GÎTES DE YEN-BAÏ. — HYDROPTÉRIDES
Cet échantillon a été recueilli par M. Beauverie dans ses travaux d'explo- Provenance.
ration de Yen-Paï.
Hydroptérides.
Genre SALVINIA Micuezr.
SALVINIA FORMOSA Herr.
Pi, LI, fig. 2, 3.
1859. Salvinia formosa Heer, F1. tert. Helvet., II, p. 156, pl. 145, fig. 13-15. Schimper, Handb. der Paläont., W, p. 153, fig. 118 (3). Velenovsky, FT d. ausgebr. tert. Letten v. Vrsovic, p. 12, pl. 1, fig. 14-17. Hollick, Bull. Torrey bot. Club, XXI, p. 256, pl. 209,
fig. 6.
Feuilles ovales ou orbiculaires, longues de 15 à 25 mullimétres sur 10 à Description 20 millimètres de largeur, en cœur à la base, arrondies ou parfois très lége- CRE rement émarginées au sommet.
Nervure médiane nette ; nervures latérales étalées-dresseées, distantes de 0" 8 à 1 millimètre, très légèrement infléchies en zigzag, et réunies par des nervilles transversales qui divisent la bande de limbe comprise entre deux nervures en une série d'aréoles hexagonales, relevées à leur centre en une bosse arrondie, et diminuant de taille au voisinage du bord du limbe.
Les figures 2 et 3 de la Planche LI représentent les deux seuls échantillons Remarques qui aient été recueillis de cette espèce : celui de la figure 2 montre à sa partie RO IOENREe supérieure une paire de feuilles encore en place l'une par rapport à l'autre , et à la partie inférieure une troisième feuille, imcomplète, qui dépendait vraisemblablement de la même tige que les deux autres. La figure 3 reproduit l'empreinte d'une autre feuille un peu plus grande que celles de la figure 2, surtout plus arrondie et très légèrement déprimée au sommet. Les figures grossies 2 a et 24 font voir nettement la nervation, ainsi que la division du limbe en aréoles hexagonales régulièrement alignées et relevées en une protubérance plus ou moins saillante.
Tous ces caractères concordent si parfaitement avec ceux du Salvinia formosa, tel qu'il a été figuré par Heer et par M. Velenovsky, qu'il n'est impossible de ne pas rapporter à cette espèce les échantillons représentés sur la Planche LI; les feuilles n’en sont pas aussi grandes que celles des empreintes de Schrotzhurg, en Suisse, figurées par Heer, mais elles ne différent pas,
Rapports et différences.
comme taille, de celles de Vrsovic: figurées par M. Velenovsky, qui dit avoir observé, avec ces feuilles de dimensions relativement réduites, d’autres feuilles tout à fait semblables à cet égard à celles de Schrotzhurg; l'échantillon fig. 3, PI. LI, se rapproche d'ailleurs de ces dernières.
(ll n'ya,au surplus . rien de surprenant à trouver, à l'époque tertiaire, une même forme spécifique de Salvinia à la fois au Tonkin et en Europe, puisque
le Salvinia natans actuel se rencontre dans la plus grande partie de l'Asie et
jusqu'en Inde, aussi bien qu'en Europe.
Parmi les espèces de Salvinia connues à l'état fossile, le Salv. formosa se rapproche surtout des Salv. cordata Ettingshausen(), Salv. Reussii Etüingshausen ©), et Salv. Mildeana Gœppert ). Il différe du Salv. cordata en ce qu'il est beaucoup moins profondément échancré à la base que celui-ci, sur lequel, en outre, il ne parait pas y avoir d’aréoles discernables. H semble de taille moindre que le Salv. Reussit, qui, de plus, offre un réseau superficiel à aréoles rectangulaires comprenant, chacune, deux où quatre protubérances, au lieu d'une seule, à leur mtérieur. Enfin, 1 se rapproche du Salv. Mildeana par son réseau à aréoles hexagonales régulièrement alignées; mais, chez ce dernier, 1l y a quatre protubérances dans chaque aréole.
Parmi les espèces vivantes, 1l parait surtout susceptible d'être comparé au Salv. hispida Kunth (Salv. auriculala Aublet), de l'Amérique du Sud, dont Etungshausen avait déjà rapproché son Salv. Reussit, et qui offre en eflet un réseau superficiel analogue, mais à mailles plus petites, et chez lequel la face supérieure du limbe est hérissée de longues papilles dont les échantillons fossiles semblent avoir été dépourvus.
Les deux échantillons figurés ont été recueillis à Yen-Baï, par M. Beau-
verle.
9 C. von Ettingshausen, Foss. F. des Tertiär-Beckens ». Bilin, lTTh.,p. 18, pl. IT, fig. 19-20.
PTE pe ep I Fe Man
9 HR. Gœppert, Die tert, FL von Schossnitz, p. 5, pl. I, fig. 21-25.
Monocotylédones.
Palmiers.
Genre FLABELLARIA SrERNBERG.
1823. Flabellaria Sternberg, Ess. FT, monde prim., [; fasc. 2, D. 51, 92; asc. 4, pa XxXIV.
Feuilles de Palmiers flabellées, à pétiole non prolongé en pointe vers Île
haut, à folioles insérées toutes à la même hauteur, à l'extrémité du pétiole.
FLABELLARIA sp.
PI. LIL, fig. 1.
Fragment de fronde flabellée, à folioles toutes soudées les unes aux autres, phées en deux suivant leur nervure médiane, larges de 1 mullimètre à leur base, insérées au nombre de 40 à 50 au sommet d’un pétiole de 8 à 10 millimètres de largeur.
Nervures médianes nettes; nervures secondaires indiscernables.
L'échantillon de la figure 1, PL LIT, montre un fragment d’une feuille flabellée, probablement rephée en partie sur elle-même, el vue par sa face inférieure; on compte 25 folioles, pliées en deux le long de leur axe médian, très étroites à leur base, interrompues à 6 centimètres environ de leur origine, et mesurant là de 5 à 8 millimètres de largeur; elles s'insèrent sur un pétuole en partie visible sur le bord inférieur de la figure, du côté gauche, lequel est représenté par une lame charbonneuse d'une certaine épaisseur ; mais les bords en sont incomplets, et il est impossible de se rendre compte s'ils étaient ou non munis d’épines. La feuille parait déchirée le long de la foliole la plus élevée, et il est vraisemblable qu'on n’a guère sous les yeux que la moitié de l'éventail qu’elle constituait ; elle devait sans doute, étant complète, compter une cinquantaine de folioles, couvrant un cercle presque entier, ouvert seulement sous un angle assez faible du côté inférieur. Si insulflisant que soit l'échantillon, 1l est manifeste que toutes ces folioles s'insèrent au sommet, brusquement tronqué, du pétiole, et non le long d’un prolongement
de celui-ci en pointe plus ou moins aiguë, comme cela a lieu chez les Sabal
Description
de l'espèce.
Remarques
paléontologiques.
Rapports
et différences.
Provenance.
Description
de l'échantillon.
ou Sabalites; on a donc affaire là à une forme du type FÆlabellaria, mais il serait impossible, sur un échantillon aussi fragmentaire, la nervation même des folioles étant indiscernable, de préciser davantage l'attribution, et il n'y a évidemment pas lieu de lui appliquer un nom spécifique.
Il semble seulement, d'après la comparaison avec les formes vivantes, et à en juger par le plissement très accentué du limbe, tant suivant les nervures médianes des folioles que suivant leurs lignes de commissure, que cette feuille soit susceptible d'être rapprochée de celles des Chamærops et surtout des Trachycarpus; elle offre en particulier un aspect très analogue à celui des feuilles soit du Trach. excelsa Wendland, de la Chine, soit du 7rach. Khasyana Wendland, de l'Himalaya, et il est clair qu'il n'y aurait rien de surprenant à trouver au Tonkin un représentant de ce genre Trachycarpus, qui est essentiellement asiatique.
Cet échantillon a été recueilli dans le bassin de Yen-Baï, dans les travaux
d'exploration entrepris à Bai-Dzuong.
Echantillons d'attribution incertaine.
Genre POACITES BroxcxtaRr.
1822, Poacites Brongniart, Cluss. vegél. foss., p- 38; Prodr. , P- 192: 197.
Feuilles rubanées, à nervures parallèles, paraissant appartenir à des Monocotylédones.
POACITES sp.
PI. LIT, fig. 2.
Portions de feuilles rubanées, larges de 12 à 14 millimètres, parcourues par des nervures parallèles distantes de o"",40 à 0"",60, paraissant parfois reliées entre elles par des nervilles transversales.
L’échantillon dont une partie est reproduite sur la figure 2, PI. LIFE, est un
[ 5 morceau de grès micacé qui porte l'empreinte de deux lambeaux de feuilles 5 one: P rubanées, mesurant, l'un 13 centimètres de longueur sur 14 millimètres de largeur, l’autre 5 centimètres de longueur sur 12 millimètres de largeur; ces feuilles sont dépourvues de nervure médiane, mais elles sont parcourues par des nervures parallèles assez fines, très rapprochées, parfois légèrement
inégales, entre lesquelles il semble qu'on distingue cà et là des nervilles
transversales, sans cependant qu'on puisse affirmer formellement l'existence de celles-ci.
I est plus que probable que ces fragments sont ceux de feuilles de Gramininées, Mais Sans qu'on puisse préciser s'il s’agit de Graminées, de Cypéracées ou de Typhacées. I ne saurait être question de les distinguer spécifiquement, et Je ne les signale ici que pour être complet, en les classant sous le nom générique de Poacites, entendu dans son sens le plus large.
Ces lambeaux de feuilles proviennent des explorations de Yen-Baï.
Dicotylédones.
| rtocarpées.
Genre FICUS Tournerorr.
FICUS BEAUVERIEI n. sp- PI. LI, fig. 4 à 135.
Feuilles ovales-lancéolees, plus ou moins échancrées en cœur et inéquilatères à la base, à bords entiers, obtusément aiguës au sommet, de dimensions très variables, longues de 2 à 12 centimètres, larges de 15 millimètres à 8 ou 9 centimètres.
Nervures principales au nombre de 3 à 5 à la base; nervure médiane droite ou légèrement arquée, émettant de chaque côté de 2 à 5 nervures latérales dressées, arquées en avant vers leur extrémité; nervures basilaires externes émettant de mème sur leur bord inférieur plusieurs nervures latérales. Nervures de troisième ordre à peu près normales aux nervures secondaires, plus ou moins arquées et flexueuses, formant des mailles grossièrement rectangulaires, allongées perpendiculairement à l'axe de la feuille, à longs côtés plus ou moins Curvilignes.
[La été recueilli dans certains lits argileux du gite de Yen-Baï de très nombreuses feuilles appartenant manifestement, d’après leur nervation, à un Ficus, et qui, malgré les différences qu’elles présentent sous le rapport, non seulement de la taille, mais parfois même de la forme générale, se relient les unes aux autres par des passages tellement insensibles qu'il n’est pas douteux
IMPRIMERIE NATIONALE
Provenance.
Description
{ le l'es] )èce,
Remarques
paléontologiques.
qu'elles appartiennent toutes à un seul et même type spécifique. Les figures 4 à 19 de la Planche LI en reproduisent les meilleurs échantillons, dont un seul, celui de la figure 12, offre une feuille tout à fait complète, à sommet oblusément aigu, à base nettement inéquilatère, légèrement échancrée en cœur, el munie d’un pétiole en apparence assez court, mais visiblement incomplet; du sommet du pétiole partent trois nervures principales, la médiane et deux latérales basilaires, celles-ci ramifiées sur leur bord inférieur, et émettant notamment à leur origme une forte nervure, de sorte que l’on pourrait presque compter cinq nervures basilaires.
On passe de cette petite feuille à d’autres plus grandes, lantôt exactement de même forme, tantôt plus étroites par rapport à leur longueur, parfois au contraire plus fortement élargies. Les principaux termes de la série sont seuls représentés sur la Planche LT : les échantillons fig. 11 et fig. 8 intermédiaires comme dimensions et comme forme entre celui de la figure 1 2 et ceux des figures 11, 8, 6, 5 et 4; les échantillons fig. 7 et surtout fig. 9 montrant des feuilles plus larges, et offrant, comme on le voit déjà, d’ailleurs, sur la figure 4, cinq nervures d'importance presque égale partant de la base de la feuille; on serait même tenté de compter sept nervures, la première branche de la nervure la plus extérieure étant elle-même de force presque égale à celle-cr. Les mêmes variations s’observent, du reste, chez le Ficus tiliæwfolia \ Braun (sp.)0 et chez le Ficus populina Heer®), sans parler des espèces vivantes.
Ces feuilles sont en outre munies de nervures transversales plus où moins arquées, assez rapprochées, normales aux nervures principales et à leurs branches, et formant, comme on le voit sur les figures 4 à 12, de grandes mailles plus larges que hautes, subdivisées à leur tour en mailles plus petites, carrées ou rectangulaires, souvent assez peu visibles, à l’intérieur desquelles on distingue, mais sur quelques échantillons seulement, un réseau plus fin encore, formé par les nervules et nervilles de dernier ordre. C’est le cas notamment de l'échanüllon fig. 8, dont l’'épiderme parait un peu altéré et sur lequel on voit nettement à la loupe ce dernier réseau, ainsi que le montre la figure grossie à a.
Enfin la figure 13 reproduit une feuille qui me semble, à raison de l'iden-
té des caractères généraux de la nervation, devoir être considérée comme
DO, Heer, Flora tertiaria Helvetiæ, W, p. 68, pl. LXXXIIT, fig. 3-12; pl. LXXXIV, fig. 1-6. ® Ibid., M, p. 66, pl. LXXXV, fig. 1-6; pl. LXXXVI, fig. 1-11.
une feuille anomale de la même espèce, différant seulement par l'absence de nervure médiane.
Cette espèce me parait surtout très voisine du Ficus Hiliæfolia, du Miocène d'Europe, auquel je l'avais comparée dès la réception des premiers échantillons récoltés à Yen-Baï®); elle en diffère cependant par la forme de ses feuilles, qui, dans l'ensemble, sont sensiblement plus allongées proportionnellement à leur largeur, et se terminent au sommet en pointe plus aiguë; à cet égard, elle se rapprocherait du Ficus populina, mais celui-ci a des feuilles à bords crénelés, tandis qu'ici le limbe est absolument entier, et la nervation est, en outre, sensiblement différente. Au point de vue de la comparaison avec le Ficus tiliæfolia, on peut même dire qu'il y a concordance complète entre certains échantillons, les feuilles relativement élargies de Yen-Baï pouvant à peine être distinguées des feuilles relativement étroites de l'espèce miocène européenne. Je crois cependant qu'il n'y a que contact entre les formes extrèmes de lune et de lautre, et que, si rapprochées qu'elles soient, l'espèce du Tonkin, avec ses feuilles plus lancéolées, doit être considérée comme disuncte de l'espèce européenne. Je lui ai donc imposé un nom nouveau, et j'ai été heureux de la dédier à M. Beauverie, à qui Je dois de si utiles renseignements sur le gisement de Yen-Bai, en même temps que de si précieux échanüllons, recueillis par lui au cours de ses travaux de recherche.
Parmi les espèces vivantes, le Ficus Beauveriei me parait devoir être, comme le Ficus tihiæfolia, rapproché surtout du Ficus Roxburghi Wallich, de la région sud-asiatique, qui a également des feuilles quelque peu polymorphes, mais dont le limbe est assez fortement velu, tandis qu'ici il semble avoir été tout à fait glabre.
De nombreux échantillons de cette espèce ont été recueillis à Yen-Baï, par
M. Saladin d’abord, ensuite et principalement par M. Beauverie.
® R. Zeiller, Bull. Soc. Geol. Fr., 3° ser., XXI, P+ EXXXV.
Rapports
Provenance.
Description
de l'espèce,
Remarques
paléontologiques.
Rapports et différences,
Provenance.
Lauracces.
Genre LITSÆA Jussrec.
LITSÆA DOUMERI Laurent.
PI. F (ci-après), fig. 3.
1900. Litsæa Doumeri Laurent, Ann. Fac. d. sc. de Marseille, X, P'147;pra240% Me
Feuille apparemment lancéolée, large de 3 centimètres sur une dizaine de cenümètres de longueur, à limbe légèrement décurrent sur le pétiole.
Nervure médiane nette, droite ; nervures latérales dressées, opposées deux à deux ou subopposées, celles de la paire inférieure naissant presque à la base du limbe et émettant sur leur bord externe des nervures de troisième ordre étalées-dressées, arquées en avant el s'anastomosant les unes avec les autres. Nervures de troisième ordre, comprises entre la nervure médiane et les nervures latérales, dirigées en travers et normalement à ces nervures, plus ou moins arquées ou flexueuses
Je reproduis sur la Planche F ci-après la figure donnée par M. Laurent, qui montre une feuille déchirée à sa partie supérieure, mais à contour général évidemment lancéolé, à limbe se prolongeant quelque peu vers le bas le long de la nervure médiane, au-dessous du point d'insertion de la première paire de nervures latérales.
Ainsi que la dit M. Laurent, cette feuille ressemble beaucoup au Litsæa magnifica Saporta, de l'Oligocène d’Armissan!), et, parmi les espèces vivantes, au Litsæa foliosa Nees ainsi qu'à un Litsæa sud-asiatique figuré®), sans nom spécifique, par C. von Ettingshausen.
Cet échantillon a été recueilli par M. Monod dans les grès micacés de Yen-Baï.
0 G. de Saporta, Études sur la végétation du S. E. de la France à l'époque tertiaire, 1, p. 280,
pl. VI, fig. 6.
® C. von Ettingshausen, Die Blattskelete der Apetalen, p. 239, pl. XXX, fig. 1.
Echantillons d'attribution incertaine.
Genre PHYLLITES BroxGxraRT.
1822. Phyllites Brongniart, Class. véget. foss., p. 37.
Feuilles fossiles de Dicotylédones non susceptibles d'une attribution générique précise.
PÉANMPIELES sp-
PI. LIT, fig. 3.
Fragment de feuille très incomplet, large de 8 centimètres sur 10 centimètres de longueur, ne montrant ni la base ni le sommet, et à bords latéraux incomplets.
Nervure médiane nette; nervures latérales subopposées, arquées en avant; nervures de troisième ordre curvilignes, normales ou faiblement obliques sur les nervures secondaires, formant des mailles à longs côtés curvilignes, plus larges que hautes,
Ainsi qu'on le voit sur la figure 3, PL LIT, 1l s’agit là d'un lambeau de feuille singulièrement incomplet, puisque la base et le sommet font défaut et que les bords latéraux eux-mêmes ne sont conservés que sur une assez fable étendue, du côté droit seulement; mais cela suffit pour permettre de constater que ces bords étaient entiers et que la feuille devait offrir vraisemblablement un contour général lancéolé ou ovale-lancéolé. Les nervures latérales, opposées ou subopposées, sont distantes de 20 à 25 millimètres le long de la nervure médiane; naissant sous un angle assez ouvert, parfois légèrement décurrentes à leur base, elles se courbent en avant de manière à se rapprocher les unes des autres et à s’anastomoser entre elles au voisinage du bord du limbe. Les intervalles qui les séparent sont divisés, par des nervures de troisième ordre, en mailles curvilignes plus larges que hautes, à longs côtés normaux ou presque normaux aux nervures secondaires où à la médiane.
Si incomplet que soit ce fragment, il me parait probable, d'après sa nervation, qu'il doit provenir d’un Artocarpus : il offre , en effet, une ressemblance
très marquée, à cet égard, avec diverses espèces de ce genre, notamment
Description
de l'échantillon.
Remarques paléontologiques.
Provenance.
Description
de l'échantillon.
Remarques
paléontologique
Rapports
et différences.
Se.
avec l’Artoc. rigida L., de l'Amérique tropicale , et avec les Artoc. mollis Wallich et Artoc. lanceæfolia Roxburgh, du Sud de l'Asie, mais surtout à ce dernier. Je n'oserais cependant, sur un lambeau aussi fragmentaire, conclure à une attribution générique formelle, d'autant que l’on peut trouver dans d’autres genres encore une nervation très analogue : c'est ainsi, en particulier, que cet échanullon pourrait également être comparé au Quercus acuminata Roxburgh, de l'Inde, bien que, d’après la consistance apparente de la feuille et l'importance relative des nervures, la ressemblance me semble plus accentuée avec les
{rlocarpus. Dans cette incertitude, je me borne à l'enregistrer sous le nom