ESPÈCES AFFINES OBSERVÉES EN DEHORS DU TONKIN
ET PROVENANCES DE CES ESPÈCES
Tœn. tenuinervis, Rhétien et Lias inférieur de l'Europe.
Tœn. Feddeni, Permotrias de l'Inde {Lower Gondwanas, Damuda).
Dict. Münsteri, Rhétien et Lias inférieur de l'Europe.
Dict. Nilssoni, Rhétien et Lias inférieur de l'Europe.
Dict. Nilssoni, Rhétien et Lias inférieur de l'Europe.
\ Dict. exile, Rhétien de l'Europe.
l Dict, acutilobum , Rhétien de l'Europe.
Clathr. reticulata, Trias supérieur de l'Europe,
Schiz. hœrensis, Rhétien et Lias inférieur de l'Europe.
Eq. arenaceum et Egq. conicum ,.Trias supérieur de l'Europe.
ESPÈCES OBSERVÉES ESPÈCES IDENTIQUES ESPÈCES AFFINES DANS LES GISEMENTS OBSERVÉES EN DEHORS DU TONKIN OBSERVÉES EN DEHORS DU TONKIN
DU BAS-TONKIN. ET PROVENANGES DE CES ESPÈCES, ET PROVENANCES DE CES ESPÈCES.
Podozamites distans. ...| Podoz. distans, Rhétien et Jurassique| Podoz. lanceolatus , Jurassique de l'Eude l’Europe et de l'Asie septentrionale.| rope et de VAsie septentrionale; Lias (2) et Oolithe de l'Inde {Upper Gondwanas).
Podozamites Schenki. . .. | Podoz. Schenki, Rhétien de l'Europe et du Groënland.
Zamites truncatus.. ....| ..,. : +... | 2? Sphenozamites Rogersianus, Trias supérieur des États-Unis.
Otozamites indosinensis.. |... ........ Otozam. obtusus, Lias de Y'Europe. Otozam. rarinervis . ....
(Upper Gondwanas, Sripermatur).
Ptilophyllum inbricatum, Lias inférieur Ptilophyllum acutifolium.| Ptiloph. acutifolium , Lias et Oolithe de de l'Europe.
l'Inde {Upper Gondwanas). Pülophyllum pecten , Oolithe inférieure de l'Europe.
Pterophyllum inconstans. | Pteroph. inconstans, Rhétien de vil Pteroph. Nilssoni, Oolithe de l'Europe.
| Pteroph. inconstans, Rhétien de YEu- Pteroph. Schenki.. ..... { rope.
| Pteroph. Loczyi, Jurassique de la Chine.
Pteroph. Münsteri...... Pteroph. Münsteri, Rhétien et Lias inférieur de l'Europe.
| Pteroph. Münsteri, Rhétien et Lias Pteroph. Portali....... |... ...... inférieur de l'Europe. | Pteroph. venetum, Lias de l'Europe.
Pteroph. Tietzei. ......| Pteraph. Tietzei, Rhétien de la Perse... Pteroph. rajmahalensé, Lias de l'Inde {Upper Gondwanas, Rajmabal).
Pteroph. contiquum.. ...| Pteroph. contiquum, Rhétien de Ja! Pteroph. Braunianum , Rhétien de 'Eu- Chine. rope,
Pteroph. æquale. ...... | Pteroph. æquale, Rhétien de l'Europe. Pteroph. Bavieri.
Cycadolepis corrugata .
Cycadolepis granulata.
Cycadolepis cf. villosa.… . ? Cycadolepis villosa, Oolithe de T'Eu-| Cycadolepis pilosa, Oolithe de l'Inde {Upper Gondwanas, Cutch).
Baiera Guilhaumati . ...|. Baïera gracilis, Oolithe inférieure de l'Europe.
Trioolepis Leclerei...... ? Cône du Rhétien d'Europe (Bjuf;.
Conites Charpentieri. ... Kaidacarpum sibiricum, Jurassique de l'Asie septentrionale.
Conites sp. (PI. L, fig. 11). Elatides parvula et Elat. ovalis, Jurassique de l'Asie septentrionale.
Conites Sp. (BIS fig. 10).
Conitessp. (PI. L, fig. 1 2). . ? Pinites Lundgreni, du Rhétien d'Europe (Pälsj5).
Des 5/4 espèces comprises dans ce tableau et décrites au chapitre précédent, on voit que 19, soit près des deux cinquièmes, ont été rencontrées ailleurs sous des formes absolument identiques; 5 autres (Sphenopteris cf. princeps, Pecopteris Cottont, Cladophlebis cf. lobifolia, Danæopsis cf. Haghesi, Tæniopteris cf. Mac Clellandi) paraissent également impossibles à distinguer de formes spécifiques observées dans d’autres gisements, sans cependant que lidentification puisse, faute de documents sufhisants, être donnée dès maintenant comme absolument certaine; une sixième, Cycadolepis cf. villosa, se présente dans les mêmes conditions, mais, comme il s'agit là d’une écalle, c’est-à-dire d’un organe qui ne semble pas susceptible de diflérenciations bien accusées, il y a lieu plutôt à un simple rapprochement qu'à une identification. Les 29 autres sont nouvelles, mais une bonne partie d'entre elles offrent avec des espèces connues sur d'autres points des affinités trop étroites pour qu'il ne soil pas nécessaire d'en tenir compte.
Je vais examiner successivement ces divers groupes et rechercher les conclusions qu'il est possible de dégager de cet examen.
Les 19 espèces du premier groupe comprennent, d'une part, 10 espèces appartenant à la flore fossile de l'Europe ; d'autre part, 7 espèces appartenant! à la flore fossile de l'Inde, et 2 autres observées l'une en Perse, l’autre en Chine. De ces dix espèces européennes, emq (Gladophlebis Ræsserti, Woodwardites microlokus, Podozamites Schenki, Pterophyllum inconstans, Pteroph. æquale n'ont été rencontrées jusqu'à présent que dans les couches rhétiennes, tandis que les cinq autres (Cladophlebis nebbensis, Tæniopteris Münstert, ( slathropteris platyphylla, Podozamites distans, Pterophyllum Münsteri) se trouvent à la fois dans le Rhétien et dans le Lias inférieur, lune d'elles, Podoz. distans, se poursuivant même, à ce qu'il semble, jusque dans lOolithe et ayant une aire d’extension considérable, puisqu'on la retrouve dans le Jurassique de la Sibérie ainsi que dans le Rhétien du Japon; le Cladophl. nebbensis a également été rencontré au Japon dans les couches rhétiennes de Nagato, et sa présence à été constatée, en outre, dans les couches vraisemblablement rhétiennes de Stormberg,
Sur les sept espèces de la flore indienne, trois proviennent des Lower
dans l'Afrique australe.
Gondwanas, c'est-à-dire du Permotrias, et quatre des Upper Gondwanas, c'est-à-dire du Jurassique; des trois premières, l’une, Palæovittaria Kurzi, est une espèce rare, qui n'a été rencontrée qu'une seule fois, dans les couches de Ranigan], lesquelles correspondent, à ce qu'il semble, à la partie la plus élevée
Comparaison de la flore fossile des iles du Bas-Tonkin avec les flores
d'autres régions.
du Permien ou à la base du Trias; deux autres, Glossopteris indica et Nœggerathiopsis Hislopi, abondent dans le Permotrias de l'Inde ainsi que de l'Afrique australe, se montrant, dans les formations indiennes, depuis la base jusqu'au sommet des Lower Gondwanas, et se retrouvant encore dans les couches de passage aux Upper Gondwanas, qu'il faut vraisemblablement rattacher à l'étage de Mahadeva (), lequel parait correspondre au Rhétien ©); les quatre autres, T'æniopleris ensis, Tæn. spatulata, Olozamites rarinervis, Ptilophyllum aculifolium, viennent de l'étage de Rajmahal, qui parait être l'équivalent du Lias européen F), et la dernière d’entre elles a persisté pendant une partie au moins de l'époque médiojurassique et même supraqurassique, se retrouvant dans Les couches plus élevées de Jabalpur et de Cutch W.
Enfin, le Plerophyllum Tietzei et le Pler. contiquum appartiennent à la flore. rhétienne, le premier du massif de lElbours en Perse, le second de Koueï- Tchou, dans le Hou-Péi, en Chine.
Le deuxième groupe comprend d’abord deux espèces, Sphenopteris cf. princeps et Cladophlebis cf. lobifolia, qui paraissent assimilables, bien que sous réserve de l'examen de matériaux plus complets, à des formes européennes, la première, Sphen. princeps, observée dans le Rhétien, le Lias et l'Oolithe inférieure, la seconde, Clad. lobifolia, rencontrée seulement dans le Lias et l'Oolithe inférieure de l'Europe et retrouvée dans les couches indiennes de Jabalpur, qui correspondent elles-mêmes, à ce qu'il semble, à lOolithe inférieure où moyenne de l'Europe. Une autre, Pecopleris Cottont, est, ainsi que je Lai dit, vraisemblablement identique à des formes décrites sous d’autres noms, savoir : Asplenium Ræsserti Schenk (non Presl sp.) du Rhétien de la Perse, et Scolecopteris australis Shirley des couches rhétiennes ou liasiques d'Ipswich, dans le Queensland. Pour les deux suivantes, 11 y a une très grande probabilité d'identité avec deux espèces de la flore fossile de linde, savoir : Danæopsis Hughesi, des couches de Parsora, qui paraissent devoir être rapportées à l'étage de Mahadeva, lequel est assimilé au Rhétien, et Tæniopteris Mac Clellandh, trouvé, d'une part, au sommet des Lower Gondwanas, dans les couches cerlainement triasiques de Panchet, et, d'autre part, dans l'étage liasique de
Raymahal.
0 Feistmantel, Fossil Flora of the Gondwana System, IV, pt. 1, p. 5-7; pt. 2, p. 57, 58, 63. 9 RD. Oldham, À manual of the geology of India, 21 ed., p. 208.
® Ibid, p. 208.
® Jbid., p. 207, 208.
Enfin, l'écalle que jai signalée comme Cycadolepis cf. villosa se rapproche beaucoup de formes de lOolithe supérieure de l'Europe (Cyc. villosa) ou de l'Inde (Cye. pilosa), mais de tels organes ne sont pas de nature à fournir des renseignements bien probants sur le niveau géologique, des espèces de Cycadinées assez différentes avant pu avoir des écailles à peu près semblables.
Au point de vue de la détermination de l'âge, ces deux premiers groupes sont évidemment les plus instructifs, puisqu'ils comprennent les espèces dont l'identité avec des types déjà connus ailleurs est formellement établie, ou, pour quelques-unes, infiniment probable, et, parmi ces types, je passerai tout d’abord en revue ceux qui, appartenant à la flore fossile de l'Inde, proviennent de dépôts assez peu éloignés du Tonkin pour qu'on ne puisse arguer, à l'encontre des indications qu'ils fournissent, de la possibilité de différences sensibles dans la composition de la flore de lune à l'autre des deux régions dont il s'agit. Or, amsi que je l'ai dit, on se trouve, avec ces types de la flore fossile de linde, en présence de deux groupes provenant de couches d'âge légérement différent, les unes appartenant au Permotrias, et les autres au Lias; on est donc conduit à rapporter au niveau intermédiaire, c'est-à-dire au Rhéuen, les dépôts dans lesquels ces deux groupes d'espèces se trouvent associés, et tout concorde en faveur de ce classement. Tout d’abord, en effet, si lon prend les termes extrêmes au point de vue de âge, on voit que le Palæovittaria Kurzt, observé dans l'étage de Damuda, fait en quelque sorte pendant au Cladophlebis lobifolia, observé dans l'étage de Jabalpur, lun et l'autre, rencontrés chacun une seule fois, paraissant trop rares dans les couches indiennes pour qu'on puisse préciser leurs limites d'extension et s'étonner de les trouver réunis sur un horizon situé à peu près à égale distance entre les deux étages de Damuda et de Jabalpur ; tous deux semblent, du reste, fort rares au Tonkin. Ensuite viennent, d'un côté, le Glossoplteris indica et le Nœggerathiopsis Hislopi du Permotrias, lesquels s'élèvent jusqu'à lextrème sommet des Lower Gondwanas; de l’autre, les T'æniopleris spatulata, Tæn. ensis, Otozamiles rarinervis, Ptilophylluni acutifolium, de l'étage liasique de Raymahal, ces trois derniers rares, d’ailleurs, dans les couches du Tonkin. Enfin, le T'æniopleris Mac Clellandi a été rencontré dans l'Inde aussi bien dans les couches liasiques que dans les couches triasiques, et le Danæopsis Hughesi semble cantonné dans les couches de Parsora, qui, comme je l'ai dit, sont très probablement rhétiennes.
L'attribution au Rhétien des couches du Tonkin ressort donc invinciblement
IMPRIMERIE NATIONALE
Détermination de
l'âge géologique.
de la comparaison de leur flore avec la flore fossile de linde. Quant aux espèces européennes, elles appartiennent toutes à la flore rhétienne, à la seule exception du Cladophlebis lobifolia, qui n'a pas encore été observé dans le Rhétien, mais qui est répandu dans le Lias inférieur, et l’on est conduit par elles, comme aussi par la considération des quelques espèces de la Perse ou de la Chine, à la même conclusion.
Il en est de même encore si l'on examine les espèces du troisième groupe, en s'appuyant sur leurs affinités avec des espèces provenant d’autres régions. Si on laisse de côté celles qui ne semblent pas offrir d'affinités réelles avec des types déjà connus, comme T'æntopleris nilssontoides, Annulariopsis inopinata, Cycadites Saladini, Pterophyllum Baviert, Cycadolepis corrugata et Cycadolepis granulala, où dont les affinités sont par trop incertames, telles que Ctenopteris Sarrant, Zamiles truncatus, Trioolepis Leclerei et certains Coniles, on trouve, en effet, que les dix-huit autres se décomposent en espèces aflines, les unes à des types rhétiens, les autres à des types tantôt un peu plus anciens, appartenant au Trias supérieur, et tantôt un peu plus récents, #ppartenant au Lias ou même à lOolithe, d'où lon est amené à conclure que, là encore, on a affaire, dans l'ensemble, à des espèces d'âge rhétien, âge intermédiaire entre le Trias et le Lias. C'est amsi que les Cladophlebis Raciborskit, Tæniopteris Jourdyi, Dictyophyllum Fuchsi, Dict. Remauryi, Dict. Sarrant, Dict. Nathorstr, Schizoneura Carreret, Pterophyllum Schenkt, Pleroph. Portali se rapprochent d'espèces observées dans le Rhétien de l'Europe ou du Groënland (Cladoph. Stewarliana, T'æn. tenuinervis, Dict. Münstert, Dict. Nilssoni, Dict. acutilobum et Dicl. exile, Schizoneura hœrensis, Pleroph. inconstans, Pteroph. Münsteri), et dont une bonne partie se retrouvent dans le Lias inférieur; lanalogie est même particulièrement étroite entre le Dictyophyllum Fuchsi et le Dhict. Münsteri, entre le Dict. Remauryi et le Dict. Nilssont, entre le Dict. Nalhorsti et les Dict. acutilobum et Dict. exile, entre Le Schiz. Sarrant et le Schiz. hœrensis, et lon peut dire qu'on a affaire, au Tonkin, avec ces espèces, à des formes représentatives des espèces européennes; en même temps, certaines d'entre elles rappellent des formes de niveaux un peu plus élevés, les Pterophyllum Schenki et Pler. Portali ne laissant pas de ressembler, l'un au Pteroph. Loczyi du Jurassique de la Chine, autre au Pleroph. venelum du Lias de l'Europe.
De même les Pecopteris adumbrata, Pec. tonquinensis, Pec. (Bernoullia ?) sp. Equiselum Sarrant paraissent voisins des Pec. Sleinmülleri, Pec. augusta, Ber-
noullia helvetica, Equis. arenaceum et Equis. conicum, du Trias supérieur de
l'Europe, et le T'æntopteris virgulata du Ten. Feddeni du Permotrias de Fnde, tandis que les Otozamiles indosinensis, Baïera Guilhaumati, Coniles Charpentieri el Coniles sp. (PL LL: fig. 11) peuvent étre rapprochés, les deux premiers des Otoz. obtusus du Lias et Baiera gracilis de TOolithe inférieure de FEurope, les deux derniers des Kaïdacarpum sibiricum et Elatides parvulus où ET. ovalis du Jurassique de la Sibérie.
Toutes les données paléobotaniques sont, on le voit, unanimement d'accord et conduisent à une seule et même conclusion, à savoir, à l'attribution au Rhétien de la formation charbonneuse du Bas-Tonkin, conformément à ce que J'avais annoncé en 1882.
Sans doute pourrait-on invoquer à l'encontre de ce classement Fopinion émise par M. Scudder, qui, à la suite de l'examen des trois échantillons d'ailes de Blattes décrits plus haut, a émis l'avis qu'ils devaient provenir de dépôts d'âge permien, en ajoutant toutefois qu'il ne serait pas impossible qu'ils fussent d'âge lriasique, l'hypothèse d’une date plus récente lui paraissant, d'ailleurs, peu admissible; mais cette conclusion n’est, en somme, déduite par lui que de la concordance de la moyenne des dimensions de ces trois ailes avec les dimensions moyennes des ailes de Paléoblattariées de l'époque permienne (et c'est là un argument auquel il m'est diMicile, je l'avoue, d'attacher grande valeur, élant donné , d’une part, le nombre si restreint des matériaux recueillis et, d'autre part, les différences que M. Scudder lui-même relève entre les trois nouvelles espèces établies pàr lui sur ces échantillons et leurs congénères d'autres provenances, avec aucune desquelles elles n’ont, dit-il, de parenté proche; une seule, Ætoblattina brevis, offre quelque analogie avec une espèce du bassin de la Sarre , mais elle présente certains caractères totalement différents, de sorte que la ressemblance demeure fort imparfaite; quant aux deux autres, elles ne peuvent ètre rapprochées d'aucune espèce connue. Il me parait impossible, dans ces conditions, de déduire de l'examen de ces ailes une indication tant soit peu sure quant à leur niveau géologique, et l'on sait trop peu de chose sur la faune entomologique de lépoque rhétienne pour pouvoir contester sérieusement qu'elles aient pu lui appartenir, alors surtout que M. Scudder admet qu'elles peuvent être d'âge triasique, et qu'on sait les relations qui existent entre les formes de Blattes du Trias et celles du Laas.
Au surplus, les données paléozoologiques viennent elles-mêmes, ainsi que
® Voir supra, p. 230.
Données
paléozoologiques.
Observations de M. Leclère sur la Chine
méridionale.
je vais le montrer, et quelque incomplètes qu'elles soient encore, à l'appui des conclusions déduites des données paléobotaniques.
Sans doute on ne peut compter sur des récoltes de fossiles marins dans la formation charbonneuse elle-même, bien que léchantillon recueilli par M. Sarran dans ses travaux de la concession Schædelin, et que j'ai signalé comme paraissant être un moule de coquille d’Ammonitidée, puisse donner l'espoir d’autres découvertes du même genre et plus significatives; mais lempreinte analogue rapportée par M. H. Charpentier de ses explorations dans la région de Dong-Trieu, au voisinage de la limite séparative de la formation charbonneuse et des grès et argiles versicolores, donne à penser que ces grès et argiles peuvent être fossilifères, du moins sur certains points, et que peutètre on y recueillera un jour d'intéressants documents. Dès maintenant, 1l ya lieu de signaler la découverte qu'a faite M. Beauverie, au voisinage de Dong- Dang, au Nord de Lang-Sôn, d’une assise de calcaire fossilifère intercalée au milieu de schistes chocolat de facies « permien », assimilables, d’après leurs caractères lithologiques, à ceux qui, dans la région du Bas-Tonkin, recouvrent immédiatement la formation charbonneuse : un fragment de ce calcaire, rapporté par M. Charpentier, s'est montré pétri de tiges d'Encrines, dans lesquelles M. Douvillé à reconnu des Pentacrinus, genre qui n’est connu qu'à parur de l'époque liasique. Si ces schistes appartiennent en eflet au même niveau géologique que les grès et argiles ou schistes « permiens » du Bas-Tonkin, 1l y aurait là une confirmation manifeste des conclusions tirées de l'étude de la flore.
De mème, dans la région de Tourane, M. Counillon a, comme je lai dit plus haut), découvert des fossiles liasiques dans les couches auxquelles est subordonné le gite de charbon de Vinh-Phuoc, que des explorateurs antérieurs avaient cependant formellement attribué au Carbonifère, et ce gite de Vinh-Phuoc est assez rapproché de celui de Nong-Sôün pour qu'on soit fondé à penser, malgré labsence de renseignements sur leurs relations stratigraphiques mutuelles, qu'ils appartiennent lun et l'autre à la même formation.
Ce ne sont là sans doute que de simples indices, et lon ne saurait évidemment en tirer que des présomptions en faveur de l’attribution au Rhétien des couches de charbon du Bas-Tonkin et de Nong-Sôn; mais M. Leclère a recueilli, dans son exploration des provinces méridionales de la Chine, des
observations plus positives et d’un intérêt plus direct. IH a constaté sur plu-
Voir supra, p. vr. — G. H, Monod, Notice sur les gisements de charbon en Indo-Chine, p. 15.
sieurs points, dans la région orientale du Yun-Nan, ainsi que dans le Kouei- Tcheou, l'existence d’un horizon à charbon, superposé à des grès et marnes rougeâtres succédant eux-mêmes à des calcaires marins coralligènes, et recouvert par des calcaires dolomitiques caverneux, et il y à trouvé, à Kiang-Ti et à Tai-Pm-Tchang, nettement identique à celle des charbons du Bas-Tonkin, comprenant Clado-
mais principalement dans cette dernière localité, une flore
phlebis Ræœsserti, Clenopteris Sarrant, Glossopteris indica, Dictyophyllum Nathorsti, Clathropteris platyphylla, Ptilophyllum acutifolium, Pterophyllum inconstans. Or l'examen qu'a fait M. Douvillé des fossiles marins rencontrés dans les deux étages calcaires précités a permis d'attribuer, d’une part, au Trias moyen les calcaires coralligènes situés au-dessous de la formation gréso-marneuse, que M. Leclère regarde, en conséquence, comme correspondant au Trias supérieur; d'autre part, au Jurassique , et vraisemblablement au Lias, les calcaires dolomitiques qui surmontent l'horizon à charbon. Il ressort de là que cet horizon peut être légitimement classé comme rhétien, et ces gisements du Yun-Nan et du Kouei-Tcheou sont trop rapprochés de ceux du Tonkin pour qu'on puisse hésiter à conclure de l'identité de la flore à l'identité du niveau géologique. I n’est peut-être pas sans intérêt d'ajouter que M. Leclère a constaté l'existence, dans la même région, mais sur d’autres points, de couches de houïille paléozoïques, appartenant au Carbonifère ou au Permien, et qu'il y a reconnu la présence du Stigmaria ficoides, ce qui ne permet pas de douter qu'à l'époque houillère la flore de la Chine méridionale ait été, comme celle de la Chine septentrionale, semblable ou tout au moins très analogue à celle de l'Europe, caractérisée par la présence des grandes Lycopodinées arborescentes dont dépendaient les Stigmaria, et tout à fait différente de la flore observée dans les gisements « houillers » du Bas-Tonkin.
Je ferai remarquer, en passant, que ces houilles rhétiennes de la Chine méridionale semblent offrir des compositions assez variables, tantôt maigres, avec une teneur de 8 à 10 p. 100 de matières volatiles, comme celles de Ngan-Chuen dans le Kouei-Tcheou, semblables à cet égard à celles du Bas- Tonkin et de Nong-Sôün, tantôt, et plus généralement, franchement grasses, avec une teneur de 30 à 35 p. 100 de matières volatiles ®), notamment à Ma-Chang et à Tai-Pin-Tchang, où une partie du combustible extrait est
() A, Leclère, Étude géologique et minière des provinces chinoises voisines du Tonkin (Annales des Mines, 9° série, XX, p. 317-321, p. 386-392, p. 406-407, p. 413, 418, 429, p. 436-437). © A, Leclère, ibid., p. 387-388, p. 413, 437.
Considérations
générales.
transformée en coke; 1l ressort de là que la haute teneur en matières volatiles des charbons de Vinh-Phuoc ne saurait être mvoquée comme indiquant une différence d'âge par rapport à ceux de Nong-Sôn, et qu'il n'est pas interdit d'espérer rencontrer, sur le même horizon géologique que les charbons du Bas-Tonkin, mais sur d’autres points de la colonie, des charbons de teneur plus élevée.
Le mélange de formes, les unes indiennes, les autres européennes, que l’on constate dans cette flore rhétienne du Tonkin, mérite, d’ailleurs, d’être examiné en lui-même, à raison des enseignements généraux qu'il fournit. On sait que la flore, après avoir été remarquablement uniforme sur toute la surface du globe, a commencé, à une date difficile à préciser exactement, mais sans doute au cours de époque stéphanienne, à se différencier de telle sorte qu'il s'est constitué alors deux grandes provinces botaniques bien distinctes, l'une occupant la plus grande partie de l'hémisphère boréal, et peuplée par une flore d’une grande richesse, caractérisée notamment par la présence des grandes Lycopodinées arborescentes, Lépidodendrées et Sigillariées, si répandues dans les formations houillère et permienne de Europe et de l'Amérique du Nord, Fautre s'étendant de la région australo-indienne à l'Afrique australe et à l'Amérique méridionale, et offrant une flore infiniment moins variée, caractérisée à la fois par l'absence des grandes Lycopodinées en question et par la prédominance des Glossopleris et des Gangamopteris (®. Sur divers points, voisins du bord septentrional de cette province à Glossopteris, on observe, avec les types propres à cette dernière, des types de la province boréale, dénotant des contacts entre l'une et l’autre, par suite desquels se sont faits des échanges mutuels, et à mesure qu'on s'élève, on voit les différences de flore aller en s'atténuant, les types les plus caractéristiques de chacune des deux provinces ayant d’aileurs perdu peu à peu de leur importance et ayant fini par disparaître définitivement, les grandes Lycopodinées vers la fin de l'époque permienne ou au début de l'époque triasique, les Glossopteris vers la fin de cette dernière, après avoir eux-mêmes survécu quelque peu aux Gangamopteris. C'est ainsi notamment que, dans la région sud-asiatique, la flore des Upper Gondwanas de l'Inde ne présente guère, par rapport aux flores liasiques et oolithiques de
l'Europe, plus de différences que celles-ci n’en présentent elles-mêmes entre
® Zeïller, Examen de la flore fossile des gîtes de charbon du Tong-King ( Annales des Mines, 188», 11, p. 345-347); Les provinces botaniques de la fin des temps primaires. — À. C. Seward, The Glossopteris Flora.
BAS-TONKIN ET ANNAM. — RÉSULTATS GÉOLOGIQUES. 2h7
elles d'un point à l'autre de notre continent; elle renferme les mêmes types génériques, représentés sans doute par des formes spécifiques quelque peu différentes, mais répartis à peu près de même dans l’une et l'autre région, et les quelques genres de Cycadinées, Dictyozamites et Ptilophyllum, qui pendant assez longtemps avaient été considérés comme appartenant en propre à la flore jurassique indienne ont été finalement reconnus en Europe sur les mêmes niveaux (1).
La flore est ainsi redevenue à peu près uniforme dans son ensemble, autant du moins que nous en pouvons juger par les documents que nous possédons, et la flore des gites de charbon du Bas-Tonkin est assurément l’une de celles où l’on constate avec le plus de netteté ce mélange de formes et cet acheminement vers le rétablissement de luniformité générale. Elle offre en eflet, les uns à côté des autres, des types tels, d’une part, que Glossopteris indica et Nœggerathiopsis Hislopi, sans parler du Palæovittaria Kurzt, essentiellement caractéristiques de la province à (Glossopteris, tels, d'autre part, que les Dictyophyllum et les Clathropteris, qu'on voit apparaitre dès l'époque triasique supérieure dans la province boréale, alors qu'on n'en trouve aucune trace dans les dépôts du même àge de la région australo-mdienne, où le genre Dictyophyllum a seul été observé, et seulement sur un horizon un peu plus élevé (Dict. Bremerense Shirley, des couches rhétiennes ou lasiques du Queensland). J'ai, du reste, mentionné tout à l'heure les différentes espèces identiques ou étroitement affines à celles de la flore rhétienne de l'Europe qui jouent, dans cette flore du Bas-Tonkin, un rôle si important : Cladophlebis Ræsserti et Clad. nebbensis, Woodwardites microlobus , Diciyophyllum Fuchst, Dict. Remauryt, Dict. Nathorsti, Clathropteris platyphylla, Schizoneura Garrerei, Equisetum Sarrant, Podo:amiles distans, Pterophyllum inconstans, Pteroph. Münstert, Pler. æquale. On croirait, au premier coup d'œil, si lon faisait abstraction des genres typiques de la flore à Glossopteris, sur lesquels on ne peut se méprendre, avoir affaire à une flore européenne ; mais, au milieu de cette ressemblance générale, un examen plus attentif révèle la présence de formes spécifiquement distinctes de celles de la flore du Rhétien d'Europe, les unes nouvelles, bien que très voisines d'espèces européennes, comme les Dictyophyllum, Schizoneura, Equiselum précités, les autres identiques à des espèces indiennes, comme Danæopsis
® A. G. Nathorst, Sur la présence du genre Dictyozamites Oldham dans les couches jurassiques de
Bornholm. — À. C. Seward, Jurassic Flora, pt. 1, p. 190-199: Occurrence of Dictyozamites in En-
gland, and on European and Eastern mesozoic Floras.
cf. H ughest, T'æntopleris ensts, T'œn. spalulata, Olozamites rarinervis, Pülophyllum aculifolium, qui donnent à la flore un cachet particulier et qui, sans être aussi caractéristiques que les Glossopteris et les Nœggeralhiopsis, attestent néanmoins avec eux qu'on se trouve là sur les confins de deux régions botaniques, en présence d’un mélange d'espèces de lune et de l'autre.
Au surplus, si bien représentée qu'elle soit, la flore rhétienne de l'Europe ne parail pas être tout à fait au complet, car on n'a jusqu'à présent trouvé au Tonkin aucune trace de la présence, ni des Matoniées, Laccopteris où autres genres voisins, ni des Ptilozamites, ni du Nilssonia polymorpha, si abondant en Suède et en Franconie et signalé encore dans le Rhétien de la Perse. De mème y a-t-1l lieu, à ce qu'il semble, de NL en sens inverse l'absence du T'hinnfeldia odontopteroides Morris (sp.), qui, dans toute la région occupée par la flore à Glossopleris, en Inde comme en Australie, dans l'Amérique du Sud et dans l'Afrique australe, s'est montré constamment dans les dépôts d'âge rhétien, et qui, jusqu'ici du moins, n'a pas été observé au Tonkin.
D'autre part, cette flore rhétienne du Tonkin offre déjà, dans sa composition générale, les caractères que vont offrir pendant la période jurassique les flores des différentes régions du globe, comprenant notamment des Fougères des genres Cladophlebis et Tæntopleris, répandus dans toutes les flores fossiles jurassiques, des Cycadinées des genres Cycadiles, Podozamites, Olozamites, Ptilophyllum et Pterophyllum, à peine entrevus, sauf ce dernier, avant l’époque rhélienne , quelle que soit la région du globe envisagée, et qui vont se retrouver partout, sous des formes spécifiques souvent peu différentes les unes des autres, parfois méme identiques où presque identiques, comme c'est le cas, semble-t-11, pour les Podozamiles et peut-être pour les Ptilophyllum. Après la disparition des Glossopteris et des Nœggerathiopsis, qui se montrent pour la dernière fois, à ce qu'il semble, dans ces couches rhétiennes du Tonkin, la flore sera redevenue uniforme, du moins dans ses grands traits, et la province à Glossopleris ne présentera plus, par rapport à la province boréale, de différences tant soit peu tranchées.
La flore fossile des couches de charbon du Bas-Tonkin marque ainsi la phase ultime d’une remarquable période de l'histoire du monde végétal, nous montrant la dernière manifestation des types caractéristiques de l'une des deux grandes provinces botaniques demeurées distinctes jusque-là, et nous les offrant en mélange avec ceux qui, venus pour une grande partie au moins
de l'autre province, vont dès ce moment se répandre sur toute la surface du
olobe et rendre à la végélation , du moins dans une large mesure, le caractère d’uniformité qu'elle avait perdu.
IL. — ESSAI DE DÉTERMINATION DE L'ÂGE RELATIF DES DIFFÉRENTS FAISCEAUX.
Si l'étude de la flore fossile fournit sur l'âge des couches de charbon du Bas- Tonkin des renseignements décisifs, les indications qu'on en peut ürer pour la détermination du niveau relatif des différents faisceaux ne sont, malheureusement, pas aussi nettes. La cause en est tout d'abord dans la constance de la flore, dont les principales espèces se retrouvent à peu près partout, et qui n'offre, d'un point à l'autre, que des différences peu sensibles, de valeur même parfois assez incertaine : il est clair, par exemple, qu'on ne peut faire grand fond, comme caractère distinctif, sur la présence en un point, à l'exclusion des autres, d’une espèce dont on n'a trouvé seulement qu'un ou deux échantillons; d'autre part, on peut se demander si les différentes espèces sont bien représentées, dans les récoltes faites, suivant leurs véritables proportions de fréquence respective, et si l'abondance de certaines d’entre elles n'est pas quelquefois imputable à ce qu'elles ont simplement, sans être plus communes que d'autres, fixé davantage l'attention; aussi ne doit-on faire appel qu'avec une certaine réserve aux caractères fournis par la plus ou moins grande fréquence relative de telle ou telle espèce, bien que la multiplicité des récoltes, faites à intervalles plus où moins éloignés par des collecteurs différents, soit de nature à diminuer dans une large mesure les risques d'erreurs. Enfin, 1 faut encore compter avec la possibilité de localisations résultant d’une répartition irrégulière des diverses formes végétales autour du bassin de dépôt, par suite de laquelle, les cours d’eau qui aboutissent à ce bassin n'y apportant pas tous au même moment des débris des mêmes plantes, la composition apparente de la flore se trouverait varier quelque peu d'un point à l'autre ; 1 semble cependant, si de telles variations sont à prévoir dans la composition de la flore d'une mème couche, qu'elles aient chance de se compenser d’une couche à l'autre et qu'elles ne doivent pas être assez importantes pour affecter gravement les observations portant sur toute l'épaisseur d’un faisceau.
Au surplus, si l'appréciation est assez délicate, les résultats du premier examen que J'avais fait en 1882 de la flore des gites de Hongaÿ semblent-ils de nature à inspirer quelque confiance, puisque l'étude stratigraphique ulté-
FLORE DU TONRIN. 32
DMPRIMERIE NATIONALE,
rieure a confirmé les assimilations auxquelles j'avais été conduit, d’une part, entre les couches de la Rivière des Mines, en aval de Claireville, et celles de l’île Hongaÿ, reconnues comme appartenant les unes et les autres au système de Nagotna; d'autre part, entre celles de Hatou et celles de la mine Jauréguiberry, qui ne sont, en fait, que des portions de la Grande couche de Hatou 1.
J'examinerai d'abord la question du niveau relatif des deux systèmes de couches des mines de Hongaÿ, l'abondance des récoltes faites sur ces mines au cours d’une longue série d'années fournissant pour elles une base d’appréciaon plus solide et conduisant à les prendre, par rapport aux autres, comme terme principal de comparaison; je procéderai ensuite à un examen cOMparatf semblable pour Kébao, et je terminerai par le groupe de Dong-Trieu et par le gite de Nong-Sôn.
Je résume dans le tableau ci-dessous, en les groupant par faisceaux, les renseignements de détail donnés précédemment sur la provenance de chacune des espèces observées. Pour la région de Hongaÿ, ces provenances se réparussent entre les deux systèmes de Hatou et de Nagotna, en comprenant dans ce dernier les affleurements de File Hongaÿ, qui en font effectivement partie et dont la flore ne diffère, d'ailleurs, par aucun caractère saisissable de la flore observée dans les travaux des mines de Nagotna et de Carrère ou sur les affleurements voisins de la Rivière des Mines. Par contre, 1lm'a paru qu'il y avait intérêt à distinguer, des récoltes portant sur les divers points du système de Nagotna qui viennent d’être énumérés, celles qui ont été faites tant à l'ile du Sommet Buisson qu'au fond de la vallée orientale de FOEuf, soit dans les travaux de la galerie Léonice, soit dans la petite île située à 300 mètres au Nord-Ouest de cette galerie, M. Sarran considérant les couches explorées sur ces divers points comme appartenant à la portion la plus inférieure du système de NagotnaP), et leur flore paraissant offrir, en ellet, quelques particularités dignes de remarque.
Pour Kébao, j'ai distingué, d’une part, le groupe des couches explorées par M. Sarran au-dessus du gros banc de conglomérat affleurant à l'Ouest du mamelon de Kébao, couches désignées par lui comme « système supérieur »; d'autre part, le faisceau du puits Lanessan et le faisceau de Caï-Daï, en
mettant à part la couche G et les autres affleurements de la région des ilots.
R. Zeiller, Annales des Mines, 1882, Il, p. 325, 326; Bull. Soc. Géol, Fr., 3° sér., XIV, P: 581.
® Sarran, £tude sur le bassin houiller du Tonkin, p- 29, 29.
dont les relations avec ce dernier faisceau ne sont pas établies avec une complète certitude, bien qu'il semble probable qu'ils en représentent la partie la plus profonde; mais cette distinction, je dois le dire tout de suite, n’a pas orande portée pratique el ne permet pas de saisir, de lun de ces-faisceaux à l’autre, de différences de flore bien appréciables.
En ce qui concerne la région de Dong-Trieu, je n'ai pu que mentionner les localités où ont été faites les récoltes, les seules indications plus détaillées données par M. Sarran consistant dans la désignation des couches B ou D du périmètre Émile qui, d’après les renseignements qu'il n'avait fournis, appartenaient à un seul et même faisceau. Au surplus, les matériaux recueillis dans cette région de Dong-Trieu sont-ils trop peu nombreux pour qu'on en puisse
tirer des indications utiles.