PERSIL
pas nécessaire de recourir à des toniques ou à des excitans plus énergiques? | |
Les feuilles de persil sollicitent également l'action des organes sur lesquels on les dirige. Comme toniques résolutives, on leur a attribué une grande efficacité contre les engorgemens des mamelles. On les appliquait, jadis, fraiches et contuses, sur ces organes, pour faire disparaître le lait chez les femmes qui veulent se dispenser d'accomplir les devoirs de la maternité, et pour résoudre leur engorgement squirreux. Leur application a été également préconisée contre la piqüre des insectes. Cependant, si l’on réfléchit que les blessures faites par ceux d'Europe guérissent toutes spontanément, on n’y aura aucune confiance dans ces affections ; et, à supposer qu'un semblable moyen puisse être utile, dans certains cas, pour s'opposer à l'accumulation du lait dans les seins, ne doit-on pas s'en abstenir, en général , dans tous les engorgemens douloureux de ces organes ? D’après Hannemann, Mariotte, Boyle et Alston, Murray rapporte que ces feuilles ont occasioné l’épilepsie et l’ophthalmie à des personnes qui en avaient fait usage : mais ces faits singuliers auraient besoin d’être confirmés par de nouvelles observations.
Les semences du persil, à l’exemple de celles de la plupart des ombellifères, ont été décorées du titre de carminatives, et préconisées contre les flatuosités. On leur attribue aussi une vertu diurétique, qui résulte, ainsi que leur prétendue vertu carminative, de l’action tonique qu’elles exercent sur les reins d’une part, et sur le canal intestinal de l’autre. On sent bien, toutefois, que si les gaz intestinaux, ainsi que la suppression de l'urine, étaient, comme cela arrive souvent, la suite d’une vive irritation ou d’un état in-
* flammatoire , ces semences n’auraient plus aucun effet diurétique ni
carminatif. On leur à attribué, en outre, la propriété d’expulser les poux ; Rosenstein les employait même dans cette vue sous forme d’onguent.
Quoique les propriétés tonique et excitante du persil ne puissent être révoquées en doute, il faut reconnaître, avec Cullen, qu’on lui a accordé beaucoup trop de confiance : aussi y a-t-on rarement recours aujourd’hui. Sa racine et ses semences sont administrées toutefois de deux à quatre grammes (demi à deux gros), en infusion dans cinq hectogrammes (une livre) d’eau. La racine constitue une
F PERSIL. L des cinq racines apéritives majeures des pharmacopées. On en fait un sirop prétendu apéritif, qui a joui autrefois RE de ré-
putation, et qui a fait place, dans les boutiques des apothicaires spé-
culateurs , à d’autres à ar plus en vogue, maïs non moins
inertes. L’ eau distillée qu’on préparait jadis avec les semences et la racine de cet ombellifère, n’est plus en usage que dans certaines préparations magistrales qui ne sont plus prescrites que par une aveugle routine. ;
À cause de leur arôme, les feuilles de persil sont employées sans cesse comme condiment, par les cuisiniers et les charcutiers, pour relever le goût des viandes grasses et de plusieurs préparations culinaires.
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EXPLICATION DE LA PLANCHE. (La plante est de grandeur naturelle.) — x. Racine.
— 2. Fleur entière grossie. — 3. Fruit entier de grandeur naturelle. — 4. Le même, grossi. — 5. Un autre coupé horizontalement. — 6. Partie d’une feuille radicale. 2 2 ee "+ + LA LS Lo . +-
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