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X LVIT.
ASTRAGALE
(CRAN S vero 10 0 potola æTTpaycæAOC.
GEYOYRRAIZA SILVESTRIS, #oribus luteo-pallescentibus; Bauhin, TaË, lib. 9, sect 6.
ASTRAGALUS LUTEUS, PERENNIS, PROCUMBENS, VULGARIS S9e SILVESTRIS ; Tournefort, clas. 10, papilionacees.
AITE E, Mae de oo ASTRAGALUS GLYCYPHYLLOS , caulescens, prostratus, leguminibus subtri-
quetris arcuatis, foliis ovalibus, pedunculo longioribus ; Tinné, clas. 17, diadelphie décandrie; — Jussieu, clas. 14, ord. 11, legurnineuses.
Jéalenn un; trie REGOLIZIA SALVATICA ; LIQUIRIZIA SALVATICA.
Espagnol... ...... ASTRAGALO DE HOJA DE OROZUZ; OROZUZ SILVESTRE.
PROREUISS Ne nets ASTRAGALES; ASTRAGALE RÉGLISSIER ; RÉGDISSE SAUVAGE; RÉGLISSE BA- TARDE, Thuillier.
PEUT RTS OR SWEET MITK-VETCH, LIQUORICE-VETCH; WILD LIQUORICE.
Allemand. . ...... WILDES SUESSHOT.Z.
Hollandais. . ..... WILDE ZOETHOUT.
CeTTE plante est commune en Europe, dans les bois, les prairies
ombragées.
La racine vivace, ligneuse, produit dé nombreux rameaux qui se répandent au loin". — Les tiges, qui meurent chaque année, sont
diffuses, couchées sur la terre, glabres , et longues d'environ deux pieds. — Les feuilles alternes, aïlées avec une impaire, sont composées de cinq, six ou sept couples de folioles ovales, d’un vert clair, garnies de stipules géminées et lancéolées. — Les fleurs, disposées en épis courts, soutenus par des pédoncules communément moins longs que les feuilles, sont d’un jaune pâle un peu verdätre, et s’épanouissent aux mois de juin et de juillet: Chaque fleur présente : un calice monophylle, tubulé, à cinq dentelures aiguës, dont les trois inférieures sont graduellement plus petites; une corolle papi-
! Nous n'avons que des notions très-imparfaites sur l’acresyarcc des Grecs, qui doit ce nom à la figure de sa racine noueuse. M. Mordant de Launay trouve une forme analogue dans les fleurs de quelques-uns de nos astragales, disposées autour d'un axe, par anneaux qui peuvent se séparer, et représenter en quelque sorte une vertébre, 46r0y#2.06.
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ASTRAGALE
lionacée, formée d’un étendard plus grand que les autres pétales, presque droit, à sommet obtus, à bords réfléchis, de deux ailes oblongues , plus courtes que létendard , et d’une carène à peu près de la longueur des ailes; dix étamines, dont neuf ont leurs filets réunis inférieurement en une gaîne qui enveloppe Île pistil, et la dixième a son filet libre; un ovaire supérieur, surmonté d'un style recourbé , que termine un stigmate obtus. — Le fruit est une gousse allongée, pointue, arquée, munie en dessus d’un sillon longitudinal, divisée intérieurement en deux loges qui renferment des semences réniformes.
La facilité avec laquelle l’astragale prospère et se multiplie dans les terrains les plus stériles devrait engager à cultiver cette plante, dont les bestiaux sont fort avides. C’est un fourrage savoureux, trèsnourrissant, et qui augmente le lait des vaches. Aussi les docteurs Anderson et Gilibert pensent-ils qu’on en pourrait former d’excellentes prairies artificielles. Ce dernier, non moins habile médecin que savant naturaliste, a prescrit avec succès l’astragale contre les dartres , les stranguries , les coliques, et autres maladies qui exigent des substances douces.
Diverses espèces d’astragale offrent à l’art de guérir des secours beaucoup plus efficaces : telles sont surtout celles qui fournissent la gomme adragant. Les fibres dont la tige et les branches de lastragalus creticus (tragacantha cretica incana, T.) sont tissues, se raccourcissant dans les grandes chaleurs, expriment le suc glaireux dont toute cette plante est imprégnée. Ce suc extravasé se congèle en gros filets dans l’intérieur des branches, ainsi que dans les trachées de l’écorce; il s’y racornit par son séjour, et les fibres végétales, continuant de se raccourcir, font avancer les filets gommeux , pour ainsi dire comme autant de petits vermisseaux qui crèvent l’écorce dans les endroits où elle résiste le moins".
La gomme adragant n’est pas exclusivement fournie par l’astrasale de Crète; Labillardière l’a vu recueillir au mont Liban sur une autre espèce qu'il a nommée gmmifer; le professeur Olivier sur une troisième, etc.
Il est aujourd'hui démontré, dit le docteur Gilbert, et nous nous
‘ Tournefort, Relation d’un voyage du Levant, 1717.
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en sommes assurés par des observations nombreuses, que"toutes les gommes ont les mêmes propriétés : ainsi, que l’on adopte l’adragant, larabique, ou celle de cerisier, c'est à peu près la même chose. Cette décision d’un médecin distingué ne doit pourtant pas être prise à la rigueur. En effet , la gomme adragant diffère de l’arabique par des caractères tranchés ; elle est infiniment moins dissoluble dans l’eau, forme avec ce liquide un magma beaucoup plus visqueux, et trouble complètement sa transparence. Elle entre dans une foule de préparations pharmaceutiques , tantôt à titre de calmant, de lubréfiant , de béchique, tantôt pour faciliter certains mélanges, ou leur donner la fermeté convenable; plus souvent, elle offre tous ces avantages réunis, comme dans les loochs, les juleps, les pastilles, les tablettes. On fait avec la gomme adragant des crêmes, des gelées; elle augmente considérablement la force agglutinative de la colle; les teinturiers en soie, les gaziers, les enlumineurs, s’en servent pour donner de la consistance et du lustre à leurs ouvrages ”.
On a prodigieusement exalté les vertus antisyphilitiques de la racine de l’astragalus exscapus, L.; mais l'observation clinique n’a point confirmé les éloges fastueux prodigués à cette plante par Winterl? Quarinÿ, Endteré, Wegerich5, Tietzé. Girtanner lui-même, dont la circonspection n’était pas la vertu dominante, crut devoir, après de nombreuses tentatives, modifier, pris le jugement trop favorable qu'il avait porté sur l’astragale antivénérien.
rALLAS (rierre-simon), Species astragalorum descriptæ et iconibus coloratis (91) illustratæ, cum Appendice; in-folio. Lipsiæ , 1800-1802.
DECANDOLLE ( auguste-ryrame), Astragalogia, nempè astragali, biserrulæ et oxytropidis, necnon phacæ, coluteæ et lessertiæ historia, iconibus (50) illustrata; in-folio. Parisiis,
Jaumes, dans le Dictionnaire des sciences naturelles, tome 111, page 266. Ind. hort. Pest., page 14.
Animadv. pract., page 320.
De astragalo exscapo, Diss. inaug., in-8°. Gotuüngæ, 19 Jun. 1789.
De astragali exscapi radice, Diss. inaug., in-4°. Erfordiæ ; 1789.
De virtute astragali exscapt antivenere4 memorabili exemplo confirmaté, Diss. inaug., in-4°. Francofurti ad Viadrum, 1790.
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ASTRAGALE
EXPLICATION DE LA PLANCHE. (La plante est réduite à la moitié de sa grandeur naturelle.) — x. Fleur entière de grandeur naturelle. — 2. Calice. — 3. Étamines et pistil. — 4. Fruit de grandeur naturelle, — 5. Le même coupé horizontalement et grossi, dans l’iniérieur duquel on distingue les graines , les bords rentrans des valves qui rendent ce fruit biloculaire, et les poils qui tapissent l’intérieur des loges. — 6. Graine de grosseur naturelle. — 7. La même grossie. :
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