Fruit dépouillé du calice
Observ. Le calice des fleurs femelles des wrtica dioica, urens, et peut-être de toutes les espèces du genre, est composé de quatre folioles (non de deux), presque égales dans le dioica , dont deux, après la fécondation, croissent avec le fruit et l'enveloppe, tandis que les-deux autres conservent leur grandeur primitive. Cette observation tend à ne faire qu’un seul et même genre des orties et des pariétaires. (T.\
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OXATIDE .
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OXALIDE.
TRIFOLIUM ACETOSUM VULGARE > Bauhin, Isvaf , lib. 6, sect. 5. OXY$ FLORE ALBO ; Tournefort, clas. x, sect. 3, gen. 8.
Lalin.. ........ +{ OXALIS ACETOSELLA ; scapo unifloro, foliis ternatis obcordutis, radice
| dentata ; Linné, décandrie pentagynie; — Jussieu, clas. 13, ord. 13, famille des géraïines,
Has Hs lies. ALLELUJA,
Espagnol... :.: ... ALLELUYA,
PRES... . . .. AZEDINHA.
Framrals ns ce, Lo 2 OXALIDE ; AL£LELUIA ; SURELLE,
2 LT ESPRUPRRENNES WOOD SORREL.
Allemand. . ...... SAUERKLEE,
Hollandais, ...... ZUURRLAVER ,
PR ls suc! 5 SKOVSYRER..
RE GOEKMAT.
Polonais......... S2ZCZAWIE,
Hussein , A » ++ SAITSCHAITSCHAWEL,
Les anciens avaient signalé cette plante sous le nom d’oxys, à cause de sa saveur acide : Oxys fola terna habet, dit Pline. Lorsqu’ensuite la botanique fut reléguée dans la poussière des cloîtres, les moines donnèrent à cette plante le nom d’alleluia, parce qu’on la trouve en fleurs aux lieux couverts, dans les bois, vers le temps des fêtes de Pâques. Elle appartient à un genre, aujourd’hui trèsnombreux en espèces , dont le caractère essentiel consiste dans un calice persistant, à cinq divisions; cinq pétales égaux, adhérens par leurs onglets insérés sur le réceptacle; dix étamines alternativement plus courtes, un peu réunies à la base des filamens; cinq styles : une capsule à cinq loges, à cinq angles, s’ouvrant en cinq valves, dont les bords rentrans adhèrent à un placenta central ; plusieurs semences striées transversalement, munies d’un arille charnu qui s’ouvre avec élasticité ; un périsperme cartilagineux. »
L'oxalide, vulgairement alleluia , surelle, où pain de coucou, est à pourvue d’une racine rampante, fibreuse, écailleuse, dentée et comme articulée. Il n'y a pas de tige. — Du collet de la racine sortent un assez grand nombre de feuilles portées sur de longs pétioles,
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OXALIDE.
composées de trois folioles en ovale renversé, sessiles, entières, d’un vert clair, parsemées de poils fins et blanchâtres. — Les fleurs sont blanches, veinées , quelquefois teintes de pourpre ou de violet, solitaires à l’extrémité de pédoncules de la longueur des feuilles, sortant immédiatement du collet de la racine, et munis, vers leur milieu, de deux petites bractées opposées. — Le calice est à cinq découpures obtuses, un peu membraneuses sur leurs bords : la corolle, trois fois plus grande; les styles, de la longueur des étamines intérieures ; une capsule à cinq loges polyspermes.
Cette plante est absolument inodore, mais elle est remarquable par une saveur acide, piquante, fort agréable. Elle renferme beaucoup d’eau, du mucilage et une grande quantité d’oxalate acidule de potasse, auquel elle doit son acidité et la propriété d’affecter désagréablement les dents lorsqu'on la mâche.
C'est aussi à la présence de ce sel que l’oxalide est redevable de la propriété rafraïîchissante qui la caractérise spécialement. Elle apaise parfaitement la soif, elle diminue la chaleur fébrile, modère l’ardeur des entraiiles, relâche même quelquefois le ventre, et favorise la sécretion de l’urine. J. Franck, qui s’en est servi avec un grand succès dans le traitement d’une épidémie de fièvres malignes pétéchiales, lui donne les plus grands éloges sous ces différens rapports. Sous son emploi, il a vu les vomissemens cesser, l'amertume de la bouche disparaître, et l'appétit se rétablir. Rosenstein recommande même l’usage de cette plante en salade, pour expulser les foyers putrides qui se développent pendant l'hiver dans les intestins, et deviennent, suivant lui, la source des fièvres printanières, dont l’oxalide serait ainsi le préservatif. Mais, sans adopter une semblable hypothèse, et sans admettre dans toute leur étendue les éloges un peu extravagans de l’illustre J. Franck, on ne peut nier que la décoction de cette plante acide convenablement édulcorée , ne soit une boisson très-utile dans le traitement des embarras gartriques, et dans celui des fièvres inflammatoires bilieuses , ardentes, putrides et nerveuses, du typhus, de la peste et de la fièvre jaune. On peut lemployer avec le même succès à la manière du citron, dans certaines diarrhées et dans les dysenteries bilieuses, et surtout dans les inflammations aiguës des reins, de la vessie et du canal de l’urètre. Comme certains calculs urinaires ont pour base l’oxalate de chaux , peut-être
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OXALIDE.
serait-il nécessaire de s'abstenir de l'emploi de cette plante dans les affections calculeuses. Du reste, elle convient parfaitement dans les autres maladies des voies urinaires, et c’est en raison de l’action relâchante et rafraïchissante qu’elle exerce sur cet appareil, qu’elle a été considérée , par quelques auteurs, comme diurétique. On pourrait également l’employer avec beaucoup de succès dans le traitement du scorbut. |
Le sel acide, à base de potasse, qu’on obtient de Foxalide en petits cristaux parallélipipèdes blancs, opaques, inaltérables à lair , et l'acide oxalique lui-même, qui se présente en longs prismes quadrangulaires, jouissent des mêmes propriétés que l’oxalide d’où on les retire; en solution dans l’eau, ils peuvent être employés aux mêmes usages.
Cette plante peut être mangée en salade. On l’administre à la dose d'une poignée en décoction dans un kilogramme d’eau, ou en infusion dans du petit-lait. On donne aussi son suc depuis trente-deux jusqu’à quatre-vingt-seize grammes. On en prépare une conserve et un sirop auxquels on peut avoir également recours. Elle est la base de la poudre tempérante de Rosenstein. Son sel acide, à la dose de treize décigrammes à huit grammes (un scrupule à deux gros), dans l’eau ou le petit-lait, convenablement édulcorés, forme une limonade très-rafraichissante.
Le sel d’oseille et l'acide oxalique dissolvent les oxides de fer : on les emploie pour enlever les taches d'encre. Le premier sert en outre, dans les arts, à aviver la couleur du carthame, et dans quelques fabriques de toiles peintes , on emploie le second pour détruire les couleurs à base de fer.
EXPLICATION DE LA PLANCHE. Ç La plante est de grandeur naturelle.) — 1. Calice. — 2. Pistil et étamines. — 3. Pistil. — 4. Fruit entier, — 5. Le même coupé horizontalement. — 6, Graine isolée.
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PAREIRA - BRAVA.
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PAREIRA BRAVA.
coccuLo oFFictNARuM; Bauhin, Iivaf , lib. 12, sect. 6.
PR UE LEUR CISSAMPELOS PAREIRA , folis peltatis cordatis emarginatis; Linné , dioécie monadelphie; — Jussieu, clas. 13, ord. 7, famille des méni-
3 spermes.
déakien:e 0%: .t PAREIRA BRAVA.
Espagnol... ....., PAREIRA BRAvA.
FN TRERS. PAREIRA BRAVA DO ERASIL,
l,,7 HENRI SE REEEN PAREIRA BRAVA.
Anglais... ...... GCISSAMPELOS; WILD VINE.
Allemand. ....... BRASILIANISCHE GRTESWURZEL,
Hollandais... ..... TOUWDRUIF.
Bréalieh.. CAAPEBA.
On rapporte assez généralement au cessampelos paretra de Linné, la racine connue dans le commerce sous le nom de pareira brava, quoiqu'il soit très-probable qu'il existe un mélange de plusieurs es-
>: A A A . ® pèces du même genre, dont le caractère consiste dans les fleurs dioiï-
À , , ° G ° , ques. Les fleurs mâles sont composées d’un calice à quatre folioles étalées ; point de corolle ; quatre étamines monadelphes. Dans les fleurs femelles, un calice latéral, d’une seule pièce; un pétale de moitié plus : petit que le calice, placé dans sa concavité; un ovaire ovale; un style surmonté de trois stigmates. Le fruit est un drupe ou une baie un peu comprimée, véniforme, monosperme. — Les racines du pareira brava sont dures, ligneuses, tortueuses, d’un jaune obscur dans leur intérieur, brunes en dehors, inodores, un peu amères. —- . DJ. ‘ . , °
Les uges sont ligneuses , grimpantes, cylindriques, un peu striées , légèrement velues , garnies de feuilles assez grandes , alternes, pétiolées , presque orbiculaires , échancrées en cœur, entières, mucronées à leur sommet, vertes, glabres en dessus, excepté dans leur jeunesse, pubescentes, soyeuses et blanchâtres en dessous, à sept ou neuf nervures divergentes et rameuses. — Les fleurs mâles sont petites, disposées en panicules courtes, latérales, pédonculées, solitaires ou géminées , à peine de la longueur des pétioles ; leurs ramifica-
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PAREIRA BRAVA.
tions velues , dichotomes, presque capillaires; de très-petites bractées velues, à peine sensibles. — Les fleurs femelles sont réunies en grappes allongées, tomenteuses et pendantes, plus longues que les feuilles. — Les fruits sont des baies rougeâtres, comprimées, un peu arrondies, à une seule loge, hérissées de longs poils caducs, amincies et ridées à leurs bords. à .
Cette plante croît aux lieux montueux, dans plusieurs contrées de l'Amérique, à la Martinique, à Saint-Domingue, au Brésil, à la Jamaique, etc.
La racine de cette plante, apportée en France par Amelot, quand il revint de son ambassade en Portugal, en 1788, est plus ou moins volumineuse, d’une couleur brune et rugueuse à l'extérieur, d’un jaune obscur avec des anneaux concentriques intérieurement. Son odeur est nulle, sa saveur est douce avec un mélange d’amertume. Neumann en a retiré plus du quart de son poids d’un extrait alcoolique, et une petite quantité d'extrait aqueux. Du reste, les chimistes ne se sont pas occupés de son analyse.
On a cru, au rapport de Sloane, que les feuilles de cette plante, immédiatement appliquées sur les plaies et sur les ulcères, en favorisaient la cicatrisation. Son suc, d’après Pison , aurait surtout la faculté de guérir les morsures de serpens venimeux. Mais comme ces assertions ne reposent que sur des faits inexacts et mal observés, on a pu raisonnablement les révoquer en doute, et le suc, ainsi que les feuilles du pareïra brava, ont été condamnés à l'oubli ; la racine seule est restée en usage.
Les médecins européens se sont particulièrement attachés à préconiser les vertus de cette racine. ils lui ont prodigué les éloges les plus fastueux. Non contens de lui accorder des propriétés détersives, apéritives, désobstruantes, diurétiques, etc., ils ont porté l'enthousiasme et la crédulité jusqu’à lui attribuer la faculté merveilleuse de dissoudre les calculs urinaires ; et c’est ainsi qu'elle a
été pompeusement proclamée comme un lithontriptique par excel-.
lence. Helvétius en France, et Lochner en Allemagne, ont surtout puissamment contribué à donner à cette racine la réputation éphémère dont elle a joui. Le premier de ces auteurs avait une confiance tellement aveugle dans la toute-puissance de cette race,
pour dissoudre les calculs des reins et de la vessie, qu'au moyen 2. 10
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PAREIRA BRAVA.
d'un semblable lthontriptique il regardait l'opération de la lithotomie comme absolument inutile. Malheureusement l'expérience n’a point confirmé, justifié une espérance aussi illusoire. Geoffroy, un peu moins exagéré, s’est borné à lui attribuer une sorte d'efficacité contre les ulcères des reins et de la vessie, ét contre l’ischurie. Lochner a vanté ses succès contre l’hydropisie ascite, la tympanite, l'asthme et la leucorrhée. Cependant il est aisé de voir que les faits sur lesquels divers auteurs ont cherché à établir les prétendues vertus de cette racine, sont trop vagues, trop mal observés et trop inexacts pour éclairer convenablement sur son action dans l’économie animale. De sorte que, si l’on veut mettre des idées précises à la place des hypothèses gratuites et des opinions hasardées , il faut convenir qu’à l'exception des effets diurétiques que la racine de pareira brava paraît déterminer, dans certains cas qui ne sont pas même très-exactement déterminés, sa manière d'agir est très-peu connue, et qu'on doit suspendre son jugement sur ses propriétés réelles, jusqu’à ce qu'elles aient été positivement fixées par des expériences cliniques bien faites.
Cette racine, pulvérisée, a été administrée en substance, depuis quatre jusqu'à huit grammes (un à deux gros) divisés en plusieurs prises. On l’a donnée à la dose de huit à seize grammes { deux à quatre gros), soit en infusion dans le vin, soit en décoction dans l’eau. La dose de sa teinture alcoolique est de quatre grammes { un gros) et plus.
EXPLICATION DE LA PLANCHE. / La plante est de grandeur naturelle.) — 4. Individu mâle. — B. Individu femelle. — 1. Fleur femelle. — 2. Fruit de grosseur naturelle. — 3. Graine.
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