‹ Flore médicale (volume 5)Chapitre 17 sur 126 · ORGANES APPENDICULAIRES LATÉRAUX OU FEUILLES PROPREMENT DITES · texte numérisé non relu

ORGANES APPENDICULAIRES LATÉRAUX OU FEUILLES PROPREMENT DITES

Rudimentaires par faiblesse.

cotylédons , protophylles ( du Petit-Tbouars ), fig. 1, a , et 2, a.

Premières feuilles du végétal faisant partie de l’embryon , considéré dans son état de réclusion et quelque temps après la germination. Appartenant au système aérien, et conséquemment insérés au-dessus delà ligne médiane , les cotylédons sont assujétis aux mêmes lois que tous les autres organes appendiculaires, et présentent également les mêmes caractères : ils sont isolés ou associés selon les espèces de plantes auxquelles ils appartiennent; isolés, lorsqu’ils forment une gaine, comme dans les liliacées , ou lorsqu’ils sont libres et latéraux, comme dans les graminées et les cypérées; associés, quand ils sont réunis par couple, comme dans le plus grand nombre des végétaux dicotylédons, ou quand ils sont réunis par verticilles, comme dans les conifères et beaucoup d’autres végétaux. Ces feuilles cotylédonaires sont, les unes,

susceptibles de prendre de l’accroissement, de se colorer dans la germination, et d’être exhaussées au-dessus de la ligne médiane et du sol, au moyen de l’élongation d’un premier mérithalle, tandis que les autres restent inertes sur le point où elles ont pris naissance. De là cette distinction de cotylédons épigés pour les premiers, et de cotylédons hypogés pour les seconds.

écailles, cotylédons ou protophylles des embryons-fixes , fig. 3 et 4 .

Les écailles, considérées seulement dans celles qui accompagnent la naissance des bourgeons, sont des feuilles rudimentaires , réduites à la base d’un pétiole : ces petites feuilles sont aux embryons-fixes ce que les cotylédons sont aux embryons-graines. Quelques-unes de ces écailles semblables à certains cotylédons sont susceptibles de croître et même de verdir, et d’être exhaussées au-dessus du point axillaire, au moyen d’un premier mérithalle entièrement analogue à celui que présentent les embryons-graines dans leur germination, et que l’on a nommé tige/le : tandis que d’autres se flétrissent et se détachent près du lieu où elles se sont développées. Un autre caractère de ressemblance et d’analogie entre les écailles et les protophylles des embryons-graines consiste dans leur isolement (fig. 3 ) et dans leurs associations soudées

(fig- 4 )-

Maximum du développement des organes appendiculaires ,

de ceux que l'on a désignés sous le nom de feuilles.

feuille, fig. 5 , 6, 7, 8 et g.

La feuille peut être définie ainsi : Tout organe appendiculaire et le plus souvent articulaire, quelles que soient ses dimensions, sa forme, sa figure, sa consistance et sa couleur, qui borde extérieurement un nœud-vital, est une feuille. La feuille est aux embryons-fixes (bourgeons) ce que sont les tuniques de la graine et le péricarpe aux embryons-libres et fécondés.

l a feuille, réduite souvent à la nervure médiane (fig. 5 ), s’élargit, des deux côtés de cette, nervure, en une lame

régulière ou irrégulière (fig. 6) : cette lame, de simple quelle était en son tord, se découpe en dents, puis en lobes plus ou moins profonds (fig. 7 et 8), et enfin se compose et devient articulée (fig. 9).

Rudimentaires par épuisement.

involtjcre, enveloppe accessoire des fleurs, fig. 10 et 11.

Amas de feuilles réduites, libres ou soudées, formant une enveloppe extérieure à la fleur ou aux fleurs. L’involucre est composé de feuilles rudimentaires, libres entre elles dans les ombellifères , et de feuilles rudimentaires soudées dans la cupule du gland (fig. 11 ), et dans celle hérissée de la châ~ taigne.

bractée, feuille florale, fig. 12, i 3 , 14 et i 5 .

Feuilles rudimentaires bordant un nœud-vital, d’où sort le plus souvent une fleur. Libres et isolées dans la plupart des végétaux, elles sont aussi quelquefois associées et soudées par couples, comme cela se voit dans celles qui servent de seconde valve aux prétendues corolles des graminées (fig. 1 3 , a ). Les bractées, presque toujours laminées et traversées par une nervure médiane, sont quelquefois réduites à une simple soie ffig. i 5 , a), comme celles que l’on observe derrière les fleurettes de quelques synanthérées , et elles sont susceptibles de se colorer par épuisement.

Stipules ou feuilles supplémentaires.

stipule, fig. 16,17,18 et 19, a.

Petite feuille supplémentaire laminée, réduite a la nervure médiane ou accompagnant là base des feuilles, insérée sur la tige ou n’etaut qu’une expansion du pétiole, libre ou soudée en gaine, %fml’àfft un nœud-vital, d’où il naît quelquefois à son ai solfie un embryon-fixe.

Fig. 1 , Pota'nwgetol^natans. 2 , Evonymus Europœus. 3 , Pyrus commuais. 4 , Populus Virgininna (fig. 5 , 6, 7, 8 et 9 ). Pour 11e pas trop multiplier les figures, on a imaginé

de mettre des feuilles, comme celles 6, 7 et 9, qui, dans leur ensemble, en représentent plusieurs : cette méthode peut avoir l’avantage de faire connaître comment la nature modifie les êtres et leurs organes en les faisant passer de l’état le plus simple à l’état le plus composé. 10, Ombellifère. 11, Quercus coccifera. 12, Salvia sclarea. i 3 , a. Graminée. i 4 , a. Rudbeckia amplexicaulis. i 5 , a. Cynara scolymus. 16, a. Rosa canina. 17, a. Artocarpus incisa. 18, a. Rubiacée. 19 , a. Melianthus major.

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