grande ténacité et recherché pour la confection d'objets qui demandent ces qualités. On fait avec le bois de l’Erable champètre, de charmants meubles ; ceux qui sont fabriqués avec la racine, ou avec les parties qui présentent des nœuds, ne le cèdent pour la beauté à aucun de ceux confectionnés avec des bois exotiques.

De son écorce, on retire une décoction qui, unie au sulfate de fer, teint en noir. Du bois de tige coupée en sève, à 120 ans, pèse en moyenne vert 4, desséché à l’air 0,79. IL subit pour la dessiccation un retrait de 9,5 p. °/, du volume vert et perd 29 p. °/, d’eau.

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