‹ Flore médicale (volume 3)Chapitre 34 sur 97 · OGNON. HA · texte numérisé non relu

OGNON. HA

— Te feuilles sont glabres, cylindriques, fistuleuses , trè ntues, toutes radicales; de leur centre s'élève une hampe nue, longue de deux ou trois piéds, cylindrique, fistuleuse, ventrue ou renflée à sa partie inférieure ; terminée par une tête "? fleurs arrondie ou ovale. — La Lorolté est d’un vert blanchätre ou un peu rougeätre ; ses divisions sont droites, presque réunies à leur sommet, surtout les trois intérieures, et Méreal saillir latéralement tétlamens des. étamines alternativement élargis et trifides. |

On range encore dans le même genre plusieurs espèces d'ail, connues sous les noms vulgaires d'échalote (allium ascalonicum), # dont les racines portent un grand nombre de bulbes qui repro- | duisent de nouvelles plantes; de civette (allium Schænoprasum), 9 dont tous les filamens des étamines sont simples, et non trifides comme ceux de l’échalote; de rocambole (allium scorodoprasum D, dont les feuilles sont bin un peu ondulées; et guet? d’autres. CM

Cette plante exhale une odeur alliacée, forte et pénétrante. Ra saveur est à la fois douce, âcre et piquante. Les parties volatiles qui en émanent produisent un picotement douloureux sur la membrane pituitaire, sur la conjonctive, et determinent un abondant écoulement de larmes. Quoique l’eau qu’on en retire par la distillation répande une odeur fragrante, Neumann et Spielmann n’ont pu y trouver le moindre vestige d'huile volatile. La bulbe de lo=, °» snon, qui est la seule partie de ce végétal employée en médecine, est essentiellement composée de mucilage, de sucre et d'une matière sommo-résineuse, amère, très-stimulante. Ces différens matériaux | Fneédinis de lPognon flat les propriétés diverses dont il est doué, et donnent raison des effets , en quelque sorte contradictoires, que ii attribuent les auteurs de matière médicale. Il agit en effet, tantôt comme adoucissant, et tantôt comme irritant. Mais il ft

remarquer qu’il ne jouit des propriétés stimulantes et irritantes que dans l'était de crudité. La coction détruit,, en grande partie, le principe âcre el amer auquel il est relaie de sa vertu excitante

et alors il ne possède plus que les qualités émolliente, adou et nt de : ae. ai substances or | RRb° , ét nn

44 Lu … sk »

Page 1