‹ Flore fossile des gîtes de charbon du TonkinChapitre 18 sur 56 · TABLEAU RÉCAPITULATIF DES PROVENANCES DES ESPÈCES OBSERVÉES · texte numérisé non relu

TABLEAU RÉCAPITULATIF DES PROVENANCES DES ESPÈCES OBSERVÉES

KÉBAO. HONGA Ÿ. DONG-TRIEU.

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Si l'on compare entre elles la flore du système de Hatou et celle du système de Nagotna, en laissant de côté tout d’abord les affleurements de l'ile du Sommet Buisson et ceux du fond de la vallée orientale de FOEuf, on constate qu'elles ont en commun un nombre considérable d'espèces, Pecopteris Cottonr, Cladophlebis Ræssertr, Clad. nebbensis, Tæniopteris Jourdyi, Tan. virgulata, Tœn. nilssonioides, Dictyophyllum Remauryt, Dict. Nathorsti, Clathropteris platyphylla, Schizoneura Carreret, Nœggerathiopsis Hislopr, Cycadites Saladinr, Podozamites distans, Pterophyllum inconslans, Pleroph. Münstert, Pleroph. conliguum, Pteroph. æquale, et Coniles Charpentieri. Quelques-unes d’entre elles, il est vrai, ne semblent pas également réparties dans les deux systèmes : le Cladophlebis Ræssertr, bien que commun des deux côtés, est peut-être un peu plus fréquent à Nagotna; le Clad. nebbensis, rencontré avec une certaine abondance dans les couches de Nagotna, est relativement rare à Hatou; inversement, le Dictyophyllum Remauryi semble notablement plus rare à Nagotna qu'à Hatou:; le Dict, Nathorsti présente, lui aussi, une différence dans le même sens, quoique beaucoup moins accusée; et le Nœggerathiopsis Hislopt parait également, ainsi que le Pterophyllum æquale, moins fréquent dans le système de Nagotna que dans celui de Hatou, du moins si l'on met à part les échantillons provenant du fond de la vallée orientale de FOEuf.

Quant aux espèces non communes à l'un et à l'autre système, elles se divisent en deux groupes : le premier, comprenant celles qui se sont montrées dans le système de Hatou seulement, à l'exclusion des couches de Nagotna, est de beaucoup le plus nombreux, avec Pecopteris adumbrata, Pec. {Bernoullia?\ sp., Cladophlebis Raciborskir, Ctenopteris Sarrani, Tæniopteris cf. Mac Clellandi, Glossopteris indica (feuilles écailleuses), Woodwardites microlobus, Equisetum Sarrant, Podozamites Schenki, Otozamites rarinervis, Pülophyllum aculifolium, Pterophyllum Bavieri, sans parler des cônes où échantillons d'attribution incertaine, qui n'offrent qu'un moindre intérêt; mais, de ces espèces, une bonne partie n’ont été rencontrées qu'une seule fois, telles notamment qu'Otozamites rarinervis et Pülophyllum acutifolium, ou ne se sont montrées qu'avec trop de rareté pour qu'on soit autorisé à en faire état; on ne peut guère, en réalité, tenir pour vraiment caractéristiques, à raison de leur fréquence relative, que Glossopteris indica, Woodwardites microlobus, Equiselum Sarrant et Pterophyllum Bavieri. Le second groupe comprend les espèces observées seulement à Nagotna, savoir : T'æntopteris spalulata, très abondant,

T'œn. ensis, trouvé une seule fois, à l'ile Hongaÿ , Annulariopsis inopinata, repré-

Mines de Hongaÿ

senté par un seul échantillon très douteux, Cycadolepis corrugata, dépendant peut-être du Pterophyllum inconstans, espèce commune à l'un et à l’autre système , et Baiera Guillhaumatr.

Les différences entre les deux systèmes ne sont, on le voit, pas très accentuées; elles semblent cependant de nature à fournir des indications d’une réelle valeur sur leur âge relatif: on remarque en effet à Hatou la présence exclusive, et en assez grande abondance, des feuilles écailleuses du Glossopteris indica, et la fréquence relative du Nœggerathiopsis Hislopi, espèces qui, dans l'Inde, ne dépassent pas le sommet des Lower Gondwanas où du moins les couches de passage aux Upper Gondyanas et ne se retrouvent plus dans l'étage de Raymahal, tandis que le Tæniopteris spatulata de étage de Raymahal, absent dans les Lower Gondwanas et dans les couches de passage, se montre commun dans le système de Nagotna, et fait absolument défaut dans celui de Hatou, où la richesse des matériaux recueillis donne à cette constatation négative une valeur incontestable. Le Ten. ensis pourrait être cité, lui aussi, à côté du Ten. spalulala, si son extrème rareté n'interdisait d’attacher quelque poids à sa présence. Mais la fréquence plus grande à Nagotna qu'à Hatou du Cladophlebis nebbensis, espèce liasique autant et presque plus que rhétienne, fournit une indication dans le même sens, et lon en peut dire autant, à en juger du moins par leurs affinités, de la présence, à Hatou d’une part, de PÆquisetum Sarrant, allié à des formes triasiques, à Nagotna d'autre part, du Baïera Guilhaumatr, voisin du Baiera gracilis de TOolithe inférieure.

Les autres espèces citées comme marquant entre les deux systèmes des différences plus où moims sensibles, Cladophlebis Ræsserti, Dictyophyllum Remauryt, Dict. Nathorsti, Woodwardites microlobus, Pterophyllum æquale, Pleroph. Bavieri, ne sont pas susceptibles d'interprétation dans un sens plutôt que dans lautre; mais on voit que toutes les formes tant soit peu significatives plaident en faveur de l'ancienneté plus grande du système de Hatou par rapport à celui de Nagotna, les types relativement anciens se montrant à Hatou à l'exclusion de Nagotna ou en plus grande abondance qu'à Nagotna, et les types relativement récents affectant la distribution inverse.

Je crois donc, à raison notamment de opposition si nette que parait établir entre ces deux systèmes la présence exclusive, dans lun, du Glossopteris indica, et, dans lautre, du Tæniopteris spatulata, qu'on est fondé à considérer le système de Nagotna comme supérieur à celui de Hatou, contrairement à ce

qu'avait primitivement admis M. Sarran, avec qui Je me suis trouvé longtemps

en opposition à cet égard ; il s'était, il est vrai, comme je l'ai dit dans le premier Chapitre du présent travail, rangé finalement à cette manière de voir. mais d’après les assimilations qu'il faisait, peut-être un peu hätivement, étant donné la distance, entre les deux systèmes en question et les faisceaux reconnus par lui dans la concession Schædelin. En tout cas, les observations straligraphiques de M. Guilhaumat , que j'ai également résumées plus haut, sont venues nettement à lappui de mes conclusions, et jai été heureux de leur parfait accord avec les observations paléobotaniques.

Si maintenant l’on passe aux deux points laissés provisoirement de côté, on constate que la flore recueillie au fond de la vallée orientale de FOEuf se rapproche de celle du système de Hatou par la présence des Woodwardites microlobus et Equisetum Sarrani, ainsi que par l'abondance relative des Nœggerathiopsis Hislopi et Pterophyllum æquale; mais le Glossopleris indica, de Hatou, n'y a pas été observé, non plus que le Tænioptleris spalulata, du système de Nagotna ; peut-être lAnnulariopsis inopinala, soupçonné dans ce dernier système et reconnu dans les travaux de la galerie Léonice, pourraital être invoqué comme établissant le lien avec la flore du système de Nagotna, mais cette espèce semble trop rare pour qu'on en puisse tirer une indication tant soit peu sérieuse. Il semble en tout cas que la composition de la flore, intermédiaire, à plusieurs égards, entre celle de Hatou et celle de Nagotna, concorde bien avec les observations de M. Sarran, qui regardait, ainsi que je l'ai rappelé, ces couches du fond de la vallée orientale de FOEuf comme appartenant à la partie la plus inférieure du système de Nagotna; en même temps cette constatation vient confirmer l'ancienneté relative du système de Hatou, puisque c’est en descendant en profondeur qu’on voit la flore se rapprocher de celle de ce dernier système.

La flore recueillie à l'ile du Sommet Buisson donne lieu à des remarques du même genre, mais avec cette particularité, que certaines espèces n'ont été observées qu'en ce seul point, savoir: Pecopteris tonquinensis, T'æniopteris Münsterr, Pterophyllum Schenki, Danæopsis cf. Hughesi, Dictyophyllum Sarrani, Cycadolepis cf. villosa et Cycadol. granulata, ces quatre derniers représentés chacun par un seul échantillon, mais le dernier retrouvé à Kébao. On pourrait menlionner également le Diclyoph. Fuchsi, qui n'a été observé ni à Nagotna, ni à Hatou, mais qui s’est montré à Kébao et à Dong-Trieu.

Pour le reste, cette flore se rapproche de celle du système de Hatou par l'absence du Tæniopteris spatulata et par la présence non seulement du Wood-

wardiles microlobus, mais de feuilles écailleuses de Glossopteris indica, en mème

Mines de Kébao.

temps que par l'abondance assez grande du Nœggerathiopsis Hislopi; elle renferme en outre, comme celle de Hatou, des écailles à nervures parallèles telles que celles de la Planche Ai fig. 5, et peut-être les corps problématiques de la Planche L, fig. 20, trouvés à l'ile du Sommet Buisson, sont-ils, eux aussi, représentés à Hatou, ce qui constituerait un trait de ressemblance de plus; peutêtre encore Île Pecopteris lonquinensis et le Pec. ( Bernoullia ?) sp., rencontrés, lun à l'ile du Sommet Buisson, et l’autre à Hatou, ne correspondent-ls, comme j'en ai signalé la possibilité, qu'à des portions de fronde différentes d'une même Fougère, et y aurait-il encore là une forme commune. En somme, les analogies avec la flore du système de Hatou sont telles, qu'on peut se demander si ces afleurements de l'ile du Sommet Buisson ne devraient pas ètre rattachés plutôt à ce système qu’à celui de Nagotna; tout au moins leur ancienneté relative par rapport aux couches qui constituent la portion principale de ce dernier semble-t-elle ressortir nettement de la constitution de la flore.

A Kébao, les récoltes ont été malheureusement moins suivies et moins abondantes qu'à Hongaÿ: on ne possède, en particulier, aucune donnée sur la flore des couches reconnues par M. H. Charpentier le long des rivières de Khe-Rong et de Bang-Ton, au sujet de laquelle 1 eut été si intéressant d'être renseigné. En outre, pour un certam nombre d'échantillons, la provenance exacte est restée Indécise, et pour ceux notamment qui ont été recueïllis, lors des premières explorations, sur les affleurements de la rivière de Kébao, on ignore s'ils viennent des couches supérieures au gros banc de conglomérat qui avait servi de repère à M. Sarran ou des couches situées au mur de ce banc, de sorte qu'il est difficile de préciser dans le détail la composition et les caractères propres de la flore respective des différents faisceaux sur lesquels a porté l'exploitation et qui, du reste, ne semblent pas devoir être bien distants les uns des autres.

Si l'on examine tout d'abord l'ensemble de la flore pour la comparer à celle des gites de Hongaÿ envisagés eux-mêmes sans distinction de niveaux, on constate que les trois quarts environ des espèces observées à Kébao ont été également trouvées à Hongaÿ : Pecopleris Cottont, Cladophlebis Ræsserti, Clad. Raciborskii, Clenopteris Sarrani, Tœniopteris Jourdyi, Ten. virqulata, Ten. nilssonioides, Glossopteris indica, Dictyophyllum Fuchsi, Drct. Remauryi, Dict. Nathorsti, Clathropteris platyphylla, Annulariopsis inopinala, Schizoneura Car-

reret, peut-être Équisetum Sarrant, Nœggerathiopsis Hislopt, 1 'odozamites distans,

Pterophyllum Münstert, Cycadolepis granulata, et peut-être encore Trioolepis Leclerei et Conites Charpentiert.

Il n'est donc pas douteux, comme je l'ai déjà dit plus haut, que les gites de Kébao appartiennent au mème étage géologique que ceux de Hongaÿ. On peut toutefois, parmi ces espèces communes aux uns et aux autres, en noter deux qui se présentent à Kébao un peu autrement qu'à Hongaÿ, à savoir : Tæniopteris nilssonioides et Dictyophyllum Remauryt, dont il y a lieu de remarquer l'extrême abondance à Kébao , comparativement aux gites de Hongaÿ ; dans ceux-ci, en effet, la première est rare à tous les niveaux, et la seconde n'est un peu fréquente que dans le système de Hatou, sans y être à beaucoup près, semble-t-il, aussi commune qu'à Kébao. D'autre part, quelques espèces ont été trouvées à Kébao qui ne se sont pas montrées Jusqu'à présent à Hongaÿ : Sphenopterts cf. princeps, { :ladophlebis cf. lobifolia, Palæovittaria Kurzi, Pterophyllum Tietzei, Pteroph. Portali; mais, à l'exception de cette dernière, qui a été souvent observée, elles n’ont été rencontrées qu'avec une extrème rareté, représentées chacune par deux ou trois échantillons seulement, de sorte qu'on ne saurait leur attribuer grande importance. Inversement, et bien qu'il ne faille enregistrer qu'avec quelque réserve les indications négatives, on peut remarquer l'absence, dans les récoltes faites à Kébao, d'une série d'espèces communes à Hongaÿ, soit dans lun et Fautre des deux systèmes, soit dans un seul d’entre eux, telles que Cladophlebis nebbensis, Tæniopteris spatulata, Woodwardites microlobus, Cycadites Saladini, Pterophyllum inconstans, Pteroph. contiquum, Pteroph. æquale,. Pteroph. Bavieri; une bonne partie des Cycadinées de Hongaÿ font ainsi défaut, jusqu'à présent du moins, dans la flore de Kébao, qui semble, en fait, relativement peu riche en plantes de cette classe. =

Il semble ainsi qu'il yait, entre ces deux flores de Kébao et de Hongaÿ prises dans leur ensemble, des différences d’une certaine importance, en même temps qu'une concordance générale assez remarquable, et il y a lieu d'entrer davantage dans le détail pour rechercher la signification de cette double constatation. Si l'on examine les espèces qui, par leur présence ou leur absence, ou par leur plus ou moins grande abondance relative, semblent respectivement caractéristiques de l'un et de l'autre des deux systèmes reconnus à Hongaÿ et ont permis d'en déterminer l'âge relatif, on constate que les différences relevées entre la flore de Kébao et celle de Hongaÿ proviennent, pour une bonne partie, de l'absence à Kébao d'espèces propres au système de Nagotna ou plus

IMPRIMERIE NATIONALE

fréquentes à Nagotna qu'à Hatou, comme T'æntopleris spatulata et Cladophlebis nebbensis, où dans labondance particulière d'espèces relativement rares ou moins fréquentes à Nagotna, telles que Tæniopteris nilssonioides et Dictyophyllum Remauryi; on remarque de même, parmi les formes communes aux deux flores, d’une part le Ctenopleris Sarrant, qui, trouvé seulement à Hatou, s'est montré assez abondant à Kébao, du moins sur l’un des points explorés par M. Sarran, d'autre part le Glossopteris indica, qui parait faire absolument défaut à Nagotna et qui s’est rencontré avec une certaine fréquence à Kébao, dans le faisceau du puits Lanessan, peut-être même dans le système supérieur, les échantillons recueillis par Fuchs ayant été récoltés au voisinage du gros banc de conglomérat, sans qu’on puisse préciser s'ils venaient de la région du mur plutôt que de celle du toit.

Ainsi les couches de Kébao, même les plus élevées, à ce qu'il semble, se montrent beaucoup plus analogues, au point de vue de la composition de leur flore, au système de Hatou qu'à celui de Nagotna. On remarque, il est vrai, dans le système supérieur de Kébao, l'Annulariopsis inopinata, qui n’a pas été observé à Hatou, mais qu'on n'a rencontré dans la région de Hongaÿ, du moins avec certitude, que sur un seul point, au fond de la vallée orientale de lOEuf, et qu'on ne saurait considérer comme un élément caractéristique de la flore de Nagotna : il ne semble pas qu'on puisse rien induire de précis de la présence d’une espèce aussi rare, et qu'elle soit susceptible de contrebalancer les mdications concordantes fournies par les formes plus communes que J'ai signalées tout à l'heure et auxquelles on pourrait ajouter encore le Nœygerathiopsis Hislopi, abondamment répandu dans tous les faisceaux de Kébao, ainsi que quelques espèces plus rares, également trouvées à Hatou comme à Kébao, telles que Cladophlebis Raciborski, et peut-être Équiselum Sarrant et Trioolepis Lecleret.

Si donc les particularités que j'ai signalées ne sont pas Imputables seulement à des localisations accidentelles, ce qu'il est peut-être difficile d'admettre, elles conduisent à rapprocher les couches de Kébao de celles de Hatou et à repousser, au contraire, l'assimilation au système de Nagotna, admise par quelques ingénieurs, qui seraient disposés à voir en elles le prolongement de celles de la rivière de Campha, considérées elles-mêmes, ainsi que je l'ai dit, par M. Sarran et par M. Guilhaumat comme appartenant à ce système.

Il y a lieu toutefois de se demander si l'ensémble de ces couches de Kébao

doit être parallélisé avec le système de Hatou, ou s'il ne représenterai pas un

horizon un peu plus inférieur encore : on peut, en effet, faire valoir en faveur de cette dernière manière de voir l'abondance particulière à Kébao , plus grande encore qu'à Hatou, d'espèces qui se montrent à Hongaÿ plus fréquentes dans le système de Hatou que dans celui de Nagotna et qu'on peut présumer devoir ètre plus communes encore à un niveau un peu plus bas; telles sont Tæntopteris nilssonioides, peu répandu même à Hatou, Dictyophyllam Remauryt et Nœggerathiopsis Hislopi. On peut, d'autre part, se demander, pour le Glossopteris indica, ainsi que je lai dit en parlant de cette espèce, st le fait qu'il ne se présente à Hatou que sous la forme exclusive de frondes écailleuses n'indiquerait pas qu'il était là tout à fait à son déclin, tandis qu'il en aurait été moins rapproché à Kébao, où 1l se montre encore sous la forme de frondes normales : ce n’est là, bien entendu, qu'une hypothèse, mais qui n'est pas dénuée peut-être de quelque vraisemblance. Le Palæovittaria Kurzi pourrait encore être invoqué dans le même sens, comme paraissant constituer une forme relativement ancienne, et n'ayant pas été observé à Hongaÿ. Enfin, l'absence apparente à Kébao d'espèces plus où moims communes à Hongaÿ ou tout au moins à Hatou, comme Woodwardiles microlobus, Cycadites Saladinr, Pterophyllum inconstans, Pteroph. contiquum, Pleroph.æquale, Pteroph. Baviert, la présence, au contraire, de formes spécifiques particulières, telles que Pteroph. Portali et Pteroph. Tietzer, s’'expliquerait assez naturellement par une dfférence d'âge entre les couches de Kébao et celles de Hongaÿ.

Les matériaux recueillis ne sont malheureusement pas assez nombreux ni assez significatifs pour permettre une affirmation positive, et il faut souhaiter qu'un Jour des récoltes ultérieures plus complètes permettent de donner à la question une solution plus certaine. Je crois cependant qu'on peut ürer des documents examinés cette conclusion, que les couches de Kébao ne sont pas contemporaines de celles de Nagotna, mais qu'elles leur sont antérieures. Peut-être correspondent-elles comme âge au système de Hatou, la répartition très différente entre les unes et les autres des bancs charbonneux et des bancs stériles pouvant, d’ailleurs, tenir à des conditions de dépôt dissemblables, et le fait ayant été bien souvent observé de la division d’une grosse couche en une série de couches minces par intercalation d’entre-deux stériles ; toutefois, les données paléobotaniques actuelles sont de nature à les faire regarder comme devant être plutôt un peu plus anciennes.

Les récoltes faites dans la région de Dong-Trieu ont été trop clairsemées pour qu'on en puisse tirer des renseignements bien utiles, en dehors de la

viincs

le Done-Trieu,

Mine de Nong-Sün.

détermination générale de l'étage géologique, au sujet duquel elles ne laissent aucun doute, nous offrant les mêmes espèces qui ont été recueillies dans les autres groupes de gisements et notamment à Hongaÿ. On y a trouvé, en effet, si lon réunit les échantillons des différentes localités explorées : Cladophlebis Ræsserti, Tæniopteris cf. Mac Clellandi, Tæn. Jourdyi, Dictyophyllum Fuchsi, Dict. Nathorsti, Clathropteris platyphylla, Annulariopsis inopinala, Nœggerathiopsis Hislopri, Cycadites Saladini, Podozamites distans, Podoz. Schenkt, Pterophyllum Münstert et Conites Charpentiert, toutes espèces observées à Hongaÿ, tandis que quelques-unes d’entre elles, Tæniopteris cf. Mac Clellandi, Cycadites Saladini, Podozamites Schenki, paraissent manquer à Kébao; mais, si la concordance semble ainsi plus complète avec la flore de Hongaÿ prise dans son ensemble, on ne peut songer à une détermination d'âge plus précise, et rien ne permet d'apprécier si les deux systèmes de Hatou et de Nagotna sont réellement représentés l'un et l'autre dans la région de Dong-Trieu comme le pensait M. Sarran, ou si les explorations n’ont porté que sur des couches appartenant seulement au plus récent ou au plus ancien d’entre eux.

On est encore moins bien renseigné sur le gite de Nong-Sün, où les empreintes végétales déterminables sont singulièrement rares et où M. Cotton a eu grand peine à découvrir quelques lambeaux de plantes reconnaissables : les espèces qui s'y sont ainsi montrées sont Pecopteris Cottoni, peut-être Pec. adumbrata, Cladophlebis Ræsserti, Clad. Raciborski, Clathropteris platyphylla et, à ce qu'il semble, Equisetum Sarrant, association de formes qui fait surtout songer à la flore de Hatou, mais sans qu'on puisse former à cet égard autre chose qu'une simple présomption, ces quelques espèces suffisant seulement à prouver que la formation charbonneuse de Nong-Sün appartient bien

au même élage géologique que celle du Bas-Tonkin.

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