PYRÈTHRE
C’est ainsi qu'on l’introduit dans la bouche, soit en substance et sous forme solide, comme masticatoire, soit en décoction, sous forme de gargarisme, dans les douleurs rhumatismales des dents et des gencives. Elle jouit même, sous ce rapport, d’une certaine réputation contre la paralysie de la langue. Dans cette affection , on emploie aussi quelquefois la pyrèthre en poudre, pour provoquer léternüment, et une abondante sécrétion de mucosités nasales. L'huile de cette racine, préparée par infusion , était employée par Galien en onctions, le long de la colonne vertébrale, contre les fièvres intermittentes, la stupeur et la paralysie. Quelques auteurs ont bien recommandé l’emploi intérieur de la pyrèthre, dans les maladies pituiteuses des poumons, et peut-être pourrait-elle y être utile dans quelques cas rares; mais en général, comme la prétendue pituite, ou les mucosités dont la membrane muqueuse des bronches est quelquefois surchargée, est ordinairement le résultat de la phlogose ou de l'irritation de cette membrane, ne doit-on pas craindre de l’augmenter par un médicament aussi actif?
Cette racine peut être administrée en substance, et sous forme pulvérulente, de vingt-cinq centigrammes à un gramme {cinq à vingt grains), ou en décoction, à la dose d’un à quatre grammes (environ un scrupule à un gros). Quelques pharmaciens en préparent, avec le sucre, des espèces de pastilles en usage contre les maux de dents. Elle est souvent remplacée, dans les officines, par la racine de l'achillea ptarmica.
Les Égyptiens et les anciens Grecs paraissent avoir fait usage de la racine de pyrèthre; les Romains l'employaient comme condiment, dans leurs préparations culinaires. De nos jours, les Asiatiques la mangent confite au sucre, et s’en servent, de temps immémorial, à divers usages économiques. Elle nous vient de l'Égypte et de Tunis, par la voie du commerce; on la cultive dans la Thuringe
et à Magdebourg.
EXPLICATION DE LA PLANCHE. {La plante est réduite aux deux tiers de sa grandeur naturelle.) — 1. Fleuron du centre. — 2. Fleuron de la cireonference.
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