RESPIRATION ET TRANSPIRATION
greffon le rameau à transplanter; sujet et greffon doivent, pour
Greffe en écusson : en A est le greffon, c'est-à-dire un bourgeon avec un fragment adhérent de l'arbre que l'on veut multiplier; en B est le sujet dont l'écorce a été fendue pour recevoir le greffon : en C le greffon a été introduit dans la fente du sujet contre lequel il est maintenu étroitement par une ligature ; la greffe est faite.
Fig. 120 à 122.
Greffe en fente : en A est le greffon c'est-à-dire un fragment de rameau de l'arbre que l'on veut multiplier : en R est le sujet dont la tige a été fendue en /' pour recevoir le greffon a ; en G la greffe est faite et le greffon est serré étroitement dans la fente par une ligature.
Fig. 123 à 125.
que l'opération réussisse, présenter une assez étroite parenté (Ex. : on peut greffer le Châtaignier sur le Chêne zéen.)
Le bouturage, le marcottage et le greffage ne sont employés par le forestier que dans des cas exceptionnels ; les rejets et les drageons, au contraire, jouent un rôle important dans la culture des bois ; c'est sur leur développement qu'est basé le traitement des forêts en taillis.
RESPIRATION ET TRANSPIRATION. —Les plantes respirent, c'est-à-dire qu'elles absorbent l'oxygène de l'air * et rendent de l'acide carbonique à l'atmosphère,
1. L'air est un mélange de plusieurs gaz ; il est formé à'azote ou gaz mort (4/5 environ), ainsi appelé parce qu'il est impropre à entretenir la vie,
NUTRITION ET ROLE DE LA LUMIERE
comme les animaux. Elles exhalent aussi de la vapeur d'eau ; ce dernier phénomène, appelé transpiration, se fait à la surface des feuilles et principalement par la voie des stomates ; la transpiration est plus forte à la lumière que dans l'obscurité. NUTRITION ET ROLE DE LA LUMIÈRE. — L'eau transpirée par les plantes est puisée dans le sol par les
poils absorbants des racines.
Trjnipîfdhou
Cette eau contient des matières minérales en dissolution i ; les mycorhizes ^ servent également d'intermédiaire entre le sol et l'arbre en permettant à ce dernier d'utiliser plus facilement les matières nutritives contenues dans le terreau de la forêt.
Le liquide absorbé s'élève dans la tige en circulant dans les canaux du bois : c'est la sève brute. Elle gagne les feuilles où une grande partie de l'eau s'évapore par transpiration (Fig. 126).
Les feuilles, grâce à la marée. [C carbone, O oxygène, CO- acide tj^re verte ou chlorophylle
qu'elles contiennent, ont la faculté de décomposer l'acide carbonique de l'atmosphère sous l'action de la lumière, de rejeter l'oxygène et d'assimiler, c'est-à-dire de fixer le carbone
et d'oxygène ou gaz vivifiant ; ce dernier joue un rôle essentiel dans la combustioa et dans la respiration qui n'est qu'une combustion lente : lorsqu'on brùleun morceau de charbon, le carbone (ou charbon pur) se combine avec l'oxygène de l'air ; il se forme de l'acide carbonique ; c'est d'une façon analogue, mais plus complexe, que ce gaz se forme dans nos tissus et dans les tissus végétaux.
L'air contient donc de l'acide carbonique (3/10.000 environ^ résultat des combustions qui constituent nos moyens de chauffage et d'éclairage, de la respiration des êtres vivants, des fermentations et de la décomposition des matières organiques.
1. Il a été dit précédemment (page 19) que les plantes de la amille des Légumineuses peuvent, en outre, utiliser l'azote de l'air par l'intermédiaire des organismes contenus dans les nodosités de leurs racines.