‹ Flore médicale (volume 4)Chapitre 16 sur 63 · AIT · texte numérisé non relu

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alors uniquement comme tonique. Veut-on dire par là que toute autre substance tonique, au même degré, produit absolument le même effet ? Je crois que c’est une erreur, et, pourtant, Je suis trèséloigné de voir des spécifiques antipestilentiels dans l'ail, et dans le trop fameux vinaigre des quatre voleurs , dont les bulbes de cette plante sont un des principaux ingrédiens.

Dans le catarrhe pulmonaire apyrétique, et dans plusieurs autres affections morbeuses de l'organe respiratoire, telles que la dyspnée, la toux pituiteuse, l'asthme humide, on administre avec succès l’ail cru, ou cuit dans du lait. Il exerce sur l'appareil urinaire une action très- énergique; souvent il a calmé les douleurs néphrétiques, et favorisé la sortie de petits graviers; souvent il a dissipé les hydropisies.

Le docteur Lind, qui a répandu tant de lumières sur la nature et le traitement du scorbut, prescrit l'usage de l’ail comme un puissant moyen prophylactique et curatif de cette maladie désastreuse.

La vertu anthelmintique de l'ail est constatée par une foule d’observations irrécusabless il chasse et fait mourir non-seulement les ascarides lombricoïdes, mais le redoutable ténia. Employé sous forme de topique, l’ail devient un rubéfiant dont utilité ne peut être révoquée en doute. On le pile avec l’huile d'olive, dit Fourcroy, et on en fait une sorte d’onguent extemporané, qui, parfois, détermine la résolution des tumeurs scrofuleuses : on l’applique aussi sur les brülures, sur les parties attaquées de goutte; on en frotte la peau couverte de boutons galeux; enfin, on met quelquefois un pareil mélange sous la plante des pieds, à titre de révulsif.

weper, (George-wolfsang), De allio, Diss. inaug. resp. Emhard, in-4°; Zenæ, 1718. HALLER (albert), De allii genere naturali, Progr. in-4°; Gottingæ, 1749.—Réimprimé avec des additions, dans les Opuscula botanica de l’illustre auteur ; in-8°, fig. ; Gottingue, 1749.

EXPLICATION DE LA PLANCHE. ( La planche est réduite à moitié de grandeur naturelle.) — 1. Fleur entière un peu plus grande que nature, — 2. Calice ouvert. —3. Une des trois étamines , élargie. — 4, Pistil.

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