‹ Flore médicale (volume 2)Chapitre 42 sur 84 · IRIS FÉTIDE · texte numérisé non relu

IRIS FÉTIDE

C2 GLADIOLUS FOETIDUS, Bauhin, IliyaË > Nb. 7, séct. 6. IRIS E@ETIDISSIMA, seu XYRIS; Tournefort, .clas. 9, sect. 12,

s * gen. 3. D % ï Zatin. * *+s+ «À IRIS FOETIDISSIMA; corollis imberbibus, petalis; inlerio= > ribus patentissimis , caule uriiangulato , folüs ensifor- : 2h mibus. Linné, triandrie monogynie. Jussieu, clas. 3, ; ord. 8, famille des iris. | 5 “Francais... rnrs FÉTIDE; GLAYEUL PUANT- Plialien. . IRIDE FETIDA.

d “EsSpasnol.... rxrio FETIDoO.

Portugais... 1ris FETIDA.

“Allemand... STiNKENDE 1Ri1S.

ps 4 STINKRING IRIS.

É ollandais. .. STINKENDE uiscu.

d ATIOIS. ... . « STINRENDE LILIE.

…—… Une odeur désagréable qu’exhalent les feuilles de cet “iris, lorsqu'on les froisse entre les doigts, annonce sa pré- »sence , et forme l’un de ses caractères, bien mieux déter- “miné encore par son feuillage d’un vert foncé, par la coueur de ses fleurs qui la distinguent de l'iris des marais ; Vavec lequel elle a beauconp de rapports.

Ses racines sont médiocrement tubéreuses , chargées de fibres longues et nombreuses. Il s’en élève une tige médiocre, “un peu anguleuse à un deses côtés,

= Ses feuilles sont alternes , un peu plus longues que la tige, Mélroites , vaginales à leur partie inférieure.

M Les fleurs, placées au sommet des tiges, sont assez pe- Mites , d’un bleu triste, tirant sur le pourpre; les plus courtes Ldivisions de la corolle sont un peu plus grandes que les stig- Minates, barbues en dedans. Elle croît dans les bois , les lieux frais et ombragés en France, en Angleterre, en Alléma- Pêne, etc. (P.) “… la racine est la seule partie de cette plante: qui soit “employée en médecine ; elle est genouillée comme celles bide la plupart des autres iris; elle exhale une odeur désap&réable et fétide, à laquelle elle doit le nom spécifique qui Mlui a été imposé. Sa saveur est d’une Acreté remarquable. PBes chimistes ne se sont pas occupés de son analyse; on Léuppose seulement, par analogie, qu’elle renferme à peu

| 54°, Livraison. a,

| ( 148) pres les mêmes matériaux immédiats que la racine d'iris de Florence. Joyez cette plante.

Des qualités physiques aussi fortement prononcées que À

celles qui caract'risent l'iris fétide, supposent nécessairement

dans cette râcine, des propriétés médicales d’une certaine!

énergie : niais on en fait si rarement usage que ce qui est enseigné par les auteurs de matière médicale, touchant sa manière d'agir, est plutôt fondé sur son analogie avec les autres

ou sur de simples pAéPpnone, que sur des faits précis et ut attribue toutefois des propriétés hy- |

bien observés, On dragogues, dinrétiques, marcotiques , antispasmodiques ,.

apéritives, etc. ; el, sous ces différens rapports, oh en a re=\ commandé l'usage contre différentes maladies. L’hydropisie,

Phystérie et les scrofules sont les affections contre lesquelles

on l’a spécialement employée. Bourgeois en admiuistrait k souvent la décoction en bain chaud, dans l’atrophie des 4

membres. Mais ses effets purgatifs sont.ce qu’il y a de mieux |

avéré dans l’histoire médicale de cette racine.

Ceite action purgative trés-énérgique de l'iris fétide, a pu\

justifier, dans certaines circonstances , les éloges qu’on lui

a donnés dans le traitement des hydropisies atoniques , où

réussissent également qüelquefois les autres purgatifs drasti=

ques. Sous le même rapport on a pu en obtenir quelquefois

des succès dans le traitement des affections scrofuleuses ;

contre lesquelles on sait que les purgatif sont utiles en

général, soit.comme stimulans ,: soit comme puissans dés rivatifs. L’impression mauifeste que celte racine odoranteé “exerce sur le système nerveux par sa fétidité, a pu, à l’exem ple de Ja plupart des substances fétides , la faire employer, avecavantage contre l’hystérie. L’on conçoit aussi que l'action sédative a-pu, dans certains cas; résulter de son influence sur les fonctions des nerfs. Il est plus difficile d'admettre son efficacité contre l’atrophie. Observons d’ailleurs que les succés attribués à cette 1ridce, contre les diverses affections. que nous venons d’indiquer, ne reposent sur aucune expés rience directe ; de sorte que , malgré les considérations qui. portent à croire aux vertus médicales de sa racine, on n@, peut raisonnablement lui accorder qu’une faible confiances

jusqu’à ce que ses propriétés aient été constatées par des }

observations cliniques, bien faites. l Le suc de celte racine se trouve prescrit, dans les phar:

macologies, de deux à quatre grammes (demi à un gros)$.&

on manque de données positives sur la latijude qu’on peub, donner à celte dose.

( 149 ) EXPLICATION DE LA PLANCHE of.

{ La plante est réduite au tiers de sa grandeur naturelle)

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