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TABLEAU XLIII

Méthode naturelle de M. de Jussieu.

1 . Portion d’uue tige (chaume) : a, nœud-vital, bordé et protégé par une feuille à pétiole engainant ; gaine fendue jusqu’à la uaissance de la feuille.

3 . Coupe verticale de la figure précédente : a , nœud-vital.

Obs. De ce nœud-vital, dans un grand nombre de graminées , il naît un bourgeon ou embryon-fixe qui reste stationnaire ou qui se développe eu rameau, selon que les espèces qui les produisent sont plus ou moins vigoureuses.

3. Feuille détachée : a, pétiole engainant; b , ligule; c, lame.

4. Partie terminale et florifère de la tige (épi ) : a , nœudsvitaux bordés par une feuille rudimentaire, desquels naissent de courts rameaux multiflores.

5. L’un des rameaux multiflores (épillet) détaché et grossi : a , uu article de la tige ou rachis détaché de la fig. 4, premier degré de végétation ; a’, tige de l’épillet, deuxième degré de végétation, née dans l’aisselle de la feuille rudimentaire b ; a”, tige du rameau spathellé, uniflore, axillaire aux feuilles rudimentaires c’; h, feuille rudimentaire très-réduite, bordant les nœuds-vitaux, a, de la fig. 4 j et représentant celles, plus développées, qui naissent sur le rachis commun de l’épi composé des lolium ; c, feuilles rudimentaires les plus inférieures de l’épillet, servant à composer le prétendu calice des botanistes, bordant chacune un nœud-vital, constamment stérile; c’, autres feuilles rudi-

roentaires nées du même axe que celles dont nous venons de parler, bordant des nœuds-vitaux fertiles, desquels sortent de petits rameaux, a ”, uniflores et spathellés; c”, dernier effort de la végétation se bornant à quelques feuilles rudimentaires, et dans lequel les botanistes ont vu une fleur neutre ; c 3, nervure médiane des feuilles rudimentaires se prolongeant en une longue arête.

Obs. 11 faut voir, dans la composition de cet épillet, le rameau florifère et feuillé d’un grand nombre de plantes dicotylédones, surtout de ceux qui portent des fleurs dépourvues de calices et de corolles. Trois degrés de végétation, très-distincts, se manifestent dans celui que l’on a sous les yeux : le premier, marqué de la lettre a, est muni du nœudvital qui a servi de conceptacle au rameau florifère, et ce nœud-vital est protégé par la petite feuille rudimentaire b; le second, indiqué par a’, produit, alternativement et sur deux côtés, les feuilles rudimentaires, à aisselles stériles ou fertiles, désignées par les lettres c, c’ et c”; le troisième enfin, distingué des deux précédens par a”, est trèscourt , et se termine par une fleur nue, accompagnée de deux bractéoles latérales et soudées par celui de leur bord qui regarde l’axe a’.

Le dernier terme de la végétation épuisée de ce rameau, en c”, est entièrement analogue à celui que, dans d’autres cas, on a nommé chalaze.

6. Coupe plane d’une fleur, des feuilles rudimentaires qui l’avoisinent, et de l’axe dont elles émanent, afin de bien faire connaître la situation relative de chacune de ces parties entre elles : a, l’axe; b, feuille rudimentaire représentant celles, c, c’ et c”, de la figure précédente. Je laisse à ces feuilles, dont le principal caractère est d’avoir une nervure médiane et de tourner le dos a l’extérieur, le nom de bractées; c, celle-ci, figurée sous le n°. 7 en a, toujours adossée à l’axe a (fig. 6), manquant de nervure médiane, bicarénée et embrassante, est la réunion soudée de deux bractéoles latérales : entièrement analogue a la spathedes palmiers , j’ai cru devoir lui donner le nom de spathelle ' ; d, lobes du pnycostème; e, étamines;/’, pistil; g, embryon. On s’est per-

1 Voyez mon Mémoire sur l’inflorescence des graminées et des cjpérées, etc. ( Mém. du Mus. d’hist. nat., tom. v ).

mis, dans cette figure, d’anticiper sur l’époque, en plaçant un embryon dans un ovaire où il n’est pas encore visible.

7. a, Spathelle embrassant et protégeant une fleur nue; b, lobes du phycostème; c, pistil.

Obs. La spathelle des graminées et la spathe de presque tous les palmiers sont le produit de deux bractéoles latérales et soudées; les angles latéraux et tranchans, souvent munis de poils, sont les nervures médianes des deux petites feuilles rudimentaires qui constituent cet organe, presque toujours bifide au sommet.

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