THANEALS EN NET ASPERGE
AU roues Liens ASPARAGUS; SPARAGUS ; SPARROW-GRASS ; SPERAGE. Allemand Nyse SPARGEL.
Hollandais eee SPARGIE.
Polonais NEO PNNISZEARAG
Bren que l’asperge préfère les pays méridionaux, elle croît spontanément dans presque tous les climats : le docteur Gilbert Pa rencontrée sur plusieurs terrains sablonneux et incultes de la Poloone; d’autres voyageurs l’ont trouvée sur les bords du Wolga, et jusqu'en Sibérie.
La racine est un paquet ou faisceau de fibres charnues, jaunôtres ou cendrées, grosses à peu près comme une plume d’oie, attachées à un collet épais , dur, capité, transversal. —- La tige est remarqua- ble en ce qu’elle s'annonce au printemps par plusieurs jets écailleux , cylindriques, verdâtres, terminée par un bouton conoïde pointu, résultant des écailles rapprochées qui recouvrent les rudimens des rameaux. Ceux-ci se montrent bientôt en grand nombre , et la plante parvient à la hauteur de plus de trois pieds. — Les feuilles sont linéaires, sétacées, molles, vertes, longues d’environ un pouce, et réunies par faisceaux de trois à trois, de quatre à quatre, ou de cinq à cinq. — Les fleurs , d’un vert jaunâtre, partent de laisselle des rameaux, tantôt solitaires, tantot deux à deux, plus rarement trois à trois, soutenues chacune par un pédoncule muni, vers son milieu , d’une articulation. Chaque fleur présente : un calice campanulé, profondément divisé en six découpures, dont les trois intérieures sont recourhées en dehors à leur sommet; six étamines, in-
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sérées à la base du calice, et moins longues que lui ; un ovaire supérieur , ovale, surmonté d’un style court, terminé par un stigmate trigone. — Le fruit est une baie globuleuse qui, d’abord verte, devient d’un rouge vif en mürissant : l’intérieur de cette baie offre trois loges, dont chacune contient deux graines anguleusés, noires, dures et glabres.
La plupart des botanistes observent que les organes mâles et femelles n'existent pas sur le même pied, et, par conséquent, ils regardent l’asperge comme dioïque. Cependant, si l’on réfléchit que l’asperge sauvage renferme généralement les deux sexes dans la même fleur, et que les pieds males de l’asperge des jardins ont, pour l'ordinaire, sinon un pistil complet, du moins un ovaire ?; il faudra ne voir, dans cette prétendue diæcie, qu'un avortement produit par la culture , et considérer, avec Linné, l’asperge comme hermaphrodite. |
Tout le monde sait que les asperges servies sur nos tables sont les jeunes pousses ou jets écailleux, qui lèvent avec une rapidité surprenante, et que l’on cueille peu de temps après leur sortie de terre. La racine qui fournit ces rejetons tendres et délicats, est naturellement trisannuelle; mais il s’en développe au dessous un rang nouveau , destiné à durer le même temps, et qui, à son tour, donnera un nouvel étage de racines supérieures, jusqu’à ce que, le collet ayant atteint le niveau du sol, celles qui voudraient se former à . l'avenir ne trouvent plus de place ni de nourriture. Cette disposition bien connue de la patte d’asperge a suggéré l’idée de la planter dans des fosses creuses, que tous les ans on charge de quelques doigts de terre, et qui, en raison de l'élévation qu’elles pourront recevoir chaque année, contribueront au plus ou moins de durée du plant?. De longs détails agronomiques seraient ici déplacés : il suffira de dire que l’asperge, abandonnée à elle-même, surtout dans les régions brülantes , est ligneuse, grêle, insipide; tandis que, cultivée par un jardinier habile, elle acquiert, notamment dans les pays froids et humides, comme la Flandre, la Hollande, l'Angleterre, une saveur exquise, et un volume considérable, volume qui devient quelquefois excessif, par l’union intime, l’agglomération, je dirais
" Lamarck, Encyclopédie méthodique, Botan., tome 1, page 294.
? Mordant de Launay, Le bon Jardinier, page 9; 1814.
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presque l'incorporation de plusieurs tiges en une. Ceux qui désireraient des renseignemens plus étendus sur cet objet, consulteront avec fruit le Cours d'agriculture de Rosier, le Dictionnaire des Jardiniers, par Miller, celui d'agriculture de l'Encyclopédie méthodique, celui des Sciences naturelles, et les traités ex professo de J.-J. Fillassier :, de C.-F. Seidel?, de J.-G. Vothmannÿ, etc.
C’est la racine de l’asperge que les médecins emploient, pour ainsi dire, exclusivement : elle est une des cinq racines apéritives majeures ; ai-je besoin d'ajouter que rarement elle justifie, même à un léger degré, ce titre fastueux? Ses qualités deviennent encore bien plus faibles , ou plutôt elles disparaissent à mesure que s'élèvent les pousses ({uriones). Celles-ci occupent à juste titre un des premiers rangs parmi nos plantes potagères. Crues, elles sont à peine odorantes , et leur goût ressemble beaucoup à celui du pois. Cuites, elles fournissent un aliment très-recherché, qu'on peut varier de mille manières : les Grecs et les Romains en étaient, comme nous, très-friands ; ils les préparaient à l’aide d’une ébullition tellement prompte, qu’elle etait passée en proverbe.
Les plus anciens médecins, tels que Dioscorides et Galien, ont signalé l’action puissante des asperges sur les organes uropoïétiques ; mais 1l paraît qu'Avicenne, Psellus et Siméon Sethi ont parlé les premiers de cette fétidité singulière que contracte l'urine, fétidité qu’il est aisé de prévenir, en versant dans le vase destiné à recevoir le fluide excrémentitiel , un peu de fort vinaigre, ou d’acide muriatique étendu d’eau. Les professeurs Vauquelin et Robiquet sont par-venus à déterminer assez exactement la source de cette odeur particulière, de la saveur agréable , et des autres propriétés de lasperge. Ils ont prouvé que cette plante animalisée, et d’une constitution réellement privilégiée, pour me servir des expressions de M. Tollard4, contient, outre une fécule verte, une cire végétale, de l’albu-
‘ Culture de la grosse asperge dite de Hollande, la plus précoce, la plus hàtive, la plus féconde, etc., in-12. Amsterdam et Paris, 1979. —1d. Paris, 1809, etc.
2 Kurze Anweisung, etc.; Courte instruction sur la culture la plus économique et la plus parfaite de l’asperge ; in 8°. Erlang, 1781. — Jd. 1782. — Id. 1786.
3 Die Nurtzbarste Anlegung , ele.; Sur la manière la plus avantageuse de former et de cultiver les plants d’asperges; in-8°. Flensbourg, 1784.
4 Dictionnaire des Sciences médicales, tome 11, page 362.
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mine , divers phosphates et acétates , une matière sucrée analogue à la manne, et un principe cristallin, auquel ils ont donné le nom d'asparaginer.
Il est peu de personnes à qui les asperges ne plaisent; mais elles ne conviennent pas à tous les tempéramens , à toutes les idiosyncrasies. Le judicieux Murray atteste que souvent elles fatiguent l’estomac débile des hypochondriaques et des hystériques. Boerhaave, Quarin et Bergius ont observé qu’elles accélèrent les paroxysmes de la goutte, de l'hémoptysie, qu'elles aggravent les symptômes de la phthisie, et causent même parfois l’hématurie. Quoi qu’il en soit, l’asperge est un aliment médicamenteux, dont l’usage modéré offre au praticien habile des ressources précieuses et multipliées.
La plupart des espèces comprises dans le genre asparagus sont armées d'épines plus ou moins fortes, plus ou moins allongées. Cette disposition est surtout remarquable dans l’asperge hérissée, ou terrible, asparagus horridus , I. En effet, dit Lamarck, elle ne présente de tous côtés que des piquans longs, raides et divergens , qui la rendent affreuse à voir?.
cLer1@ts (ant. de), De asparago, Diss. inaug. præs. Joan. Jac. Baier : in-4°. Altdorfii, 1715. FRANZ (1.-G.-r.), De asparago , ex scriptis medicorum veterum , Diss. ; in-4°. Lipsiæ, 1778.
! Annales de chimie, tome Lv, page 152, et tome Lvir, page 58.
? Telle est probablement l’origine du mot asparagus, soit du latin asper, soit du grec orapaccw OÙ omaparro, je déchire : car qui voudrait adopter l’opinion d’Athénée, renouvelée par Ventenat et par d’autres, qui dérivent asparagus de « privatif, et crew , je sème, parce que les plus belles asperges ne viennent pas de semences? J'avoue qu'il serait plus simple, et même en apparence plus raisonnable, de considérer, avec certains étymologistes, LOTAPAYOS dont asparagus est limitation latine littérale, comme un mot générique par lequel les Grecs désignaient les jeunes et tendres pousses de plantes. Maïs acrapayes n'est bien certainement pas un terme radical : c’est un composé, dont il faudrait chercher les élémens ; la difficulté serait donc éloignée plutôt que résolue.
EXPLICATION DE LA PLANCHE. (La plante est de srandeur naturelle.) — x. Racine réduite. — 2. Jeune pousse ou asperge proprement dite, de moyenne grosseur. — 3. Deux fleurs de grandeur naturelle, axillaires , sur les pédancules desquelles on remarque une articulation. — 4. Pistil composé d’un ovaire supérieur, surmonté d’un style court, triquètre, terminé par un stigmate trilobé. — 5. Calice ouvert, dans lequel on voit six étamines insérées à sa base. — 6, Fruit coupé horizontalement pour faire voir les trois loges et les graines qu’elles conüennent. — 7. Graine isolée.
Re | Larpén D. D ZamtertToecelo