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© PISTACHIER 1 À 4 e & Sr... - miotaxsov, Dioscorides.
PISTACIA PEREGRINA FRUCTU RACEMOSO, S@U TEREBINTHINA INDICA ; Bauhin, IuvaË, lib. 11 , sect. 2.
, TEREBINTHUS INDICA THEOPHRASTI ; PISTACIA DIOSCORIDIS ; Tournefori, 117 707. Semaines clas. 18, sect. 3, gen. t.
PISTACIA VERA , foliis impari pinnatis, foliolis subovatis recurvis ; Linné, dioécie pentandrie; — Jussieu, clas. 14, ord. 12, famille des térébinthacees.
NE... PISTACCHIO.
Espagnol... ...... ArFOCIGO; PISTACHO.
Portugais. :..... + ALFOSTIGO ; PISTACEIRA.
0 PISTACHIER.
ARSTAIS.. TION E . PISTACHIO-TREE, Allemand. ........ PISTAZIENBAUM.
Hollandais. . ..... PISTACHEBOOM. ÿ Dr 2e" LTÉE PISTACIPTROE.
Médaishss"l ls. 2. PISTACIETRAED.
EE FOUSTAQ ; FISTUK.
LE pistachier, originaire de l'Asie Mineure et de plusieurs autres contrées de l'Orient, a été introduit en Europe, sous l’empereur Vitellius; depuis, il s’est répandu dans tous les pays qui entourent la Méditerranée : il en est résulté plusieurs variétés, distinguées principalement par le nombre de leurs folioles. Il s’est tellement acclimaté dans les contrées méridionales de l'Europe, qu’on le rencontre aujourd’hui dans les bois des environs de Montpellier , de Narbonne, etc. — Ses fleurs sont dioïques, disposées en chatons lâches, garnis d’écailles unifloress Les fleurs mâles offrent un calice fort petit, à cinq divisions ; point de corolle ; cinq étamines ; les anthères tétragones. Dans les fleurs femelles, le calice est à trois ou quatre divisions; l’ovaire ordinairement surmonté de trois styles. Le fruit est un drupe sec, renfermant un noyau osseux et monosperme.
Cet arbre s'élève à la hauteur de vingt-cinq à trente pieds, sur un tronc assez gros, revêtu d'une écorce grisâtre, pourvu de branches étalées, assez fortes, lisses et cendrées. — Les feuilles sont
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alternes, longuement pétiolées, ailées, composées de’trois ou quatre paires de folioles avec une impaire, grandes, épaisses, ovales, arrondies on lancéolées. Quelquefois toutes les feuilles sont ternées sur le même individu, d’autres fois mélangées avec d’autres feuilles ailées, à cinq ou sept folioles. — Les chatons mäles forment des grappes un peu läches, chargées de fleurs pédicellées, pourvues à leur base d’une petite écaille brune, membraneuse. Les étamines plus longues que le calice; les anthères jaunes, rapprochées en paquet. Dans les fleurs femelles, les grappes sont beaucoup plus lâches, moins garnies : leur calice n’a que trois divisions au lieu de cinq. — Les fruits sont ovales, de la grosseur d’une petite olive, de couleur roussâtre, ou d’un brun rougeätre, un peu ridés ou réticulés extérieurement, renfermant une amande douce, huileuse, verdûtre, qui porte le nom de pistache.
Le lentisque et le tereébinthe, arbrisseaux résineux, habitant nos départemens méridionaux, appartiennent au même genre.
Les fruits de cet arbre, connus sous le nom de pistaches, sont de petites noix de la forme et de la grosseur des avelines, oblongues, anguleuses, plus élevées d’un côté, et comme aplaties de l’autre. Ils présentent deux enveloppes, l’une extérieure membraneuse, sèche, fragile, d’abord d’une couleur verte et ensuite roussâtre; l’autre ligneuse, cassante, blanche; et une amande intérieure recouverte d’une pellicule mince et rougeñtre. Cette amande est d’un vert clair, d’une odeur très-légèrement balsamique , et d’une saveur oléagineuse fort agréable. Sa couleur exceptée, elle se rapproche beaucoup des amandes douces par toutes ses propriétés physiques et même par sa composition chimique. Leur substance se compose en effet, comme celle de ces dernières, d'huile douce, de fécule et de mucilage colorés par une matière verte, qui n'a pas encore été convenablement examinée.
A l'exemple de toutes les semences émulsives , les pistaches doivent, à la fécule qu’elles renferment , des propriétés éminémmént nutritives et analéptiques, et, à l'huile douce qu’on en extrait facilement par l’expression, les vertus adoucissante, relächante, émolliente, dont elles jouissent à un haut degré. Sous ce rapport, elles sont d’un usage extrêmement utile dans les maladies chroniques accompagnées de sécheresse, d’amaigrissement et de consomption, telles que la
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phthisie pulmonaire, les suppurations des viscères, les dartres anciennes, le scorbut, les catarrhes anciens et rebelles, et autres affections où il faut à la fois calmer l’irritation des organes malades, et soutenir les forces par un aliment doux et facile à assimiler. Ces fruits ont été particulièrement recommandés contre l'ischurie, la blennorrhagie, les douleurs néphrétiques et autres lésions des voies urinaires. On les donne plus souvent en émulsion dans les maladies inflammatoires des poumons et contre la toux.
On a cru que les pistaches , qui sont essentiellement adoucissantes et tempérantes, exerçaient une excitation spéciale sur les organes génitaux, qu’elles portaient ainsi aux plaisirs vénériens; et de là les vertus échauffante et aphrodisiaque qu’on leur a faussement attribuées. Mais il est évident que ces fruits n’échauffent point, et s'ils peuvent exciter aux plaisirs de l'amour, ce ne pent être qu’en agissant à la manière de toutes les substances très-nutritives, c’està-dire en fournissant une grande quantité de matière assimilable à nos organes sécréteurs ; et, sous ce rapport, nous possédons dans les œufs , les gelées, les fécules, etc., une foule de substances alimentaires bien plus aphrodisiaques.
En vieillissant, ces fruits rancissent avec une grande facilité : dans cet état, ils occasionent des rapports et un sentiment d’âcreté dans la gorge; circonstance qui fait qu'on s’en sert rarement comme médicament , et qu'on peut les remplacer dans tous les cas, avec avantage, par les amandes douces , les pignons doux et les semences des cucurbitacées , substances beaucoup plus communes, et par conséquent beaucoup plus faciles à se procurer dans l’état frais.
Les pistaches, dépouillées de leur cuticule, sont employées, en plus ou moins grande quantité, en émulsion avec l’eau, le sucre et autres substances. Elles entrent dans la composition des tablettes stomachiques de Charas , dans celles de Courrage, dans l’électuaire satyrion et autres compositions pharmaceutiques condamnées à un juste oubli. Elles peuvent servir à la préparation du sirop d’orgeat. Les cuisiniers en composent des pâtes, des crèmes, des gâteaux et des tourtes. Les limonadiers en préparent des glaces et des sorbets ; les confiseurs des dragées et des liqueurs de table. Les parfumeurs en obtiennent une huile qui, convenablement aromatisée, est employée à la toilette, sous le nom d'huile antique, et une pâte pour
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décrasser et adoucir la peau. Enfin, leur enveloppe exhale, quand
$ . . 3 dé + elle brûle, une odeur très-suave; ce qui pourrait la faire employer
comme parfum.
Plusieurs autres espèces de pistachiers fournissent différens pro duits utiles à la médecine , à l’économie domestique et aux arts. C’est ainsi que la térébenthine de Chio ou de Chypre provient du P. terebenthus , et le mastic du 2. lentiscus , substances résineuses très-
analogues à la résine du pin, dont elles partagent toutes les propriétés.
EXPLICATION DE LA PLANCHE. (La plante est réduite à la moitié de sa grandeur
naturelle.) — 1, Rameaux de fleurs mâles. — 2. Fleur mâle. — 3. Rameaux de fleurs femelles. — 4. Fleur femelle. — 5. Fruit coupé en travers. — 6. Amande. D Re &
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