‹ Flore médicale (volume 3)Chapitre 22 sur 97 · FEI · texte numérisé non relu

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Pre rs : peomian, et le fruit wsominov.

:Mesprzus, folio laurino, major; Bauhin, Tuivaf, lib. 12, sect. t;

— Tournefort, clas. 21, sect. 9, gen. 2.

Latin... ..... MESPILUS GERMANICA , énermis, foliis lanceolatis, subtus tomentosis, floribus sessilibus solitariis ; Linné, icosandrie pentagyÿnie; — Jus-

| sieu, clas. 14, ord. 10, famille des rosacées. Haba. : +... + + NESEOLO, Espagnol. .. ..... NiISPERo.

Portarats. ">! .. NESPEREIRA, frastuis 7... NÉFLIER.

"APTE MEDLAR; GERMAN MEDLAR.

Amand... .:... GEMEINER MISPELBAUM.

Hollandais... ..... mispecsoom.

Danoës. MISPELTRÆ.

Suédois... .. ..... MESPELTRÆD.

ARS. : d. . . MESPLIK.

Hs A.t. 4 .. . TSCHISKI.

ae. a ct" à ZARUR.

DT a MUS MELA 7". | caf À, MER AIGIL

Le néflier nous a été fourni par les forêts de l’Europe, où il croit naturellement. En quittant les bois pour passer dans nos vergers, il s’est dépouillé de sa rusticité; il a quitté ces longues et fortes épines qui le rendent redoutable aux animaux avides de ses fruits : ces derniers ont adouci leur saveur acerbe, ont acquis plus de grosseur , et dans quelques variétés une chair plus succulente par l’avortement de leurs noyaux; mais son tronc a conservé assez généralement sa stature tortueuse et difforme. 1l appartient à un genre intéressant par ses nombreuses espèces , la plupart recherchées à cause du nombre et de l’odeur agréable de leurs fleurs , auxquelles succèdent, dans plusieurs espèces , des fruits d’un beau rouge persistant sur l'arbre une partie de l'hiver. Son caractère essentiel consiste dans un calice à cmgq divisions ; cinq pétales ; une vingtaine d’étamines insérées sur le calice ; d’un à cinq styles ; une baie inférieure, presque sphérique, renfermant deux à cinq semences osseuses. — Son tronc se divise en

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rameaux irréguliers, garnis de feuilles alternes, très-médié pétiolées, ovales, lancéolées, légérement dentée bords, lisses, vertes en dessus, blanchâtres et un peu cotonneuses en dessous. =

Les fleurs sont solitaires à l'extrémité des rameaux, à peine pedonculées ; leur calice velu, remarquable par ses cinq découpures allongées, acuminées, persistantes, et couronnant le fruit. — La corolle est très-grande, blanche ou un peu rougeûtre; les pétales larges, arrondis; leur onglet très-court; les étamines plus courtes que la corolle; les styles au nombre de cinq. — Les fruits, connus sous le nom de nèfles , consistent en une baie d’un brun verdâtre, globuleuse, nee ombiliquée à à son sommet , renfermant cinq semences osseuses.

On en distingue deux variétés principales : la première, connue sous le nom de zéflier à gros fruits, ou neflier de Nottingham, vemarquable par la grandeur de toutes ses parties , et surtout par belle de son fruit ; la seconde donne des fruits pulpeux , privés de noyaux.

Avant leur parfaite maturité, les fruits de cet arbre offrent un parenchyme d’une consistance très-dure, d’une saveur extrêmement styptique, et d’une austérité insupportable ; mais, par l'influence des premiers froids de l’hiver, et lorsqu'ils ont été conservés pendant un certain temps, leur substance devient molle, pulpeuse, et acquiert une saveur douce acidule, comme vineuse, légèrement styptique, et très-agréable. Dans cet état, les nèfles renferment une srande quantité de mucilage sucré et acidulé, et une très-petite portion de tannin. Mais telles qu’elles se présentent dans les pharmacies, après qu'elles ont été desséchées dans le four, leur extrême astringence annonce que ce dernier principe y domine.

Les nèfles étaient déjà connues d'Hippocrate par leur propriété astringente, et divers médecins célèbres, tels que Forestus, Boerhaave, Desbois de Rochefort, et plusieurs autres, les ont recommandées sous ce rapport contre les diarrhées chroniques. Toutefois, ceux qui ont étudié avec soin la marche et le caractère de ces affections, n’accorderont, pour leur traitement, qu'une bien faible confiance aux astringens en général et aux nèfles en particulier. Dans l’état frais, et lorsqu'ils sont très-mürs, ces fruits sont bien plus recommandables par leurs qualités nutritives que par leurs propriétés médicinales. Leur mucilage, sucré, acidulé, et légèrement

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astringent, leur assigne un rang distingué parmi les alimens diététiques, et il n'y a pas de doute que leur usage ne puisse être avanta- Seux dans certains cours de ventre de vieille date, dans les écoulemens muqueux de l’urètre et du vagin, et dans les longues suppurations des viscères. On pourrait surtout les employer avec succès comme aliment dans le traitement du scorbut.

Du reste , les nèfles, non mûres, fraiches ou desséchées, peuvent être administrées , soit intérieurement, soit à l'extérieur, comme les autres substances astringentes, dans tous les cas où on veut opérer la médication tonique avec astriction ; on pourrait aussi les administrer en poudre ou en décoction. Mais on n’y a presque jamais recours , sous aucune forme, parce que la matière médicale abonde en médicamens de même nature qu’on peut se procurer en toutes saisons.

Les semences osseuses de ces fruits, réduites en poudre, ont joui autrefois d’une sorte de réputation comme dissolvant les calculs des reins et de la vessie. Mais malgré les assertions d’Agricola, Matthiole, Brassavole, et autres auteurs anciens cités à ce sujet par J. Bauhin, cette prétendue vertu lithontriptique des noyaux de la nèfle, doit être reléguée au rang des fables, dont les progrès des lumières commencent à faire justice.

Lorsque le néflier est greffé, soit sur le poirier sauvage, soit sur le coignassier , ses fruits deviennent beaucoup plus gros et beaucoup plus pulpeux. On accélère leur ramollissement , avant lequel ils ne sont pas mangeables, en les froissant fortement dans un panier ou dans un sac, et en les exposant pendant quelque temps sur de la paille. Alors ils font partie des desserts. Le bois de néflier est d’une très-grande dureté; les tourneurs en font des manches de fouet, des cannes , et autres objets analogues.

EXPLICATION DE LA PLANCHE. ( La plante est un peu plus petite que nature.) — 1. Fleur entière. — 2. Calice coupé verticalement, pour faire voir les styles et l'insertion des étamines. — 3. Fruit coupé horizontalement, dans lequel on distingue cinq osselets. — 4. Osselet isolé.

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