‹ Flore médicale (volume 4)Chapitre 38 sur 63 · A LS · texte numérisé non relu

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pazMa cujus fructus sessilis faufel dicitur; Bauhin, Twaf£ , lib. xxx, Latin sect. 6.

ARECA CATHECU, frondibus pinnatis ; foliolis replicatis, oppositis,

pramorsis ; Linné , palmiers ; — Jussieu, clas. 3, ord. r, palmiers. Ttaliernt See EN ARECA.

Espagnol. ....... AREQUIERO.

Français... ...... aneC'; ARECK; AREQUE; AREC DE L'INDE, Lamarck. MARDI ee tele ARECA ; FAUFEL-NUT-TREE , Milne ; DRUNKEN DATE-TREE , Knowles ; FASELNUT, Wäillich.

LUTTE AREKAPALME.

Hollandais. . ..... ARECA-PAI.MBOOM.

Le port de l’arec est, comme celui de presque tous les palmiers, élégant et majestueux à la fois. Le tronc, qui s'élève à la hauteur de trente à quarante pieds, n’a guère que huit ou neuf pouces de diamètre; 1l est droit, nu, marqué dans toute sa longueur par des anneaux circulaires qui sont les cicatrices laissées par les anciennes feuilles, longues d'environ quinze pieds, épanouies de divers côtés dans une direction oblique, et formant une vaste tête. Chacune de ces feuilles est une fois ailée, composée de deux rangs de folioles étroites-lancéolées, la plupart opposées, pliées, plissées dans leur longueur , lisses, vertes, et situées assez près les unes des autres le long d’une côte épaisse et anguleuse. Ces folioles ont trois pieds et demi de longueur sur trois à quatre pouces de large, et la côte ou le pétiole commun qui les soutient embrasse le tronc à sa base par une gaîne cylindrique et coriace. — Au dessous de la cime feuillée est une espèce de bourgeon colomniforme, lisse, d’un beau vert, composé de l'assemblage des gaînes pétiolaires : au centre de ce bourgeon se trouvent les jeunes feuilles qui doivent se développer, et dont la plus avancée doit à sa pointe aiguë le nom de fRche; c'est ce bourgeon qu’on appelle chou du palmier. — L’arec ne commence

" Arec est le nom que ce palmier, lorsqu'il est àgé, porte au Malabar; jeune, on l’appelle pirangue. La dénomination spécifique cathecu lui a été donnée par Linné, qui croyait qu’on en retirait Le cachou, réellement fourni par une #7imosa.

? Encyclopédie méthodique, Botanique, tome 1, page 239.

9e Livraison. [, 2,

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à fleurir qu'à sa cinquième ou sixième année, et, quoique les fleurs naissent de l’aisselle des feuilles extérieures, ce n’est qu'après leur chute qu’on en voit sortir les spathes qui les contiennent , ce qui fait que les fleurs paraissent toujours situées un peu plus bas que les feuilles. Chaque spathe est une espèce de gaîne ou d’utricule coriace, ovale-lancéolée, aplatie en dessus et en dessous, longue d’un pied et demi, large de quatre à cinq pouces, lisse, d’un vert blanchâtre ou jaunâtre, et s’ouvrant par une fente longitudinale. Il en sort une panicule très-rameuse, chargée de petites fleurs sessiles et blanchâtres, éparses le long des ramifications qui la composent. Souvent il se trouve deux ou trois de ces panicules sur le même pied, et, dans ce cas, la plus inférieure mürit la première; celle qui est un peu au dessus, fleurit ensuite, et ainsi successivement, de sorte que la panicule supérieure est quelquefois à peine en fleur que l’inférieure a déjà ses fruits en maturité : cette panicule porte communément alors le nom de regime. — Les fruits ont à peu près la grosseur et la forme d’un œuf de poule : leur sommet est terminé par un petit ombilic, et leur base est garnie de six écailles très-adhérentes, situées sur deux rangs. L’écorce, très-mince, lisse, d’abord d’un vert pâle, puis jaune, recouvre une chair succulente, blanche et fibreuse, au centre de laquelle est un noyau aplati à sa base, d’une substance dure, et veinée comme la muscade. Ce noyau, d’abord tendre, creux dans son milieu, et plein d’une eau limpide, s’épaissit insensiblement; sa cavité disparait, sa chair prend de la consistance, et ce n’est qu'après six mois de développement qu'il acquiert une texture ferme, et en quelque sorte cornée.

Ce palmier croît naturellement dans l'Inde, aux îles Moluques, et dans les contrées méridionales de la Chine. Son bois, plus fibrenx que celui du cocotier, spongieux dans sa jeunesse, ensuite tenace, enfin extrêmement dur et compacte, est aussi difficile à couper en travers que facile à fendre dans sa longueur.

Le chou de l’arec, quoique blanc et tendre, a une saveur telle-

1 Les panicules sont chargées de deux sortes de fleurs : les plus nombreuses, simplement mâles, petites, blanchâtres, garnissent la presque totalité des rameaux, et tombent après l'acte de la fécondation ; celles qui persistent sont situées, au nombre d’une à trois, à la base de chaque rameau ; elles sont grosses, verdâtres, femelles. (à)

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ment âpre et amère, qu'il n’est pas employé à titre d’aliment comme celui de plusieurs autres espèces. — Lorsque les fleurs s’épanouissent, elles répandent une odeur, faible, à la vérité, mais agréable, et plus sensible le matin ou le soir que dans la chaleur du jour.

Les Indiens mangent, sous le nom de pinangue , le péricarpe frais de l’arec ; il est alors charnu et succulent; mais il se change, par la dessiccation, en une espèce de bourre filamenteuse, molle, roussätre, sans suc, et désormais sans utilité.

C'est à la noix d’arec surtout que les Indiens attachent un grand prix; elle est pour eux une vraie friandise, et un présent d’honnèêteté dans les visites qu'ils se rendent. Leur manière de servir l’arec est

offrir entier ou coupé par tranches. Dans le premier cas, on de l’off t P tranches. Dans le p J sert en même temps un instrument propre à le couper; quand on ; ranches, elles sont ordinairement enveloppées dans des l'offre par tranches, ell t ordinairement envel dans d feuilles de betel, et saupoudrées de chaux, destinés l’un et l’autre à diminuer la stipticité de l’arec. Comme ce mélange porte le nom de betel , bien que larec en soit le principal ingrédient, c’est en traitant de cette espèce de poivre que j'en ferai une mention plus détaillée ; c'est là que je tâcherai d'apprécier à leur juste valeur les réflexions du savant naturaliste Peron.

Les habitans de la cote de Coromandel ont une façon particulière de préparer l’arec vieux et trop sec, qu'ils appellent £offol, et d’en

9 2 faire un mets délicat. Ils le coupent en petits morceaux, qu'ils font P > macérer dans de l’eau de rose, dans laquelle a infusé du cachou broyé, et qu'ils dessèchent ensuite au soleil ; pour s’en servir au besoin. Ces fragmens se conservent longtemps, sans se corrompre, se portent au delà des mers, et sont jugés propres à raffermir les gencives, et à procurer une haleine agréable.

5 , 7e Le palmiste franc, ou arec d'Amérique, areca oleracea, L., est 2 1 2 2 ? un des plus grands palmiers du Nouveau-Monde. Sa tige, droite et nue, s'élève à la hauteur de quarante à cinquante pieds. Son bois, dit Lamarck, est brun, compacte, plus dur que l’ébène, mais n’a ) ? P Ati? q ?

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qu'un pouce et demi d'épaisseur dans toute la circonférence de l’arbre, dont l’intérieur est fibreux, spongieux et mollasse. Le chou de

re, SPORE ce palmiste a un goût délicat, analogue à celui de l’artichaut, et se mange, comme lui, à la poivrade, à la sauce blanche, au jus, frit, sous forme de beignets. Les Américains en sont si friands, que,

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pour se le procurer, ils sacrifient l'arbre. On fait, avec le tronc, des tuyaux, des gouttières, des planches ; on prépare, avec la moelle, une sorte de sagou.

Indépendamment de ces deux espèces d’arec , les seules indiquées par Linné, Lamarck en signale trois autres’, parmi lesquelles je dois mentionner l’arec glandiforme, dont le fruit peut se manger au défaut de l’arec ordinaire. « Ce palmier croît également sur les rivages et sur les montagnes des îles Moluques, où il est semé par les chauves-souris, qui aiment beaucoup la chair de ses fruits. Son bois sert à faire des poutres et des planches; les habitans de l'ile des Célèbes tirent de ses jeunes feuilles des fils dont ils font des sacs. »

RIRSTEN (sean-sacques ) , De areca Indorum, Diss., in-4°. Alidorfi, 1739.

1 Des découvertes plus récentes ont encore enrichi ce genre de cinq espèces nouvelles. (ED)

EXPLICATIONS. — Pranone 33. (L'arbre représenté dans cette planche n'ayant que six pouces de hauteur, donne conséquemment à peu près la soixantième partie de sa grandeur naturelle, qui est de trente pieds.) — x. Feuille centrale, plissée à la manière d’un éventail, que l’on appelle la flèche. — 2. Cette colonne verte qui a l'air de la continuité du trone, est la partie qui se mange sous le nom de chou; elle est composée des pétioles vaginans des feuilles, engaînés les uns dans les autres. — 3. Spathe non ouverte. — 4. Spathe ouverte d’où sort le spadix ou régime de fleurs. — 5. Régime de fruits.

Prancue 33 bis. (Tous les détails contenus dans cette planche sont de grandeur naturelle.) — r. Fleur mâle par avortement du pistil. — 2. La même ouverte, afin de faire voir l'ovaire avorté autour duquel sont insérées les six étamines. — 3. Fleur femelle par avortement des étamines. — 4. Fruit entier de grandeur naturelle, à la base duquel persistent le calice et la corolle. — 5. Le même coupé verticalement , pour faire voir la noix qui se trouve au milieu du brou filamenteux. — 6. Noix coupée horizontalement, dont on voit, au milieu de la coupe, une cavité longitudinale, analogue à celle qui contient le lait dans le fruit du coco. — 7. La même coupée verticalement, à la base de laquelle on aperçoit une cavité qui contient l’embryon. — 8. Embryon isolé.

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