‹ Flore médicale (volume 5)Chapitre 2 sur 126 · DES VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

DES VÉGÉTAUX

Quelques pensées sur l’histoire naturelle, et spécialement sur la botanique.

i. Le physique naît avant le moral : le premier donne le second.

2. Plus l’homme sait et embrasse de choses, mieux il explique celles dont il s’occupe.

3 . Si je croyais aux distinctions tranchées, je dirais que, dans le règne inorganique, tout finit par une molécule, et dans le règne organique par une cellule.

4 - Au moral comme au physique, l’observation comparée et philosophique nous porte toujours à parcourir un cercle complet : arrivé à ce point, tout se confond. Cette grande vérité, peut-être au-dessus des forces humaines, nous fait reculer, et nous fait dire que presque toujours le mieux est l’ennemi du bien. C’est ainsi qu’en botanique les organes qui composent l’être végétal le plus compliqué, considérés de cette manière, se réduisent à n’être plus qu’une grande feuille universelle.

5 . Les sciences philosophiques ne peuvent être étudiées que dans la nature : les livres qui en traitent, utiles jusqu’à un certain point, en imposent tous plus ou moins ; et pour- 16 e . Livraison.

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