I EN
PTILOPHYLLUM ACUTIFOLIUM Morris.
(PL LV, fig. 7, 8.)
1837. Ptilophyllum acutifolium Morris, Trans. Geol. Soc. London, 2° ser., V, p. 327; Expl. of plates, pl. XXI, fig. 1 a, 2, 3. Feistmantel, Palæont. Beiträge, I, pou; peol; PEU pl. D, fig. 1, 2; Foss. FL. Gondwana Syst., I, pt. 2, p- 112, pl: XL; pt. 5, p- 178, pli, fig..2,,29%4; pt 45 p.018, plX fe oé5 70; pl XP "Ge 2; pl. XV, fig. 12, 13; pl. XVI, Ge. 214; Il, ptu,p. 44, pl.W,be-#4% pt. 2,p.094: pl. V, usa; pl. VI, fig. 2. Medlicott et Blanfort, Manual Geol. India, p. 142, pl. VITE, fig. 1.
1863. Palæozamia acutifolium Morris, in Oldham et Morris, Foss. FL. Gondwana Syst., I, pt. 1, p.29: pl'XX; DE XXIe 2,
1863. Palæozamia rigida Oldham, in Oldham et Morris, Foss. Fl. Gondwana Syst., T., pt. à, p. 90, pl'AXIT; hp 1,4 ,0:
1870. Ptilophyllum rigidum Schimper, Trait. de pal. veg., I, p. 166.
1850. Zamia Theobaldii Mac Clelland, Rep. Geol. Survey India 1848-1849, p. 52, pl. XI, fieyr, 2.
1876. Ptilophyllum tenerrimum Feistmantel, Palæont. Beiträge, X, p. 12, pl. HI, fig. 2; Foss. FT. Gondwana Syst., 1, pt. 2, p. 118, pl. XLI, fig. 5.
Frondes à contour lineaire-lancéole, Varges de 2 à 8 centimètres, atteignant parfois plus de 30 centimètres de longueur; rachis large de 1 à 3 millimètres.
Folioles généralement alternes, étalées ou étalées-dressées, plus ou moins arquees en avant, généralement conliqués ou empielant méme un peu les unes sur les autres, au moins à leur base, à contour linéaire, effilées au sommel en pointe aiguë ou oblusément aiguë, arrondies à la base du côté antérieur en une oreillette libre plus ou moins développée, attachées au rachis par les deux tiers où les trois quarts inférieurs de leur largeur et plus ou moins décurrentes vers le bas, longues de 1 à À centimètres sur 1%, 5 à 5 millimètres de largeur.
Nervures faiblement divergentes à la base, simples ou bifurquées, légèrement arquées en avant, espacées de 0"",15 à o"", 0.
Je rapporte à cette espèce, largement répandue dans les Upper Gondwanas de linde, un très petit fragment de fronde qui se trouve sur la même plaque que le grand échantillon de Dictyophyllum Nathorsti de la Planche XXI, mais qui est trop incomplet malheureusement pour qu'il y ait eu intérêt à le figurer ; il ressemble d’ailleurs beaucoup à celui de la figure 8, PL LVF, et peut être classé comme appartenant à la variété fenerrimum Feistmantel. Il se compose d'une portion de rachis de 23 millimètres de longueur, portant d’un seul côté des folioles, au nombre de onze, faisant avec lui un angle d'environ 60°,
contiguës entre elles, déchirées à Q ou 10 millimètres de leur origine, et
BAS-TONKIN ET ANNAM. à CYCADINÉES. 173
larges de 1"%,50 à 1,75; à leur base, elles mesurent 2 millimètres de largeur, étant munies du côté antérieur d’une oreillette assez accentuée, tandis qu'elles sont légèrement décurrentes du côté postérieur. La nervation est indiscernable , mais les caractères fournis par l'insertion des folioles ne permettent pas de douter qu'il s'agisse là d’un fragment de fronde de Ptlophyllum , et le peu de largeur des folioles par rapport à leur longueur permet de lattribuer au Ptil. acutifolium plutôt qu'au Ptl. cutchense.
Le genre Ptilophyllum, qui, par le mode d'attache de ses folioles, fait en quelque sorte passage entre les Zamitées et les Ptérophyllées, a été longtemps considéré comme appartenant en propre à la flore fossile de Inde. En fait, il n’est pas douteux qu'il faille également lui rattacher certames Cycadinées du Jurassique européen, telles que le Zamiles gracilis Kurr, du Lias du Würtemberg 0), dont Schimper avait signalé les affinités avec ce genre ©), le Pterophyllum imbricatum Ettingshausen, du Lias de Steierdorf 5), et le Pterophyllum pecten Philips (sp.), de lOolithe mférieure d'Angleterre, que M. Seward a rattaché au genre Williamsonia à raison de la constitution des inflorescences qui accompagnent ses frondes, et dont il a définitivement établi l'identité générique avec les Ptilophyllum de lnde. Il se demande même sil n'y aurait pas identité spécifique et s'il ne faudrait pas réunir purement et simplement en une seule les deux espèces liasiques qui viennent d’être nommées et les deux espèces de la flore fossile indienne, Pl. acutifolium et Pul. cutchense; 11 regarde toutefois, en fin de compte, l'identité spécifique comme peu probable, et 1l semble qu'en effet, malgré la ressemblance de quelques-uns des échantions figurés par M. Seward avec l'une ou l’autre des espèces de l'Inde, l'espèce de Scarborough se distingue de celles-ci par l'écartement plus grand de ses folioles, qui le plus souvent ne sont même pas contiguës à leur base, ainsi que par leur forme un peu différente, leurs bords latéraux offrant presque dès la base une convergence marquée vers le sommet.
Le Pul. acuhfolium et ie Ptl. cutchense ® ont, au contraire, sauf à l'extrême
® Kurr, Beiträge zur fossilen Flora der Juraformation Württembergs, p. 11, pl. I, fig. 4.
® Schimper, Traité de paléontologie vegetale, I, p. 171.
® C. von Ettingshausen, Lias und Oolithflora, p. 7, pl. F, fig. 1.
® A.-C. Seward, Jurassic Flora, pt. 1, p.190, p. 198-199, fig. 33, 34; pl. Il, fig. 75'pl. UT, fig. 1-8.
® Fossil Flora of the Gondwana System, T, pt. 1, p. 30, pl. XXI, fig. 1, 3-6; pl. XXII, fig. 2, ds I92, D. ITOS DE 0) PO De. SSD AP. 219, pl Îl, D 119; pl. X, fig. 10; IE, pt 1, p. 42, pl. IV, fig. 6, 7; pl V, fig. 1,2 a, 3; pl. VE, fig. a; pt. 2, p. 94, pl. VI, fig.'r.
* Rapports
et différences.
Provenance,
base de la fronde, les folioles exactement contiguës sur la plus grande partie de leur longueur ; en général même elles empiètent un peu les unes sur les autres, le bord postérieur de chacune étant recouvert par le bord antérieur de celle qui se irouve immédiatement au-dessous; elles ont en outre leurs bords latéraux parallèles sur une portion notable de leur longueur. Le Ptil. acutifolium se distingue d’ailleurs du PHl. cutchense parce que ses folioles sont plus longues par rapport à leur largeur, plus arquées en avant, plus eflilées vers l'extrémité et terminées en pointe plus aiguë; chez le Ptl. cutchense, les folioles sont proportionnellement plus larges, à bords droits et parallèles sur toute leur longueur, et tout à fait arrondies au sommet.
I semble donc bien, quelque voismes que soient ces différentes formes, qu'il y ait lieu de les distinguer.
Le seul échantillon de Pl. acutifolium observé jusqu’à présent dans la formation charbonneuse du Tonkin a été trouvé aux mines de Hongay, dans la Grande couche de Hatou.
Ptérophyllées.
Frondes simplement pimnées, à folioles plurmerviées, attachées au rachis
par toute leur largeur, parfois même un peu élargies à leur base.
Genre PTEROPHYLLUM BroxGnraRT.
1824. Pterophyllum Brongniart, Ann. sc. nat., 1° sér., IV, p. 211; Prodr.,.p. 65.
Frondes simplement pinnées; folioles linéaires, plus ou moins longues par rapport à leur largeur, tantôt tronquées, tantôt arrondies, plus rarement elilées en pointe à leur sommet, attachées au rachis par toute leur largeur, quelquefois même un peu élargies à leur base; parcourues par des nervures simples ou dichotomes, parallèles entre elles.
Le genre Plerophyllum, établi par Brongniart pour les Cycadmées fossiles à folioles linéaires attachées par toute leur base, a été subdivisé plus tard en une série assez nombreuse de sous-genres ou de genres distincts, fondés sur la forme des folioles, et notamment sur le rapport existant entre leur longueur
et leur largeur. Cest ainsi, par exemple, que Schimper a établi, à côté du
genre Pterophyllum, restreint aux espèces à folioles beaucoup plus longues que larges, droites, normales au rachis, trois autres genres, désignés par lui sous les noms d’Anomozamites, Plerozamites et ClenophyllumN), les deux premiers comprenant les formes à folioles relativement larges et courtes, le dernier comprenant les formes à folioles-étroites, généralement beaucoup plus longues que larges, plus ou moins élargies à la base, mais différant de celles des vrais Pterophyllum par leur msertion oblique sur le rachis et leur courbure plus ou moins prononcée en avant. Dans le genre Anomozamites, les folioles, quelquefois irrégulièrement soudées entre elles en une lame continue, affectent un contour à peu près rectangulaire, étant tronquées au sommet parallèlement au rachis, sans réduction sensible de leur largeur, sauf un léger arrondissement des angles, principalement du côté mférieur. Dans le genre Plerozamites, les folioles, régulières et égales, affectent une forme trapézoïdale, leur troncature terminale étant oblique par rapport au rachis, avec des angles largement arrondis.
Ces deux derniers genres ont été assez généralement acceptés, bien que le nom de Plerozamiles püt paraître constituer un double emploi dans {a nomenclature, d’autres auteurs s'étant déjà servis de ce nom antérieurement, dans un sens différent. En fait, F, Braun avait, le premier, en 18438), proposé ce nom de Pterozamites pour réunir dans une même coupe générique à la fois Les Pterophyllum, les Ctenis, les Nilssonia et une partie des T'æniopteris; 1 y distinguait d'ailleurs cinq sous-genres, dont l'un, pour lequel il reprenait le nom d'Aspleniopleris Sternberg, était destiné à comprendre les Ptérophyllées du type du Pterophyllum Münsteri, de telle sorte que le genre Pterozamites de Schimper, étabh pour ce type, se trouve coincider avec ce sous-genre de Braun, Mais comme le nom d’Aspleniopterts, employé principalement par Sternberg % pour des feuilles de Dicotylédones de l'époque tertiaire, ne pouvait être conservé, et que, d'autre part, les quatre autres sous-genres de Braun se trouvaient déjà nommés (T'æniopteris, Pterophyllum, Nilssonia et Ctenis), on peut admettre que le cmquième sous-genre pouvait et devait garder, en passant au rang de genre, le nom de Pterozamites, entendu seulement dans un sens beaucoup plus resteint. Il est dès lors assez vraisemblable, bien que Schimper ait donné ce nom générique comme créé par lui, sans référence au travail de Braun, que c'est
® Schimper, Traité de paléontologie vegetale, , p. 140, 143, 145.
® F, Braun, Münster's Beüräge, VI Heft, p. 36.
® Sternberg, Ess. FI. monde rim., F, fase. 4, p. xxr.
en réalité par cette considération qu'il a été amené à le choisir, ou plutôt à le reprendre, et l'emploi qu'il en a fait peut ainsi être tenu pour légitime.
Si naturelles cependant que puissent paraître ces coupes génériques, l'examen des nombreux échantillons que J'ai eus entre les mains m’a conduit à y renoncer et à revenir purement el simplement au nom de Pterophyllum, pris dans le sens large où l'avait entendu Brongniart, en conservant toutefois, mais à titre seulement de section du genre, le nom d’Anomozamites. Parmi les espèces qui vont être décrites, deux, Pteroph. Münsteri et Pteroph. Portal, se rangeraient dans le groupe des Plerozamites de Schimper; mais si l’on examine les figures des Planches XLV et XLVI, on constate que, chez l'une et chez l'autre, les folioles sont suscepübles de s’allonger très notablement (PI. XLV, fig. 1 et partie inférieure, à droite, de la fig. 5 ; PL XLVE, fig. 2), de telle façon que les proportions relatives de longueur et de largeur ne différent plus de celles des Pterophyllum et que la mème espèce devrait, suivant qu'elle a les folioles plus ou moins longues, être classée tantôt comme Pterophyllum et tantôt comme Pterozamites. Inversement, les figures 1 et 3 de la Planche XLVIII montrent, chez le Pleroph. contiquum, des formes à folioles courtes qu'il faudrait, d’après les proportions relatives de celles-cr, classer comme Pterozamiles, les dimensions absolues des folioles ne pouvant, si réduites qu’elles soient, constituer un caractère générique, et n'étant d’ailleurs que bien peu inférieures à celles que lon observe parfois chez le Pterozamites Münsteri, ainsi qu'on peut s'en assurer en rapprochant les frondes des figures 1 et 3, PI. XLVIIE, du fragment de fronde qui se trouve à l'angle inférieur de gauche de la figure 5, PI. XLV. I me parait donc impossible d'établir une ligne de démareation de quelque valeur entre les Pterozamites et les Pterophyllum, de même qu'entre ces derniers et les Ctenophyllum de Schimper; le Pler. contiquum (PI. XLVHT), qui ressemble à beaucoup d'égards au Pteroph. Braunianum Gœppertl), type du genre Ctenophyllum, apparuendrait à ce genre par ses folioles arquées en avant, mais 1l en différerait par l'absence d'élargissement de la base d'insertion, tandis que le Pteroph. æquale (PI. XLIX.. fig. 4 à 7), qu'on ne peut songer à classer autrement que comme Pterophyllum, offre fréquemment l'élargissement basilaire et l'empiétement partiel de chaque foliole sur la suivante, ainsi que l'insertion quelque peu oblique, que Schimper indiquait comme caractères de son genre Ctenophyllum.
® Schenk, Foss. FL der Grenzschichten, p. 164, pl. XXXVIT.
Dans ces conditions, et en l'absence de renseignements sur leurs appareils fructüificateurs, la réunion de toutes ces formes en un seul et même groupe générique m'a paru s'imposer, et Je n'ai Cru pouvoir faire exceplion que pour les Anomozamites; encore me semblent-ils, ainsi que je lai dit, ne devoir être considérés que comme une simple section du genre Pterophyllum. On peut, en effet, réunir dans cette section, comme paraissant former un groupe à la fois assez homogène el assez étendu, les formes à folioles assez larges, de longueur à peine supérieure à leur largeur, ou tout au plus égale au double de celle-ci, affectant, par suite de la brusque troncature de leur sommet, un contour presque rectangulaire, et parfois soudées entre elles en plus où moms grand nombre; mais ces folioles s'allongent parfois assez, par rapport à leur largeur, comme le montrent, par exemple, les fig. 8, PI XLHIT, et fig. 4, PL XLIV, pour établir une liaison manifeste avec les Pterophyllum proprement dits, les Piterozamites formant le lien entre les termes extrêmes de la série, si bien qu'une distinction générique formelle entre les Anomozamiles et les Plerophyllum me semblerait peu naturelle et peu compatible avec l'enchainement de toutes ces formes. M. Nathorst a fait connaitre le port et les appareils reproducteurs de l’une de ces espèces d'Anomozamiles ), et peut-être des découvertes ultérieures permettront-elles de s'assurer si les autres espèces, non seulement de la méme section, mais du genre Pterophyllum pris dans son ensemble, présentent ou non les mêmes caracteres, ou, en d'autres termes, si le genre est bien homogène ou s'il est, au contraire, hétérogène et s'il doit être démembré. Mais dans l’état actuel de nos connaissances, et la classification demeurant établie sur les seuls organes foliaires, la division du genre Pterophyllum en une série de genres autonomes me semble, je le répète, reposer sur des caractères trop arüficiels et trop variables chez une même espèce pour pouvoir étre conservée.
PTEROPHYLLUM (ANOMOZAMITES) INCONSTANS F. Braun (sp.). PI. XLIII, fig. 8; PI. XLIV, fig. à à 5.
1813. Pterozamites (Ctenis) inconstans F. Braun, Münster’s Beitr., VI Heft, p. 30. 1843. Ctenis inconstans F. Braun, Münster's Beitr., VI'® Heft, p- 41, p. 100; pl. XI, fig. 6, 7.
1844. Pterophyllum inconstans Gœppert, Ueber die foss. Cycadeen, p. 54. Schenk, Foss. FL d. Grenzsch., p. 171, pl. XXXVIL, fig. 5-10.
0 A. G. Nathorst, Nya amnärkingar om Williamsonia; Beiträge zur Kenntnis einiger mesozoischen Cycadophyten, p. 9-16.
IMPPIMERIE NATIONALE,
Description
de l'espèce.
R arr \emarques
paléontologiques.
1870. Anomozamites inconstans Schimper, Trait. de pal. veg., I, p-140 (pars). Saporta, Plantes Jjurass., 1, p. 43, pl. LXXIX, fig. 3. Zeiïller, Ann. des Mines, 1882, Il, p. 318, pl. XI, fig. 4-7; Elém. de paleobot., p. 237, fig. 166.
Frondes à contour linéaire-lancéolé, larges de 15 à 4o millimètres sur 10 à 20 centimètres de longueur et peut-être davantage; rachis large de 1 à 3 millimètres, marqué de rides transversales plus ou moins rapprochées.
Folioles alternes ou subopposées, partant du rachis sous un angle très ouvert et souvent presque droit, & contour presque rectangulaire, souvent à peine plus longues que larges, au maximum deux fois à deux fois et demie plus longues que larges, parfois très faiblement arquées en avant, attachées sur la face supérieure du rachis par toute leur largeur, souvent mème un peu élargies à la base, à bords antérieur et postérieur parallèles ou presque parallèles, parfois très légèrement rélrécies au sommet, tronquées parallèlement au rachis, mais à angles arrondis, surtout du côté postérieur, longues de 8 à 25 nullimètres sur 3 à 10 millimètres de largeur, parfois soudées les unes aux autres en une lame conunue de hauteur variable.
Nervures nombreuses et serrées, partant presque normalement du rachis, bifurquées dès leur base, à branches d'ordinaire une ou deux fois dichotomes, espacées de 0"%,20 à 0,35.
La plupart des échantillons recueillis au Tonkin offrent une taille un peu plus grande et des folioles un peu plus larges que les échantillons du Rhétien de Franconie figurés par F. Braun et par Schenk; cependant 1l s’en trouve parmi eux de taille plus réduite, tels que ceux, très fragmentaires, que J'avais ligurés en 1882, dont la concordance avec ceux de Franconie est assez complète pour qu'il n'y ait pas lieu de douter de l'identité spécifique. On voit d'ailleurs, sur Îes échantillons représentés PI XLIIT, fig. 8, et PI. XLIV, que la longueur des folioles est, comme sur les échantillons types, tantôt à peine supérieure à leur largeur, tantôt deux fois ou deux fois et demie plus grande; de même ces folioles sont tantôt régulières, de largeur à peu près constante, comme sur les figures 1, 3,5, PI. XLIV, et tantôt irrégulières et de largeur variable, comme sur les fig. 8, PI. XLIIE, Hg. 2 et 4, PI. XLIV, conformément à ce qui a lieu chez le Pteroph. (Anomozamites) inconstans. Enfin, comme Braun et Schenk l'ont observé chez ce dernier, certaines frondes montent les folioles soudées les unes aux autres en une lame continue d’étendue variable; le plus souvent, cette soudure intéresse seulement la région mférieure
de la fronde (PI XLNT, fig. 8; PI. XLIV, fig. 2 et 4), tandis que, dans la
région moyenne et supérieure, les folioles demeurent indépendantes; plus rarement, la soudure se fait soit vers le sommet, soit à une hauteur quelconque, comme sur les échantillons que j'ai figurés en 1882, ou comme sur le petit fragment de fronde de Tai-Pin-Tchang qui est représenté PL. LV, fig. 6, et qui concorde de tout point avec un de ceux qu'a figurés Schenk).
Quelques-uns de ces échantillons (PI. XLIV, fig. 2, 3) font voir le sommet de la fronde, qui se termine par de très courtes folioles, insérées obliquement sur le rachis, tantôt libres (fig. 3), tantôt en partie soudées à celles qui les précèdent (fig. 2), ainsi que cela a heu sur quelques-uns des échantillons figurés par F. Braun et par Schenk.
Les figures 1 a et 4 a, PL. XLIV, montrent le détail de la nervation, formée de nervures bifurquées dès leur base, à branches courant parallèlement aux bords des folioles, souvent une ou deux fois bifurquées à leur tour, et très rapprochées les unes des autres.
On trouve assez fréquemment, associées aux frondes de cette espèce (PL XLIV, fig. 1), des écailles ou feuilles écailleuses à contour lancéolé , à bords entiers, qui paraissent avoir été assez épaisses et charnues, et dont la surface est marquée de rides irrégulières parfois anastomosées en réseau; la région médiane, occupée évidemment par un puissant faisceau libéroligneux, se montre ridée et comme plissée transversalement, offrant un aspect très analogue à celui que présente le rachis des frondes de Pteroph. ( Anomozamiles) inconstans. I serait fort possible, étant donné à la fois cette association mutuelle et cette ressemblance dans le mode d’ornementation de l'axe, que ces écailles, qui seront décrites un peu plus loi sous le nom de Cycadolepis corrugata, apparünssent au Pteroph. ( Anomozamites) inconstans.
Cette espèce ressemble surtout à lune de ses congénères de la section Anomozamules, à savoir, au Pterophyllum Nilssoni Philips {sp.) de l'Oolithe de Scarborough), qui a, comme elle, les folioles soudées parfois, el sans régularité, en une lame continue, mais qui parait avoir des nervures beaucoup moins serrées. Elle diffère, d'autre part, du Pteroph. (Anomozamites) minus Brongniart (sp.) ®), du Rhétien de Suède, auquel Schimper l'avait réunie,
par ses folioles plus longues par rapport à leur largeur, moins exactement
® Schenk, Fossile Flora der Grenzschichten , pl. XXX VII, fig. 7.
(3) Phillips, Geol. of Yorkshire, pl. VI, fig. 4. Seward, Jurassic Flora, pt- 1, p.205, fe..36.
® Brongniart, Ann. sc. nat., 1" sér., IV, p- 219, pl. 12, fig. 8. Nathorst, FL. vid Bjuf, p- 66, pl. XIV, fig. 5-7; pl. XVII, fig. 4.
Rapports
contiguës, et à angle supérieur plus arrondi; 1l semble en outre que, chez le Pteroph. (Anomozamites) minus, les folioles soient beaucoup plus régulières, plus constamment égales en largeur les unes aux autres, et qu'elles ne se soudent presque Jamais entre elles, si ce n’est à l'extrême base de la fronde et sur une étendue toujours extrêmement restreinte.
Elle ressemble également au Pteroph. (Anomozamites) Schenki Zeïller, dont la description va suivre ; mais celui-ci me paraît s'en distinguer par la forme de ses pinnules, à bords légèrement divergents, plus larges au sommet qu’au voisinage de la base, tandis que, chez le Pteroph. (Anomozamites) inconstans, les folioles ont, au contraire, tendance à se rétrécir un peu vers leur sommet; les mêmes différences se retrouvent dans la nervation, les nervures étant exactement parallèles entre elles chez ce dernier, tandis qu'elles divergent visiblement en éventail chez le Pteroph. (Anomozamites) Schenkt.
Le Pteroph. Müänstert peut aussi quelquefois {voir notamment la figure 1, PI. XLV) ressembler un peu au Pteroph. (Anomozamites) inconstans, mais il est toujours facile de les distinguer l'un de l'autre à la forme des folioles et à la nervation, les folioles du Pteroph. Münsteri ayant l'angle mférieur beaucoup plus largement arrondi et offrant par conséquent un contour plutôt trapézoïdal que rectangulaire , et leur nervation étant moins fine et moins serrée.
Enfin les fragments de frondes de Pteroph. {Anomozamites) inconstans à folioles soudées peuvent être parfois assez difficiles à distinguer du Tæniopteris Jourdyi; mais il est rare qu'ils ne comprennent pas quelques folioles libres, dont la forme rectangulaire régulière permet de les reconnaitre; 1ls ont d’ailleurs, en général, les nervures moins serrées et pour la plupart bifurquées dès leur base, ce qui n’a pas lieu chez le Tæn. Jourdyi, où les nervures ne se bifurquent généralement qu'à une certaine distance du rachis et sont souvent, en outre, assez nettement arquées à leur origine,
Je n'ai constaté la présence de cette espèce qu'à Hongay, aussi bien d’ailleurs dans le système de Nagotna que dans celui de Hatou.
Mines de Hongaÿ. Système de Hatou : mine et découvert de Hatou; mme
Jauréguiberry. Système de Nagotna : mine de Carrère, toit de la couche Marmottan: vallée orientale de l'OEuf, galerie Léonice.
Ile du Sommet Buisson, galerie Jean et tranchée en avant de la galerie.
PTEROPHYLLUM (ANOMOZAMITES) SCHENKI Zerrrer.
PI. XLUI, fig. 7.
1886. Anomozamites Schenki /eiller, Bull. Soc. Geol. Fr., XIV, p. 460, pl. XXIV, fig, 9. 1886. Pterophyllum cf. Falconeri Zeiller, Bull. Soc. Geol. Fr., XIV, p. 460.
Frondes à contour linéaire-lanceolé, larges de 4o à 50 millimètres, atteignant sans doute 20 centimètres de longueur et peut-être davantage; rachis large de 2 à 3 nullimètres, marqué à la fois de stries longitudinales et de rides transversales plus où moins serrées.
Folioles généralement subopposées, parlant du rachis sous un angle presque droit, deux fois à deux fois el demie plus longues que larges, à bords antérieur el postérieur légèrement divergents, un peu élargies à la base et au sommet, tronquées à leur extrémité suivant un arc à faible courbure, longues de 18 à 25 nullimètres sur 7 à Q millimètres de largeur dans leur région la plus étroite, larges de 10 à 12 millimètres à leur sommet.
Nervures nombreuses, partant presque normalement du rachis, bifurquées plus ou moins près de leur origine, à branches simples ou elles-mêmes dichotomes, divergeant légèrement sur la seconde moitié ou les deux derniers tiers de leur parcours, espacées de 0%", 25 à 0", /0. ;
Cette espèce n’est représentée que par un très petit nombre d'exemplaires, dont le plus net et le plus étendu, celui, d’ailleurs, sur lequel j'avais établi l'espèce en 1886, est reproduit sur la figure 7 de la Planche XLHE. Les dimensions des pinnules ne varient, de l’un à l'autre, que dans des limites assez étroites; elles présentent toutes un léger élargissement à la base et un élargissement un peu plus marqué au sommet, avec une troncature terminale curviligne, convexe vers l'extérieur; l'angle inférieur du contour est un peu plus largement arrondi que l'angle supérieur. Les deux bords, antérieur et postérieur, divergent, ainsi que les nervures, plus ou moins rapidement à partir de la base, et cette divergence, sans être très prononcée, est toujours bien visible.
Cette espèce ressemble à la précédente par son aspect général, mais elle en diffère par la forme de ses folioles, qui, après s'être légèrement contractées au voisinage immédiat de leur base, vont ensuite en s’élargissant peu à peu vers le sommet, tandis que, chez le Pleroph. (Anomozamiles) inconstans, elles conservent la même largeur sur toute leur étendue ou même, parfois, se
Description
de l'espèce.
Remarques
paléontologiques.
Rapports
et différences.
Synonymie,
rétrécissent légèrement vers leur extrémité. Les nervures divergent ellesmêmes, comme les bords des folioles, au lieu de demeurer parallèles entre elles, caractère qui rapproche cette espèce du genre Ptilozamites NathorstÜ), De plus, le contour terminal des folioles est nettement arqué, tandis que, chez l'espèce précédente, il est formé par une ligne presque droite et parallèle au rachis. Enfin les divers échantillons recueillis ont offert des folioles parfaitement égales entre elles, et toutes indépendantes, sans aucune trace de ces inégalités de largeur qui ont fait donner à espèce précédente le nom spécifique d’inconstans.
Le Pleroph. (Anomozamiles) Schenki ressemble, d'autre part, par l'élargissement de ses folioles et la divergence de leurs nervures, au Pleroph. (Anomozamiles) Balli Feisimantel®), de l'étage de Barakar dans les Lower Gondwanas de linde; mais celui-ci a les folioles moins rapprochées, et notablement plus longues par rapport à leur largeur; en outre, les nervures, beaucoup moins serrées, sont plus ou moins flexueuses sur tout leur parcours.
La ressemblance est plus grande encore avec PAnomozamiles Loczyi Schenk 6), des couches de Kouang-Yuen-Shien, dans le Se-Tchouen, que Schenk rapporte au Jurassique moyen; mais les folioles de ceite espèce, tout en offrant une forme générale très analogue à celles du Pteroph. (Anomozamuiles) Schenki, sont à la fois plus larges et plus courtes; leurs bords antérieur et postérieur sont assez fortement arqués, tournant leur concavité vers le dehors, de sorte que les folioles, ou sont plus séparées, où empiètent plus fortement les unes sur les autres par leur extrémité, En outre, les nervures, bifurquées toutes dès leur origine, sont beaucoup moins rapprochées à leur base, s’'écartant les unes des autres en approchant du rachis, celles de la moitié ou du tiers supérieur de la foliole s'infléchissant vers le haut, celles de la région moyenne et inférieure vers le bas, pour venir se raccorder tangentiellement avec le rachis, caractère qui distingue nettement l'espèce de la Chine de celle du Tonkin.
J'avais signalé en 1886 comme pouvant appartenir au Plerophyllum Falconerianum Oldham et Morris un fragment de fronde de Ptérophyllée rapporté
OA, G. Nathorst, Floran vid Hôganäs och Helsingborg, p. 21.
® Anomozamites (Pterophyllum) balli Feistmantel, Records Geol. Surv. India, XIV, p. 256, pl IE, fig. 3,/4.— Platypteryqium Ball Feistmantel, Foss. Flora Gondwana Syst., IV, pt. 2, p. 3%, pl. I À, fig. 4-8; pl. TL A hp 2.
® Schenk, Palæontographica, XXXI, p. 172, pl. XIV, fig. 1-4.
% Oldham et Morris, Foss. Flora Gondwana Syst., 1, pt. 1, p. 19, pl. XV, fig. 2; pl. XVI,
fig. 1, 5.
par M. Jourdy de la baie de Hongaÿ, mais qui m'avait paru trop incomplet pour pouvoir être déterminé avec certitude. Ayant réussi à le dégager plus complètement, j'ai constaté que les folioles se terminaient à 25 millimètres du rachis par une troncature curviligne et que leurs bords, dans la région ainsi découverte, allaient, de même que les nervures, en divergeant peu à peu : en fait, il ne s'agissait là que d’un échantillon de Pteroph. (Anomozamiles) Schenki à folioles un peu plus allongées et un peu moins rapidement élargies.
Je n'ai constaté la présence de cette espèce que sur un seul point, à savoir, dans la baie de Hongaÿ, à l'ile du Sommet Buisson, galerie Jean.
PTEROPHYLLUM MÜNSTERI Pres (sp.).
PI. XLV, fig. 1 à 5.
1838. Zamites Münsteri Presl, in Sternberg, Ess. F1. monde prim., 11, fasc. 7-8, p. 199,
pl. XLIIL, fig. 1, 3.
1844. Pterophyllum Münsteri Gœppert, Ueber die foss. Cycadeen, p. 53. Schenk, Foss. FI. d. Grenzsch., p. 167, pl. XXXIX, fig. 1-3, 9.
1870. Pterozamites Münsteri Schimper. Trait. de pal. veq., IT, p- 145. Zeiller, Ann. des Mines, 1882, Il, p. 237, pl. X, fig. 2 B; pl. XI, fig. 11; Élem. de paléobot., p. 236, fig. 165.
1880. Nilssonia Münsteri Schimper, Handb. d. Paläont., H, p. 226. 1894. Nilssonia (Pterozamites) Münsteri Bartholin, Bot. Tidsskr., XIX, p. 91; (an pl. IX, fig. 13; pl. X, fig. 17).
Frondes à contour linéaire-lancéolé, larges de 15 à 50 millimètres sur 12 à 20 centimètres de longueur et peut-être davantage; rachis large de 1 à 3 millimètres, marqué de rides transversales peu rapprochées. ÿ
Folioles alternes ou plus souvent subopposées, insérées sur la face supérieure du rachis et presque contiguës par leurs bases d’une rangée à l'autre, généralement normales ou presque normales au rachis, parfois faiblement arquées en avant, à contour trapézoïdal, d'ordinaire deux fois à deux fois et demie plus longues que larges, attachées par toute leur largeur, quelquefois un peu élargies à la base, à bords antérieur et postérieur légèrement convergents vers l'extrémité, lronquées suivant un contour oblique par rapport au rachis, arrondies ou oblasement aiguës au sommet, largement arrondies surtout du côte postérieur, longues de 8 à 25 millimètres sur 3 à 10 millimètres de largeur, généralement foules égales entre elles, diminuant toutefois un peu de largeur vers le sommet de la
fronde.
Provenance.
Description
de l'espèce.
Remarques
aléontologiques.
Nervures assez espacées, partant presque normalement du rachis, d'ordinaire une seule fois bifurquees, espacées dero2213 5tator2 ho:
Cette espèce a été rencontrée avec plus ou moins de fréquence sur un grand nombre de points du Bas-Tonkin, sous la forme de frondes de dimensions variables, mesurant le plus habituellement 25 à 35 millimètres de largeur, avec des folioles contiguës ou presque contiguës à leur base, de.longueur égalant deux fois ou deux fois et demie leur largeur, ainsi qu’on le voit sur les figures 2, 3 et 5 de la Planche XLV. Parfois le rapport entre la longueur et la largeur des folioles se modifie, tantôt dans un sens, et tantôt dans l’autre : c’est ainsi que, les folioles s’allongeant ou se rétrécissant davantage, leur longueur peut atteindre au quadruple de leur largeur, comme sur le fragment de fronde de la figure 1 ou sur ceux du bas de la figure 5; plus rarement la longueur et la largeur tendent à devenir égales, comme sur échantillon fig. 4, mais cela n’a lieu que sur des frondes de petite taille, appartenant évidemment à des pieds jeunes, et non arrivées sans doute à leur forme normate; on trouve d’ailleurs tous les intermédiaires entre ces formes extrêmes et la forme normale : sur l'échantillon même de la figure 4, les frondes du bas de l'échantillon se rapprochent déjà plus du type habituel que la fronde du haut à gauche, dont les folioles sont remarquables à la fois par leur brièveté et par la forte convergence de leurs bords.
Vers le sommet des frondes, les folioles se rétrécissent quelque peu et tendent à prendre une direction plus oblique; en même temps leur longueur. va en diminuant, et la fronde se termine, ainsi qu'on le voit sur les figures 2 à 4, par deux folioles très petites, parfois plus ou moins soudées lune à l'autre , comme sur la figure 2.
Les nervures, toujours très nettes, sont tantôt bifurquées dès leur base, tantôt simples sur une partie de leur parcours, se (ivisant ensuite en deux branches à plus ou moins grande distance de leur origine; quelquefois, lorsque la bifurcation a lieu à la naissance même, l'une ou l’autre des branches se subdivise à son tour; enfin on observe parfois, mais beaucoup plus rarement, des nervures tout à fait simples. Le plus souvent elles sont presque exactement rectlignes et parallèles; quelquefois cependant, lorsque les fohioles s’élargissent à leur base, elles cessent d'être parallèles dans la région intéressée par cel élargissement, et elles s’écartent quelque peu les unes des autres en approchant du rachis; toutefois leur divergence est toujours peu
accentuée.
Cette espèce offre une grande ressemblance avec le Pterophyllum comptum ou Nilssonia compta Phillips (sp.) de l'Oolithe inférieure), qui présente des folioles de même taille et de même forme; mais celles-ci sont moins constamment égales entre elles, elles se soudent parfois en une lame plus où moins étendue, et elles sont parcourues par des nervures toujours simples, caractères qui ont conduit avec raison à la ranger dans le genre Milssonia.
Elle ressemble également beaucoup au Pteroph. Richthofeni Schenk®), des couches jurassiques de Toumoulou en Mongolie que Schenk a rapportées au Jura brun; mais celui-ci a les folioles beaucoup plus rétrécies vers leur extrémilé, à contour général parfois presque triangulaire, et de plus, d’après la description de l’auteur, des nervures presque toujours simples.
Elle est peut-être plus voisine encore des Pteroph. Hartigianum Germar 5) et Pleroph. crassinerve Gæppert!) de lInfralias d'Halberstadt; mais lun et Pautre ont, comme le Pteroph. Richthofeni, les folioles plus eflilées vers leur sommet en même Lemps que plus obliques sur le rachis; en outre, chez le Pleroph. crassinerve, les folioles, plus écartées les unes des autres, sont quelque peu soudées entre elles à la base.
Enfin le Pteroph. Münsteri offre d'étroites affinités avec le Pteroph. Portali dont la description va suivre, ainsi qu'on peut le constater en rapprochant la figure 4, PI XLVI, des figures de la PI. XLV, notamment des figures 2, 3 et5;maisle Pteroph. Portali a les folioles généralement plus grandes, plus arrondies au sommet, de consistance évidemment plus coriace, et surtout les nervures beaucoup plus fortes, faisant une saillie prononcée sur la face inférieure du limbe, et marquées sur la face supérieure par un.mince cordon faiblement saillant occupant le milieu d’une bande déprimée de largeur appréciable, caractères que Je n'ai jamais observés chez le Pteroph. Münsteri, où les nervures sont simplement marquées par une très fine ligne, légèrement en creux sur l'une des faces du limbe, et à peine en saillie sur l'autre.
Brongniart avait exprimé l'avis) que le Pteroph. Münsteri devrait être rapporté au genre Milssonia, et Schimper, qui avait proposé spécialement pour cette espèce le genre Plerozamiles, s'est conformé en dernier lieu à cette ma-
0 A. G. Seward, Jurassic Flora, pt. 1, p. 223; p. 225, fig. 39; pl. IV, fig. 5.
® Schenk, in Richthofen, China, IV, P- 247, pl. XLVIL, fig. 7; pl. XLVIIL, fig. 5, 6, 8. ® Germar, in Dunker, Palæontographica, Y, p. 125, pl. XV, fig. 4.
9 Ibid, p. 123, pl. XV, fig. 5.
® Brongniart, Tableau des genres de végétaux fossiles, p. 63. FLORE DU TONKIN. A
IMPRIMERIE NATIOXALE,
Rapports
et différences.
Synonymie.
Description
de l'espèce.
mère de voir, acceptée également par M. Bartholin. À mon sens, le genre Nilssonia doit demeurer réservé pour les Ptérophyllées à folioles inégales et surtout à nervures constamment simples, et le Pteroph. Münsteri, avec ses folioles nettement indépendantes, toujours égales entre elles, à nervures presque toutes une où même deux fois bifurquées, ne saurait y prendre place.
Le Pteroph. Münsteri, sans être absolument commun, s'est montré assez fréquemment à Kébao, à Hongaÿ dans le système de Hatou ainsi que dans le système de Nagotna, et autour de Dong-Trieu ; parfois même 1l apparait en grande abondance, et certames plaques de schiste sont entièrement couvertes de ses frondes.
Mines de Kébao : mine Rémaury, couche Q, couche Y; puits Lanessan, mur de ia couche Descenderie; rivière de Kébao.
Mines de Hongaÿ. Système de Hatou : Gia-Ham; découvert de Hatou; mine Marguerite, toit de la couche Marguerite. — Système de Nagotna : Claireville; mine de Carrère, toit de la couche Bavier; mine de Nagotna, toit de la couche Bavier; vallée orientale de l'OEuf, galerie Léonice.
Île Hongaÿ.
Île du Sommet Buisson, galerie Jean.
Mines de Dong-Trieu : périmètre Emile, mur de la couche B.
PTEROPHYLLUM PORTALI n. sp.
PI. XLVI, fig. 1 à 5.
Frondes à contour linéaire-lancéolé où étroitement lanceolé, larges de 25 à 70 millimètres sur 15 à 25 centimètres de longueur et peut-être davantage; rachis large de 1 à 4 millimètres, marqué de stries longitudinales parallèles et plus ou moins ridé transversalement.
Folioles alternes ou subopposées, insérées sur la face supérieure du rachis et très rapprochées par leurs bases d’une rangée à l’autre, normales ou presque exactement normales au rachis, à contour trapézoïdal plus ou moins allongé, de lonqueur tantôt à peine supérieure à leur largeur, tantôt notablement plus grande et pouvant atteindre près de emq fois la largeur, attachées par toute leur base, quelquefois un peu élargies à leur insertion, à bords antérieur et postérieur parallèles ou très faiblement convergents vers l'extrémité, tronquées suivant une ligne quelque peu oblique sur le rachis, arrondies au sommet en arc elliptique, longues de 12 à
35 millimètres sur 7 à 15 millimètres de largeur, toutes égales entre elles.
Nervures fortes, une ou deux fois bifurquées, espacées de o"®,40 à 0,70, très saillantes sur la face inférieure du limbe, marquées sur la face supérieure par une bande légèrement déprimée large de 0,08 à 0,10, munie en son milieu d’un mince cordon longitudinal en relief.
Les figures 1 à 5 de la Planche XLVI reproduisent quelques-uns des meilleurs échantillons de cette espèce et montrent les formes qu'elle est susceptible de prendre. Le plus souvent, les folioles sont environ deux fois à deux fois et demie plus longues que larges, comme sur les échantillons des figures 3 et 4; quelquefois elles s’allongent davantage, jusqu'à devenir cinq fois plus longues que larges, ainsi que cela a lieu sur l’échantillon fig. 2; d’autres fois, mais plus rarement à ce qu'il semble, on observe des frondes à folioles plus courtes, dont la longueur dépasse à peine la largeur, comme sur les échantillons des figures 1 et 5, ce dernier établissant d’ailleurs la liaison entre la forme à folioles très courtes, élargies à la base, de la figure 1, et les formes normales fig. 4 et fig. 3. Ces variations font ressorlir, ainsi que je lai dit plus haut, le peu de valeur des coupes génériques fondées sur les rapports existant entre la longueur et la largeur des folioles, les formes les plus habituelles, telles que fig. 3 et 4, appartenant aux Pterozamites, les frondes à folioles allongées, comme celles de la figure 2, aux Pterophyllum proprement dits, tandis que les frondes à folioles courtes, comme celle de la figure à, se rapprochent des Anomozamites, auxquels on serait même tenté de rattacher, à l'extrémité de la série, l'échantillon fig. 1.
Toutes ces frondes se montrent pourvues d’un rachis épais, plus ou moins fortement ridé en travers, en même temps que strié longitudimalement. Elles affectent un contour général tantôt linéaire ou linéaire-ancéolé, tantôt plus franchement lancéolé, suivant la longueur de leurs folioles; celle de la figure 3 pourrait presque passer pour spatulée, son maximum de largeur se trouvant assez voisin du sommet; mais il semble qu'elle ait subi quelque aceident de développement, et sa terminaison semble un peu trop brusque pour être considérée comme tout à fait normale. On voit en tout cas que, vers le haut, les folioles se rétrécissent légèrement et deviennent en même temps plus obliques sur le rachis; vers le bas, elles tendent à devenir presque triangulaires en même temps qu'à s'espacer un peu et à s'élargir à leur base; le rachis se prolonge en un pétiole nu sur 10 à 15 millimètres de longueur (fig. 4 et 5).
Les folioles semblent avoir été assez coriaces, et les nervures qui les parcourent sont remarquablement fortes et épaisses : sur la face inférieure du
Remarques
paléontologiques.
Rapports
et différences.
limbe, elles sont dessinées par une saillie très prononcée, en arête de toit très aiguë; mais le plus souvent les échantillons offrent seulement l'empreinte laissée par la face supérieure du limbe, et les nervures y sont marquées par une étroite bande en relief bien délimitée, creusée, sur toute sa longueur, d’un étroit sillon médian; c'est ce que montrent notamment les échantillons fig. 2, A et 5, et les figures grossies 4 a et 5 a; les folioles elles-mêmes devaient donc offrir, sur leur face supérieure, des sillons de largeur appréciable, parcourus suivant leur axe par un mince cordon légèrement saillant. Une partie des nervures se bifurquent dès leur base; d’autres à peu de distance de leur origine, quelques-unes seulement vers leur dernier tiers ou leur dernier quart; enfin on en observe parfois de tout à fait simples. Elles sont le plus généralement bien parallèles entre elles, sauf sur les folioles à msertion élargie, où elles s'écartent un peu les unes des autres en approchant du rachis (fig. 4 et:5}:
C'est principalement par les caractères de sa nervation que cette espèce se distingue du Pteroph. Münsteri, chez lequel les nervures, quelle que soit la face du limbe à laquelle on a affaire, sont toujours marquées par un simple trait, faiblement sallant ou faiblement en creux suivant les cas, tandis qu'ici elles sont beaucoup plus fortes et ont un relief bien plus accusé, affectant surtout, sur les empreintes correspondant à la face supérieure de la fronde, cet aspect particulier de bandes saillantes avec sillon médian, que mettent en évidence les figures 4 & et 5 a. D'une façon générale, les frondes paraissent avoir été plus puissantes, plus développées dans toutes leurs parties que celles du Pteroph. Münstert; leurs folioles sont plus larges, plus coriaces, et aussi plus variables au point de vue du rapport entre la longueur et la largeur; en même temps elles sont un peu différentes de forme, ayant en général les bords plus parallèles, étant un peu moins obliquement tronquées à leur extrémité du côlé postérieur et plus régulièrement arrondies au sommet.
Celte espèce offre en outre une certaine ressemblance avec le Pteroph. venelum Zigno M des couches liasiques de Rotzo dans le Vicentin, qui a des frondes encore plus développées, avec des piunules à peu près semblables de forme, d'ordinaire deux fois plus longues que larges, arrondies au sommet suivant un contour un peu plus ovale, mais parcourues également par de très fortes nervures, marquées par deux traits parallèles et dont l'aspect, à en juger par les figures publiées, rappelle beaucoup celui que J'ai signalé sur les em-
A. de Zigno, Flora fossilis formationis oolithicæ, If, p. 27, pl. XXX, fig. 1-3.
preintes correspondant à la face supérieure du limbe; seulement ces nervures sont plus écartées, étant moins nombreuses et moins divisées.
L'espèce que je viens de décrire ne m'ayant paru finalement assimilable à aucune autre espèce déjà connue, je me suis fait un plaisir de la dédier à M. Portal, ancien directeur de la Société des mines de Kébao, à qui je dois la récolte de très nombreux et très intéressants échantillons.
Le Pteroph. Portali n’a été rencontré jusqu'à présent qu'à Kébao.
Mines de Kébao : couche G; mine Rémaury, couche Y, couche Q; mine de Caï-Dai, plan 4, niveau 70, couche Q; puits Lanessan; mine de la Trainée verte, mur de la couche Descenderie; système supérieur, couche n° 2, galerie
M (couche M).
PTEROPHYLLUM TIETZEI Scnexx.
PIXEVIE Mg D da,
1887. Pterophyllum Tietzei Schenk, /oss. Pfl. aus der Albourskette, p. 6, pl. VE, fig. 27-29; pl. IX, fig. 52.
Frondes de grande taille, à contour probablement étroitement lancéolé, larges de 6 à 15 centimètres, atteignant au moins 80 centimètres à 1 mètre de longueur; rachis large de 3 à:5 millimètres, plus ou moins fortement sérié en long.
Folioles alternes ou subopposées, normales ou presque normales au rachis, à contour trapézoïdal très allongé, de trois à cinq fois plus longues que larges, attachées par toute leur base, parfois un peu élargies à leur insertion, & bords parallèles à l'origine, puis convergeant peu à peu vers l'extrémité, fronquées en arc elliptique sur leur bord postérieur, arrondies au sommet, longues de 3 à 7 centimètres, larges de 8 à 18 millimètres, souvent inégales entre elles comme largeur.
Nervures nombreuses, assez fines, simples ou bifurquées, parallèles, espacées de o"2,361à3h0%,35.
La figure 1 a de la Planche XLVII reproduit, aux deux cimquièmes de sa vraie grandeur, un fragment de fronde de cette espèce, long de 0",50, trouvé à Kébao et qui donne une idée de la grande taille de ces frondes, dont la longueur devait atteindre environ 1 mètre; il est croisé obliquement par un autre fragment de fronde semblable, long de 0",25, qui n'est représenté qu’en partie. Les figures 1 et 1”, de grandeur naturelle, correspondent respectivement à la région supérieure et à la région inférieure de l'échantillon.
de l'espèce.
Remarques
paléontologiques.
Rapports
différences,
On voit que les folioles allaient en se raccourcissant graduellement vers la base, mais aucun échantillon, pas plus parmi ceux de la Perse que parmi ceux du Tonkin, n’a montré la terminaison supérieure de la fronde, dont on peut présumer seulement qu’elle affectait dans son ensemble un contour étroitement lancéolé.
Les folioles étaient, comme on le voit, de largeurs assez inégales, tantôt à bords exactement parallèles à la base, tantôt élargies à leur insertion; le plus souvent droites, quelquefois, du moins dans la région inférieure, un peu arquées en arrière, Normalement, le bord antérieur est droit ou presque droit, tandis que le bord inférieur, d’abord rectiligne et normal au rachis, s'infléchit en avani suivant un contour elliptique, pour se raccorder ensuite au sommet avec le bord supérieur par un are plus ou moins cireulaire à plus forte courbure.
Les nervures, en partie masquées sur léchantillon de la Planche XLVII par un enduit blanc probablement sériciteux, sont cependant bien visibles sur certaines folioles, et on peut les voir assez facilement à la loupe dans la région supérieure de la figure 1. Elles sont assez serrées et assez fines, parallèles entre elles et aux bords des folioles, pour la plupart peu divisées, parfois cependant bifurquées sous un angle extrêmement aigu.
D'autres échantillons, plus petits, ont offert les mèmes caractères, présenlant cependant parfois des pinnules à élargissement basilaire un peu plus accentué et par suite moins rapprochées les unes des autres.
Ainsi constitués, ces fragments de frondes concordent de tout point avec ceux des couches rhétiennes de la Perse que Schenk a décrits sous le nom de Pteroph. Tietzei, et je n'hésite pas à les regarder comme leur étant spécifiquement identiques.
Ainsi que lavait fait remarquer Schenk, le Pteroph. Tietzei ressemble beaucoup, du moins par son aspect général, comme par la grande taille de ses frondes, au Pteroph. rajmahalense Morris), des couches de Raymahal dans l’inde; mais une comparaison un peu attentive montre qu'ils diffèrent lun de l'autre par la forme des foholes, celles-ci ayant, chez le Pteroph. rajmahalense, leur bord inférieur rectuligne et parallèle au bord supérieur sur presque toute leur longueur, avec le sommet plus brusquement tronqué , terminé presque en demi-cercle, de sorte que les folioles demeurent exactement conliguës jusqu'à leur extrémité; chez le Pteroph. Tielzei, le bord inférieur,
® Fossil Flora of the Gondwana System , Ji pt.1, p. 25, pl XII, fig. 3-5; pl. XIV, fig. 1-3; pl XVIIE, fig. 2.
d'abord rectiligne, s'infléchit ensuite graduellement vers le haut, et la foliole, se rétrécissant ainsi peu à peu, cesse, sur la seconde moitié ou le dernier tiers de sa longueur, d’être en contact avec celle qui la précède; en outre, les folioles sont le plus souvent très sensiblement imégales, ce qui ne parait pas avoir lieu chez le Pteroph. rajmahalense, où, sur tous les échantillons figurés, elles se montrent parfaitement régulières et de largeur égale. Aussi est-ce avec raison, à mon avis, que Schenk a considéré l'espèce qu'il avait en mains comme un type autonome et lui a imposé un nom nouveau.
Le Pteroph. Tietzei ne laisse pas, d'autre part, de rappeler un peu, par la forme de ses folioles, à bord inférieur arqué, le Pteroph. Portali, et surtout les échantillons de cette espèce à folioles allongées, tels que celui de la figure », PI. XLVI: mais, outre que les frondes du Pteroph. Portali sont loin d'atteindre la taille de celles du Pteroph. Tietzei, la forme même des folioles n’est pas identique de lune à l’autre, lincurvation du bord postérieur ne commençant pas aussitôt et étant plus brusque chez le Pteroph. Portali, dont les folioles sont ainsi moins rétrécies vers leur sommet; de plus, chez cette dernière espèce, les folioles, plus étroites, paraissent être toujours de largeur parfaitement égale; enfin les nervures sont beaucoup plus fortes et plus espacées, et ce seul caractère sufhirait à empècher de les confondre.
Le Pteroph. Tietzei n’a été observé jusqu'ici au Tonkin qu'à Kébao, et représenté seulement par un nombre d'échantillons très restreint.
Mines de Kébao : région des ilots; mine Rémaury; mine de Cai-Dai.
PTEROPHYLLUM CONTIGUUM Scnexx.
PI. XLVIIL, fig. à à 8.
1883. Pterophyllum contiguum Schenk in Richthofen, China, IV, p. 262, pl. LIT, fig. 6.
1887. An Pterophyllum æquale Schenk (non Brongniart), Foss. Pfl. aus der Albourskette, p. 6, pl. V, fig. 23-25; pl. VI, fig. 32; pl. VII, fig. 35?
Frondes à contour linéaire-lancéole, larges de 8 à 6o millimètres, longues de 10 à 25 centimètres et peut-être davantage; rachis large de 1 à 2 millimètres, légèrement canaliculé sur sa Jace supérieure, marqué à la fois de stries longitadinales et de rides transversales plus ou moins serrées.
Folioles alternes ou subopposées, normales au rachis à leur base, puis
arquées en avant, de trois à six fois plus longues que larges, attachées par toute leur
base, à bord postérieur parallèle au bord antérieur sur la plus grande partie de la
Provenance.
Description
de l'espèce
temarques
palé mlologiques.
longueur, puis incurvé en arc elliptique, arrondies ou oblusément aiquës à leur extrémilé, contiqués les unes aux autres jusqu'au voisinage immédiat de leur sommet, longues de 4 à 30 millimètres sur 1°%,5 à 6 millimètres de largeur, toutes égales entre elles, souvent un peu bombées sur les bords.
Nervures assez fortes, simples ou dichotomes, fréquemment bifurquées dès leur base, parallèles entre elles et aux bords des folioles sur la plus grande parte de leur parcours, souvent un peu divergentes au voisinage du sommet, espacées de o, 30 à 0", Lo.
Cette espèce s'est montrée assez fréquente à Hongaÿ, représentée par des frondes de dimensions et d'aspect très variables, ainsi que le font voir les figures 1 à 8 de la Planche XLVIIT : aux extrémités de la série, on observe, d'une part, des frondes à petites folioles, courtes et très serrées, comme celle de la figure 3, qui est, d’ailleurs, un peu exceptionnelle; d'autre part, des frondes de dimensions beaucoup plus grandes, à folioles atteignant jusqu'à 5 ou 6 millimètres de largeur et 3 centimètres de longueur, à sommet plus effilé, comme sur l'échantillon fig. 5 ; mais on trouve toutes les formes intermédiaires, établissant le lien entre les termes extrêmes. C'est ainsi que l’on passe de frondes telles que celles de la figure 3 à celles des figures 1, 2, 6 et 4, pour aboutir, par une série continue, aux formes Îles plus développées, comme celles des figures 7, 8 et 5, la forme des folioles ne subissant d’un bout à l'autre de la série d'autre modification qu’un rétrécissement terminal un peu plus accentué et intéressant une fraction un peu plus considérable de la longueur, et la nervalion conservant constamment le même aspect, ainsi que le montre la comparaison des figures grossies 2 4, 4 a, 4 bet 5 a. D'ailleurs, même chez les formes à petites folioles, ce rétrécissement du limbe , généralement limité au voisinage immédiat du sommet, se manifeste parfois un peu plus tôt, comme on le voit notamment sur la droite de l'échantillon fig. 4, où les folioles s’effilent et se séparent les unes des autres sur le dernier tiers de leur longueur, lout comme celles de l'échantillon fig. De
On voit sur les figures 2 et 3 que les folioles vont en diminuant peu à peu de longueur vers le bas des frondes, et que le rachis se prolonge au delà des plus basses en un pétiole nu de 10 à 20 millimètres de longueur; de même, vers le haut, la fronde se rétrécit peu à peu et se termine en pointe arrondie, en même temps que les folioles deviennent quelque peu obliques sur le rachis, ainsi que le montrent notamment les figures 1, 4, 6 et 7.
Les nervures, fortement marquées, partent du rachis à angle droit, sauf sur
les folioles supérieures, et se montrent tantôt simples sur une partie de leur parcours, tantôt bifurquées à leur origme même; elles se suivent, parallèles entre elles et aux bords des folioles jusque vers le dernier tiers de la longueur de celles-ci, à partir duquel, une partie d’entre elles se bifurquant sous des eus, elles divergent légèrement.
Je n'hésite pas à Aou celte espèce au Pleroph. contigaum Schenk, des
angles très ai
couches vraisemblablement rhétiennes de Kouei-Tchou, dans le Hou-Péi, l'échantillon figuré par Schenk, si fragmentaire qu'il soit, étant exactement conforme aux échanullons à petites folioles de Hongaÿ, tels notamment que ceux des figures 1 à 3 de la Planche XLVIIE.
On peut se demæmder s'il n’y aurait pas en outre identité entre le Pteroph. contiquum et le Pteroph. Nathorsti Schenk, de la même localité de la Chine 0); mais celui-ci a les folioles plus écartées, surtout sur lun des échantillons figurés où elles laissent entre elles un intervalle notable; de plus, elles offrent, à ce qu'il semble, des proportions un peu différentes, étant sensiblement plus larges par rapport à leur longueur. Je crois donc qu'il y a lieu de considérer ces deux espèces comme distinctes, ainsi que l’a admis Schenk, mais elles sont, évidemment, assez voisines l’une de l’autre.
Ainsi que je l'ai dit plus haut, le Pteroph. contiquum appartiendrait, par la forme arquée de ses folioles, au genre Clenophyllum de Schimper, et il ressemble en particulier à l'une des espèces rangées dans ce genre par son auteur, à savoir, au Pleroph. Braunianum Gœppert ®), auquel j'avais comparé en 1886 les formes à folioles relativement larges recueillies à la mine Marguerite 6). Le Pteroph. Braunianum a, en général, il est vrai, des folioles beaucoup plus lonoues; mais il offre aussi des formes à folioles courtes (Clenis abbreviata Braun) qui sont très analogues d'aspect aux échantillons tels que ceux des figures 2, 4, 6 de la Planche XLVIIT; il n'y a toutefois pas de confusion possible entre les deux espèces, les folioles du Pteroph. Braunianum étant nettement élargies à leur insertion et commencant, presque dès leur base, à se rétrécir vers leur sommet, de sorte qu'il n'y a jamais contiguité entre leurs bords et qu'elles offrent une forme sensiblement plus eflilée que celles du Pteroph. contiquum.
® Richthofen, China, IV, p. 261, pl LI, fig. 5, 7. ® Schenk, Foss. FL der Grenzschichten, p- 164, pl. XXXVIIT. ® Zeiller, Bull. Soc. Geol. Fr., 3° sér., XIV, P: 279-
9 F. Braun, Mänster's Beiträge, VI“ Heft, p. 39, pl. XI, fig. 2 a. — Schenk, Foss. FL. der
Grenzschichten, pl. XXXVHL, fig. 2
FLORE DU TOXKIX. 29
AMERIMERIE NATIOXAIF.
Rapports
+ différences.
Enfin, celui-ci ressemble également un peu aux formes du Pteroph. Mhüinsteri à folioles étroites, telles que les montre notamment le bas de la figure 5, PI. XLV; mais le Pteroph. Münsteri n’a jamais les folioles aussi étroites comme dimensions absolues, ni aussi longues par rapport à leur largeur, et de plus ses folioles sont toujours droites, au moins sur leur bord antérieur, et non arquées en avant comme celles du Pteroph. contiquum.
Synonymie, Je serais porté à rattacher à cette espèce quelques-uns des échantillons du Rhétien de la Perse figurés par Schenk comme Pteroph. æquale et dont lattribution à ce dernier a déjà été critiquée à bon droit par M. Krasser (); tout au moins les figures 23, 24, 32 et 35, qui montrent des folioles nettement arquées vers le haut, contiguës jusqu’au voisinage de leur extrémité, puis rétrécies et arrondies au sommet, ressemblent-elles singulièrement au Pteroph. conliquum. Je n'ose cependant conclure sans réserve à l'identification, et je me borne à la signaler comme probable, sans vouloir être trop affirmatif. ï
Provenance. Le Pteroph. contiquum n'a été jusqu’à présent rencontré qu'à Hongaÿ, où il s'est montré surtout commun à Hatou, dans la Grande couche.
Mines de Hongaÿ. Système de Hatou : mine Hatou, Grande couche et grand banc de schiste; mine Jaurégwiberry; mine Marguerite, couche Marguerite. — Système de Nagotna : mine de Carrère, toit de la couche Marmottan, toit de la couche Bavier.
PTEROPHYLLUM ÆQUALE BRroNGNIART (sp.).
PI. XLIX, fig. 4 à 7.
1821. Nilsonia? æqualis Brongniart, Ann. sc. nat., 1" sér., IV, p. 219, pl. 12, fig. 6.
1828. Pterophyllum dubium Brongniart, Prodr,, p. 95. Hisinger, Leth. suec., P: 109, pl. XXXIIT, fig. 8.
1878. Pterophyllum æquale Nathorst, fl. vid Bjuf, p. 11; p. 67, pl. XV, fig. 6-10 (an fig. 112); F1 Hôqanäs och Helsingborg, p. 18, Hôg. äldre, pl. Il, fig. 13; p. 48, Hôg. yngre, pl. IT, fig. 8-11. Zeiller, Ann. des Mines, 1882, Il, p. 317, pl. XI, fig. 12. (An Schenk, in Richthofen, China, IV, p. 247, pl. XLVIIE, fig. 7 ?). Hjorth, Danm. geol. Indersog., IR., p. 77, pl. IV, fig. 21.
Description Frondes à contour plus ou moins étroitement lancéolé, larges de 5 à 12 centide l'espèce.
mètres sur 20 à 30 centimètres de longueur et peut-être davantage; rachis
large de 2 à 5 millimètres, wrrégulièrement ridé en long et parfois en travers.
() Krasser, Sitzungsber. k. Akad. Wiss. Wien, GC, Abth. F, p. 421.
Folioles alternes ou subopposées, lantôt normales au rachis, tantôt quelque peu obliques et dressées vers le haut, à contour général rectangulaire, de cinq à douze fois plus lonques que larges, attachées par toute leur base, et souvent un peu élargies à leur insertion, principalement du côté antérieur, chacune empiélant un peu sur la base de celle qui la suit, à bords parallèles, exactement rectilignes, arrondies ou tronquées en arc arrondi à leur extrémité, longues de 2 à 6 centimètres sur 2%%,5 à 5 millimètres de largeur, toutes égales entre elles et contiguës les unes aux autres.
Nervures une ou deux fois dichotomes, généralement bifurquées dès leur base, parallèles entre elles, espacées de 0"",15 à 0,25.
I a été trouvé dans les gites de charbon du Bas-Tonkin, mais presque exclusivement dans la région de Hongaÿ, d'assez nombreux échantillons de cette espèce, parfois sous la forme de fragments de frondes de près de 20 centimètres de longueur, la plupart incomplets, au moins vers lune de leurs extrémités, d’où lon peut inférer que ces frondes atteignaient, dépassaient même sans doute une trentaine de centimètres de longueur. Plusieurs de ces échantillons ont montré la base de la fronde, le rachis se prolongeant au delà des folioles les plus inférieures en un pétiole nu assez épais, de 3 à 4 centimètres de longueur, ainsi qu'on le voit sur la figure 6, PI. XLIX. Dans sa région inférieure et surtout dans sa partie nue, au-dessous des folioles les plus basses, le rachis se montre assez souvent marqué de ponctuations ou de cicatricules arrondies, visibles notamment sur cet échantillon fig. 6; peut-être correspondent-elles à l'insertion de poils écailleux plus ou moins épais.
À partir de la base, les folioles vont en s’allongeant peu à peu, puis dans la région moyenne de la fronde elles conservent sur une certaine étendue une longueur constante, pour aller ensuite en se raccourcissant graduellement en même temps qu'elles deviennent plus obliques sur le rachis; à l'extrémité de la fronde, le raccourcissement s'accentue brusquement, et les figures 4 et 5 montrent, au sommet, des folioles très courtes et fortement dressées,
Les folioles, tantôt normales ou presque normales au rachis, tantôt faisant avec lui des angles qui ne descendent guère au-dessous de 60°, sont, d'un bout à l’autre de la fronde, de largeur à peu près constante, égale le plus souvent à 3 millimètres ou 3"%,5; parfois, mais rarement, comme sur l'échantillon fig. 7, elles atteignent jusqu'à 5 millimètres de largeur. Elles sont toujours, sauf vers la base de la fronde, au moins cinq ou six fois et généralement huit à dix fois plus longues que larges. Les figures 4 à 6 de la
iemarques
paléontologique.
Planche XLIX montrent qu'elles sont tantôt assez brusquement tronquées au sommet en arc circulaire, tantôt plus largement arrondies. A leur base, elles offrent assez souvent un léger élargissement, marqué surtout du côté supérieur, mais limité au voisinage immédiat de linsertion, et par suite duquel chaque foliole recouvre sur une très faible étendue lextrème base de celle qui la suit, ce qui ferait croire parfois, comme on peut le remarquer sur la figure 6 a, à une contraction de la base en arc arrondi, du côté inférieur. Cet élargissement est, d'ailleurs, visible, au moins à la loupe, en divers points des figures 4 à 6, et à la partie tout à fait mférieure de la figure grossie 6 a. m'avait fait croire, sur certains fragments de frondes recueillis par M. Sarran à la galerie Léonice, à l'existence d’une très petite oreillette acuminée vers le haut, et comme en même temps le chevauchement des folioles à leur base les unes sur les autres leur donnait l'apparence d’être contractées et arrondies sur leur bord postérieur, j'avais cru avoir affaire à un Otozamiles, que j'avais signalé ®) comme me paraissant analogue à l'Otozam. brevifolius K. Braun ® des couches rhétiennes de Franconie. L'examen d'échantillons plus nombreux et mieux conservés m'a fait reconnaitre mon erreur.
Les nervures, généralement bien accentuées, partent du rachis au nombre de 8 à 12 à la base de chaque pinnule, mais elles se bifurquent immédiatement ou presque immédiatement, et quelquefois l'une des branches se bifurque à son tour à peu de distance; aussi les nervures, si exactement parallèles sur presque toute la longueur des folioles, semblent-elles un peu divergentes à leur origine, ainsi qu'on peut le constater sur la figure grossie 6 a. Assez souvent, la nervure la plus élevée, correspondant à la portion élargie de la base, vient buter presque immédiatement, après s'être bifurquée, contre le bord de cette portion élargie; d’autres fois elle se prolonge, ou sa branche inférieure tout au moins se prolonge plus ou moins loin, mais sans larder beaucoup à s'arrêter contre le bord supérieur du limbe. Les autres nervures se suivent en général jusqu'au sommet, la plupart d’entre elles demeurant simples sur toute leur longueur, quelques-unes cependant se bifurquant sous des angles très aigus; on en compte amsi de 18 à 28 sur chaque foliole, suivant la largeur du limbe, leur espacement relatif étant
généralement de 0", 15 à 0", 20.
® Zeïller, Bull. Soc. Geol. Fr., 3° sér., XIV, p. 578. ® Otopteris Bucklandi Schenk (non Brongniart sp.), Foss. El. der Grenzschichten, p. 139, pl. XXXI, fig. 2, 3; pl. XXXIIT, fig. 2, 3; pl. XXXIV, fig. 1-7.
Ainsi constitués, les échantillons dont je viens de parler me paraissent devoir être rapportés au Pteroph. æquale, chez lequel les folioles sont également tantôt normales et tantôt obliques sur le rachis et présentent souvent un élargissement basilaire bien accentué, ainsi que le montrent les figures publiées par M. Nathorst 1), avec une terminaison apicale tout à fait semblable.
Le Pteroph. æquale se rapproche de plusieurs des espèces du Trias supérieur qui viennent se grouper autour du Pteroph. Jægeri Brongniart®), mais celles-ci ont en général des frondes moins graduellement rétrécies vers le bas, et leurs folioles n’ont pas les bords aussi rigoureusement parallèles, se rétrécissant presque toujours un peu dans leur région inférieure avant de s'élargir pour s'insérer sur le rachis; la plupart d’entre elles présentent en outre à l'extrémité de leurs folioles une troncature plus brusque et souvent presque rectiligne.
Comparé au Pteroph. contiquum, le Pteroph. æquale se distingue aisément par ses folioles proportionnellement plus longues, à bords tout à fait droits, parallèles jusqu’au sommet, et par ses nervures sensiblement plus nombreuses et plus serrées. H diffère, d'autre part, du Pteroph. Bavieri par la largeur beaucoup plus grande de ses folioles, laquelle ne descend jamais à moins de 3 millimètres, ou, exceptionnellement et comme minimum, de 2,5,
Les seules observations que j'aie à formuler au sujet de la liste synonymique sont relatives aux doutes que j'ai cru devoir exprimer concernant certaines des figures publiées sous ce nom. Pour celle de la Æloran vid Bjaf (pl. XV, fig. 11), que M. Nathorst a du reste distinguée de la forme normale du Pteroph. æquale sous le nom de var. rectangulare, la grande largeur des folioles, très supérieure à celle que montrent les autres figures données par le même auteur et à celle des échantillons les plus développés du Tonkin, me porte à douter de l'identité spécifique et à me demander si cette variété ne devrait pas être rattachée plutôt au Pteroph. affine Nathorstf), qui diffère précisément du Pteroph. æquale par la largeur plus grande de ses folioles.
C'est pour la même raison que je regarde comme quelque peu douteuse
l'attribution, à cette espèce, de léchantillon de Toumoulou en Mongolie,
® Nathorst, F1. vid Bjaf, pl. XV, fig. 8, 9, fig. 6 a; FT vid Hôganäs och Helsingborg, Hôg. äldre, pl. Il, fig. 13; Hôg. yngre, pl. IL, fig. goLE.
® Heer, Flora fossiis Helvetie , p- 79-83, pl. XXX-XXXVI.
® Nathorst, FT. vid Bjuf, p.68, pl. XV, fig. 12-14.
Rapports
et différences.
Synonymic.
Provenance.
Description
; \ de 1 espece,
que lui a rapporté Schenk et dont les folioles, outre leur largeur un peu considérable, semblent assez fortement arquées en avant, ce qui ne se voit guere chez le Pteroph. æquale.
J'ajoute que je me suis abstenu d'inscrire dans la liste synonymique les figures publiées par Schenk, dans son étude sur la flore rhétienne du massif de lElbours, sous le nom de Pteroph. æquale, et dont l'attribution me parait, comme à M. Krasser, difficilement acceptable; je les ai, du reste, mentionnées plus haut comme me paraissant susceptibles d’être rapportées plutôt, mais non cependant sans quelque doute, au Pteroph. contiquum.
Le Pterophyllum œquale s'est montré assez répandu à Hongaÿ, aussi bien dans le système de Hatou que dans celui de Nagotna, particulièrement à Hatou, et à la vallée de l'OEuf, dans les travaux de la galerie Léonice.
Mines de Hongaÿ. Système de Hatou : Hatou, Grande couche et grand banc de schiste; mine Jauréguiberry. — Système de Nagotna : mine de Carrère, toit de la couche Marmottan; ivallée ‘orientale de l'OEuf, galerie Léonice.
Île Hongaÿ.
Quang-Yen, concession Sarran.
PTEROPHYLLUM BAVIERI n. sp.
PI. XLIX, fig. 1 à 3. A
Frondes à contour étroitement lancéolé, larges de 15 à 20 millimètres sur 15 à 20 centimètres de longueur et peut-être davantage; rachis large de 1°%,5 à 2 millimètres, marqué de courtes rides transversales plus ou mois rapprochées.
Folioles alternes ou subopposées, normales où presque normales au rachis, très étroites, linéaires, de quinze à vingt-cinq fois plus longues que larges, attachées : par toute leur base, souvent un peu élargies à leur insertion, principalement du côté antérieur, chacune empiétant un peu sur la base de celle qui la suit, à bords parallèles rectilignes où parfois très légèrement arques en avant, arrondies ou tronquées en arc arrondi à leur extrémité, longues de 7 à 25 millimètres sur o"%,5 à 1 millimètre de largeur, toutes égales entre elles et contiguës les unes aux autres.
Nervures simples ou bifurquées, peu nombreuses, espacées de. o2®,.»b nà
OO
Cette espèce est remarquable par l’étroitesse de ses folioles, parfois presque filiformes, qui donne à la fronde laspect d’un double peigne, comme on le voit notamment sur la figure 3, PL XLIX, surtout pour le fragment placé à droite et vers le haut de la figure; les folioles les plus larges, celles des plus grandes frondes, atteignent au plus 1 millimètre de largeur; tantôt le limbe est plan, tantôt il est quelque peu bombé. Ces folioles, exactement contiguës, se montrent souvent un peu élargies à leur base, comme celles de lespèce précédente, la portion élargie de chacune du côté antérieur masquant légèrement le bord postérieur de celle qui se trouve immédiatement au-dessus d'elle; c’est ce qu'on peut voir à la loupe vers le haut de la figure grossie 3 a ainsi que vers le haut de la figure 1. Au sommet, elles sont tantôt franchement arrondies, terminées en arc semi-circulaire, tantôt tronquées un peu obliquement, mais avec les angles arrondis.
On voit sur l'échantillon fig. 2 que les foliolés allaient en diminuant peu à peu de longueur vers le bas de la fronde, qui devait offrir un contour général étroitement lancéolé, plus étroit, semble-t1l, proportionnellement à la longueur, que chez le Pteroph. æquale; le rachis se prolongeait, comme chez ce dernier, en un pétiole nu au delà des folioles les plus inférieures. Aucun échantillon n’a offert la terminaison supérieure. Les figures 1 à 3 montrent en outre que les folioles étaient tantôt tout à fait normales au rachis et exactement rectilignes, tantôt faiblement obliques et parfois un peu arquées en avant; on voit même, sur l'échantillon fig. 1, que la disposition
verement variable sur une seule et même
à ce point de vue pouvait être léo
fronde.
Chaque foliole est parcourue par des nervures peu nombreuses, d'ordinaire bien visibles, quelquefois cependant peu discernables, qui parfois se bifurquent soit à leur base même, soit plus ou moins lom de leur origme, et parfois restent tout à fait simples ; leur nombre ne varie guère, semble-t-il, que de trois à six par foliole.
Cette espèce, tout en étant voisine du Pteroph: æquale par son port, comme par la forme de ses folioles, élargies à la base et plus où moins arrondies au sommet, en outre exactement conliguës les unes aux autres, ne saurait être confondue avec lui, à raison de leur extrême étroitesse.
Peut-être peut-on la rapprocher à cet égard des formes à folioles les plus étroites du Pteroph. contiguum, mais, chez celui-ci, la largeur des folioles
ne s'abaisse pas au-dessous de 1,5, tandis qu'elle ne dépasse pas 1 milli-
Remarque
paléontologiques.
aid
Rapports
et différences.
Provenance.
Description
de l'espèce.
iemarques
paléontolo;
iques.
mètre chez le Pteroph. Bavieri; au surplus, l'aspect général est bien différent chez ces deux espèces, les folioles étant infiniment plus courtes par rapport à leur largeur chez l'une que chez l’autre, au maximum cmq ou six fois plus longues que larges chez le Pteroph. contiquum, au minimum douze à quinze fois plus longues que larges chez le Pteroph. Bavieri.
En somme, je ne connais dans le genre Pterophyllum aucune espèce vraiment comparable à celle-ci comme étroitesse des folioles et offrant une apparence pectimiforme analogue; j'ai dû, en conséquence, lui imposer un nom nouveau, et J'ai été heureux de la dédier à M. Bavier-Chauffour, à l'obligeance de qui je dois la récolte et l'envoi de nombreuses empreintes des mines de Hongaÿ.
Le Pleroph. Bavieri n'a été observé jusqu'ici qu'à Hongaÿ, et seulement dans le système de Hatou : Hatou, mur et toit de la Grande couche, et grand banc de schiste.
Ecailles de Cycadinées.
Genre GYCADOLEPIS Saporra.
1874. Cycadolepis Saporta, Plantes jurass., Il, p. 200.
Écailles ou feuilles écailleuses généralement épaisses, à base plus ou moins élargie, à contour tantôt lancéolé, tantôt triangulaire allongé, à surface souvent assez fortement ridée, parfois munies sur leurs bords de poils plus ou
moins raides.
CYCADOLEPIS CORRUGATA n. sp.
PI. L, fig. 1 à 4; PI. XLIV, fig. 1 (à gauche).
Écailles à contour lancéolé, longues de 3 à 5 centimètres, larges vers leur milieu de 10 à 18 millimètres, plus ou moins rélrécies vers leur base, terminées au sommel en pointe aiguë, parcourues dans leur région axiale et sur une largeur variable par des stries longitudinales plus ou moins accentuées, marquées en outre de rides transversales légèrement sinueuses, anastomosées en mailles de o®,75 à 2 millimètres de largeur sur 0"%,50 à 1 millimètre de hauteur, qui vont en diminuant vers les bords du limbe.
Les figures 1 à / de la Planche L reproduisent quelques-unes de ces
écailles, plus ou moims incomplètes, mais dont les unes montrent leur som-
met effilé en pointe aiguë, et les autres leur partie inférieure graduellement rétrécie et ne mesurant plus que 4 à 8 millimètres à lextrémité qui doit correspondre à l'insertion; cette base d'insertion est, notamment, très bien conservée sur l'échantillon fig. 1, PI. XLIV, vers le bas à gauche. Les stries longitudinales qui parcourent la région axiale paraissent dénoter l'existence d’un large faisceau libéroligneux. La surface est en outre fortement ridée ou plissée en travers, ce qui donne à penser que ces écailles devaient être assez épaisses et charnues; on voit sur les diflérentes figures, en particulier sur la figure grossie 4 a, que ces rides s’anastomosent en un réseau irrégulier, à mailles d'autant plus réduites qu'elles sont plus rapprochées des bords de l'organe.
I reste parfois à l'intérieur de ces mailles des fragments assez épais de lame charbonneuse, dont on aurait pu se demander s'ils ne correspondaïent pas à des organes, tels peut-être que des sacs polliniques, fixés à la surface de ces écailles. J'ai traité successivement par les réactifs oxydants, puis par lammoniaque, quelques-uns de ces fragments; mais je n'ai obtenu que des lambeaux de cuticule en mauvais état, sans aucune trace de grains de pollen. Je ne doute pas que , si l’on avait eu réellement affaire à des écailles provenant d'inflorescences mâles et ayant porté des sacs polliniques, on aurait obtenu ainsi des grains de pollen plus ou moins abondants, de même qu'on met en liberté, par ce mode de traitement, les spores contenues dans les sporanges des Cryptogames vasculaires. Il est probable, au surplus, que des sacs polhiniques, s'il en avait existé, auraient offert des contours nettement définis et auraient été directement et immédiatement reconnaissables. En tout cas, le résultat négatif de l'essai chimique concorde avec l'apparence même de ces échantillons pour attester qu'il ne s’agit là que d’écailles gemmaires, ou peutêtre d’écailles ou de bractées entourant ou avoisinant une inflorescence.
Ainsi que je lai dit plus haut, ces écailles se montrent le plus souvent associées à des frondes de Pterophyllum (Anomozamites) inconstans, parüculièrement sur les plaques de schiste de la vallée orientale de lOEuf (PI. XLIV, fig. 1); en même temps leur mode d’ornementation ne laisse pas de rappeler les plis transversaux qu'on observe sur le rachis de ces frondes. Je serais d’autant plus porté à penser qu’elles appartiennent à cette espèce, que M. Nathorst en a observé de tout à fait analogues, bien que plus étroites et à contour plus linéaire, accompagnant dans les couches rhétiennes de Bjuf les frondes d’une petite forme spécifique d’Anomozamites, et parfois prolongées à leur partie
FLORE DU TONKINX. F 26
IMPRIMERIE NATIONALE
Rapports
et différences.
Provenance.
Description
de l'espèce.
Remarques
paléontologiques,.
supérieure en une fronde normale); les plus étroites d’entre elles ne sont autre chose que les bractées externes des'inflorescences de Williamsonia anguslifolia, et peut-être les écailles que je viens de décrire représenteraient-elles également les bractées d’inflorescences analogues. Cependant leur forme plus élargie et plus courte me porte, ainsi que leur consistance charnue, à voir plutôt en elles des écailles gemmaires, mais sans pouvoir, bien entendu, rien afirmer à cet égard.
Le Cycadolepis granulala, qui va ètre décrit, parait, si mcomplet que soit le principal échantillon, offrir une forme générale assez analogue à celle du Cycadolepis corrugata, mais ils ne peuvent être confondus lun avec l'autre, les très fines fossettes que présente à sa surface le Cycadolepis granulata étant tout à fait différentes des mailles irrégulières, beaucoup plus grandes, produites par lanastomose des rides chez le Cycadolepis corrugata.
Ces écailles n’ont été rencontrées jusqu'à présent qu'à Hongaÿ, et seulement
dans le système de Nagotna : mine de Carrère, toit de la couche Marmottan,
Loit de la couche Chater ; vallée orientale de lOEuf, galerie Léonice.
CYCADOLEPIS GRANULATA n. sp.
PI. L, fig. 5.
fcaille très épaisse, à contour lancéolé, large de 20 millimètres, longue d'environ 4 centimètres, faiblement rétrécie vers la base, atténuée en pointe vers le sommet, marquée sur toute sa surface, à l'exception des bords, de petiles fosseltes ponctiformes contiquës entre elles.
L'échantillon représenté fig. 5, PL L, est constitué par une lame charbonneuse déchirée transversalement à la partie inférieure et dont la tranche offre dans la région médiane une épaisseur d’un millimètre, qui va en s’atténuant peu à peu vers les bords : on a donc affaire là à un organe charnu très épais. Le contour en est incomplet, du moins du côté droit, où le bord fait défaut, par suite d’une cassure longitudinale; mais ce qu’on en voit, tant du oion supérieure droite, dénote une forme générale
lancéolée ou ovale-lancéolée, atténuée en pointe vers le haut; le sommet lui-
côté gauche que vers la ré
même n'est pas conservé. La région marginale, évidemment plus mince, est lisse sur 2%%,5 à 3 millimètres de largeur, mais légèrement plissée transver-
OA. G. Nathorst, Beiträge zur Kenntnis einiger mesozoischen Cycadophyten, p. 12, DIFALe
fie. 28-35.
salement; tout le reste de la surface est finement chagrmé, marqué de petites fossettes arrondies ou polygonales, de 0,25 à o, 35 de diamètre, exactement contiguës. Le fond de ces fossettes est, d’ailleurs, parfaitement lisse, et elles ne correspondent certainement à l'insertion d'aucun organe, pas même, ‘semble-t-il, de poils ou d’écailles.
Un autre fragment d'aspect identique a été recueilli à File du Sommet Buisson, mais il est plus incomplet encore et n’ajoute rien aux renseignements fournis par l'échantillon figuré.
La forme générale que présente celui-ci, etles analogies qu'il offre avec le Cycadolepis corrugata, notamment par les plis transversaux qu’on voit sur ses bords, ne me permettent pas de douter qu'il s'agisse là d’un organe de mème nature, c’est-à-dire d’une écaille, probablement gemmaire, de Cycadinée.
Ainsi que je viens de le dire , le Cycadolepis granulata ressemble au Cycadolepis corrugata par sa forme, moins rétrécie cependant, semble-t1l, vers le bas, et par les plis transversaux de sa région marginale; les fossettes mêmes qui le caractérisent ne laissent pas de rappeler les mailles que circonscrivent, chez l'espèce précédente, les rides sinueuses qui en sillonnent la surface ; mais ces fossettes sont beaucoup plus petites et se présentent en creux sur l'organe luimême, tandis que, chez le Cycadolepis corrugata, les mailles se présenteraient en relief, séparées par des rides en creux, si lon avait affaire à l’écaille ellemême et non à l'empreinte laissée par elle sur la roche.
Les deux seuls échantillons jusqu'ici observés de cette espèce ont été trouvés, lun à Kébao, à la mine Rémaury, et l’autre à l'ile du Sommet Buisson, dans la galerie Jean.
CYCADOLEPIS cf. VILLOSA Saporta.
PI. L, fig. 6.
1874. Gycadolepis villosa Saporta, Plantes jurass., p. 201, pl. GXIV, fig. 4. 1886. Cycadolepis Zeiller, Bull. Soc. Geol. Fr., XIV, p. 461, pl. XXV, fig. 4.
Écaille à contour triangulaire allongé, large à la base de 3 millimètres, longue de 25 millimètres, cffilée au sommet en pointe aiguë, marquée de rides transversales sinueuses anastomosées et de quelques stries longitudinales, munie sur les bords de poils raides, étalés-dressés, longs de 3 à 5 millimètres.
Cette écaille, tout à fait du même type que celles qu'a figurées Saporta, parait avoir été formée d’un axe assez épais, à en juger notamment par les rides
Rapports et différences.
Provenance,
Description
de l'espèce.
Remarques
paléontologiques.
assez fortes qu'il présente et qui ne laissent pas de rappeler celles du Cycadolepis corrugata. Les bords en sont garnis de poils dressés, visiblement assez raides, parfois légèrement arqués en avant; un examen attentif montre du reste que ces poils s'inséraient non seulement sur les bords mêmes de l'organe, mais sur une partie au moins de sa surface, à l'exception peut-être de sa région médiane.
Ce type spécifique d’écaille, bien distinct des deux précédents à la fois par sa forme triangulaire allongée et par les poils qui se dressent sur ses bords, ne diffère guère du Cycadolepis villosa Saporta du Kimméridien d’Orbagnoux que par ses dimensions un peu moindres; cependant, chez ce dernier, le corps de l'écaille est plus nettement strié en long et ne présente pas de rides transversales; 1l appartient en outre à un niveau géologique notablement plus élevé; aussi, tout en rapprochant léchantllon du Tonkin de lespèce décrite par Saporta, n'ai-je pas cru pouvoir le lui identifier formellement.
Feistmantel a décrit, d'autre part, sous le nom de Cycadolepis pilosal), une écaille très analogue également à celle que représente la figure 6 de la Planche L; 1l en indique la surface comme ponctuée, ce qui ÿccentuerait la ressemblance avec cette dernière; mais elle parait différer de celle-ci par sa forme générale beaucoup plus allongée et par sa plus grande longueur; elle provient d’ailleurs aussi d’un niveau plus élevé, à savoir, de la formation oolithique de Cutch.
Le seul échantillon de ce type qui ait été observé dans la formation charbonneuse du Tonkin a été recueilli par M. Jourdy dans la baie de Hongaÿ, à
l'ile du Sommet Buisson. -
Salisburiées.
Genre BAIERA EF. Braun.
1813. Baiera F. Braun, Münster's Beitrage, VI Heft, p. 20. Feuilles profondément palmatilobées, plus où moins rétrécies en coin à leur base, munies d’un pétiole de longueur variable, à limbe divisé en seg-
ments linéaires rayonnants, plus ou moins étroits, d'ordinaire plusieurs fois
dichotomes.
& Fossil Flora of the Gondwana System, IF, pt. 1, p. 51, pl. VIE, fig. 5.
D © Qt
BAIERA GUILHAUMATI n. sp.
PI. L, fig. 16 à 19.
Feuilles cunéiformes, à pétiole gréle de longueur variable, à limbe de 2 à 5 centimètres de longueur, rétréci à la base suivant un angle de 30° à 90°, divisé en deux moitiés, dont chacune partagée par des dichotomies successives en trois à six segments de 1 millimètre à 2"",5 de largeur, obtusément aiqus au sommet.
Les figures 16 à 19 de la Planche L représentent les principaux échantillons de cette espèce, dont les trois premiers, fig. 16 à 18, se sont trouvés, avec quelques autres plus fragmentaires, sur une même plaque de schiste provenant du mur de la couche Bavier. Les dimensions de ces feuilles, ainsi que louverture angulaire du limbe, sont assez variables, certaines feuilles, les plus petites, ne mesurant que 2 centimètres de longueur du sommet du pétiole à l'extrémité des segments, tandis que d’autres dépassent 4,5 et approchent de 5 centimètres : la largeur et le degré de division des segments varient avec leur longueur, ceux des plus petites feuilles n'ayant que 1 millimètre de largeur, tandis que ceux des plus grandes atteignent 2"", 5, cette largeur étant mesurée dans la partie libre, au delà des dernières bifurcations, car, au-dessous des bifurcations, la largeur est naturellement plus grande, ainsi qu'on le remarque notamment sur les figures 17 et 18. En général, chaque moitié du limbe se bifurque une première fois à une distance du sommet du pétiole variant de 5 à 10 millimètres, et chaque branche se divise à son tour un peu plus loin en deux segments simples, de sorte que le nombre de ces segments est au total de huit; mais quelquefois l’une ou l’autre des deux premières branches parait demeurer simple, comme on le voit dans la moitié gauche de la figure 16: inversement, les segments issus de l’une ou de l'autre de ces branches peuvent se bifurquer à leur tour, comme on le voit vers le bas de la figure 19 pour l'un des segments appartenant à la feuille qui s'étale en rayonnant sur la partie gauche de l'échantillon. Le nombre total des segments peut ainsi varier de six à dix, ou peut-être douze; il semble en tout cas, d’après les échantillons observés, que cette double bifurcation des segments de second ordre n'ait jamais lieu que sur une partie d’entre eux. Enfin les segments peuvent être plus ou moins rapprochés ou plus ou moins divergents, l'ouverture angulaire du limbe
étant parfois à peine de 30°, comme sur l'échantillon fig. 17; d'autres fois
Descript ion
de l'espèce.
Remarques
paléontologiques.
Rapports
el différences.
Provenance,
de 70° à 80°, comme sur l'échantillon fig. 16, ou même de go° ainsi que l'indique la divergence des segments extrêmes de la feuille de gauche de la figure 19, dont le segment de droite le plus éloigné du milieu suit le bord inférieur de l'échantillon, et dont les deux moitiés devaient être inscrites à la base dans un angle à peu près droit.
La nervation est d'ordinaire assez peu nette; l'échantillon fig. 17 offre cependant, comme,on peut le voir sur la figure grossie 17 a, des nervures bien visibles, divisées par dichotomie et espacées de o"",6 à 0"%,8; 11 semble que sur les derniers segments le nombre des nervures soit, suivant la largeur, tantôt de trois et tantôt de deux; dans ce dernier cas, les nervures sont un peu plus rapprochées des bords que du milieu.
Cette espèce est manifestement voisine du Baïera gracilis Bean (sp.)") de l'Oolithe inférieure du Yorkshire, dont les feuilles les moins divisées présentent un aspect général très analogue , mais qui offre des dimensions plus grandes et surtout des segments plus larges en même temps que terminés au sommet en pointe plus aiguë; en outre, le nombre total des segments est souvent beaucoup plus élevé, et la feuille forme alors l'éventail complet, avec les deux moitiés du limbe divergeant à la base avec leurs bords inférieurs à 180° l'un de l'autre.
Quelle que soit l'affinité, 11 n’y a donc pas identité spécifique, et l'espèce recueillie au Tonkin se trouvant inédite, je me suis fait un plaisir de la dédier à M. Guilhaumat, ingénieur-conseil de la Société française des charbonnages du Tonkin, à lobligeance de qui je dois l'envoi d’un si grand nombre d’échanüllons intéressants et la communication de si utiles renseignements sur les mines de Hongaÿ.
Le Baiera Guilhaumati n'a été observé jusqu'ici qu'à Hongaÿ, et seulement dans le système de Nagotna : mine de Nagotna, sans autre spécification de provenance pour l'un des échantillons, et mur de la couche Bavier pour les
autres.
:Bunbury, Quart. Journ. Geol. Soc., VIT, p. 182, pl. XIT, fig. 3. — Saporta, Plantes jurass., IT, p. 277, pl. CLVIT, fig. 4; pl. CLVIT, fig. 1-3. — Seward et Gowan, Ann. of Bot., XIV, p- 140,154, pl. X, fig. 68. — Seward, Jurassic Flora, pt. 1, p. 263, pl. IX; fige 3,15:
Conifères.
I n'a été trouvé dans les gites de charbon du Bas-Tonkin aucune empreinte d'organes végétatifs, feuilles ou rameaux, susceptibles d’être rapportés aux Conifères 1), à moins toutefois qu'il faille leur attribuer, comme étant des fragments de rameaux à feuilles charnues, les empreintes problématiques de la figure 20, PI. L; mais cela me semble infiniment peu probable, ainsi que Je le dirai plus loin, et lon pourrait croire que les Conifères faisaient défaut dans la flore de la région, si l'on n'avait rencontré dans ces mêmes gisements, d’une part, un fragment de bois à structure conservée du type Araucarioxylon, d'autre part, des cônes de fructification, dont lun au moins est certainement un cône femelle de Comfère et offre des caractères assez nets pour servir de base à l'établissement d'un genre nouveau. Les autres cônes ne montrent que leur surface extérieure et, en l’absence de renseignements sur leur constitution interne, 1l est impossible de se rendre compte s'ils doivent être rapportés aux Cycadimées ou aux Conifères; je les décrirai un peu plus loin sous le nom générique de Conites, qui ne préjuge rien sur leur place systématique ; mais 1l est possible, à en juger par l'apparence qu'ils présentent, qu'une partie au moins d’entre eux appartiennent également aux Conifères, qui seraient alors représentées par plusieurs formes bien distinctes.
Dans tous les cas, l'existence de végétaux de cette classe dans la flore des gites de charbon du Bas-Tonkin est dès maintenant indiscutable, et il peut paraitre assez singulier qu'on n'ait pas Jusqu'à présent trouvé les rameaux feuillés qui leur correspondaient ; peut-être, s'ils n'étaient garnis que de feuilles courtes, peu apparentes, n'ont-1ls pas fixé l'attention au même degré que les frondes de Fougères où de Cycadinées ou les tiges d'Équisétinées ; mais il est cerlain qu'ils doivent être pour le moins d’une extrème rareté, puisqu'il ne s'en est rencontré de fragments sur aucun des échantillons, si nombreux cependant, que J'ai eus entre les mains. I se peut, au surplus, que les Conifères aient été
cantonnées à quelque distance des bassins de dépôt, et que leurs débris ne
® J'avais signalé en 1886 certaines empreintes, recueillies par M. Sarran dans la région de Hatou, comme des feuilles aciculaires appartenant peut-être au genre Schizolepis (Bull. Soc. Geol. Fr., XIV, p. 579, 580); j'ai reconnu depuis lors qu'il ne s'agissait là que de feuilles plus ou
moins fragmentaires de Schizoneura Carrerei.
Remarques
paléontologiques.
soient parvenus qu’exceptionnellement jusqu'à ces bassins; dans ce cas, les cônes, plus coriaces et plus résistants que les rameaux végétatifs, auraient eu sans doute plus de chances que ces derniers d'y arriver et de nous être conservés à peu près intacts, ce qui expliquerait la présence des uns à lexclusion des autres. Il est d’ailleurs permis d'espérer que des découvertes ultérieures pourront nous fournir quelque jour, en ce qui regarde ces rameaux, les
renseignements qui nous font actuellement défaut.
Genre TRIOOLEPIS nov. gen.
Cônes femelles allongés, à écailles peu épaisses, plus où moins dressées, portant chacune trois graines fixées sur leur face supérieure à peu de distance
de la base d'insertion.
TRIOOLEPIS LECLEREI n. sp.
PI. L, fig. 15 (Conites Leclerei\; PA, F (ci-après), fig. 2.
Cône cylindrique arrondi à la base, de 3 centimètres de diamètre sur plus de 10 centimètres de longueur, composé d’écailles peu épaisses, imbriquées, dressées presque verticalement, à contour ovale-linéaire, larges de 6 à 7 millimètres, longues de 12 à 15 millimètres, rapidement contraclées au sommet en une pointe obluse, à surface marquée de plis longitudinaux plus ou moins accusés, et portant sur leur face supérieure trois graines ovoides allongées, de 5 millimètres environ de longueur sur 1,5 de largeur, placées au voismage de la base d'insertion.
L'échantillon reproduit sur la figure 15 de la Planche L offre l'empreinte en creux d’un grand cône cylindrique, malheureusement incomplet du côté supérieur, formé d’écailles faiblement convexes en dehors, disposées en séries obliques et paraissant assez étroitement appliquées sur la surface cylindrique qui le limite ; 1l y a lieu de penser que, se détachant de l'axe du cône sous un angle plus ou moins ouvert, elles se redressaient rapidement suivant une direction à peu près verticale; c'est, du reste, ce que lon constate directement sur les écailles de la région inférieure de l'échantillon, qui montrent à leur base une Imcurvation assez accentuée. Elles affectent, dans leur portion redressée, un contour ovale-linéaire, leurs bords latéraux divergeant faible-
ment depuis la base Jusque vers les deux tiers de la longueur, puis s'mfléchissant
rapidement vers le sommet, qui se termine en pointe obtuse. I est facile de constater qu'elles ne devaient être que médiocrement rapprochées les unes des autres et qu’elles ne se recouvraient que sur une portion assez limitée de leur surface : autrement, leurs contours n'apparaitraient pas avec autant de netteté et sur une aussi grande étendue.
Ces écailles paraissent avoir été relativement minces, car la lame charbonneuse qui les représente, et qui subsiste, en partie du moins, sur quelques-unes d’entre elles, ne mesure qu'une faible épaisseur. Elles se montrent marquées de plis longitudinaux peu nombreux, plus ou moins continus, faiblement saillants, à peu près parallèles à leurs bords {voir la figure grossie 1 5 a, PL L), un peu plus visibles, à ce qu'il semble, sur l'empreinte laissée par elles sur la roche que sur la lame charbonneuse elle-même, d’où il résulte que ces plis devaient être plus accusés sur la face externe que sur la face interne de l'écaille.
Enfin, sur quelques points de l'échantillon où la région inférieure de certaines écailles est demeurée conservée sous forme de lame charbonneuse, un examen attentif m'a fait découvrir sur celle-c1 des empreintes ovoides allongées, très légèrement déprimées, à contour bien délimité, mesurant 5 millimètres environ de longueur sur 1%, 5 à 1"%,7 de largeur, indiquant, à n’en pas douter, la présence de graines fixées sur la face interne des écailles, un peu au-dessus de leur base. Sur la moins incomplète de ces écailles, on distingue nettement la place de deux graines, l’une presque contiguë au bord latéral et très voisine de la base, l’autre un peu plus éloignée de la base et placée sur l'axe même de l’écaille ; de l’autre côté de celle-ci devait exister nécessairement une troisième graine symétrique de la première ; mais la lame charbonneuse manque dans la région où elle devrait se trouver. Sur une autre écaille, la lame charbonneuse est conservée sur toute la largeur, mais seulement à l’extrème base et sur une très faible longueur, monirant l'extrémité inférieure des deux graines basilaires, tandis qu'on ne voit rien de la graine médiane. L'examen des diverses parties de l'échantillon ne laisse d’ailleurs aucun doute sur la présence de ces trois graines, plusieurs écailles offrant parfois une seule et parfois deux d’entre elles; il semble que la place de la graine médiane ait été très légèrement variable, tantôt un peu plus rapprochée et tantôt un peu plus éloignée de la base, mais toujours comprise dans sa région inférieure entre les bords supérieurs des deux graines basilaires.
I ne parait pas douteux que les graines elles-mêmes aient été détachées, et que lon n'ait sous les yeux que leurs emplacements, marqués par une légère
FLORE DU TONKIX\. 27
IMFRIMERIE NATIONALE,
dépression à fond plat, à surface très finement chagrinée, et à contour nettement délimité ; il n'existe latéralement aucune trace pouvant indiquer la présence d’une aile, et l’on peut conclure que ces graines n'étaient pas ailées.
Les figures grossies de la Planche F (fig. 2) reproduisent, du reste, ces détails, qui m'avaient échappé au premier examen et qui ne se distinguent que très imparfaitement sur les figures 15 et 15 à de la Planche L, bien qu'on puisse, à la loupe, reconnaitre pourtant sur la figure 15, à 8 centimètres au-dessus de sa base et à 15 millimètres du bord de droite, deux de ces graines situées sur une même écaille; de même à la parte inférieure droite de la principale écaille de la figure 15 a, on peut voir, sur ce qui reste de la lame charbonneuse, la moitié inférieure du contour elliptique correspondant à l'une de ces graines.
On a donc affaire là à un cône à écailles polyspermes, portant des graines sur leur face supérieure, c'est-à-dire offrant les caractères essentiels d’un cône de Comfère. Au surplus, l'aspect général, la forme cylindrique qu'il présente, le peu d'épaisseur de ses écailles, étaient de nature à faire songer à une Conmifère beaucoup plutôt qu'à une Cycadinée, et si léchantilion eût été recueilli à un niveau plus élevé, dans le Tertiaire par exemple, on eût à peme hésité à le rapprocher des Abiétinées et plus particulièrement des Picea, parmi lesquels on. pourrait trouver des formes à beaucoup d'égards analogues. Mais tout en étant frappé de cette ressemblance apparente, le premier examen que j'en avais fait ne m'y ayant révélé aucun détail caractéristique de structure, 11 m'avait paru préférable de n’en pas préjuger attribution et de le classer simplement sous le nom générique largement compréhensif de Conites. La constatation que J'ai faite, postérieurement à l'impression des légendes explicatives de l'Atlas de planches, de la présence de graimes sur la face supérieure des écailles ne me permet plus aujourd'hui d’hésiter sur son classement, et la disposition de ces graines, réunies par trois à la base de chacune des écailles, me parait constituer un caractère assez net, Joint à la forme allongée du cône et au peu d'épaisseur relative de ces écailles, pour justifier la création d’un nouveau nom générique.
Il est malheureusement impossible de fixer la position systématique de ce genre dans la classe des Comifères, l'examen de l'échantillon ne fournissant aucun renseignement certain sur la constitution même des écailles, c'est-à-dire sur les rapports qui existaient entre la bractée-mère et l'écaille ovulifère; on observe cependant, sur quelques écailles, vers le üers supérieur de leur lon-
gueur, une sorte d'épaississement suivant un contour général ogival, légère-
ment incisé et comme trilobé (voir les écailles de la figure 2, PL F, en x; voir également, sur la figure 15, PI. L, l’écalle située à l'extrême base du cône, immédiatement à droite de l'axe), qu'on serait tenté de considérer comme correspondant au bord terminal d'une écaille ovulifère, soudée à la bractée-mère et assez largement dépassée par elle, disposition qui serait de nature à faire ranger ce cône parmi les Araucariées ; il trouverait alors naturellement sa place dans cette famille à côté du genre Cunninghamia, qui offre également des écailles peu épaisses, avec trois graines sur chacune d'elles; mais on ne saurait affirmer que telle soit réellement la constitution de ce cône, cet épaississement apparent n'étant pas assez constant ni assez nettement accusé pour qu'on puisse être sûr qu'il n’est pas accidentel et qu'on a bien affaire là à une écaille ovulifère soudée à la bractée-mère. I serait possible, en effet, que les écailles de ce cône, telles qu'on les voit sur l'échantillon de la figure 15, ne représentassent que des écailles ovulifères et que, comme chez les Abiétinées, 11 y eût mdépendance de l’écaille ovulifère et de la bractée-mère, et en outre avortement ou notable réduction de cette dernière. Il faut donc, comme pour divers autres cônes fossiles, se borner à classer cet échantillon parmi les Conifères, sans pouvoir en préciser plus étroitement les affinités.
Ce cône ne me parait susceptible d’être rapproché d'aucun de ceux qui ont été observés jusqu'ici sur le même niveau géologique. Peut-être cependant pourrait-on lui comparer un cône de Bjuf M), malheureusement très 1mparfaitement conservé, mais qui lui ressemble un peu comme taille et comme forme générale, et dont les écailles, également assez minces, d’après la descripüon de M. Nathorst, se montrent aussi marquées de plis ou de stries à peu près parallèles à leur axe longitudinal ; mais ces stries semblent plus rapprochées que les plis des écailles du Trioolepis Leclerei, et de plus elles divergent et s'incurvent légèrement vers l'extérieur, ce qui n’a pas lieu chez ce dernier; le cône de Bjuf parait, en outre, avoir été plus épais et avoir eu les écailles plus serrées et plus étroitement imbriquées; il ne semble donc pas qu'il puisse y avoir identité spécifique. En tout cas, la constitution même du cône figuré par M. Nathorst demeurant inconnue, et la forme même de ses écailles étant indiscernable, il est impossible de préjuger les rapports qu'il pourrait avoir, au point de vue générique, avec celui que Je viens de décrire, et Je ne le mentionne ici que pour mémoire.
® A. G. Nathorst, Floran vid Bjaf, p. 111, pl. XXV, fig. 1-4.
Rapports et différences.
Provenance.
L'espèce que Je viens de décrire n’est représentée que par un seul échan- Uüllon, recueilli à Kébao, sans spécification plus précise de la provenance, par M. Leclère, Ingénieur en chef au Corps des Mines, à qui je me suis fait un plaisir de la dédier.
Peut-être cependant faudrait-il lui rapporter également une autre empreinte, très fragmentaire, récoltée à Gia-Ham, près Hatou, par M. Sarran, qui montre une portion de cône également cylindrique, à écailles dressées et peu épaisses; ces écailles semblent, 1l est vrai, plus étroitement imbriquées et moins nettement plissées en long, mais l'échantillon est trop incomplet et la conservation en est trop imparfaite pour qu’on puisse se prononcer avec cerülude pour ou contre l'identité spécifique.
Cônes de Gymnospermes.
Genre CONITES SrerxBerc.
1821. Conites Sternberg, Ess. KT. monde prim., 1, fasc. 3, p. 4o; fase. 4, p. xxxIx. Seward, Wealden Flora, pt. 11, p. 113.
Cônes de forme ovoide où cylindrique, formés d’écailles plus ou moins saillantes, parfois plus ou moins imbriquées, mais n’offrant pas de caractères suffisamment précis pour qu'il soit possible de reconnaître s'ils appartiennent aux Cycadinées ou aux Conifères.
Ainsi que je lai dit un peu plus haut, il a été trouvé dans la formation charbonneuse du Bas-Tonkin, en outre du Trioolepis Leclerei, quelques cônes qui appartiennent évidemment soit à des Cycadinées, soit à des Conifères, mais sans qu'il soit possible de déterminer à laquelle de ces deux classes ils doivent être rapportés, la constitution interne en étant indiscernable, tout : au moins en ce qui regarde les détails dont l'observation serait indispensable à cette détermination. Certains d’entre eux, en particulier ceux qui sont représentés sur les figures 10 à 12 de la Planche L, offrent plutôt, au premier coup d'œil, lapparence de cônes de Conifères que de cônes de Cycadinées, mais on ne saurait évidemment se fier aux caractères tirés du seul aspect extérieur, et il est clair qu'en l'absence de renseignements sur leur
consiitution on doit s'abstenir de trancher la question de attribution en
faveur de lune plutôt que de l'autre des deux classes de Gymnospermes entre lesquelles il y aurait à faire un choix. Aussi ai-je réuni ces cônes, suivant l'exemple de M. Seward, sous le nom générique largement compréhensif employé par Sternberg dès 1826 pour toute une série d'échantillons de nature et de provenance diverses, dont les uns étaient incontestablement des strobiles de Conifères, tandis que d’autres étaient signalés par lui comme paraissant devoir appartenir plutôt aux Cycadinées.
H n’est pas inutile d'ajouter que sous ce nom de Coniles peuvent se trouver comprises, le cas échéant, aussi bien des inflorescences mâles que des inflorescences femelles, les caractères extérieurs ne permettant pas toujours de se
rendre compte si l'on a affaire aux unes ou aux autres.
CONITES CHARPENTIERI n. sp.
PI. L, fig. 13, 14, 9 (Conites sp.).
Cônes ovoides plus ou moins allongés, larges de 18 à 20 millimètres sur 30 à 35 millimètres de longueur, composés d'écailles disposées en séries obliques, terminées en un écusson saillant affectant la forme d'une pyramide ou d'un tronc de pyramide à base plus ou moins hexagonale de 2"",5 à 3 millimètres de diamètre.
Les figures 13 et 14 de la Planche L représentent les deux échantillons sur lesquels j'établis cette espèce; l'un, celui de la figure 14, montre un cône
presque complet, la courbure des contours latéraux annonçant le voisina
ge du sommet et dénotant une forme générale ellipsoidale; les écailles sont exactement contiguës, limitées chacune par un contour hexagonal quelque peu irrégulier, offrant deux côtés à peu près verticaux et constituant la base d'une protubérance pyramidale à arêtes généralement mousses. L'autre échanüllon, fig. 13, qui provient de la même plaque, ne consiste qu’en un fragment de cône, à écailles en parties disjointes, mais bien conservées; quelques-unes de celles-ci présentent une sorte de léger bourrelet marginal ou un étroit replat encadrant la base de la protubérance pyramidale, laquelle se lermine tantôt en une pointe mousse, tantôt en une troncature plane à contour hexagonal.
L'aspect de ce cône, avec ses écailles disposées en files obliques et terminées en une pyramide parfois tronquée, à base plus ou moins hexagonale, ne laisse pas de rappeler celui des cônes femelles de diverses espèces vivantes
de l'espèce.
Remarques paléontologiques.
d'Encephalartos, à cela près toutefois que les dimensions de toutes les parties sont beaucoup plus petites. Mais cette ressemblance purement extérieure ne suffit évidemment pas pour permettre d'affirmer qu’on ait affaire là à un cône de Cycadinée, la structure interne demeurant inconnue.
Quelques échantillons des mêmes gisements ont offert, il est vrai, des cônes de même grandeur et à peu près de mème forme, fendus en long suivant l'axe, tel que celui de la figure 9, PL L. L'un de ces échantillons, recueilli par M. Sarran dans ses recherches du périmètre Émile, près de Dong-Trieu, montre d'un côté une portion de section longitudinale identique à celle de la figure 9, mais moins bien conservée, tandis que sur le reste de son étendue 1l offre l'empreinte en creux laissée sur la roche par la surface externe du cône; or, le moulage de cette empreinte m'a fourmi un relief absolument semblable à léchantillon fig. 14, avec des écailles terminées en un écusson pyramidal à base à peu près hexagonale, à arêtes plus où moins mousses, à sommet paraissant parfois légèrement tronqué. J'ai pu ainsi reconnaitre ces échantillons vus en section longitudinale comme appartenant à la même espèce que les échantillons des figures 14 et 13; malheureusement, aucun d’entre eux n’est assez bien conservé pour qu'on puisse en discerner clairement la structure interne. On y reconnait un axe de 2,5 à 3 nullimètres de diamètre, portant, ainsi qu'on peut le voir sur la figure 9, des cicatrices ou plutôt des saillies ponctiformes disposées en files obliques et correspondant aux points d'attache des écailles. Celles-ci sont insérées à peu près normalement à l'axe, sauf vers les extrémités, où elles sont dirigées plus obliquement ; elles semblent formées d’un axe quelque peu renflé à la base, plus étroit ou peut-être aplati transversalement dans sa région moyenne, puis ” s'épaississant à son extrémité libre correspondant à l'écusson terminal; mais il est impossible de reconnaître avec certitude la présence de graines, bien qu'il ne semble pas douteux qu'on ait aflaire ici à des cônes femelles. Le renflement basilaire de l’écaille, tel qu'on lobserve en quelques points, particulièrement sur l'échantillon fig. 9 (voir la figure grossie 9 «, vers le haut), pourrait faire croire à la présence d’une graine ovoïide fixée sur l’écaille elle-même suivant son axe et faisant plus ou moins corps avec elle, de manière à rappeler la constitution des cônes d’Araucariées. Sur d’autres échantillons, au contraire, ou même simplement sur d’autres points de l'échantillon fig. 9, on observe, au voisinage de l'extrémité libre de l’écaille, tantôt des restes charbonneux
plus épais, tantôt une empreinte ovoide en creux, qui sembleraient corres-
pondre à la présence de graines fixées le long des écailles et peut-être attachées par paires contre le renflement terminal, une de chaque côté de l'axe, comme chez les Zamiées. Je ne serais pas éloigné de croire qu'il en est réellement amsi et que, comme pouvait le donner à penser l'analogie de l'aspect extérieur avec celui des cônes d'Encephalartos, ces cônes appartiennent bien à des Cycadinées; mais la conservation en est trop imparfaite pour qu'on puisse, même par un examen minutieux et une comparaison attentive des échantillons, tirer de ceux-ci aucune conclusion certaine.
Peut-être remarquera-t-on que dans les diverses localités où ont été trouvés ces cônes ont été rencontrées aussi des frondes de Plerophyllum Münstert, mais comme celles-ci sont répandues dans toute la formation charbonneuse du Bas-Tonkin et qu'il n'est guère de points où leur présence n'ait été constatée, on ne saurait attacher d'importance sérieuse à celte coïncidence.
Par la forme hexagonale, souvent assez régulière, de ses écailles, le Conites Charpentiert ne laisse pas d'offrir quelque analogie avec les épis fructificateurs des Æquiselum, mais il est visible que ses écailles sont beaucoup plus fermes, de consistance plus ligneuse, et, en outre, elles ne sont pas rangées en verticilles, de sorte qu'il n'y a aucune possibilité de confusion.
Parmi les divers appareils fructificateurs connus à l'état fossile, ceux qui me paraissent offrir avec ces cônes les affinités les plus étroites sont ceux dont Je les avais rapprochés sur la légende explicative de la Planche L et qui ont été décrits par Heer, dans ses études sur la flore jurassique de la Sibérie, sous le nom de Kaidacarpum sibiricum); 1ls sont, en effet, formés également d’écailles à peu près normales à l'axe, terminées en un écusson saillant en forme de tronc de pyramide à base hexagonale; 1l n'y a pas, toutefois, identité spécifique, les cônes de Sibérie étant plus allongés et leurs écailles étant plus régulièrement et plus largement tronquées au sommet. La structure interne n’en est malheureusement pas discernable, et l'attribution exacte en demeure . par conséquent incertame, bien qu'il ne semble pas douteux, d’après ce qu’on sait aujourd'hui de la constitution de la flore jurassique, qu'ils ne doivent pas appartenir à des Pandanées, comme l'avait admis Heer : toutes les attributions analogues ont dû, en effet, être successivement rectiñiées, et tout porte à croire que ce sont là des cônes de Gymnospermes, dont les affinités me semblent être plutôt avec les Cycadinées qu'avec les Conifères. En tout
® O0. Heer, Jura-Flora Ost-Sibiriens , p. 84, pl. XV, fig. 10-16 (an fig. 92); Nachträge zur Jura-Flora Sibiriens, p. 29, pl. F, fig. 4 b; pl IX, fig. 6 a, Ge.
Rapports et différences.
Provenance.
Description
de l'échantillon.
Remarques
] aléontologiques.
cas, ils ne me paraissent pas assimilables génériquement aux échantillons de l'Oolithe ou de lInfracrétacé d'Angleterre sur lesquels Carruthers a établi son genre Kaiïdacarpum ().
Si imparfaite que soit leur conservation et si peu renseignés que nous soyons sur leur véritable constitution, les cônes du Bas-Tonkin que Je viens de décrire m'ont paru cependant offrir des caractères extérieurs assez bien définis et assez aisément reconnaissables pour mériter de faire l'objet d’une dénomination spécifique distincte, et je suis heureux de pouvoir consacrer à cette dénomination le nom de M. H. Charpentier, Ingénieur civil des Mines, en témoignage de reconnaissance pour les excellents renseignements qu'il a bien voulu me communiquer sur les gisements de Kébao ainsi que sur ceux des environs de Dong-Trieu.
Le Coniles Charpentieri a été trouvé dans les différents centres d’exploitation du Bas-Tonkin, mais représenté seulement par un ou deux échantillons dans chaque localité.
Mines de Kébao : mine Rémaury, couche Y (échantillon d'attribution un peu douteuse).
Mines de Hongaÿ. Système de Hatou : Hatou, mur de la Grande couche. — Système de Nagotna : vallée orientale de l'OEuf, galerie Léonice.
Île Hongaÿ.
Île du Sommet Buisson, tranchée en avant de la galerie Jean.
Mines de Dong-Trieu : périmètre Emile, mur de la couche B.
CONITES sp.
PAM ue
Cône ovoide allongé, eflilé en pointe vers le sommet, long de 17 millimètres sur 10 millimètres de largeur, composé d’écailles imbriquées à contour indiscernable, paraissant terminées en pointe assez aiguë, el porté par un pédoncule de 1 millimètre de largeur, marqué de stries longitudinales irrégulières.
Le petit cône représenté sur la figure 11 de la Planche L m'a paru, ainsi que les deux autres échantillons dont la description va suivre, mériter d'être signalé et figuré, malgré l'impossibilité, résultant d’une trop imparfaite conser-
O W. Carruthers, British Fossil Pandaneæ ( Geol. Magaz., 1868, p. 156).
vation, d'y distinguer des caractères assez nets pour leur attribuer une valeur spécifique.
On voit qu'il s’agit là d'un cône ovoide, assez longuement pédonculé, à base arrondie, à sommet obtusément aigu ; les écailles qui le constituent sont, évidemment, étroitement imbriquées, mais il est impossible de se rendre compte de leur forme individuelle : elles paraissent bien positivement se relever en une pointe dressée verticalement, plus où moins appliquée sur la surface même du cône, et 1l semble en quelques points, notamment vers le sommet de l'échantillon, qu'on discerne le contour de la ponte terminale, large de 1 millimètre à 1",5 sur 2 à 3 millimètres de hauteur, aiguë au sommet et carénée sur le dos; malheureusement, ces écailles sont tellement écrasées, presque fondues en une masse unique, qu'on ne peut rien affirmer quant à la réalité de ces contours.
Il est impossible, dans ces conditions, de préjuger l'attribution de ce cône, qui pourrait appartenir aux Cycadinées tout aussi bien qu'aux Conifères : certaines Cycadinées vivantes, comme les WMacrozamia et les Dioon, ont en effet leurs cônes femelles formés d'écailles terminées par un limbe dressé plus ou moins développé, et simbriquant mutuellement, du moims dans le genre Dioon; on pourrait, d'autre part, trouver parmi les Conifères, notamment chez les Abiétinées, des cônes offrant un aspect extérieur très analogue, et je mentionneral, en particulier, certains cônes du Jurassique de la Sibérie décrits par Heer sous le nom générique d'Elatides ; mais il faudrait être en possession d'empreintes mieux conservées et surtout d'échantillons montrant leur structure interne, pour pouvoir apprécier à quelle classe de Gymnospermes doit être rapporté ce type de cône, auquel il me parait au moins inutile d'attribuer un nom spécifique, étant donné l'impossibilité d'en préciser les caracteres.
Ce cône diffère du Conites Charpentier, outre ses dimensions beaucoup moindres, par ses écailles imbriquées et relevées en une pointe dressée plus ou moins allongée; 1l se rapproche par là des deux formes qui vont suivre (PEL fig. 10 et12), mais il parait en différer par sa forme plus efhilée vers le haut, par ses écailles plus étroites et plus aiguës, à ce qu'il semble du moins, ainsi que par sa taille sensiblement plus petite.
H ne laisse pas, d'autre part, de ressembler quelque peu aux Ælatides parvula Heer( et Elat. ovalis Heer®) du Jurassique de la Sibérie; il est moins
® O. Heer, Jura-Flora Ost-Sibiriens, p. 78, pl. XIV, fig. 5.
® Ibid, p. 77, pl. XIV, fig. 2, 2 b.
FLORE DU TONRIN. 28
IMPRIMENRIE NATIONALE,
Rapports
et différences.
Provenance,
Descri} on
de l'échantillon.
} Remarques
paléontologiques.
Rapports
et différences,
large et un peu moins grand que la dernière de ces deux espèces, notablement plus grand au contraire et proportionnellement plus large que la première; 11 semble, en outre, avoir des écailles beaucoup plus étroites que ne les ont les diverses espèces de cônes classées par Heer sous ce nom générique d'Elatides. |
Cet échantillon a été recueilli par M. Sarran aux mines de Hongaÿ, dans
les travaux de la mine Marguerite.
CONITES sp.
PI. L, fig. 10.
Cône ovoïde, long de 25 millimètres sur 18 millimètres de largeur, composé d'écailles imbriquées, vraisemblablement très serrées, à contour indiscernable, mais paraissant plus larges que hautes, et porté par un pédoncule de 2 millimètres à 2"%,5 de largeur, marqué de rides longitudinales irrégulières.
Le cône que reproduit la fig. 10 de la Planche L affecte une forme nettement ovoide, arrondie au sommet comme à la base ; il semble, d’après les déchirures transversales que présente la lame charbonneuse, qu'il ait été formé d’écailles imbriquées très rapprochées, assez développées en largeur, c'est-àdire perpendiculairement à l'axe du cône, et relevées sans doute en une lame verticale à contour plus où moins triangulaire, aiguë ou obtusément aiguë au sommet. Sur le bord extérieur, principalement vers le haut, du côté gauche, on voit ces écailles se recouvrir les unes les autres, offrant chacune une portion relevée d'environ 2"%,5 à 3 millimètres de hauteur, mais à contour impossible à suivre dans le sens transversal.
Au point de vue de lattribution, je ne pourrais que répéter ce que J'ai dit de l'échantillon précédent, à savoir, qu'il est impossible de saisir un caractère permettant de l’attribuer à l'une plutôt qu’à l'autre des deux classes des Cycadinées et des Conifères, bien qu'il ne laisse pas de rappeler un peu par son aspect extérieur certains cônes de Conifères, tels que ceux des Sequoia.
Ce cône diffère de celui qui précède à la fois par sa forme plus ovoïde et par ses écailles proportionnellement plus courtes et eflilées en pomte moins aiguë, pour autant du moins qu'on peut en juger. H se rapproche davantage, semble-t-11, de celui qui va suivre, bien que sa forme plus ovoide, son apparence moins épaisse, ne me paraissent pas permettre de le considérer comme
appartenant à la même espèce.
Cet échantillon provient des mines de Hongai : Hatou, erand banc de
œ o schistes intercalé dans la Grande couche.
CONITES sp.
PL LC, fig. 12.
Cône ovoide-cylindrique, large de 20 à 22 millimètres sur 4 centimètres au moins de hauteur, composé d’écailles imbriquées très épaisses, à contour indiscernable, et porté par un pédoncule de 6 à 7 millimètres de largeur, marqué de rides longitudinales irrégulières.
Ce cône est représenté, du moins sur une partie de son étendue, par une lame charbonneuse très épaisse, à la surface de laquelle il est impossible de distinguer avec quelque précision les contours des écailles. On se rend compte cependant que celles-ci devaient être plus ou moins imbriquées, et sur quelques points, principalement dans la partie inférieure, sur l'empreinte laissée sur la roche par la portion disparue de la lame charbonneuse, ainsi que vers le haut, sur la lame charbonneuse elle-même, on aperçoit des groupes de rides longitudinales quelque peu divergentes, visibles d'ailleurs sur la fig. 1 2 de la Planche L, qui ne semblent pas accidentelles, et qu'il est naturel de regarder comme correspondant à des plis existant sur la surface externe des écailles. Le pédoncule lui-même parait avoir été très épais.
Le cône est incomplet dans sa région supérieure; il semble, cependant, que le bord gauche en soit encore intact dans la partie où 11 commence à s’incurver vers le haut, de sorte que le sommet réel serait peu éloigné du point où la lame charbonneuse se montre interrompue ; il aurait eu en ce cas une forme générale cylindro-ovoide de longueur à peu près double du diamètre.
De même que pour les deux échantillons qui précèdent, rien ne permet de déterminer avec certitude si l’on a affaire ici à une Cycadinée ou à une Conifère.
On peut cependant se demander si ce cône ne devrait pas être rapproché d’un cône du Rhétien de Pälsjô, décrit par M. Nathorst ) sous le nom de Pinites
ou Pinus Lundgreni (Protolarix Lundgreni Saporta ®)), et qui, à raison des graines
A, G. Nathorst, Bidrag till Sveriges fossila Floru , P- 635, pl. XV, fig. 1-2 { Pinites Lundyreni); Beiträge zur fossilen Flora Schiwedens, p. 31 (Pinus Lundgreni), pl. XV, fig. 1, 2. ® Saporta, Plantes jurassiques, I. p- 469, pl. CLAXNAVHE, fig. 3.
Provenance.
Description
de l'échantillon.
Remarques
paléontologiques.
Rapports
et différences.
Provenance.
ailées auxquelles il est associé, semble pouvoir être rapporté aux Abiétinées : outre, en effet, que la taille et la forme générale concordent assez exactement, du moins si lon compare l'échantillon du Tonkin à la figure 1, pl. XV, de M. Nathorst, on remarque sur les écailles du Pinites Lundgrent des rides longitudinales qui ne laissent pas de rappeler les rides ou les plis que j'ai signalés sur les écailles du cône de la figure 12, PI. L; toutefois ces dernières semblent avoir été sensiblement plus épaisses, et comme il est impossible de se rendre un compte tant soit peu net de leur forme, il ny a pas à songer à une identification, et l'on ne peut même affirmer qu'il y ait une analogie réelle avec le cône de Scanie.
Ce cône de la figure 12, PI L, parait, d'autre part, différer de celui de la figure 10 de la même Planche par sa forme plus allongée, plus cylindrique, par l'épaisseur plus grande de ses écailles, en même temps que par ses dimensions sensiblement plus grandes. Je ne crois donc pas qu'on puisse les considérer comme appartenant lun et l'autre à une même espèce, bien que les différences de forme aussi bien que de taille soient loin d’avoir toujours une valeur spécifique, et que l'épaisseur plus ou moins grande de la lame charbonneuse puisse elle-même dépendre du degré de maturité auquel l'organe était arrivé. Au surplus, comme aucun d’entre eux ne me paraît susceptible de recevoir un nom spécifique, la question de leurs rapports mutuels n'offre qu'un intérêt secondaire.
Cet échantillon provient des mines de Hongaÿ et a été, comme le précédent, recueilli à Hatou, dans le grand banc de schiste intercalé dans la Grande
couche.
Bois de Gymnospermes.
Genre ARAUCARIOXYLON Kraus.
1870. Araucaroxylon Kraus, in Schimper, Trait. de pal. veg., , p. 380. 1870. Araucarioxylon Kraus, ibid., p. 381-585.
Bois formé de trachéides munies sur leurs faces radiales de ponctuations aréolées contiguës entre elles, tantôt unisériées, tantôt plurisériées, et, dans ce
cas, à aréoles hexagonales.
ARAUCARIOXYLON ZEILLERI Cnrié.
1889. Araucarioxylon Zeilleri Crié, Exp. univ. de Paris en 1889, Palcont. des colonies franc. et
des pays de protectorat, p. 15, 17 (nomen nudum).
M. Crié a mentionné sous ce nom, sans le décrire ni le hgurer, un bois fossile provenant de Kébao, dont 11 exposait en 1889, d’après le catalogue publié par lui à cette époque, des coupes transversale, radiale et tangentelle, reproduites au grossissement de 110 diamètres. C'est, à ma connaissance, le seul échantillon de bois fossile qui ait été jusqu’à présent signalé dans les gisements du Bas-Tonkin, et l'on ne peut que regretter de n'avoir pas à son sujet des renseignements circonstanciés : il eût été intéressant en particulier d’en connaitre la provenance exacte, afin de provoquer de nouvelles recherches sur le point où 1l a été trouvé, dans l'espoir d'y rencontrer peut-être d'autres débris végétaux à structure conservée; malheureusement, M. Crié n’a eu luimême aucun détail à cet égard, l'échantillon, recueilli par M. Vézin, négociant à Haï-Phong, lui ayant été envoyé comme trouvé dans le bassin de Kébao, sans autre indication.
D'après une communication que je dois à l'obligeance de léminent Professeur de Rennes, ce bois fossile se rapprocherait de l’Araucarioxylon koreanum Felix (), lequel présente, en coupe radiale, des trachéides à ponctuations unisériées ; 1l y a lieu de penser, d’après cela, qu'il s'agit d’un véritable Araucarioxylon, en prenant ce terme générique dans le sens restreint qu'il convient de lui donner, d'accord avec MM. Felix 2 et Knowlton), exclusion faite notamment des bois de Cordaitées, qui offrent toujours des ponctuations plurisériées. Peut-être y aurait-il un rapprochement à faire entre ce bois, qui appartient suivant toute vraisemblance à une Araucariée véritable, et le Trioolepis Lecleret dont jai signalé plus haut les affinités possibles avec les Araucariées, et qui provient également de Kébao ; mais on ne peut évidemment, surtout l'attribution de ce cône aux Araucariées n'étant rien moins qu'établie, faire à cet égard que de simples conjectures. Il est à souhaiter, en tout cas, que M. Crié fasse un Jour connaitre avec plus de détails cette nouvelle forme spécifique de bois fossile.
® J. Felix, Untersuchungen über fossile Hôlzer, 3“* Stück (Zeitsch. deutsch. qeol. Gesellschaft, XXXIX, p. 518-519, pl. XXV, fig. 1).
9 J. Felix, Untersuchungen über den inneren Bau westfälischer Carbon-Pflanzen, p. 209.
® KE. H. Knowlton, À revision of the Genus Araucarioxæylon of Kraus, p. 605-606.
des échantillons,
Remarques
paléontologiques.
Échantillons d'affinités incertaines.
Il me reste à mentionner ici quelques empreintes dont la position systématique ne peut être précisée, el dont l'interprétation même, du moins pour certaines d'entre elles, demeure absolument indécise, mais qui m'ont paru cependant mériter d'être signalées, ne serait-ce que pour appeler l'attention sur elles, avec l'espoir de susciter peut-être de nouvelles découvertes susCepübles de fournir à leur égard des renseignements plus complets.