OR ON
FLLE
Dubois d'C 2770
a. Cl.
CITROUILLE L1 tas Le RE Le on du Se TIXVA. r CUCURBITA MAJOR ROTUNDA , flore luteo, folio aspero ; Bauhin, Tiva£ , Ebacha te nf lib. 8, sect. 4; — Tournefort, clas. 1, campaniformes, cucurgiTA PEPO , foliis lobatis, pomis lævibus ; Linné, clas. 21, monœcie syngénésie; — Jussieu, clas. 15, ord. 2, cucurbitacées. Mal, Au: le. ZUCCA. | Espaesnal. - 3... .. CALABAZA.
PR . « CITROUILLE
Abiiluiss 359... 41: CITRUL ; GREATER ROUND GOURD ; POMPION; PUMPKIN. Allemand, . ...... MANDELKUERBIS ; PFEBENKUERBIS , Gmelin. Hollandais. ...... POMPOEN.
Si D .…. POMPA.
D "RADARS DYNIA; BANIA.
Des fruits d’une grosseur monstrueuse, nourris par une simple plante herbacée et rampante, produits par des fleurs femelles que fécondent , par l’émission de leur pollen, des fleurs mâles nées sur des pédoncules séparés, mais sur le même individu, tels sont les phénomènes qu’offrent à notre admiration les citrouilles, les potirons, les pastèques, et plusieurs autres espèces appartenant au même genre , qui se distingue par des fleurs monoïques ou de deux sortes, les unes, mâles, composées d’un calice divisé à son limbe en cinq découpures en alène, droites ou renversées; d’une corolle adhérente au calice campanulé, en cinq découpures, ovales, aiguës, un peu crépues; de trois étamines courtes, les filamens libres à leur base, réunis à leur sommet; les anthères rapprochées en un seul corps : les fleurs femelles sont semblables aux fleurs mâles, mais les filamens sont stériles, réunis en anneaux à leur base, pourvus d’un ovaire inférieur , surmonté d’un style court et de trois stigmates fourchus : une grosse baie charnue à trois ou cinq loges, non pulpeuse, renfermant des semences elliptiques, renflées à leurs bords, entières ou échancrées à leur sommet. C’est particulièrement par les semences entourées d’un bourrelet, et par les loges non pulpeuses, que les”
citrouilles se distinguent comme genre des concombres. 33: Livraison, 4:
L ‘ 4 LA CITROUILLE
Ses racines sont courtes, fibreuses, peu touffues. — Ses tiges
rampent au loin sur la terre : elles sont sarmenteuses, hérissées, rameuses, garnies de vrilles. — Les feuilles sont fort amples, alternes, pétiolées, arrondies, un peu en cœur, dentées à leur contour, un peu anguleuses, presque pubescentes, douces au toucher. —- Les fleurs sont axillaires, de couleur jaune un peu pâle, portées sur des pédoncules courts, durcis, renflés, striés à la maturité des fruits. La corolle se rétrécit à sa base en forme d’entonnoir; elle offre dans son centre une cavité recouverte en partie par la base des étamines ; le limbe droit ; divisé en cinq découpures veinées, ovales, aiguës, un peu crépues à leur contour. — Le fruit est ovale où un peu arrondi, point comprimé à ses deux extrémités comme celui du potiron, de couleur jaune panachée de vert; très-variable, par le mélange de ces deux couleurs, par sa grosseur el sa forme.
Cette espèce présente, ainsi que toutes les autres, des variétés à l'infini, très-difficiles à bien caractériser : les plus remarquables sont la citrouille musquée ou la melonnée, dont la chair est ferme, la saveur musquée, très-agréable ; les fausses oranges et fausses Coloquintes oùt les fruits sphériques, d’une grosseur médiocre ; leur chair est jaunâtre, un peu amère. Dans les barbaresques , les fruits sont plus gros, plus fermes, souvent bosselés à l’extérieur, d’un jaune panaché de vert; ils sont plus allongés dans les giraumons ; aplatis à leur sommet, tuberculés, formant une sorte de couronne dans les patissons où bonnets de prétre, couronne impériale , artichaut d'Espagne , ete. Mais il est uné foule de variétés intermédiaires qui altèreñt les caractères. |
On distingué comme espèces appartenant au même genre, 1°. la calebasse ou gourde des pélerins , à feuilles moîles, lanugineuses, à fleurs blanches, très-évasées ; les fruits en forme de bouteille; ou trèsallongés et en forme de trompetté, dans la courge trompette ; 5°. la pastèque distinguée par ses feuilles plus profondément découpées, par ses fruits lisses, ovales ou orbiculaires : les pastèques dont la chair est fondante portent le nom de #7elons d’eau ; les espèces offrent, comme la précédente, des variétés teechobrédses
Le volumineux fruit de la citrouille renferme, sous une écorce dure, lisse et comme ligneuse, une chair jaunâtre, pulpeuse, ferme , remplie d’un suc insipide. Son odeur est fade, sa saveur fraîche,
CITROUILLE
légèrement nauséabonde, désagréable pour quelques personnes , tandis que d’autres y trouvent un goût légèrement sucré.
Quoique Hippocrate ait reconnu une propriété réfrigérante et détersive dans la substance insipide de la citrouille, elle est beaucoup plus recommandable par ses qualités nutritives que par ses vertus médicamenteuses. Réduite en pulpe, on l’a quelquefois employée avec succès en épithèmes sur la tête pour calmer les céphalalgies ; on s’en est également servi dans la brûlure, dans les douleurs des yeux ; comme topique émollient et réfrigérant ; on peut lappliquer en cataplasmes sur des phlegmons, sur certaines tumeurs douloureuses, et sur les parties enflammées dans tous les cas où il faut diminuer la chaleur et la tension locales ; mais à l’intérieur on en fait rarement un usage médical.
Ses semences, placées au rang des quatre semences froides majeures, à raison de l'eau et de l’huile douce qui entrent dans leur composition, sont regardées à juste titre comme calmantes, adoucissantes, rafraichissantes, laxatives, et, comme telles , on en prépare des émul: sions très utiles dans les fièvres ardentes , dans les phlegmasies trèsaiguës , et particulièrement dans la phrénésie, dans la népbrite, dans la gonorrhée intense , contre l’ischurie, les calculs des reins , et dans tous les cas où l’on a pour but d'opérer une médication atonique.
Leur dose est ordinairement d’une once pour une ou deux livres d’émulsion ; on peut y ajouter de l’eau d'orge, y mêler du sucre, de l’eau de fleurs d'oranger. On y associe des sirops de différens genres et l’opium même, pour les rendre plus calmantes.
Les parfumeurs préparent , avec les semences de cette cucurbitacée , des pâtes qui ont une grande réputation dans l'art de la toilette, pour amollir, adoucir la peau et enlever les taches cutanées. L'huile douce qu'on en retire est employée à différens usages cos métiques ; on s’en sert aussi pour brüler.
La citrouille, lorsqu'elle est cuite, fournit un aliment aqueux, doux, rafraïchissant, dont on fait un grand usage dans certaines contrées. Elle convient aux jeunes gens, aux tempéramens sanguins et bilieux; mais on lui reproche avec raison d’être flatulente ; sous ce rapport, elle est peu propre aux estomacs faibles et aux personnes qui mènent une vie sédentaire. On la mêle avec le lait, le beurre, le sucre , la fécule; on en fait d'excellentes soupes , des beignets et un
CITROUILLE
grand nombre de mets agréables et délicats que l’art culinaire peut varier à l'infini. On peut, selon Scopoli, en la mêlant avec de la farine de froment , en faire du pain. Coupée par morceaux et desséchée ‘au four, on s’en sert dans quelques cuisines pour donner au bouillon la couleur brun-doré que quelques personnes recherchent. Dans les pays où la citrouille est commune, on s’en sert avec avantage pour engraisser les cochons. Les vaches et plusieurs autres animaux domestiques s’en trouvent bien , et l’économie rurale pourrait ainsi en tirer parli sous ce rapport.
EXPLICATIONS. PLANCHE 123, — (La plante est réduite au quart de sa grandeur naturelle.) — 1. Fleur mâle. — 2. Fleur femelle. — 3. Fleur mâle, dont on a coupé circulairement le calice et la corolle, afin de faire voir les étamines réunies. — 4. Pistil d’une fleur femelle.
Prancue 123 bis. — (Ce fruit est réduit au tiers de sa grandeur naturelle.) — 1. Coupe horizontale dans laquelle on distingue une seule loge, trois placentas pariétaux, portant chacun deux séries de graines. — 2. Graine ou pépin de grandeur naturelle.
mm:
CSS