‹ Flore médicale (volume 4)Chapitre 4 sur 63 · ANUS LA. ACACIA ; EGYPTIAN ACACIA · texte numérisé non relu

ANUS LA. ACACIA ; EGYPTIAN ACACIA

Allemand. . ...... WARD AGAZIE; ÆGYPTISCHE ACAZIE. Hollandais. . .,... ACACIA.

L’AcAGIA est un arbre qui s'élève de quinze à dix-huit pieds, dont le tronc a souvent un pied de diamètre , et porte des branches nombreuses et lisses. Il est très-abondant en Égypte, en Arabie, au Sénégal; il croît aussi dans l'Amérique Septentrionale.

La racine se divise en rameaux multipliés qui s’étendent de toutes parts. — Les feuilles, doublement ailées , ont quatre ou cinq couples de pétioles partiels, dont chacun porte douze à quinze paires de folioles, longues d’environ deux lignes, larges d’un tiers de ligne; obtuses à leur sommet. A la base des feuilles, on trouve des épines géminées, ouvertes, grêles, coniques, blanches, droites, et qui ont parfois plus d’un pouce de longueur. C’est à la présence de ces épines que l’acacia doit son nom : de #xy, pointe, aiguillon; æxæiva, épine ; axal&i, aiguiser. — Les fleurs , disposées en bouquets globuleux, sont monopétales, polyandriques, d’un jaune d’or , portées sur des pédoncules qui ont à peu près la même longueur que les épines, et naissent communément de six à huit dans les aisselles des feuilles. — Les fruits sont des gousses aplaties, longues de quatre à cinq pouces, larges de six lignes, glabres, brunes et roussâtres, renfermant six ou huit graines ovales, dures, fauves, séparées les unes des autres par des étranglemens tellement prononcés, qu’ils donnent à la gousse la forme d’un chapelet.

* Cette espèce d’acacia, facile à confondre avec l’acacia Farnèse lorsque l’on

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ACACTA.

Les habitans de New-Yorck ont éprouvé lutilité du bois d’acacia dans la construction des vaisseaux. Ses superbes fleurs ne sont pas employées seulement pour faire des couronnes et des guirlandes : elles fournissent aux Chinois le beau jaune dont ils teignent leurs soies, leurs étoffes, et dont ils colorent leur papier. Les feuilles d’acacia sont une bonne nourriture pour les chevaux et les bêtes à cornes. On exprime de ses gousses, avant leur maturité, un suc qui, soumis à l'action du feu, s’épaissit, prend une teinte brune noirâtre, et dont on forme de petites masses orbiculaires, du poids de quelques onces, qui sont expédiées en Europe, enveloppées dans des vessies. Ce suc est un astringent, qu’on a recommandé dans le vomissement, la diarrhée, le diabète, la leucorrhée, les hémorraoies. Il est un des ingrédiens de la thériaque, du mithridate , et de plusieurs autres préparations pharmaceutiques. Prosper Alpin conseille de l’appliquer en fomentations, pour la chute de l'anus et de la matrice; 1l ajoute que les Égyptiens s'en servent avec beaucoup de succès dans les maladies des yeux.

La gomme arabique, dont les usages sont tout à la fois si variés et si importans, est encore un produit de l’aeacia ; elle coule sur l’écorce de cet arbre, de même que les gommes de notre pays dis. tillent sur l’écorce des cerisiers, des pruniers, des abricotiers. Cette substance douce et alimentaire fait partie de la nourriture des caravanes d’Arabes et de Maures, qui la recueillent, les uns sur les côtes de la mer Rouge les autres au Sénégal. La gomme arabique est mise à contribution par une foule d’aris, et les médecins la regardent comme un excellent moyen de calmer l'irritation et l'inflammation.

ne possède pas les fruits, en diffère, 1° par ses têtes de fleurs, qui sont inodores, et qui, au lieu d’être isolées dans chaque aisselle, y sont au nombre de six à huit; 2° par les pédoncules, qui sont articulés vers les deux tiers de leur longueur, et dont l'articulation est accompagnée de deux petites écailles ; 3° enfin, par ses feuilles, dont le pétiole commun porte, vers son extérieur et sa base, quatre ou cinq glandes situées entre la naissance des pétioles partiels. Une chose qui ne se remarque jamais sur l’espèce Farnèse, c’est que, à l'exemple des orangers, les vieax arbres de l’acacia d'Égypte sont entièrement dépourvus d’épines.

EXPLICATION DE LA PLANCHE. ( La figure est réduite au quart de sa grandeur naturelle.) — 1.Troncon grossi d’un pétiole commun, sur lequel on a figuré une glande. — 2. Gousse (deux tiers de la grandeur naturelle) dont on a enlevé, dans la partie inférieure , une portion de la valve, afin de faire voir la forme des graines. — 3. Fleur isolée, de grandeur naturelle.

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