IRIS DE FLORENCE
IRIS ALBA FLORENTINA; Baubin [lsyeË, lib. 1, sect, 6. Touunefort, clas. 9, sect, 2, gen. 3. | Matin. ....... {ins FLORENTINA ; corollis barbatis, caule foliis altiore Le subbifloro, floribus sessilhbus. Linué, triandrie m0— nogyie. Jussieu, classe 3, ordre 8, Jamille des iris. LFrancais..... IRIS DE FLORENCE.
Zialien. ...... RIDE DI FIRENZE.
4 D = Espagnol Re LIRIO DE FLORENCIA.
Porlugais.... IRIS DE FLORENCA.
: de à WAllemand.... FLORENTINISCHE rnis.
Anglais. .... FLORENTINE rnis.
MHoliandais .... PLORENTYNSE 1RIS.
Médois...... FioLnor.
Des feuilles d’an vert glauque, des fleurs légèrement odorantes et d’un blanc de lait, odeur agréable , approchant de celle des violettes qui émane des racines de cet iris, le distinguent de l'espèce précédente, ds "Ses racines sont épaisses, noueuses, blanchâtres, trèsdorantes : elles produisent une tige droite, glabre, cylinrique , haute d’un ou deux pieds , garnie dans sa longueur Je quatre à cinq feuilles droites, ensiformes , très-glabres, Pan vert glauque, plus courtes que la tige. Les fleurs sont lunombre d’une ou de deux, placées à l'extrémité des tiges, grandes , droites, d’une blancheur uniforme, répandant une ideur douce, légère, très-agréable. Les divisions extérieures lea corolle sont grandes , ovales, obtuses, marquées vers eur onglet d’une raie velue ; les divisions intérieures un Jeu plus courtes, plus étroites , presque spatulées ; le tube le/la corolle x peine de la longueur de l'ovaire. * Cette plante croît en Italie, surtout dans les environs de Morence , et dans les contrées méridionales de l'Europe. 4 s (P.) .
La saveur amère , âcre et persistante, que présente la raine de cette espèce d'iris dans l’état frais , disparait en Mande partie par la dessiceation ; et alors elle exhale une deur trés-snave, analogue à celle de la violette. Pour qu’elle Duisse de toutes les qualités qui lui sont propres , cette ra- Me odorante ne doit étre cuecillie qu’à l’âge de trois ans. Près qu’elle à été dépouillée de la pellicule brunître qui 53°, Livraison. d.
d : (144) la recouvre, et desséchée au soleil avec beaucoup de soin, | elle est en morceaux cylindriformes, aplatis , tuberculeux , | d’un blanc rosé. Si l’on a soin de l’enfermer dans des vases bien bouchés et à l'abri de humidité, elle peut conserver toutes ses propriétés pendant des années entières.
M. Vogel, à qui la science doit une analyse exacte de cette racine , en à extrait 'une pelite quantité de gomme et \ de fibre végétale, une matière extractive jaunâtre, ung grande quantité de fécule amilacée qui forme colle avec l’eau bouillante , une huile grasse, liquide, âcre, très-amere, et une huile volatile qui se concrette en paillettes blanches , et h à laquelle la racine de cet iris doit odeur suave de violette qui la caractérise. Ces deux derniers pripeipes paraissent * être la source de ses propriétés actives. Plus puissante toute=h fois que Les racines de l'iris germanica et de l'iris pseudo=k achorus , elle exerce sur nos organes , comme ces dernières une action d'autant plus énergique qu’elle est plus récentes
Les nausées , et les abondantes évacuations alvines qu’elle h détermine lorsqu'on l’ingere, lui assignent un rang distingué parmi les purgatifs toniques. Comme telle elle a été recom®k mandée contre les coliques des enfans nouveau-nés, aux quels on l’administrait jadis à la dose de quelques grains. On l'a également vantée contre les embarras maqueux des premiè=k res voies, et contre les flatuosités intestinales. Hoffmann lui attribuait en outre une propriété hypnotique, qui résulte probablement de son. action excitante sur le système ner= veux : action à laquelle il faut également rapporter les vertus céphalique, nervine, cordiale, etc., dont elle a été décorées
Comme topique, on a préconisé son usage dans diflés rentes maladies de la bouche, telles que l’odontalgie, les fluxions sur les joues , le gonflement fongueux des genciveswh et pour prévenir l’encroûtement des dents. Dans ces diffé= rens cas, on peut la mâcher entière, la faire entrer dans des gargarismes, où en faire usage en poudre. Sous celte dernière forme, on l’applique avec avantage comme détersivef# sur Les ulcères atoniques et baveux, pour y activer le travail de la cicatrisation. On en remplit des sachets qui ont été -vantés pour favoriser la résolution des engorgemens atoni= 4 ques, œdémateux, et des tumeurs indolentes. Son odeur suave, et son action tonique, la rendent doublement utile pour Le pansement des cautères, et pour entretenir la suppus ration des exutoires dont elle masque en outre la mauvaisé odeur. » À
La racine d’iris de Florence se donne intérieurement eB substance de quinze à trente centigrammes (trois à six grains) M
aux petits enfans, et de treize décigrammes à quatre grammes (un scrupule à un gros) aux adultes. La dose de son suc, comme purgalif, est de trente-deux à Soixante-quatre grammes (une à deux onces). On en Prépare de petites boules du volume d’un pois, pour entretenir la suppuration des cautères Cette racine entre dans la Composition de la
oudre diaireos de Prevot , de la confection Rebecen , etde k thériaque d’Andromague. Elle fait partie des trochisques béchiques de Charas » de la poudre céphalique odoranie , de l'élixir pectoral de Vedel, de l'eau asthmatique ,. êt d’une multitude-infinie de poudres dentifrices et sternutatoires. L’onguent de Charas, le mondificatif d’ache , l’empltre diachylon, le diabotanum de Penicherius , farragos semblables, sont autant de monstruosités Ceutiques où cette racine figure.
Les parfameurs en font un continuel usage pour aroma- : tiser des poudres; des pommades, des huiles : de eaux distillées et autres Cosmétiques. La grande quantité de fécule amilacte qu’elle contient , ainsi que les racines de la plupart
re utiliser comme
et aulres pharma-
La plante est réduite au tiers de sa Srandeur naturelle
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