‹ Flore fossile des gîtes de charbon du TonkinChapitre 9 sur 56 · ÉCAILLES · texte numérisé non relu

ÉCAILLES

PL io. 8.

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Écailles triangylaires - lancéolées, brusquement tronquées à leur base, à bords latéraux légerement arrondis à la partie inférieure, rétrécies au sommet guë, larges de 6 à 10 millimètres sur 10 à 15 millimètres de longueur, parcourues par de fines nervures longitudinales parallèles, simples

en pointe très ai

ou parfois bifurquées sous des angles très aigus, espacées de 0"",20 à o"",95,. La figure 8 de la Planche L montre, lune à côté de l’autre, deux de ces écailles, dont j'ai observé plusieurs échantillons, provenant tous de la région de Hongaÿ et ne variant, tant comme forme que comme dimensions, que dans des limites assez resserrées ; la troncature basilaire est tantôt tout à fait rectiligne, tantôt légèrement convexe vers le haut; parfois la lame charbonneuse qui représente le limbe de lécaille se prolonge un peu au-dessous de cette ligne de troncature, comme sl y avait eu décurrence sur Île support; c'est ce qu'on voit notamment à la base de lécaille située à gauche de la figure 8, taudis que celle de droite s'arrête à la ligne parfaitement droite qui semble correspondre à l'insertion. Le limbe, légèrement bombé, présente à sa base des contours latéraux plus où moins arrondis, puis 1l s’effile vers le sommet en pointe aiguë, plus ou moins allongée ; 1l est parcouru par de très fines nervures parallèles, au nombre de 4 à 5 par millimètre, qui paraissent en général absolument simples; il semble cependant que quelques-unes d’entre elles se bifurquent un peu au-dessus de leur base, mais très exceptionnellement. Ime parait probable qu'on a affaire là à des écailles gemmaires, et peut-être

apparlendraient-elles au Vœggerathiopsis Hislopr : leur nervation, bien que

beaucoup plus fine et plus serrée, est en eflet du même type que celle des feuilles de cette espèce, et leur mode de troncature basilaire est en même temps conforme à celui qu'on observe chez ces dernières; J'ajoute qu'elles ont été généralement trouvées associées à ces feuilles, mais cette association ne constitue pas un argument bien sérieux en faveur de la dépendance mutuelle , le Nœggerathiopsis Hislopi s'étant montré sur presque tous les points où ont été récoltées des empreintes. Ce qui plaiderait davantage en faveur de cette attribution, c’est que Feistmantel a observé dans les Lower Gondwanas de l'Inde, particulièrement dans le South Rewah, des écailles très analogues à celles-ci, mais de dimensions plus grandes, avec des nervures plus fréquemment bifurquées, et se rapprochant ainsi davantage des feuilles normales du Nægg. Hislopr, auquel il incline également à les rapporter. Toutefois il est impossible, pour les unes comme pour les autres, de rièn affirmer, et il m'a paru plus prudent de laisser mdécise l'attribution de celles que J'ai observées dans les gisements du Bas-Tonkin. |

Divers échantillons de ces écailles ont été, comme je lai dit, récoltés dans la région de Hongaÿ ; je n’en ai pas observé jusqu'ici parmi les empremtes de Kébao, non plus que de Dong-Trieu.

Mines de Hongaÿ, système de Hatou : Grande couche, grand banc de schiste ; mine Marguerite; chemin des Singes.

Ile du Sommet Buisson, galerie Jean.

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