DO GNE
ser ANAGYRE.
Greb. ss... 2væyupic, Dioscorides; ævæyupoc; ævæ}upoy ; æmomroy. ANAGYRIS FOETIDA ; Bauhin, IsvæË, lib. 11, sect, 1; — Tournefort, Dati à VARIE clas. 22, arbres papilionacées ; — Linné, clas. 10, décandrie monogynie ; — Jussieu, clas. 14, ord, tr, légumineuses, LÉGER ENS E EET ANAGIRI: ANAGIRIDE.
Espagnol... ...... aANaAGrrts.
Français... ...... ANAGYRE; ANAGIRE; BOIS PUANT. ANCIEN ANAGYRIS; STINKING BFAN-TREFOIL, ATeMARA NN STINKEOHNENBAUM.
Hollandais, . . …... STINKENDE KLAVERBOOM.
CET arbrisseau, qui croît sur les montagnes de la Grèce, de Pftalie, de l'Espagne et des départemens méridionaux de la France, s'élève jusqu’à la hauteur de dix pieds.
La tige est droite, rameuse, recouverte d’une écorce cendrée. — Les feuilles sont alternes, pétiolées, composées de trois folioles ovales, oblongues, sessiles, pubescentes en dessous, terminées par une petite pointe particulière, et plus longues chacune que le pétiole commun qui les soutient : les stipules sont opposées aux pétioles, et bifides à leur sommet. — Les fleurs naissent trois ou quatre ensemble par petits bouquets latéraux et axillaires, portées chacune sur un pédoneule plus court qu'elle. Ces fleurs s’épanouissent au mois de mai, et sont d’un jaune pâle, excepté leur pétale supérieur, qui est taché en dessus d’un jaune-brun. Chaque fleur présente un calice monophylle, campanulé, persistant, et dont le bord est partagé en cinq dents pointues; une corolle papilionacée, remarquable par sa carène fort allongée, ainsi que par son pavillon très-court et un peu réfléchi en dessus ; dix étamines, dont les filamens sont libres ; un ovaire oblong, chargé d’un style de la longueur des étamines , et terminé par un stigmate simple et pubescent. — Le fruit est une gousse de la longueur du doigt, presque cylindrique, recourbée à son extrémité’, et renfermant trois à cinq graines
1 C'est à cette forme du légume que l’anagyre doit son nom. 6° Livraison, 2.
ANAGYRE.
réniformes, qui acquièrent une couleur bleuäâtre en mürissant'.
Toutes les parties de l’anagyre ont une saveur amère très-prononcée; elles exhalent, surtout lorsqu’elles sont froissées, l’odeur fétide qui a valu à cette plante la dénomination de bois puant?. Aussi tous les animaux s’en éloignent-ils, et même les abeilles, d’ailleurs si peu délicates sur le choix des fleurs. Du fromage fait avec le lait de brebis ou de chèvres, qui, pressées par la faim, avaient brouté cette plante, a produit de violens vomissemens, des cours de ventre, et mis les personnes en danger de mort$. Mattioli a vu des bergers, qui par méprise avaient mangé des gousses d’anagyre, vomir jusqu'au sang.
Faut-il, d’après ces observations, rejeter le bois puant comme une substance toujours inutile, et même dangereuse? Non, sans doute; et je pense au contraire que l’anagyre, administrée par un praticien habile, peut rendre de grands services à la thérapeutique; car c’est surtout parmi les végétaux suspects qu'il convient de chercher les remèdes héroïques. M. Biett prescrit les feuilles d’anagyre à la dose de trois ou quatre gros en infusion dans un véhicule aqueux, avec une quantité suffisante de sirop, de sucre, ou de miel; il ajoute que c’est un des purgatifs dont on pourrait se servir avec le plus d’avantage pour la classe indigente ou dans les hôpitaux : Peyrilhe conseille d'appliquer ces feuilles pilées sur les tumeurs froides, et de préférer les graines comme émétiques et aristolochiques.
Le bois d’anagyre est très-dur, et résiste long-temps aux injures atmosphériques ; on en prépare, selon Mattioli, les arcs les plus solides, et les meilleurs échalas.
: Cette description très-exacte est due au professeur Lamarck.
2 Frappés de cette fétidité , les Grecs disaient en proverbe, avayupu xivetv, secouer l’anagyre, pour caractériser l’imprudence de celui qui parle de faits qu’on peut lui reprocher; manière de s'exprimer, que nous rendons plus délicatement par l’antiphrase : remuer le pot aux roses (Mordant Delaunay).
3 Peyrilhe, Tableau méth. d’un cours d’hist. nat. méd., 1804.
EXPLICATION DE LA PLANCHE. (La figure est moitié de grandeur naturelle.) — r. Calice, étamines et pistil. — 2. Les cinq pétales qui composent la corolle. — 3. Fruit de grandeur naturelle. — 4. Graine.
AMINENNANSE
UN
X XLIT.
ANANAS
CrECS ne ere ete tete aævavas; C.
CARDUUS BRASILIANUS, foliis aloes ; Bauhin, TuvaË, lib. ro, sect. 6. Ananas; Tournefort, appendix.
Latin........ BROMELTA ANANAS, foliis ciliato-spinosis, mucronatis, spica comosa ;
Linné, clas. 6, kexandrie monogynie; — Jussieu, clas. 3, ord. 5, ananas.
T'OLEN NE ENA EN ANANAS3 ANANASSO.
SR ATOME ee ele ANANAS; PINA.
Français. ........ ANANAS; ANANAS À COURONNE.