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FENUGREC. à

nes diadelphes ; un style. — Le fruit consiste en une gousse glabre, étroite, longue d'environ quatre pouces, comprimée, renfermant

douze à quinze semences brunes ou jaunâtres, bosselées à leur surface.

Les semences de cette papilionacée répandent une odeur fragrante analogue à celle du mélilot. Leur saveur, mucilagineuse, quand on les mâche, se rapproche de celle des pois. La grande quantité de mucilage qu’elles contiennent , et qui l'élève jusqu'aux trois huitièmes de leur poids, fait qu’à l'aide de l’ébullition une once de ces semences peut donner la consistance mucilagineuse à une livre d’eau. Elles recèlent en outre, en petite quantité, un principe légèrement actif qui paraît être la cause de leur odeur , qui est soluble dans lalcool, mais dont la nature chimique n’est pas connue.

Cette qualité éminemment mucilagineuse des graines de fenugrec justifie pleinement les propriétés adoucissante, émolliente, lubréfiante, invisquante, qu’on a successivement données à cette plante, dans l'esprit des différentes doctrines qui ont régné tour-à-tour dans les écoles. On a fait aussi usage de sa décoction pour agir localement dans l’ophthalmie, contre les aphtes, les gerçures des lèvres et autres inflammations externes. On s’en est également servi en lavemens æ pour lubréfier la membrane interne du canal intestinal, et pour apaiser l’irritation dont l'appareil digestif est le siège dans les coliques bilieuses et inflammatoires, dans la diarrhée , la dysenterie, et dans les empoisonnemens produits par des substances corrosives. Ces mêmes semences sont encore employées avec succès en cataplasmes pour calmer la douleur et favoriser la résolution ou la suppuration des bubons, des phlegmons, des panaris, des furoncles et autres tumeurs inflammatoires ; c’est même à ces sortes d'applications locales que lusage du fenugrec paraît avoir été borné jusqu'ici. Suivant la remarque de Murray, on l’a très-rarement administré par la bouche, quoique le principe légèrement actif qui se trouve uni à son muci-, lage semble porter à croire qu’on pourrait quelquefois l’employer utilement à l’intérieur. C’est sans doute la présence de ce principe actif qui a fait penser à quelques auteurs que cette plante était con-" traire aux femmes hystériques. ‘

Le sirop de marrube, l'huile de mucilage, le looch de santé de a. Mésué, les farines émollientes de Plenk, l’onguent d’althæa, l'em-

FENUGREC.

plâtre diachylon , le mondificatif de résine, l’onguent martiatum , sont les principales compositions pharmaceutiques où l'ont fait entrer le fenugrec.

Cette plante est beaucoup plus célèbre par ses usages économiques que par ses propriétés médicinales. Les Égyptiens et les Grecs la plaçaient au rang des plantes fourragères. Les Romains l’employèrent en outre à différens usages culinaires. De nos jours on la cultive comme fourrage dans certaines parties du Languedoc et du Dauphiné.

EXPLICATION DE LA PLANCHE. ( La plante est de grandeur naturelle.) — 1. Fleur entière de grandeur naturelle. — 2. Étendard détaché d’une corolle, vu de côté. —- 3. Aile, — 4. Carène. — 5. Pistil et étamines. — 6. Fruit de grandeur naturelle. — 7. Graine grossie.

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