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GÎTES DE YEN-BAÏ — FOSSILES ANIMAUX

du Pliocène inférieur d'Esclavonie décrite par Neumayr; M. Monod signale! à Yen-Baï une deuxième forme , à spire courte , renflée, non scalariforme, dont ilne semble pas exister de spécimens parmi les échantillons envoyés à l'École des Mines par M. Beauverie et M. Sarran. Les Unionidés ne se sont montrés représentés que par des moules souvent très déformés, dont il n'est pas pos-

sible de dire S'ils appartiennent au genre ÜUnio où au genre Anodonta.

VIVIPARA (TYLOTOMA) cf. STURI Neumayr.

PI. LIL, fig. 6 à 9.

1869. Vivipara Sturi Neumayr, Jahrb. k. k. geol. Reichsanst., XIX, p. 377, pl. XIV, fig. 2.

Coquille enroulée en spirale conique scalariforme, haute de 25 à 30 millimètres sur 15 à 19 millimètres de diamètre à la partie antérieure, comprenant de 5 à 6 tours, le tour antérieur occupant environ les trois cinquièmes de la hauteur totale. La coquille est ornée de côtes saillantes, parallèles aux lignes d'accroissement, légèrement obliques sur la génératrice du cône, bien marquées surtout sur les tours antérieurs, et offrant chacune deux tubercules, l'un sur le bord antérieur, l'autre sur le bord postérieur de la spire ; ceux du bord postérieur ont une tendance à se fondre en un cordon saïllant presque continu. La série antérieure de tubercules est placée, sur le tour antérieur, à peu près vers le milieu de sa hauteur, et la portion de la coquille située au-dessus est presque lisse.

Ainsi que je lai dit plus haut, certains bancs de grès du gisement de Yen- Baï renferment de ces coquilles de Paludines en si grande quantité, tellement serrées les unes contre les autres, que la roche ne semble formée que de leur accumulation et offre presque sur sa cassure, leur test étant spathique, l'apparence d'un calcaire cristallin. Mais il est très difficile de les dégager, et sur aucune d'entre elles il n’a été possible d'en trouver l'ouverture suffisamment conservée. Les moulages pris sur les vides laissés dans d’autres lits gréseux où elles sont plus clairsemées n'ont pas donné à cet égard de meilleurs résultats. C'est une des raisons pour lesquelles il a semblé plus prudent de ne pas idenufier formellement ces coquilles au Vivipara Sturi, bien qu’elles n’en différent par aucun caractère tant soit peu important, ainsi que nous avons pu nous en convaincre, M. Douvillé et moi, en les comparant, non seulement à la figure

9 G. H, Monod, Notice sur les gisements du charbon en Indo-Chine , P:18-

Description

de l'espèce.

paléontologiques.

Provenance.

Remarques

paléontologiques.

type, mais aux échantillons de cette espèce qui se trouvent dans les collections de l'École des Mines ; la seule différence saisissable consisterait en ce que les tubercules du bord postérieur de chaque tour seraient plus distincts chez l'espèce de Yen-Baï, du moins sur le tour antérieur de la spire, tandis que, chez l'espèce d'Esclavonie, ils se fondent en un cordon tout à fait continu; peut-être aussi la forme générale est-elle, chez celte dernière, un peu plus trapue, un peu moins allongée par rapport au diamètre; mais on ne saurait affirmer que ces différences aient vraiment une valeur spécifique.

Ces coquilles se montrent dans diverses assises gréseuses du gisement de Yen-Baï, tantôt assez clairsemées et souvent représentées seulement par des moules en creux, tantôt au contraire excessivement abondantes, et avec leur

Lest intact.

UNIO (?) sp.

PINETIT Homo, rie

Les échantillons d'Unionidés rencontrés dans les couches de Yen-Baï sont trop incomplets et trop imparfaitement conservés pour mériter d’être décrits, les caractères qu'ils présentent n'étant pas suffisamment précis ; 11 n’est même pas possible, en l'absence de tout renseignement sur la constitution de Ja charnière, de reconnaitre s'il s’agit du genre Unio ou du genre Anodonta, ou de coquilles appartenant partie à lun et partie à l’autre de ces deux genres. Le test parait avoir été très mince, ainsi qu'on peut le remarquer sur la coquille la plus inférieure de la figure 1 1, et ainsi que l'indiquerait également la visibilité des lignes d’accroissement sur le moule interne de la figure 10, ce qui donnerait à penser qu'on a plutôt affaire au genre Anodonta ; mais 11 se peut que ces coquilles aient été plus ou moins altérées, etque, d’un test OrigInaIrement plus épais, il n’ait subsisté que les couches externes, les portions plus internes ayant été dissoutes, ainsi que cela a lieu parfois.

Il semble qu'on puisse, parmi ces échantillons, distinguer deux formes, dont les figures 10 et 11 de la Planche LIT représentent les spécimens les moins imparfaits : l'une à contour général plus largement ovale (fig. 11), l'autre à contour plus allongé, présentant du côté postérieur une sorte d’aréa triangulaire aplatie avec un bourrelet médian légèrement arqué (fig. 10).

Peut-être peut-on espérer qu'on trouvera un Jour à Yen-Baï des échantillons plus complets et mieux conservés, susceptibles d'une détermination plus

précise.

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