PIRE ENS
(3h Le)
Feuille ovale-lancéolée, à bords entiers, longue apparemment de 10 à 12 centimètres sur à millimètres de largeur.
Nervure médiane nette, rectiligne; nervures secondaires étalées-dressées, assez rapprochées, rectilignes, se relevant toutefois très légèrement avant d’atteindre le bord du limbe ; nervures de troisième ordre indiscernables.
Cet échantillon est plus complet que les précédents en ce qu'il montre nettement le bord latéral du limbe sur une étendue assez notable: mais la base et le sommet font encore défaut et, de plus, le grain de la roche n'étant pas suffisamment fin, les nervures de troisième ordre sont complètement indiscernables, de sorte qu'il n'est pas possible de songer à une attribution générique positive. La nervure médiane et les nervures latérales sont, en revanche , très nettes, ces dernières un peu inégalement espacées d’un côté à l'autre, assez étalées, rectilignes sur presque tout leur parcours, se relevant toutefois légèrement au voisinage du bord du limbe , mais ne paraissant pas s'anastomoser entre elles.
Autant qu'on peut juger des analogies d’un échantillon aussi incomplet en ce qui concerne le détail de la nervation, ce fragment de feuille m'a paru offrir une certaine ressemblance, d’une part avec l'Artocarpus echinata Roxburgh, de l'Inde, qui a cependant les nervures latérales un peu moins rectilignes, d'autre part avec les Diplerocarpus geniculatus Vesque et Dipteroc. turbinatus Gærtner, de
Bornéo ; il est évidemment impossible de se prononcer en faveur d’un rappro-
Provenance.
Description
de l'échantillon.
Remarques
aléontologiques, [| 21q
Rapports
et différences.
Provenance.
Description
de l'échantillon.
Remarques
et différences,
Provenance.
chement, mais il semble pourtant qu'on distingue en quelques points de l'échanüllon des indices d’un pli parallèle aux nervures latérales, divisant en deux l'intervalle compris entre deux nervures consécutives, caractère qui s’observe fréquemment chez les Dipterocarpus et qui plaiderait en faveur de l'attribution à ce genre. Îl est malheureusement impossible de rien affirmer quant à la réalité de ce caractère, de sorte que l'échantillon ne peut être classé génériquement que comme Phyllites, et sans dénomination spécifique.
Ce fragment de feuille a été recueilli par M. Sarran dans des grès mICacés jaunâtres, à Yen-Bai.
PHYLLITES sp.
PI. LIT, fig. 6.
Feuille lancéolée , large de 23 millimètres, longue probablement de 1 25 mullimètres, à bords entiers, effilée en pointe aiguë au sommet.
Nervure médiane nette; nervures latérales à pee visibles, sauf à leur base, assez obliques sur la médiane, distantes d’un même côté de 12 à 15 millimètres.
Cet échantillon montre une feuille à peu près complète, sauf toutefois à la base, de sorte qu'on ne sait si le limbe s’arrondissait à la partie inférieure ou se prolongeait plus où moins sur le pétiole. Bien que le limbe ne semble pas avoir été très épais, à en juger d’après la minceur de la lame charbonneuse qui le représente, la nervation est presque totalement imdiscernable : en dehors de la nervure médiane, on ne distingue, même à la loupe, que la naissance de deux ou trois des nervures secondaires du côté droit, et l'on ne peut savoir si ces nervures S'anastomosaient entre elles ou aboutissaient au bord du limbe. Dans ces conditions, aucune détermination générique ne saurait être utilement tentée.
Je mentionnerai cependant, comme paraissant comparables à cet échanullon, du moins comme aspect général, certaines feuilles de Lauracées des genres Gæppertia et Litsæa, et en particulier du sous-genre ou genre T'etranthera, notamment des Tetr. saligna Nees et Tetr. læta Wallich, de l'Inde ; mais je ne les mentionne qu'à titre d'indication, le rapprochement n'étant que possible, et l'absence de renseignements sur la nervation ne permettant pas d'en apprécier le degré de probabilité.
L'échantillon représenté sur la figure 6, PL LIT, provient des recherches de
Yen-Baï.
GÎTES DE YEN-BAÏL. — DICOTYLÉEDONES. 281
Une autre empreinte de feuille, très analogue à celle-ci, mais à nervation également à peu près indiscernable, et dont on ne peut que soupconner, sans l’affirmer, l'identité avec celle de Yen-Baï, a été recueillie par M. Sarran
à Loc-Binh., au pied du Mont Mau-Son, en amont de Lang-Sôn.
PHYLLITES sp.
PI. F (ci-après), fig. 4.
1900. Phyllites Laurent, Ann. Fac. d. sc. de Marseille, X, p. 148; p. 146, fig. 2.
Feuille ovale-lancéolée, large d'environ 50 millimètres sur 5o à 55 millimètres de longueur, à bords entiers, efilée en pointe aiguë au sommet.
Nervure médiane nette, rectiligne; nervures latérales presque normales à leur base à la nervure médiane, puis arquées en avant et s'anastomosant entre elles au voisinage des bords du limbe ; nervures de troisième ordre plus ou moins flexueuses, à peu près normales aux nervures latérales, formant des mailles grossièrement rectangulaires, de hauteur variable.
Je reproduis sur la Planche F (fig. 4) la figure publiée par M. Laurent), qui montre un fragment de feuille à peu près complet du côté gauche, sauf toutefois à la base. La nervation, très nette, est formée de nervures latérales fortement arquées, comprenant entre elles des mailles allongées transversalement, de hauteur et de forme un peu irrégulières.
L'incertitude où l'on est sur la forme de la base n’a pas permis à M. Laurent une détermination générique de cet échantillon. H s'est borné à signaler la présence parmi les Lauracées, dans le genre Benzoin, de formes ressemblant plus ou moins à cette feuille de Yen-Baï, mais en ajoutant qu'il existait également chez les Diospyros des feuilles offrant une forme et une nervation analogues.
Je ne crois pas non plus qu'il soit possible de préciser davantage les affinités de cette empreinte.
Cet échantillon a été recueilli à Yen-Baï dans des grès micacés à grain assez
sl OSSIer.
® Dans cette même note sur quelques plantes fossiles du Tonkin, M. Laurent a décrit en outre, sous le nom de Pasaniu Vasseuri, une feuille récoltée par M. Monod dans le gisement de Ma-Pe-K aï ; je ne fais que la mentionner ici, ce gisement se trouvant en Chine.
FLORE DU TONRIN. - 36
IMPRIMERIE NATIONALE
Description
de l'échantillon,
Remarques
paléontologiques.
Rapports
Provenance.
Description
de l'échantillon.
Remarques
paléontologiques,
Rapports
et différences.
Provenance,
FRUIT ou GRAINE.
PI. LIT, fig. 5.
Fruit où graine de forme ellipsoïdale, mesurant 25 millimètres de longueur sur 16 millimètres de diamètre, à surface marquée de quelques rides longitudinales irrégulières très faiblement accentuées.
L'échantillon représenté sur la figure 7, PI LIT, montre une portion de fruit ou de graine de forme ellipsoïdale, dont une partie seulement du pourtour est conservée. On pourrait, d’après la figure, croire à l’existence d'un pédoncule à la partie inférieure : 11 n’y a là qu'une apparence, provenant d'une cassure oblique de la roche ayant déterminé une ombre plus forte sur le bord de l'échantillon. La surface est lisse, sauf un très léger ridement longitudinal, d'ailleurs peu régulier, provenant peut-être simplement de la dessiccation et de la contraction des tissus.
On ne peut évidemment songer à déterminer un tel échantillon, dont il est
impossible de dire s'il représente un fruit ou une grame, et qui, par son
aspect, rappelle nombre de fruits ou de graines, aussi bien de Monocotylédones que de Dicotylédones : il se pourrait que ce fût un fruit de Palmier, comme ce pourrait être un gland de Chêne dégagé de sa cupule; mais on pourrait songer encore à d'autres attributions, qui seraient toutes également arbitraires, et par conséquent sans intérêt.
Je ne signale donc ce fruit, ou cette graine , qu'à üitre d'indication et pour montrer la présence, dans le gisement de Yen-Baï, d'organes de frucufication.
Cet échantllon a été trouvé dans les grès micacés jaunâtres de Yen-Baï.
Fossiles animaux.
I a été recueilli dans les grès de Yen-Baï d'assez nombreuses coquilles d'eau douce, Paludines et Unionidés, dont 11 m'a paru intéressant de faire figurer sur la Planche LIT les meilleurs échantillons. Les Paludines que j'ai eues en mans, et que M. Douvillé, Professeur de paléontologie à l'École supérieure des Mines, a bien voulu examiner, appartiennent toutes à un seul et même type
spécifique, très voisin pour le moins d'une espèce du Miocène supérieur ou