‹ Flore médicale (volume 3)Chapitre 87 sur 97 · CCLXXX VI · texte numérisé non relu

CCLXXX VI

PULMONAIRE

SYMPHYTUM MACULOSUM , SIVE PULMONARIA LATIFOLIA ; Bauhin, Tsva£, lib. 7, sect. 2.

PULMONARIA VULGARIS LATIFOLIA , flore albo ; Tournefort, clas. 2, Cats. : 5. . ART sect. 4, gen. 5. æ |ruzmMonartA orricinaus, folis radicalibus ovato-cordatis scabris ;

Linné , pertandrie monogynie; — Jussieu, clas. 8, ord. 9, famille des borraginées.

then "dd POLMONARIA.

Espagnol... ...... PULMONARrA.

ni. PAS PULMONARIA.

Français. L 40: 44: : PULMONAIRE.

RES. . :.. - COMMON LUNGWORT.

Allemand. ........ LUNGENKRAUT; OFFICINELLES LUNGENKRAUT.

Hollandais. . ..... LONGEKRUID.

LUNGEURT.

RE . . : - - - LUNGOERT.

Pohbhess ft) ru : PLUCNIK.

Russe UNS ts. MEDUNIZA.

Bohémien. . . ..... PLICNIK.

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Des taches d’un blanc livide, éparses sur les feuilles de cette plante, et que l’on a comparées aux abcès qui affectent le poumon, lui ont fait donner le nom de pulmonaire, et soupçonner qu’elle pouvait être favorable dans les maladies qui attaquent cet organe. Des idées plus justes éclairent aujourd’hui la science médicale.

Le caractère essentiel de la pulmonaire consiste dans un calice à cinq angles, à cinq lobes; une corolle en entonnoir; le tube nu à son orifice; le limbe à demi ouvert, partagé ‘en cinq lobes obtus : cinq étamines insérées un peu au dessous de l’orifice du tube; les anthères droites et conniventes ; un ovaire supérieur, à quatre lobes ; un style; le stigmate échancré : quatre semences (quatre noix) placées dans le fond du calice persistant. — Ses racines sont composées de grosses fibres fasciculées, presque simples, chargées d'un grand nombre de filamens très-déliés : il s’en élève des tiges droites, hautes d'environ un pied, médiocrement rameuses, velues, un peu angu-

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PULMONAIRE

leuses. — Ses feuilles radicales sont ovales, pétiolées, décurrenté$ sur les pétioles, hérissées de poils courts, parsemées de taches blanchâtres; les feuilles caulinaires alternes, sessiles, plus allongées , plus étroites, très-entières, quelquefois sans taches, traversées par une nervure simple. — Les fleurs sont disposées en un bouquet terminal, un peu paniculées, peu nombreuses, sessiles sur les ramifications ; leur calice est hérissé de petits tubercules, divisé en cinq dents aigués ; la corolle rougeâtre, de couleur bleue dans sa vieillesse; le tube au moins de la longueur du calice. Cette plante croît au printemps, dans les bois.

La pulmonaire est entièrement inodore. Sa savéur est herbacée et un peu mucilagineuse. La couleur noire que prend son infusion, quand on y verse du sulfate de fer, y décèle la présence d’un principe astringent; mais ce principe y est en si petite quantité, qu'il ne fait aucune impression sur nos organes : de sorte qu’on peut la considérer comme essentiellement composée d’un mucilage visqueux. Toutefois, on a remarqué qu’elle donne, par la combustion , un seplième de son poids de cendres très-amères et abondantes en potasse.

À raison de sa qualité mucilagineuse, plusieurs auteurs lui ont reconnu des propriétés adoucissantes, émollientes et humectantes. Mais il faut avouer que ces propriétés y sont bien faiblement développées, et qu’elle ne peut point ainsi soutenir la concurrence avec les malvacées et autres substances végétales exclusivement mucilagineuses et émollientes, qu’on doit par conséquent lui préférer toutes les fois qu’il est nécessaire d'opérer une médication atonique. Cependant, on lui a prodigué les épithètes de pectorale, béchique, et on la recommandée en conséquence contre les maladies de poitrine. On lui a également attribué, sans doute à cause des traces de stypticité qu'elle présente, de prétendues vertus agglutinatives, vulnéraires ,et, par suite, une sorte d'efficacité contre les plaies. Mais si sa décoction aqueuse peut être employée au pansement de ces sortes de lésions, avec plus d'avantage que lès spiritueux, les astringens, les résines, les baumes , et autres prétendus vulnéraires qui ne font en oénéral que retarder leur guérison , et que les progrès récens de Part de guérir ont enfin bannis de la pratique chirurgicale , 1l n’en faut pas moins convenir qu'elle peut y être remplacée, avec avantage, comme topique, par l’eau pure, le seul et véritable vulnéraire par

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PULMONAIRE

excellence. À l'égard des éloges qu’on lui a prodigués contre les affections thorachiques, et spécialement contre l’hémoptysie et la phthisie pulmonaire , ils ne reposent sur aucune observation précise ; Spielmann , Murray, Peyrilhe , Alibert, et beaucoup d’autres, convienuent même qu'elle ne peut y avoir eu que des succès illusoires. Mais les feuilles de cette plante présentent des taches comme grisâtres , qui ressemblent grossièrement à celles qu’on remarque à la surface des poumons sains; et cette légère analogie a suffi à l’imagination active et peu réglée de certains auteurs du moyen âge, pour la proclamer comme le remède par excellence des maladies des poumons , dont élle à ainsi emprunté le nom.

Cette plante a été administrée, soit en infusion, soit en décoction , à la dose d’une poignée dans un litre d’eau. Mais , au total, elle est une de celles dont la matière médicale pourrait le plus facilement se passer; et, de nos jours, les médecins éclairés y ont rarement recours.

On emploie quelquefois, sous le nom de pulmonaire, le lichen pulmonarius, qui, à l'exemple du lichen d'Islande, contient beaucoup de mucilage nutritif et du tannin, et offre une saveur muqueuse, très-amère. Cette dernière qualité le fait employer avec succès, dans plusieurs contrées , en guise de houblon, à la fabrication de la bière. Il jouit, du reste , des mêmes propriétés médicinales que le lichen d'Islande, et, comme lui, il a été particulièrement recommandé dans les maladies chroniques des poumons, où il ne convient guère , toutefois , que lorsqu'il a été dépouillé, par l’eau, de sa qualité amère.

EXPLICATION DE LA PLANCHE. (La plante est de grandeur naturelle.) — x. Feuille

radicale au trait. — 2. Calice. — 3. Pistil, — 4. Tube d’une corolle, ouvert, au sommet duquel sont insérées les étamines. — 5. Étamine grossie, — 6. Calice ouvert, contenant quatre graines mûres. — 7. Graine isolée.

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PYRETHRE .

CCLXXXVE.

PYRÉTHRE.

Grec... ....:... mupeñpov, Dioscorides. PYRETHRUM FLORE BELIIDIS; Bauhin, TivaË, lib. 4, sect. 4. ns le v pes. PYRETHRUM, caulibus simplicibus unifloris decumbentibus, ") fois pinnato-multifidis; Linné, syagénésie polygamie superflue ; — Jussieu, clas. ro, ord. 3, famille des corymbifères.

7 Creil PIRETRO. | PRO... . . . -- PIRETRO; PELITRE.

Fortasats. MF:1 2 .: PIRETRO.

Francais... ...... PYRÈTHRE.

Rs... . PELLITORY OF SPAIN.

Aliemand. ....... BERTRAM.

Hollandais. . . .... BERTRAM.

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