‹ Flore médicale (volume 3)Chapitre 21 sur 97 · sect. &,gens vs · texte numérisé non relu

sect. &,gens vs

s BRASSICA NApus, radice caulescente fusiformi; Linné , tétradynamie

siliqueuse ; — Jussieu, clas. 13, ord. 3, famille des crucifères.

7 C7: ARE EEE NAPO.

Espagnol. .. ...... nano.

Portugais... .... NABO. PrenEnIs. . .. . + NAVET.

es A. IL NAVEW.

Allemand. ....... STECHRUEBE, Hollandais... ..... srerxraar.

Dasis D: e STEKROE.

Suédois. .. . . . . . . . STICKRAVE.

Eodaure. 5. .. RZEPNICA.

LT ER AS set ob DIKAJA REPA.

La connaissance du navet est très-ancienne. Cette plante, si généralement cultivée, croît aujourd’hui sans culture dans les champs, les moissons, où peut-être elle s’est naturalisée par la dissémination de ses graines : on croit cependant qu’elle existe dans son état sauvage et primitif dans les sables, le long des côtes maritimes de l'Angleterre, de la Belgique, etc. Le navet appartient au même genre que le chou, dont il a déjà été fait mention, ainsi que de son caractère générique.

Ses racines sont épaisses, charnues, d’une saveur assez agréable, de forme , de grosseur et de couleur différentes, selon les variétés, ordinairement un peu globuleuses ou ovales, blanches tant à l’intérieur qu'à l'extérieur , prolongées en une queue grêle, presque fusiforme, garnie de quelques fibres. — Ses tiges sont rameuses, hautes de deux ou trois pieds, garnies de feuilles alternes, amplexicaules , olabres, oblongues, échancrées en cœur; les feuilles radicales et inférieures sont rudes , hérissées de poils courts, oblongues, découpées

en aile; le lobe terminal arrondi etdenté. — Les fleurs sont disposées en grappes lâches et terminales ; leur calice composé de quatre folio- 64° Livraison, pe x F # LS EL Li

NAVET

les droites, serrées ; la corolle jaune ou d’un blanc jaunâtre, à quatre pétales onguiculés. — Les fruits sont des siliques presque cylindriques , longues d’environ un pouce, renfermant des semences presque rondes , d’un rouge-brun, d’une saveur âcre et piquante.

Parmi les variétés nombreuses du navet, on distingue la rabioule ou grosse rave, dont la racine est charnue, très-grosse, arrondie, d’une consistance ferme, d’une saveur un peu piquante : elle produit de grandes feuilles vertes, étalées sur la terre, très-rudes au toucher.

La racine du navet exhale une odeur forte, analogue à celle de la plupart des plantes de la famille des crucifères. Son parenchyme est blanc, ferme, charnu , d’une saveur fraîche et sucrée, surtout après la coction, et avant la floraison de la plante. Elle contient beaucoup de mucilage, une assez grande quantité de sucre pour qu'on puisse l’en extraire avec avantage, et de légères traces du principe âcre qui se retrouve dans toutes les espèces du genre brassica, mais qui est soluble dans l’eau, et se dissipe par la coction.

À raison de la grande quantité de sucre et de mucilage dont se compose cette racine, elle est bien plus remarquable par ses qualités nutritives, que par ses propriétés médicinales. Toutefois, elle figure avec avantage parmi les substances adoucissantes, émollientes , relächantes, et peut être employée avec succès dans la plupart des maladies aiguës inflammatoires , et dans tous les cas où il faut apaiser une irritation générale, ou calmer une irritation. locale. Ainsi, on fait usage de sa décoction contre la toux et l’enrouement, contre le catarrhe et la phthisie pulmonaires. On l’emploie également quelquefois dans l’angine, dans la péripneumonie et la pleurésie. On s'en sert enfin pour combattre l’irritation de l'appareil urinaire dans la népbrite, le catarrhe vésical, la blennorrhagie et la strangurie. La racine du navet a été regardée par quelques auteurs commelaxative; mais, à l'exemple de tous les mucilagineux, elle ne peutiagir comme telle que lorsqu'elle est ingérée en très-grande quantité.-Les titres de béchique et de diurétique lui conviennent beaucoup: mieux à cause du relâchement qu'elle opère sur les appareils pulmonaire et urinaire , lorsqu'ils sont atteints de phlogose ou d’irritation , et de la facilité qui en résulte dans l’expectoration et la sécrétion de l'urine. Cette racine mérite surtout l'attention des médecins comme anti-

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scorbutique. La grande quantité de suc mucilagineux et sucré qu’elle contient , en fait, dans cette maladie, un des alimens diététiques les plus utiles, et d'autant plus avantageux, que le principe âcre dont elle renferme des traces trop faibles pour produire une excitation dangereuse, peut , jusqu’à un certain point, solliciter doucement l’action de l'estomac et des intestins, et activer la digestion et la nutrition, qui languissent généralement dans le scorbut. Le navet, toutefois, passe pour venteux; mais cet effet n’a lieu ordinairement que chez quelques personnes très-nerveuses , très-délicates, douées d’une idiosyncrasie particulière, et qui, pour cette raison, doivent en faire un usage modéré.

Comme médicament , cette racine ne se donne qu'en décoction à la dose de trois ou quatre onces pour un kilogramme ( deux livres ) d’eau. On en fait un sirop qui n'est plus en usage, parce qu'il n’a pas plus de vertus que les autres sirops mucilagineux.

La saveur douce et sucrée des navets les rend un aliment trèsagréable , et les fait servir sur nos tables, préparés de mille manières. On les cultive en grand dans différentes parties de l’Europe, surtout dans le nord de la France, et aux environs de Paris, soit pour la nourriture de l’homme, soit pour celle des animaux. Dans certaines provinces, la racine cuite sert à engraisser les porcs et la volaille ; en d’autres contrées, les feuilles et la racine crues sont employées pour engraisser les bœufs et les moutons. Ceux que l’on cultive dans les terrains légers et sablonneux , comme aux environs d'Auxerre et dans le territoire de Dunkerque, acquièrent un goût beaucoup plus sucré, et sont beaucoup plus recherchés pour cette raison. On s’en est quelquefois servi en France pour la fabrication du sucre. Les semences de cette plante, à l'exemple de celles du colza et de la navette, fournissent une huile grasse, assez douce lorsqu'elle est exprimée sans l’intermède du feu, mais cependant inusitée comme condiment à cause d’une certaine odeur forte. On s’en sert néanmoins avec avantage pour l'éclairage, pour la fabrication du savon, pour frotter les meubles, pour oindre les machines et certaines étoffes de laine.

La rave , brassica rapa, L., qui est cultivée en grand dans le Limousin, à les mêmes propriétés que le navet: Elle est également employée à la nourriture de l'homme et des animaux : mais , quoique

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EXPLICATION DE LA PLANCHE. (La te est r deur naturelle.) — +. Racine. — 2. Feuille radicale, au trait. PE e Pistil et à

4. Fruit ou silique. — 5. Graine. | FU, 4 TRUE ESS Yi LE 19 | | LPTRLET y 4 ich | sh | ,: x \ ; } } MEME ET 0!

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