‹ Flore médicale (volume 2)Chapitre 33 sur 73 · FOCUS MURALE EL D CALAGUALA · texte numérisé non relu

FOCUS MURALE EL D CALAGUALA

Espagnol... ..... CALAGUALA ; GALAHUALA.

TIR TOITS ONE ENENE CALAGUALA.

C’est depuis peu d’années seulement que la calaguala est bien connue en France. Le Nouveau-Monde est la patrie de cette fougère : elle croît principalement sur les hautes montagnes des Andes; elle se plaît au bord des bois, dans les lieux froids et ombragés ; elle végète même sur les rochers. MM. Ruiz et Pavon l'ont fréquemment trouvée dans leurs voyages au continent de l’Amérique Australe; M. Labillardière en a recueilli de superbes échantillons à la Nouvelle-Hollande; M. Turpin l’a rapportée de Saint-Domingue.

La racine est cylindroïde, écailleuse, roussâtre, flexueuse; elle est garnie dans toute son étendue de fibrilles grêles, qui se subdi- ::sent en filamens capillaires *. — Les feuilles, portées sur de longs pétioles arrondis d’un côté, aplatis et canaliculés de lautre, sont amples , dures, coriaces, vertes foncées en dessus, plus pâles en dessous, tripinnées à leur base, bipinnées vers le milieu, simplement pinnées ou même lobées supérieurement. — La fructification, disposée sur la surface inférieure de la feuille, se montre sous la forme de points ou de petits tubercules brunâtres , placés alternativement des deux côtés de la ligne médiane de chaque pinnule?. — Au cen-

‘ Les vraies racines sont ces fébrilles répandues le long de la tige souterraine : celle-ci, que l’on trouve dans les pharmacies, présente encore, d’un seul côté, des espèces de chicots, qui ne sont autre chose que les supports des feuilles tombées; dans cet état, les tiges sont presque totalement dépouillées de leurs écailles.

? Ces points vus à la loupe présentent, lorsqu'ils sont jeunes, un petit tn-

23e Livraison. ïo

CALAGU A LA.

tre des racines de la calaguala est une moelle spongieuse, semblable à celle de la canne à sucre, et de couleur de miel : elles ont d’abord une saveur douce, qui bientôt se change en une amertume trèsprononcée. L’odeur qu’elle exhale est rance et huileuse. Analysées par M. Vauquelin, elles ont fourni en effet un peu de sucre, une huile essentielle très-âcre , du mucilage jaunâtre, un peu d’amidon, du muriate de potasse, du carbonate de chaux, une quantité inappréciable d’acide et de matière colorante rouge. Ces résultats expliquent d’une manière assez satisfaisante les qualités physiques et les propriétés médicamenteuses attribuées aux racines de calaguala. Elles sont regardées comme un excellent sudorifique, propre à dissiper le rhumatisme, la goutte et même la syphilis, dans l'Amérique Méridionale , où cette maladie n’a pas besoin, comme chez nous, de l'emploi des mercuriaux. Plusieurs médecins de Rome prétendent avoir guéri l’hydropisie par l'usage continué de cette substance. Le docteur Gelmetti la recommande surtout contre les phlegmasies chroniques de la poitrine, et à titre de vulnéraire. Le professeur Carminati, qui a répété les expériences cliniques de ses compatriotes, ne juge point aussi favorablement la calaguala : elle s'est à peine montrée légèrement diurétique, et dans la plupart des cas elle a complètement échoué. Le botaniste Ruiz, qui s’est constitué le défenseur de la racine péruvienne, assure qu’il faut rejeter l’inefficacité, qu'on lui reproche si injustement, sur Pinfidélité des commercçans et des droguistes, qui lui substituent les racines du polypodium crassifolium et celles de l'acrostichum huacsaro.

bercule blanchâtre, membraneux, hémisphérique, ombiliqué dans son centre. Peu après, cette membrane ou involucre se déchire en son bord extérieur , restant seulement fixée par son ombilic, et laisse apercevoir un grand nombre de petites capsules, dont chacune est ovale, aplatie, réticulée, entourée d’un anneau élastique articulé , muni d’un pédoncule très-délié , au moyen duquel elle est fixée sur la feuille , et sous l’involucre; elle renferme une infinité de séminules

qui se dispersent lorsque l’anneau se rompt dans l’une des parties faibles de ses articulations. (He)

EXPLICATION DE LA PLANCHE. ( La plante est de grandeur naturelle : seulement on a imité un petit individu.) — x. Racine ou plutôt tige traçante, souterraine, recouverte d'un grand nombre d'écailles, à travers lesquelles s’échappent des racines. — 2. La mème dépouillée de ses écailles , et telle qu’elle se présente dans le commerce. — 3. Portion d’une foliole, au trait, sur laquelle on a représenté la fructification composée d'un grand nombre de petites capsules recouvertes par un involucre pelté. — 4. Une capsule isolée et détachée de dessous l'involucre. — 5. Graines ou sporules (Hedwig), contenues dans les capsules.

ie

NE

a, ; AL Ar

CANELIR .

Lanbert TE veuf

Page 1