‹ Flore médicale (volume 4)Chapitre 9 sur 63 · AP AT A · texte numérisé non relu

AP AT A

AGARIC DU MÉLÈSE.

Ce do Pete ayaæpixOV.

AGARICUS ALBUS; AGARICUS ALBUS OPTIMUS ; VUlg. AGARIGUS , SiVE FUNGUS LAR1GIS; Bauhin, IsvaË, lib. ro, sect. 5. Tour- Papin CCE EE nefort, clas. 17, apétales sans fleur ni fruit. BOLETUS LARICIS ; Linné , clas. 24, cryptogamie champignons. AGaARIGUS; Jussieu, clas. 1, ord. 1, champignons.

Traien a LE AGARICO DEL LARICE.

Espaonol ie Rene AGARJGO DEL ALERCE.

FPATCRIS ANNE ONE AGARIC DU MELÈSE ; AGARIC BLANC. ANGES x ever Mae AGARIC OF THE LARGH-TREE.

Allemand. ......... LERCHENSCHWAMM.

Hollandais... ..... LORKEN-ZWAM.

Ce végétal parasite, absolument privé de tige, présente une masse irrégulière, variable, qui cependant se rapproche le plus souvent de la forme conique ou de la triangulaire. Il est légèrement convexe en dessus, marqué de zones de diverses couleurs , dont les principales sont le fauve, l’orangé et le brun. Sa substance est tenace, d’un blanc jaunâtre; les pores qui tapissent sa surface inférieure offrent la même teinte et sont fort petits. Son volume ne varie pas moins que sa figure. Souvent il est à peine de la grosseur du poing, quelquefois il parvient à égaler celle de la tête. On ne le trouve jamais sur les jeunes mélèses ; il se fixe sur ceux qui ont acquis toute leur croissance, ou qui portent déjà les caractères de la décrépitude. Il est assez commun dans les forêts de la Hongrie, de la Carinthie, de la Suisse, de la Savoie, du Dauphiné, de la Provence. Les anciens médecins grecs et romains le tiraient de l'Orient, de la Sarmatie , et l’on préfère encore de nos jours celui qui vient d'Alep. On l’enlève des mélèses, lorsqu'il commence à se fendre, ce qui n’a guère lieu qu’au bout d’une année. On détache sa peau extérieure ou son écorce, qui est très-amère et émétique. On expose l’intérieur au soleil, pour le dessécher et le blanchir, ce qui dure quelques semaines; ensuite on le frappe avec des maillets pour faire disparaître les fentes, serrer le tissu et le rendre uniforme. Dans cet état, 1l est fréquemment rongé par les larves des vrillettes, des dermestes, etc.

L’agaric bien choisi est blanc, léger, homogène, friable, inodorc;

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AGARIC DU MÉLÈSE.

il a une saveur d’abord fade et comme farineuse , ensuite amère, âcre, nauséabonde. Si l’on en jette des fragmens sur les charbons, ils s'enflamment avec facilité , et laissent fort peu de cendres.

Les analyses chimiques de ce champignon, faites par Neumann, Poulduc, Geoffroy, etc., sont très-incomplètes. Analysé avec plus d’exactitude par M. Bouillon-Lagrange, et plus récemment encore par M. Braconnot, il a fourni à ce dernier 0,72 d’une résine particulière, 0,26 d’une matière fongueuse, et o,02 d’un extrait amer. — L’agaric est quelquefois employé par les teinturiers pour colorer la soie en noir; mais c’est principalement dans l’art de guérir que, durant une longue suite de siècles , il a joui d'une grande réputation. Démocrite le regardait, dit-on, comme un remède domestique; Dioscorides et Galien l’administraient sous diverses formes; ils le supposaient vulnéraire, fébrifuge, alexitère; ils le croyaient propre à guérir la dysenterie, la goutte, la chlorose , l’hystérie, et même l’épilepsie et la consomption. Les habitans des montagnes du Piémont l’associent au poivre, et se servent inconsidérément de ce mélange dans presque toutes les maladies ; ils le jugent surtout un moyen infaillible de dissiper les graves clone causés par la petite ae des Alpes dans le tube D éuhars

On voit l’agaric figurer dans diverses préparations pharmaceutiques, telles que la thériaque, le mithridate , la confection hamech, les pilules de mastic et celles de succin , l'extrait panchymagogue de Crollius, les trochisques qui lui doivent leur dénomination , etc. Son aclion purgative est lente, infidèle, et accompagnée de malaise, de nausées, de vomituritions, de coliques, de tranchées: Susceptible d’être remplacé par des agens thérapeutiques beaucoup plus efficaces et plus certains, l’agaric devrait être complètement banni de nos matères médicales et abandonné aux vétérinaires ; M. Huzard le recommande dans les affections catarrhales, dans la dysurie et dans cette espèce de coma que les maréchaux appellent ämobilite.

3ACQUIN (N.-1.), De agarico offcinali, Diss. inaug. resp. Fr. Rubel ; in-8° ; Vindobonæ, 1778. ricurer (auguste-rhéophile), De agarico officinali, Progr. in-4° ; Gottingæ, 1778.

EXPLICATION DE LA PLANCHE. (La figure est réduite à la moitié de sa grandeur naiurelle.) — 1. Agaric entier. — 2, Coupe verticale de l’agaric. — 3. Branche du meélèse qui porte celle espèce d’agaric.

ROUE SET ner

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