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+ à ; PIVOINE | de Lomme "4 | 4 Crée. | EE... ææroviæ , Avxuærrid'n, Dioscorides. { POFONIA , folio nigricante, splendido, quæ mas; Bauhin, HivaË, RL 24 45 hb. 8, sect. 5; — Tournefort, clas. 6, sect. 6 , gen. 14. POFONIA OFFICINALIS, foliis oblongis; Linné, polyandrie digynie ; — Jussieu, clas. 13, ord. r, famille des papayéracées. UE IT . PEONfA.
Fspasnol. . . -.. PEONIA; ROSA DEL MONTE; ROSA ALBARDERA. lu 11:10 SON - PEONIA ; ROSA ALBARDE!RA.
Brancais. 2e... ‘.: PIVOINE; PIVOINE FEMELLE; PIONE. das CE | | … PIONY.
ERERA.". . 1. ©, PFENGSTROSE ; KOENIGSBLUME, Hollandais. ...... PEONIE.
Mandis.... 52... PEON ; GIGTROSE.
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Polonais... ....,. PIWONIA.
Pass. ce 42 PIONNAJA ROSA.
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La pivoine , avant d'être admise au nombre des plus belles fleurs de nos jardins, jouissait, depuis long-temps, d’une grande réputation chez les plus célèbres médecins de l'antiquité : elle était tellement en honneur, par ses prétendues propriétés médicales, qu'on ne la recueillait qu'avec beaucoup de cérémonies superstitieuses. Les poètes ont supposé qu’elle tirait son nom d’un ancien médecin nommé Pœon, qui fit usage de cette plante pour guérir Pluton d'une blessure qui lui avait été faite par Hercule. Elle offre pour caractères essentiels un calice à cinq folioles inégales, persistantes ; cinq pétales et plus, grands, arrondis, sans onglet; un grand nombre d’etamines attachées au réceptacle ; deux à cinq ovaires épais, entourés à leur base d’un disque charnu , couronnés par des stigmates sessiles, épais, obtus, colorés. Le fruit consiste en plusieurs capsules ovales-oblongues, ventrues, terminées par une pointe droite ou recourbée, à une seule loge, s’ouvrant longitudinalement; les semences nombreuses, presque globuleuses, lisses et luisantes.
La pivoine officinale , qu'on nomme aussi pivoine femelle ou pione ,
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a des racines grosses, tubéreuses, charnues, presque fasciculées. Elles produisent une ou plusieurs tiges hautes d’un à deux pieds, glabres, rameuses, un peu rougeñtres. — Les feuilles sont'alternes , pétiolées , presque deux fois ailées , divisées en folioles ou en espèces de lobes oblongs, elliptiques ou taedolues glabres et verles en dessus, un peu blanchâtres en dessous, un peu incisées au sommet. — Les fleurs sont grandes, ea terminales, d’un rouge if. — Les fruits consistent en deux ou trois capsules droites, ovales, pubescentes , d’un rouge vif en dedans; les semences noires et luisantes.
Cette espèce croit naturellement dans les bois et aux lieux pierreux des contrées méridionales de la France, en Espagne, dans la Sibérie, etc. Elle produit, dans les jardins, de très-belles fleurs doubles et de brillantes variétés.
Les semences de la pivoine sont inodores et presque insipides : mais ses racines et ses fleurs exhalent une odeur forte, puante, comme vireuse, et offrent une saveur ingrate, amère et un peu àcre.
Aucune analyse convenable n’a encore fait connaître la composition chimique de cette plante. Toutefois on sait que sa racine fournit un extrait aqueux presque sans odeur et sans saveur, et un extrait spiritueux amer et austère; tandis que ses fleurs donnent, au moyen de l’eau, un extrait austère douceâtre, et , à l’aide de lalcool, un extrait d’une odeur agréable et d’une saveur sucrée. Ses semences fournissent également un extrait aqueux douceätre, et un extrait spiritueux. Mais comme elles sont susceptibles de former émulsion avec l’eau, il paraît qu’elles contiennent, en outre, de l'huile et de la fécule : ce dernier principe existe même en grande quantité dans la racine, puisqu'on en retire de l’amidon.
Si l'antique réputation d’une plante, les contes merveilleux et les miracles rapportés en sa faveur suffisaient pour lui donner de puissantes propriétés médicinales, et pour assurer ses succès dans nos maladies , on pourrait se flaiter de posséder, dans la pivoine offcinale, un des médicamens les plus précieux et les plus héroïques que l’on connaisse | Elle est, en effet, un des végétaux dont l’art de guérir, encore réduit aux pratiques superstitieuses d’un aveugle et méprisable empirisme, a le plus anciennement fait usage. Galien lui a pro-
* digué les éloges les plus fastueux contre l’épilepsie, et lui supposait
PIVOINE
même la propriété de guérir cette redoutable maladie par sa seule suspension au cou du malade. Théophraste , non moins crédule , exigeait, pour condition, qu’elle eût été cueillie pendant la nuit Pendant les longues ténèbres et la barbarie du moyen âge, les astrologues-médecins ajoutaient à ces fables beaucoup d’autres assertions non moins absurdes. Toutefois, à travers les puérilités qui nous ont été transmises par les anciens , sur cette plante, on entrevoit quelques traces de la vérité, et quelques faits épars qui semblent y déceler des propriétés réelles.
Ses qualités physiques, en effet, et surtout son odeur repoussante et vireuse, la rendent, sous certains rapports, susceptible d'agir fortement sur le système nerveux, et de produire par conséquent des effets utiles dans les affections spasmodiques essentielles. C’est en effet contre l’épilepsie, l’ecclampsie et la toux convulsive qu’on s’accorde généralement à lui attribuer le plus d'avantages. Fernel, Willis, Brendel, Tissot ont parlé de ses succès dans l’épilepsie. Home assure lui devoir la guérison de deux épileptiques. Mais ces faits, comme on le sent bien , ne suffisent pas pour admettre son efficacité contre une maladie qui exige souvent les traitemens les plus variés. Hippocrate paraît lui avoir reconnu une action spéciale sur l'utérus, qui, par ses liaisons intimes avec le système nerveux, reçoit, comme on sait, tant d'influence de la part des antispasmodiques, et particulièrement des substances fétides. Tout nous porte donc à croire aux effets sédatifs de cette plante renonculacée; mais, pour fixer définitivement nos idées sur ses véritables propriétés médicinales et sur ses effets consécutifs dans les maladies, il faut attendre du temps et du zèle des médecins observateurs qui honorent notre siècle, que l’action de ses différentes parties sur l’économie animale ait été constatée par une série d'expériences cliniques bien faites, et par des observations d’une vérité rigoureuse et incontestable.
La racine, les fleurs, ainsi que les semences de la pivoine, peuvent être administrées en substance, et sous forme pulvérulente, de quinze décigrammes à quatre grammes (un scrupule à un gros). En décoction aqueuse et en infusion vineuse , on en peut porter la dose de quatre à trente-deux grammes (un gros à une once), dans une plus ou moins grande quantité de liquide. On donne quelquefois le suc de la racine récemment exprimé à la dose de trente-deux gram-
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mes (une ohce ). On en prépare un extrait, un sirop, une consérye, une teinture qui ne sont presque plus d'aucun usage. Elle entre également dans la composition du sirop d’armoise, de la*poudre de Guttète, et autres poudres prétendues anti-épileptiques , et bien plus propres à favoriser les honteuses spéculations des empiriques et. des charlatans, qu’à guérir de leurs maladies les aveugles victimes de leur cupidité et de leur ignorance.
La pivoine est fréquemment cultivée, dans-nos jardinëMleormme plante d'ornement. Ses fleurs sont très-éléganti , et offrent une trèsbelle couleur pourpre qui flatte aussi agréablement la vue que son odeur affecte péniblement l’odorat.
EXPLICATION DE LA PLANCHE. {La plante est réduite au tiers de sa grandeur naturelle.) — 1. Calice, pistils autour desquels on a laissé quelques étamines. — 2. Graine de grosseur naturelle, — 3. La même coupée dans sa longueur, pour faire voir que l’embryon est situé à la base d’un périsperme.
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