CX VII
CHICORÉE
ca A. Depuis MIRPIS 3 MEYGPIOV ; KIXOPIOV > kIYOPA ; LIX@PH. CICHORIUM SYLVESTRE, SiVe OFFICINARUM ; Bauhin, [svaf, Lib. 3, sect, 6 ; — Tournefort, clas. 13, sémiflosculeuses.
PTS DE SAR ENNEE CICHORIUM INTYEUS, floribus geminis, sessilibus, foliis runcinatis ; Linné, clas. 19, syngénésie polygamie égale; — Jussieu, clas. 10, ord. 1, chicoracées. |
Italien... ........ CICORIA ; CICOREA ; RADICCHIO,
Fapacnel C1. :° - ACHICORIA ; CHICORIA.
Français. ........ CHICORÉE; CHICORÉE SAUVAGE.
Anis), ©): SUCCORY ; CICHORY; WILD SUCCORY.
Allemand... ...... ZICHORIEN ; WEGWART ; HINLLÆUTT.
Hollandais. . . .... cicHory:; WILDE ctCHORY ; BITTERSTE CICHORY,
.!: . -cteil rétitléiol WÆGWARDA,
Polonais. . . ..... ponrosznix, Erndtel.
ConverTie en planie potagère, la chicorée sauvage s'offre pariout à nos regards le long des chemins, sur le bord des champs. Le réceptacle de ses fleurs garni de paillettes la distingue de la laitue; son calice, composé d’un double rang d’écailles , empêche de la confondre avec d’autres genres dont le réceptacle est également pourvu de paillettes. — Sa racine est longue, fusiforme, remplie d’un suc laiteux. — Ses tiges sont droites, médiocrement rameuses, glabres, striées. — Les feuilles un peu velues, plus souvent glabres, alternes, sessiles , allongées , profondément découpées, plus petites à mesure qu'elles approchent du sommet des tiges. — Les fleurs sessiles, d’un beau bleu , quelquefois blanches ou rougeâtres , très-souvent réunies deux ensemble le long des rameaux et des tiges : les écailles du calice ciliées ; les extérieures courtes, les intérieures étroites, allongées , de même longueur, rapprochées en cylindre ; la corolle composée de demi-fleurons, prolongés en une languette linéaire, tronquée, à cinq dents au sommet, renfermant cinq étamines , les anthères réunies en cylindre traversé par un style à deux stigmates. — Les semences sont petites, anguleuses, surmontées d’un petit rebord à cinq dents. — La plante cultivée est beaucoup plus. forte, plus élevées les feuilles amples très-glabres. Peut-être a-t-élle produit la chr-
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coree endive, plus généralement connue sous le nom de scarole ou scariole, que quelques auteurs pensent être originaire des Indes Orientales. La çhicorée frisée n'en est qu'une variété : on en connaît encore plusieurs autres, telles que la barbe de capucin, etc., toutes produites par les moyens que la culture emploie pour adoucir lamertume de la chicorée, en privant cette plante de l’action immédiate de la lumière ou de lair. (P.)
Toutes ses parties ont une saveur fraîche, amère, beaucoup plus prononcée dans la plante sauvage que dans celle qui a été modifiée par la culture, Elle renferme un suc laiteux, savonneux, amer et légèrement styptique, auquel elle paraît redevable de ses vertus stomachique, stimulante, rafraïchissante, fondante, apéritive, résolutive , etc.
« Par sa douce amertume, dit Geoffroy, la chicorée affermit les fibres relâchées de l'estomac, elle excite l’appétit , elle aide la digestion , elle purifie les conduits urinaires, souvent elle facilite la transpiration et l’expectoration. » Murray n’est pas éloigné de la croire utile dans l’ictère , la cachexie, la mélancolie, l’hypochondrie, l'éthisie , etc. Selon divers praticiens , elle aurait été employée avec succès contre la phthisie, et dans les inflammations de la gorge et de la poitrine. Au rapport de Van Swiéten, la racine de chicorée opère des merveilles dans les obstructions des viscères et les maladies qui en dérivent. Si l’on en croit certains observateurs, une femme hystérique aurait été guérie par l'usage du suc de cette plante; la mélancolie hypochondriaque aurait cédé à l'emploi des bouillons ; et la décoction qu’on en prépare, soit seule, soit associée au petit-lait, aurait eu les plus grands succès dans le traitement de la fièvre lente, et aurait opéré la guérison d’un ulcère. Quelques auteurs ont prétendu que ses feuilles sèches et pulvérisées , à la dose de quatre grammes (un gros), deux fois par jour, produisent les meilleurs effets pour les maladies de la peau, la goutte et les rhumatismes. Leur suc exprimé, épuré ou non, soit seul, soit uni à un seul purgatif, a été quelquefois administré avec succès , à la fin des fluxions de poitrine, dans les engorgemens des viscères abdominaux. Associé au sel ammoniaque ou autres substances excitantes, plusieurs médecins sesont bien trouvés de son emploi dans les fièvres intermittentes. Les fleurs de chicorée, long-temps placées au rang des quatre fleurs cordiales, quoique moins amères et plus visqueuses que les autres parties de la
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plante, étaient assez mal-à-propos regardées comme excitantes, à la même époque où l’on en retirait une eau distillée , à peu près inerte, qui a été long-temps préconisée comme merveilleuse contre les hémorrhagies , contre l’ophthalmie et autres maladies des yeux. C’est avec beaucoup plus de raison que ses graines forment une des quatre semences froides mineures. T’eau et la grande quantité d'huile douce qu’elles renferment, leur donnent en effet toutes les qualités adoucissantes des substances émulsives, dont elles peuvent remplir tous les usages.
La racine et les feuilles de la chicorée ont la propriété de fournir, par l’infusion ou par une légère décoction dans l’eau, une boisson tempérante rafraîchissante, un peu amère et légèrement laxative, qu'on peut employer avec avantage dans les embarras des premières voies, dans la plupart des fièvres primitives, surtout dans les fièvres bilieuses et muqueuses , dans les fièvres intermittentes et dans la plupart des phlegmasies. C’est dans de semblables circonstances qu'elle a pu quelquefois provoquer les urines , la sueur, et favoriser l’expectoration ; mais cela ne peut avoir lieu que lorsqu'il y a un état d’érétisme , de la sécheresse et de la chaleur; car, lorsque le malade est dans l’atonie et le relâchement, il faudrait recourir à des moyens beaucoup plus énergiques pour produire les mêmes effets. À raison de son principe amer très-propre à solliciter doucement l’action de l'estomac et de l'intestin , nous ajouterons que la tisane de chicorée nous paraît en général bien plus convenable que la plupart des solutions gommeuses, glutineuses , et des décoctions mucilagineuses, plus ou moins affadissantes et plus ou moins difficiles à digérer, dont on ne cesse de gorger les malades dans presque toutes les affections aiguës et chroniques. M. Albert regarde au moins comme hasardé tout ce qu'on a écrit des vertus de la chicorée pour résoudre les obstructions, pour remédier aux fièvres intermittentes, et croit peu convenable de lui assigner, comme on la fait, une efficacité particulière contre certaines maladies. »
La racine et les feuilles se donnent en décoction à la dose de quinze à trente grammes ( demi-once à une once), pour un kilogramme ( deux livres ) d'eau. La dose ordinaire du suc qu’on en exprime, est de trente à cent trente grammes (une à quatre onces ) par Jour. Le plus souvent on l’associe à un sel purgatif, au kermès minéral ,
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au sel ammoniaque, etc., et presque toujours on l’édulcore avec un sirop apéritif. L'eau distillée des fleurs de chicorée, la conserve et le sirop qu'on préparait jadis avec ses feuilles, ne sont plus d'aucun usage; mais on emploie, comme purgatif très-commode pour les enfans , le sirop de chicorée composé avec la rhubarbe. Sa dose est de quinze à trente grammes (demi-once à une once). La racine de chicorée entre, comme on sait , dans la composition du catholicon double.
Cette même racine à été proposée comme succédanée du café : sous ce rapport, on en fait un grand usage dans plusieurs contrées du Nord, et parmi nous on l'emploie souvent pour sophistiquer le café que l’on vend en poudre. On récolte la racine de chicorée vers la fin de l’automne, on la nettoie exactement, on la coupe en tranches , on la fait sécher au four, et, après l’avoir torréfiée et pulvérisée, on l’emploie en infusion ou en décoction dans l’eau, pour former une boisson qui a toutes les apparences et l’amertume du café, sans avoir les autres précieuses qualités de cette boisson. Il est utile d'être prévenu que la poudre de racine de chicorée torréfée est susceptible de s’enflammer spontanément lorsqu’elle est en grande masse,
Les Égyptiens font une immense consommation de la chicorée ; les Grecs leur ont même emprunté le nom de cette plante (xrywpsy). En Europe, elle est cultivée dans les jardins pour les usages économiques et pharmaceutiques. Les bestiaux recherchent avec avidité les feuilles de celle qui se rencontre à la fin de l'hiver dans les champs. On la cultive en grand dans quelques contrées; elle vient aisément dans toutes sortes de terrains ; elle brave la sécheresse , résiste aux orages et aux pluies, ne craint ni la gelée ni les grands froids; elle croit d’ailleurs de très-bonne heure et forme un excellent fourrage printannier. Par la culture dans les jardins, elle se décolore, devient plus douce, plus succulente , plus agréable au goût. Dans cet état, on la mange crue en salade , et on la sert cuite, | soit au gras soit au maigre, et son usage s'allie parfaitement avec celui des viandes roties. Elle convient particulièrement aux jeunes gens, aux tempéramens sanguins et bilieux; Geoffroy a vu plusieurs fièvres intermittentes céder à l’usage de la salade de chicorée, après avoir résisté à tous les autres moyens. |
EXPLICATION DE LA PLANCHE. ( La plante est de frandeur naturelle.) — x. Fleuron hermaphrodite de grandeur naturelle. — 2. Fruit de grandeur naturelle. — 3. Le même grosst:
Zurpin.P
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‘ Grééis. OU ONE. LL. à æypœsris ; Théophraste, Dioscorides. GRAMEN CANINUM ARVENSE, SiVE GRAMEN DI0SCOR1DIS ; Bauhin , [sva£ , lib. r , sect. r.
GRAMEN LOLIACEUM, RADICE REPENTE , SiVE GRAMEN OFFICINARUM ; Tourlatin. nefort, clas. 15, apétales.
TRITICUM REPENS. calycibus quadrifloris, subulatis, acuminatis , [olis planis ; Linné, clas. 3, triandrie digynie ; — Jussieu, clas. 2, æ ord. 4, graminées.
lens di: als GRAMIGMA; CUPRINELLA; DENTE CANINO. à Espagnol, .…. ... 2" GRAMA3; GRAMA DE LAS BOTICAS. Francs." "1"... CHIENDENT ; FROMENT RAMPANT, Lamarck. Ms. ji. À DOG’S-GRASS; COUCH-GRASS; COUCH-WHEAT. Allemand... ..... QUECKGRAS; QUECKEN ; HUNDSGRAS. Hollandais. . . .... HONDSGRAS; KWEEK ; KWEEK-GRAS. Sucdoïs. 8... .. QUICK-HWETE, POREs 1. ji …. PERZ.
CETTE graminée, le désespoir des cultivateurs, échappe à leurs malédictions dans les laboratoires de pharmacie, où, par les qualités médicinales deses racines , elle a long-temps joui d’une réputation aujourd'hui réduite à sa juste valeur. La description que Théophraste nous a donnée du caractère et des propriétés de ses racines, n’est applicable à aucune autre plante : il est cependant bien important de ne pas la confondre avec le sriticum sepium , Lam., le froment des haies} Encycl., elymus caninus, L., qui lui ressemble beaucoup, mais dépourvu de souches articulées et rampantes.
Le chiendent offre dans la disposition de ses fleurs le caractère que Linné assigne au genre ériticum, savoir : un épi simple composé d’épillets sessiles, alternes , solitaires , placés à chaque dent d’un axe commun; une balle calycinale à deux valves, renfermant plusieurs fleurs bivalves avec ou sans barbe. — Les racines, dans le chiendent ysont composées de fibres menues, produites par les nœuds de souches fort longues, rampantes, articulées, blanchâtres, profondémentrenfoncées. — Les tiges sont droites, cylindriques, longues de deux pieds et plus, divisées en trois ou quatre articulations, —
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Les feuilles molles, allongées, larges de deux ou trois lignes, légèrement velues à leur face supérieure. — Les fleurs disposées en
un épi droit un peu grêle, terminal, long de trois ou quatre pouces ; les épillets sessiles, distincts, renfermant quatre à cinq fleurs à valves aiguës, ordinairement dépourvues d’arête ou de barbe : trois étamines, deux stigmates velus. — Les semences solitaires, un peu étroites , allongées, traversées à une de leurs faces par un sillon longitudinal. — Les racines de chiendent d’un blanc jaunâtre, d’une saveur douceâtre, un peu sucrée et légèrement styptique, renfer- ment une moelle succulente, douce, et légèrement nutritive, sous une écorce dure, ligneuse, qui a quelque chose d’astringent. À mesure que la plante vieillit, cette écorce augmente de consistance et d'épaisseur, au point qu’au bout de deux ou trois ans la racine, devenue entièrement ligneuse, se trouve dépourvue du suc doux et mucilagineux auquel elle doit ses principales vertus, et offre aïnsi des propriétés tout-à-fait différentes de celles qu’elle avait dans le premier âge.
Quelque faibles que soient les propriétés médicinales du chiendent, les livres de l’art retentissent de ses qualités émolliente, rafraichissante, résolutive, désobstruante, apéritive, vulnéraire, fébrifuge, anthelmintique, etc. Comme tel, on l’a employé dans un grand nombre de maladies souvent de nature entièrement opposée. En France surtout , il a tellement captivé la confiance des médecins routimiers et du peuple de toutes les classes, qu’il est la base nécessaire de presque toutes les tisanes; il est même devenu aux yeux du vulgaire comme une sorte de panacée, et la prescription banale des commères et des médicastres. Sans doute, la décoction dé la racine de chiendent peut être employée sans inconvénient dans les maladies du foie, dans l’'ictère, dans les coliques qui sont dues à la présence de calculs biliaires, dans la néphrite, ainsi que dans les fièvres intermit-
tentes. On ne peut pas nier que le suc mucilagineux et sucré qu'elle
renferme, ne puisse par sa dissolution dans l’eau former une boisson utile dans les fièvres inflammatoires et bilieuses, dans certaines fièvres ataxiques , et dans la première période des fièvres muqueuses, au début des fièvres putrides, etc. Son usage peut être également avantageux dans les phlegmasies thorachiques et abdominales, et dans une
EN 2 À . . . ,. j foule de cas où il ne s’agit que de calmer la soif ou de satisfaire lima: A
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oination de certains malades par une prescription insisnifiante. Mais , à l'exemple de quelques auteurs, doit-on lui attribuer la propriété de guérir la toux et l’asthme produits par la pituite? Quelle que soit notre déférence pour le témoignage de Boerhaave, pouvons-nous la regarder avec ce grand médecin comme un remède efficace dans les engorgemens du foie? Faut-il en croire sur parole ceux qui la considèrent comme un moyen infaillible dans le traitement des fièvres intermittentes rebelles , ou la recommander avec d’autres contre la cachexie, l’hydropisie, la chlorose, les obstructions , les hémorrhagies et autres maladies chroniques qui résistent le plus souvent aux remèdes les plus énergiques et aux méthodes thérapeutiques les mieux entendues? Enfin , dans l’état actuel de la science, peut-on croire de bonne foi, avec M. Schenk , que la racine du chiendent a une efficacité toute particulière dans les maladies organiques du foie et de l’estomac ? M. Alibert nous paraît avoir bien mieux apprécié les propriétés médicinales de cette racine, en lui refusant toute espèce d’action spéciale contre ces maladies , et en lui reconnaissant pour toutes vertus « l’avantage de former une tisane aussi commode qu'agréable, et qu'on peut tout au plus regarder comme rafraïîchissante. » Pour obtenir avec la racine de chiendent une boisson de ce dernier caractère, avant de la faire bouillir, il faut la concasser fortement pour briser la partie corticale. Sans cette précaution, le suc de la racine, resté intact sous son écorce, ne se dissout point dans le liquide, et, au lieu d’une boisson adoucissante et mucilagineuse, on n’a qu’une tisane légèrement excitante. Les feuilles et les jeunes tiges de chiendent ont des vertus bien prononcées. On en retire un suc verdätre, d’une saveur herbacée, douceâtre, regardé comme savonneux. On sait que les chats, et les chiens surtout, guidés par leur instinct naturel, mangent et avalent les jeunes feuilles pour se faire vomir et pour se purger, Syÿlvius et plusieurs autres observateurs après lui ont remarqué que les bœufs, si souvent affectés de concrétions biliaires pendant l'hiver, guérissent au printemps en mangeant cette plante dans les pâturages. Van Swiéten à fait une observation semblable sur un homme qui fut guéri d’une jaunisse rebelle, par l'usage du chiendent et autres plantes sauvages dont il faisait presque son unique nourriture. Cependant, n’est:l pas plus rationnel de regarder la fonte des calculs biliaires des bœuf ,
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en grande pértie au moins, comme le $. «1 de la dl influence du régime auquel ces animaux sont soumis au printemps, dans les vastes prairies où ils paissent et se meuvent à volonté?
La racine de chiendent s'emploie en décoction à la dose de quinze à trente grammes ( demi-once à une once ), pour un kilogramme ( deux livres) d’eau. Par l’évaporation de cette décoction , on peut obtenir, suivant le procédé de M. Cadet de Gassicourt, un extrait de chiendent qui se conserve long-temps sans altération, et qui s'emploie aux mêmes usages que la racine. Le suc de cette dernière entre dans la composition du sirop de Fernel et du sirop de chicorée composé. On en retirait jadis une eau distillée, qui a été préconisée contre les hémorrhagies et contre les vers ; mais elle n’a pas plus de vertus que l’eau pure, et mérite l'oubli où elle est tombée. Le suc exprimé des feuilles et des jeunes tiges a été administré comme fondant des calculs biliaires, depuis la dose de soixante-cinq ou cent grammes ( quelques onces ), jusqu’à celle de cinq hectogrammes (une livre} par jour. |
Le suc exprimé des racines a fourni à Margraf une certaine quantité de sucre. Abandonné à lui-même à une douce température, il fermente avec une grande facilité, forme d’abord une sorte de liqueur vineuse; et, lorsqu'on n'arrête pas la fermentation, il passe bientot à l’état acide. Cette racine coupée, contuse, cuite dans l’eau et mêlée à du ferment, a été employée avec succès à la fabrication de la bière. On en retire aussi un alcool d’excellente qualité; dans quelques pays on l’emploie à la nourriture des bœufs et des bêtes de somme. Les Polonais en font du gruau; lorsqu'elle est réduite en poudre, on en retire de l’amidon, et, dans cet état, les habitans du nord de l'Europe la mêlent avec un peu de farine, et en font un pain nourrissant et précieux dans les temps de disette. Les vergettiers enfin emploient cette racine pour faire des brosses ; et lorsqu'elle est sèche et en grande quantité, les agriculteurs la brülent et fécondent les terres avec ses cendres.
EXPLICATION DE LA PLANCHE. (La plante est de grandeur naturelle.) — x. Épillet composé d’une glume bivalve, renfermant quatre à cinq fleurs. — 2. Fleur entière grossie. —
3. Tige traçante, souterraine , et à laquelle on donne, dans les pharmacies , le nom Pers ‘ de racines.
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BRASSICA ; Bauhin, [ivaË, lib. 3 , sect. 3; — Tournefort, clas. 5, gaaorbrtnsté cruéiformes, | BRASSICA OLERACEA, râdice caulescente, tereti, carnosä ; Linné, clas. 15, tétradynamie siliqueuse ; — Jussieu, clas. 13, ord. 3, cruciféres. Haken.... IT + CAVOLO.
Espagnol. . ...... cOL ; BERZA.