‹ Flore médicaleChapitre 31 sur 82 · CORIANDRE · texte numérisé non relu

CORIANDRE

ne doit employer la coriandre qu'avec beaucoup de circonspection , au moins dans l’état frais ; car , lorsqu'elle est sèche, il paraît qu’on n’a rien à en redouter. Cullen observe judicieusement que les propriétés médicinales des feuilles n’ont point encore été déterminées, et qu’elles paraissent différer beaucoup de celles des semences.

Depuis long-temps on a préconisé les vertus roborante, caärminative, stomachique , diaphorétique de ces dernières. Comme telles on les a employées avec succès dans la débilité de l'estomac, dans l’a: tonie du canal digestif et contre les flatuosités qui en résultent. On en a quelquefois obtenu des avantages dans certaines céphalalgies et dans l’hystérie. Leur infusion vineuse, au rapport dedivers praticiens, a fait disparaitre des fièvres-tierces et des fièvres-quartes. À raison de son action excitante, on peut croire aussi que cette plante a pu être utile dans certains cas de scrofule, mais il n’est pas également permis d'admettre son efficacité contre l’hémoptysie ou autres hémorrhaoies, et contre le flux de ventre par irritation. Cullen pense que son infusion, associée à celle du séné, prévient les coliques que ce purgatif produit souvent. Mais un effet bien plus certain de ces semences aromatiques, c’est qu’elles corrigent l'odeur et le goût souvent insupportables des purgatifs auxquels on les unit ainsi avec avantage.

Leur dose est de trois décigrammes à quatre grammes (environ un scrupule à un gros) en substance, et depuis-un gros jusqu’à un. gros et demi en infusion. Elles entrent dans la composition de l’eau de mélisse composée, de la poudre digestive de Charas et de plusieurs elixirs toniques.

Différens peuples en font un usage économique pour aromatiser leurs alimens et leurs boissons. On en compose plusieurs liqueurs fort agréables. Les confiseurs les enveloppent de sucre, et en préparent des dragées qui rendent l’haleine suave, et que certains médecins prescrivent aux malades qui prennent les eaux minérales froides, pour augmenter l’action de l'estomac.

80ECLER (sean), De coriandro, Diss. ; in-4°. Argentorati, 1739.

EXPLICATION DE LA PLANCHE. ( La plante est de grandeur naturelle.) — x. Feuille radicale au trait, — 2. Fleur entière , de la circonférence d’une ombellule, grossie, — 3. Fleur du centre d’ine ombellule, grossie, — 4. Fruit entier grossi,

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