‹ Flore médicaleChapitre 19 sur 82 · ABS”, 2. 5. : QUINCE-TREE · texte numérisé non relu

ABS”, 2. 5. : QUINCE-TREE

Allemand. ....... QUITTENBAUM, Hollandais. . ..... QUEEPEEREN-BOOM ; QWEEPEEREN-BOOM. Polonais. . . ..... riewa.

LE coignassier , connu depuis long-temps, aujourd'hui naturalisé en Europe, et que l'on trouve dans son état sauvage dans nos departemens méridionaux, est originaire de l'ile de Crète. D'après le témoignage de Pline, il était très-commun dans les envrons de l’ancienne ville de Cydon , dont il porte le nom. Tournefort en avait fait un genre particulier que les agriculteurs ont conservé, et que Linné a réuni à son genre pyrus. En effet, le coignassier ne diffère du poirier que par ses fruits , revêtus d’un léger duvet et très-odorans.

Son tronc est légèrement tortueux et s'élève peu; il se divise en rameaux diffus, cotonneux dans leur jeunesse, de couleur brune à mesure qu'ils vieillissent. — Les feuilles sont molles, alternes, pétiolées, ovales, très-entières, vertes en dessus, blanches et cotonneuses en dessous. — Les fleurs sont blanches avec une teinte rougeâtre , axillaires, sohtaires, médiocrement pédonculées; elles offrent un calice velu, à cinq découpures légèrement dentées à leurs bords ; une corolle assez grande; cinq pétales concaves un peu arrondis, insérés sur le calice ainsi que les étamines au nombre de vingt et plus : lovaire est pubescent, surmonté de cinq styles. — Le fruit est une pomme charnue, jaunâtre, ombiliquée à son sommet; trèsodorante, couverte d’un duvet fin, contenant, dans le centre d’une

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pulpe ferme et charnue, cinq loges cartilagineuses, connues M 2 DRE

nom de pépins, qui sea une seule semeuce. La for

fruits diffère selon les variétés : ils sont plus où moins gros, arron= Lo dis ou en forme de poire, d’autres fois très-allongés. — Ces fruits y” désignés par les Latins sous le nom de mala cydonia, mala cotonea , sù #,

mala cana , et en français sous celui de coings, exhalent une od 28" suave POUR qui adhère fortement aux substances qui en so don car EEE) et s y conserve long- temps. Leur saveur apre, austère , ia ” un peu acide et très-astringente, s’affaiblit avec le temps, disparaît , + en partie par la dessiccation, et se transforme par la cuisson en un | 7:

goût sucré, aromatique et extrêmement agréable. Quoique les chimistes n’aient pas complètement analysé les principes constituans du | coing , ils y ont découvert la présence de l’acide malique. Ses pépins + renferment, sous une écorce brune et coriace, une substance blan- Fe

che, douce, mucilagineuse, tellement don qu'une drachme de ces semences te la consistance du blanc d'œuf à quatre onces … : d'eau.

À cause de l’odeur vivement pénétrante et de l'extrême äpreté du | coing, M. Alibert pense que ce fruit est plus propre à servir de mé " dicament que d'aliment. Selon M. Biett, le suc qu'on'en exprime jouit d'un certain degré d'utilité, dans la débilité des organes digestifs, et particulièrement dans les diarrhées atoniques. Geoffroy parle de ce nn . fruit comme d’un excellent stomachique; il lui attribue mêmela de propriété d'arrêter le vomissemsnt , le cours de ventre , le crachement F1 de sang , la ménorrhagie , le flux trop abondant des hémorrhoïdes, etc.

Sans admettre comme autant de vérités des assertions aussi exagérées , ” les propriétés tonique et astringente de ce fruit acerbe peuvent faire 4 présumer avec quelque raison l'utilité de son emploi dans le traite-

ment de ces différentes maladies , lorsqu'elles sont exemptes d’inflam- ; q P de

mation, et qu'elles tiennent à un état d’atonie et de relächemen mais il faut convenir que ces propriétés médicinales n’ont pas enco été constatées par un assez grand nombre d'observations cliniq Toutefois le vin aromatique que l’on prépare dans les pharmacie: soit en faisant fermenter le suc de coing avec le miel, soit parla macération de ce fruit coupé en tranches dans le vin lui-mêr le, Héut k | être d’un usage aussi utile qu'agréable aux personnes de aux £ | Mieillards, aux ss pe à La ee, le rob et le. du pe Mist «

qu'on prépare avec le suc de ce fruit, associé au sucre et convena-

Us. md À A COIC NASSIER

blement évaporé, ont les mêmes avantages. Ce sirop peut être même = rendu plus tonique en y ajoutant diverses substances aromatiques ,

amsique cela a lieu dans le sirop de coing composé, dont la dose est

de trente à cent vingt-cinq grammes (une à quatre onces ) par jour.

Le suc de coing entre dans la composition de divers élixirs toniques et cordiaux , ainsi que dans la teinture de mars cydoniée. En faisant

bouillir dans l'huile ce fruit coupé en tranches avant sa maturité, on obtient une huile astringente qui était jadis employée à différens

usages extérieurs.

Les semences du coing sont d’un emploi bien plus fréquent et bien plus utile. Les Arabes paraissent être les premiers qui en aient fait un usage médical. Leur mucilage doux et visqueux a toutes les qualités adoucissantes , lubréfiantes, rafraîchissantes de la gomme arabique, et peut être employé aux mêmes usages. On s'en sert avec succès comme topique dass le traitement de la brülure, pour panser les gerçures des lèvres et les crevasses des mamelles. On en fait des collyres adoucissans , très-utiles dans l’ophthalmie et autres maladies des yeux. Il entre dans la composition de différens gargarismes , et pourrait remplacer la gomme arabique dans les potions, les juleps et les loochs où l’on emploie cette substance. On en prépare des lavemens émolliens d’un grand avantage dans la dysenterie et contre les douleurs hémorrhoïdales. Dans les pharmacies , le mucilage des semences de coing est fréquemment employé pour favoriser l’incorporation et la-solution des résines et des gommes-résines avec différens médicamens. (

Chez les anciens, le fruit du coignassier était consacré à Vénus et regardé comme l’emblème du bonheur et de l'amour. Dans quelques contrées étrangères aux progrès du luxe, et où les traces de la simplicité des mœurs primitives ne sont point entièrement effacées , il jouit encore de nos jours d’une sorte de vénération , et les femmes le conservent avec un soin religieux pour parfumer leurs armoires et leurs vêtemens. Les ménagères , les cuisiniers et les confiseurs, en Vassociant au sucre et à différens aromates , en composent des gelées, des pâtes et des compotes d’excellent goût.

Les jardiniers et les agronomes cultivent le coignassier en grand dans les pépinières, et le préfèrent au poirier sauvageon pour greffer

sont plus précoces et A * été greffé sur sauvageon. ke | # “ be 4 ‘ ! LA 4 ve

CLAF (cyriaque-ruc de), De ligni cotonci naturd, viri golstadii, 1580. . QE NE sunG (ceorge-sébastien), ypv core seu malum “aureum , hoc est c ticatio, enucleatic "1 præparatio ; + in-8°, Vindobonæ » 1673. PA Le: Cette monographie est rédigée selon les formes shragnées | de as e des cur

la nature. '

evser. (Jean-Philippe), | Demedicamentis ex malo RAS Fr bé. Eh ug. resp. in-4°. Erfordiæ, 1717. s n ‘ * Heisrer (Laurent), De cydoniis eorumque eximio usu Diss. inaug. resp Jo di . Aa an ; D, Bauer; in-4°. Helmstadii, 1744. 1 PEAR Ke

ALBERT (sean-Louis), Considérations physiologiques sur le fruit du coins. gé

" — Mémoire sur l'usage économique et médical du fruit du coignassier. d * Ces deux excellens Mémoires, insérés dans divers Recueils, ont été : tradui en 1 ” langues. “. #2 J'ANNR "5 $ ef , LE 4 0be M5 EXPLICATION DE LA PLANCHE. CEA fruit et le rameau de BE qui P l’accompas # sont réduits à la moitié de leur grandeur naturelle. LE Fleur entière. — 2. ai | mines el pistils. — 3. Coupe longitudinale d’un fruit, pour faire voir que chat 11 [0 SES LT... grandes loges contient dix ou douze graines empilées, les unes au dessus des auires, ” sx El rangées. Lu L VAR “à + Êv “HEX F : ds " s D? ‘4

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