‹ Flore médicaleChapitre 30 sur 82 · Ÿ ” L CORIANDRE · texte numérisé non relu

Ÿ ” L CORIANDRE

d'environ deux pieds. — Les feuilles alternes , plusieurs fois ailées,

les inférieures plus grandes, leurs folioles élargies, ovales ou arrôndies , dentées ou lobées à leur contour ; les autres feuilles médiocrement pétiolées, découpées très-menu. — Les fleurs sont blanches, disposées en ombelles terminales à cinq ou huit rayons soutenant des ombellules un peu inégales ; leur involucre à trois folioles de la longueur des rayons; les pétales des fleurs extérieures plus grands, irréguliers ; cinq étamines , deux styles. — Le fruit est globuleux , légèrement strié, composé de deux semences demi sphériques.

Les semences sont les seules que l’on emploie de nos jours en médecine ; toute la plante exhale une odeur aromatique, forte, désagréable, plus ou moins étourdissante, analogue à celle de la pu-

naise!; sa saveur est aromatique et piquante : mais ces qualités

s'affaiblissent avec le temps, la dessiccation les change même en une PS » $ saveur suave et très-agréable. Les connaissances acquises sur la composition chimique de cette plante se réduisent à savoir qu'on en retire par la distillation dans l’eau une huile essentielle jaunûtre, aromatique, très-odorante, 21. . DS ) ° Q , e «

L'énergie de ses qualités physiques avait porté les anciens à la resarder comme une plante très-dangereuse. Si l’on en croit la plupart des médecins grecs et arabes , le suc qu’on extrait de ses feuilles serait aussi vénéneux que celui de la ciguë. Mathiole prescrit de ne e . e e V4 2 # F2 ® jamais en faire usage sans avoir préalablement modifié ou détruit ses propriétés délétères par la macération dans le vinaigre. Tragus recommande expressément aux droguistes de ne la livrer au public qu'après lui avoir fait subir une semblable préparation. M. Gilibert

LA V4 f 0 A A mp.

a récemment éprouvé lui-même des maux de tête, des nausées et la cardialgie, après avoir été exposé quelque temps aux émanations d’une certaine quantité de coriandre. D’un autre côté, Alpinus, Amatus , J. Bauhin, Zwelfer, Lobel et autres observateurs lui refusent toute espèce de propriété nuisible, et s'appuient du grand usage qu’en font journellement les Égyptiens, les Espagnols et les Hollandais, en la mêlant soit avec leurs alimens, soit avec différentes boissons. Mais quoique l'habitude ait le pouvoir de modifier l’action des substances les plus vénéneuses, selon la remarque de Geoffroy, on

* Telle est l’origine du mot coriandrum ; de xopu, punaise.

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