‹ Flore médicaleChapitre 16 sur 82 · LE LE · texte numérisé non relu

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MN à GOCHT ÉARIA.

é : A COCHLEARIA FOLIO SUBROTUNDO ; Bauhin, Ilvuf , lib. 3, sect, 2; —

* Tournefort, clas. 5, cruciformes.

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GOCHLEARTA OFFICINALIS, foliis radicalibus cordato-subrotundis, caulinis oblongis , subsinuatis ; Linné, clas. 15, tétradynamie silicu-

Li . leuse ; — Jussieu, clas. 13, ord. 3, crucifères. Fr. #

À, LE COCLEARIA,

Espagnol. . ...... COCHLEARIA.

Francais... ...... COCHLÉARIA; HERBE AUX CUILLERS,.

Anglais ER 0 ". SCURVY-GRASS ; SCRUBY-GRASS.

… Allemand. ....... LOEFFELKRAUT ; LOEFFELKRESSE; LOEFFELBLATT,

Ft se. LEPEL-KRUID ; LEPEL-BLAD.

ot Nr dans la fange des marais ou sur les bords de la mer, cette

-plante , dépourvue des agrémens extérieurs qui fixent les FE rat eût été à peine remarquée sans les qualités précieuses qui la font

rechercher pour les maladies scorbutiques. Il ne paraît pas qu’elle

ait été connue des anciens. Dodonée est le premier qui en ait parlé avec quelques détails. Elle appartient à la famille des crucifères. Un

calice composé de quatre folioles concaves; quatre pétales ouverts

en: croix ; six étamines, dont deux plus courtes; un'style court; de petites siliques globuleuses, presque entières au sommet, à pars

" valves épaisses, obtuses., relevées en bosse, à deux loges renfermant

une on deux semences ; tel est le caractère essentiel de ce genre. — Les racines sont allongées, blanchätres, un peu épaisses, garnies de fibres nombreuses, capillaires. — Ses tiges faibles, un peu angu- Jeuses, couchées à leur partie inférieure, plus ou moins redressées.

Les feuilles de forme variable; les radicales longuement pétiolées, nombreuses , arrondies, épaisses, succulentes, un peu concaves; celles de la tige très-médiocrement pétiolées, plus petites, unpeu anguleuses ; les supérieures sessiles, amplexicaules, ovales, un peu

| aiguës, pourvues à chacun de leurs bords d’une dent aiguë. — Ses

fleurs sont blanches, petites, réunies en bouquets plus ou moins

mouffus à l'extrémité des rameaux ; leur calice est glabre, à quatre

33° Livraison. a ; SE

| gie entre les plantes titre et les matières animales, a %

CO CHrIuËA foliolés caduques, la corolle presque une A

rande que le ht

calice; un ovaire ovale, surmonté d’un styles co 2

Son fruit est une petite silique courte, sat grosse, anp buleuse , ordinairement entière à son sommet." Le genre cochléaria renferme une afro ete égale " at ployée en médecine, connue sous le nom de grand raÿfort ou I sauvage ( ceAlre armoracta, Lin.). Il se distingue par : ses racines, par ses grandes Fume RE très- viongus, d roite

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énergie sur le système nerveux. Il contient aussi une certaine quan tité de soufre et d'azote, principes qui établissent une sorte. d'analo-

desquelles le cochléaria se putréfie promptement en répandant de l'ammoniaque et une puanteur extrême. M % #* Plusieurs observateurs rapportent qu'à la suite de différé voya-

ER ses de long cours, des marins en proie aux affections scorb tique

1e plus graves ont été ie À aussitôt RE leur Re n ner à

ces malades se sont trouvés de après Leu A o To {ois le cochléaria tient à juste titre un des premiers rangs parmi les e autfoorbitiqhes: La nature semble se complaire à le multiplier dans & +: les contrées où le scorbut est le plus fréquent et porté au plus haut - ve 7 d'intensité, comme > dans les îles de le fer de eat | :

avec une a efficacité contre la sims des Mecs sCoI Lai tous les D s ‘accordent à à la ET Font sr >,

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L « se Lu COCHLEARTIA.

contre l’hypocondrie, la paralysie, les serofules et la leucorrhée; Desbois de Rochefort prétend même lavoir vue réussir dans les calculs urinaires. Son usage a été souvent suivi de succès dans les affections chroniques de l’estomac et du poumon accompagnées d’atomie. Moi-même j'ai eu occasion de constater son efficacité chez une femme âgée et leucophlegmatique, contre un catarrhe pulmonaire chronique qui avait résisté pendant près d’un an à tous les autres moyens. On peut en retirer de grands avantages dans l’œdème et la cachexie, à la suite des fièvres muqueuses et des fièvres imtermittentes. Comme emménagoeue, on peut l’administrer avec confiance aux femmes dont la peau est flasque et décolorée, et chez lesquelles l’aménorrhée est le résultat d’une faiblesse, soit générale, soit locale. Son esprit ardent est souvent employé dans le traitement du rhumatisme chronique, et de diverses maladies de la peau. Comme topique, on s’en sert contre les ulcères atoniques de cet organe et contre les aphtes. Enfin ses feuilles sont fréquemment en usage comme masticatoire pour remédier au gonflement des gencives chez les scorbutiques. À raison de ses qualités vivement stimulantes, le cochléaria ne convient cependant point, en général, aux personnes qui sont sujettes aux rougeurs du visage, aux palpitations, aux superpurgations , aux douleurs de tête; n1 à ceux dont les organes pulmonaires sont doués d’une grande sensibilité, ou qui sont sujets à la toux et à l’hémoptvysie. Dans tous ces cas, 1} est nécessaire de s’en abstenir , à moins qu'on ne mitige son action en l’unissant au lait, au petit-lait, au bouillon de veau, de poulet, ou autre moyen propre à adoucir l’âcreté de ses principes volatils. Très-souvent aussi dans le scorbut, il est utile de l’associer aux acides végétaux. C’est ainsi que her l'administrait fréquemment avec le suc d'orange et de citron, et qu’au Groënland on l’associe ordinairement à l’oseille.

Les feuilles sont les seules parties du cochléaria dont on fasse usage en médecine : mais 1l faut qu’elles soient fraiches et récemment cueillies. Nonobstant l’assertion contraire de quelques auteurs, les semences de cette plante crucifère jouissent de la vertu antiscorbutique à un trop faible degré pour qu’on puisse y avoir recours.

On fait mâcher les feuilles de cochléaria pour nettoyer les dents

+ et pour fortifier les gencives. On en exprime un suc que lon prescrit

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