LIERRE TERRESTRE
Grec........ XML, Dioscoride.
HELERA TERRESTRIS VULGARIS; Baubin, Iivaë, lib. 8, sect. 3. <. sniaile a GALAMINTHA HUMILIOR, FOLIO ROTUNDIORE. T'ournefort, Zalin 4 cl. 4, sect. 3, gen. 4. Ve L: GLECOMA HEDERACEA;.folis reniformibus crenatis. Linné, didynamie, gy mnospermie. Jussieu, cl. 8, ord. 6, famille des labiées. ‘ Français. .... LIERRE TERRESTRE.
- Jialierr ...... ELLERA TERRESTRE. < £Espagnol.... YEDRA TERRESTRE. Portugais. ... EIRA TERRESTRE.
Allemand.... ÆERDEPHEU; GUNDELREBEN. :
Anglais ..... GROUND-IVYx.
Hollandais..{ AARDVEIr.
“Danois. ..... JOURD-VEDBENDE.
— Suédois ...,. JoRDkEFVOR.
Polonais..... BLuszCz PozIEMY.
Russe....... xroTowix.
Destiges rampantes,unesortede ressemblance entreles feuilles de cette plante et celles du lierre, ont probablement donné lieu à son nom vulgaire. Elle est commune le long des haies, dans les lieux couverts. Son caractère essentiel consiste dans un calice cylindrique, strié, à cinq découputes inégales ; une corolle une fois plus longue que le calice, à deux lèvres ; la supérieure bifide et redressée; l’inférieure à trois lobes; celui du milieu échancré et plus grand; quatre étamines didynames ; les anthères rapprochées deux à deux en forme de croix; un style; quatre semences ovales au fond du calice. - Ses racines sont grêles et fibreuses ; ses tiges menués , presque simples, quadrangulaires, étalées sur la terre, redressées à leur partie supérieure au moment de la fleuraison, légèrement velues, longues d’un pied.
Ses feuilles sont pétiolées, opposées, vertes, un peu velues, en forme de rein, presque rondes, crénelées à leur contour 5 les pétioles des feuilles inférieures , très-longs et velus.
Les fleurs sont réunies au nombre de trois ou quatre dans Vaisselle des feuilles, sur un pédoncule commun très-court , pourvues chacune. d’un pédicelle sétacé et pubescent, avec quelques petites bractées très-fines, subulées,
57°, Livraison. €.
Le calice est cout, velu, à cinq dents très-aigués ; Ja co+
rolle purpurine ou rougeâtre, quelquefois blanché, légèrement :
ciliée sur le dos, deux fois plus longue que le calice ; le tube fort étroit, alongé. (P.) Le lierre terrestre exhale une légère odeur aromatique , qui est beaucoup plus sensible lorsqu’on le froisse entre les doigts: Sa saveur est balsamique, amère, un peu âcre ; mais il ne conserve ces qualités, après la dessiccation, que lorsqu'il a été desséché avec beaucoup de soin. I] contient une petite quantité d'huile volatile odorante, dont l’eau se charge par la distillaüon,, un extrait résineux balsamique, faiblement amer, un extrait muqueux d'un goût d’abord douceâtre et amer, ensuite âcre et piquant, et en beaucoup plus grande quantité que le premier. Circonstance qui porte à croire que l’eau est plus propre que l'alcool à s'emparer des principes actifs de cette lante. | Peu de végétaux indigènes ont eu autant de vogue , et jouissent encore d’une aussi grande réputation que le lierre terrestre: Les ouvrages de matière médicale ne tarissent pas en éloges les plus pompeux sur ses merveilleuses vertus, et le décorent
fastueusement des propriétés les plus contradictoires. Qn ne!
s’est pas borné à le prôner comme tonique , stomachique, diu-
étique, apéritif, détersif » Yulnéraire, expectorant, etc., ete. ? des auteurs même très-recommandables , ont signalé comme! un remède souverain contre la toux, la pbthisie, l’asthme , et]
le catarrhe pulmonaire ; d’autres ont préconisé ses succès dans”
la céphalalgie, la dyspepsie, l’hypocondrie, Îles coliques et: les affections calculeuses. Le public, toujours prompt à admettre, comme des vérités démontrées, les assertions les plus mensongères, quand elles ont surtout pour ‘objet la toute puissance des drogues, a renchéri sur les éloges prodigués au lierre terrestre par des auteurs crédules ou intéressés; et dans! l'esprit des commères et de cette foule innombrable de gens! oisifs, dont toute la science médicale consiste à croire aveu=) glément à l’héroïque vertu des spécifiques , cet humble végétal. est devenu comme une sorte de panacée propre à re=!
is CE rl
tra
médier, à toutes les infirmités, à guérir toutes les maladies,
et à l’aide duquel on peut en quelque sorte défier la mort : de sorte que c'est par pure complaisance que l’on consent à être
malade avec un aussi puissant moyen de guérison. teureuse-
ment cette plante est très-peu active : sans cette circonstance ; elle serait une arme meurtrière entre les mains profanes et in-.
habiles qui l’administrent de toutes parts à tort et à travers"
dans une foule de maladies où elle est au moins inutile. Quoique le lierre terrestre, à raison de ses propriétés phy=
( auÿ }
siques et chimiques ; appartienne à Ja classe des toniques, l'excitation qu'il exerce sur l'estomac, et par suite sur différens organes de l’économie animale, est si légère, surtout à la faible dose à laquelle on l'administre ordinairement, qu’il ne mérite en aucune manière la haute opinion qu’on a eue de sa puissance. Sim. Pauli, Willis, Morton, Ettmuller, Rivière, Sauvages, et plusieurs autres médecins recommandables, ont annoncé, il est vrai, ses bons effets contre la phthisie pulmonaire, l’empyème et certaines toux, dont le caractère est loin d’avoir été déterminé, Le même Pauli, Senner, Platter, etc. , ne balancent même pas à lui attribuer la merveilleuse propriété de guérir les affections calculeuses des reins et de la vessie; mais quelle confiance méritent de pareilles assertions , pour quiconque a acquis des connaissances exactes sur la nature de ces maladies, et sur la faible action tonique du lierre terrestre ? Quelle que soit la juste vénération que l’on professe pour les noms célèbres, peut-on admettre avec Lautt l’efficacité de cette labiée contre les fièvres intermittentes, lorsqu'on voit chaque jour ces pyrexies guérir spontanément sans aucun remède, si l'on n’entrave pas les efforts salutaire; de la naturewpar des médications intempestives ? Doit-on croire, sur le simple rapport de Rai, que le suc de cette plante, introduit dans les fosses nasales, a guéri, comme par enchantement, une céphalalgie invétérée, et autres effets non moins miracu- Jeux qu'aucune obseryation'positive n'appuie et que la saine raison, réprouve ? L’illustre et savant Cullen a bien plus sainement appréciées propriétés médicales du lierre terrestre. « Ce que, les auteurs de matière médicale disent de cette plante, écrit, ce! grand/médecin , ne me paraît pas mieux fondé que les)opinions. vuloaires. Il me semble absolument dénué de probabilité qu'elle ait la vertu de guérir les ulcères des pou- , mon$, et différentes espèces de phthisie. L'autorité de S. Pauli ow deslautres auteurs n’a aucune valeur à mes yeux, vu la nature de ces: maladies, et la difficulté de les guérir en général. Son usage contre les calculs de la vessie n’est pas appuyé de: meilleures autorités, ni plus probable , et je ne craindrais pas de commettre d’excès en l’employant à grande
dose, » | | On peut administrer cette planteen substance, sous forme pooe ; en pilules, sous forme molle, ou en suspension ans un liquide quelconque, depuis deux jusqu’à quatre np (demi à un-gros) et au-delà. Son suc clarilié a été onné de soixante-quatre x cent: Vingt-huit grammes (deux à Quatre onces). Le plus souvent on l'emploie en infusion thciforme à dose indéterminée, L’eau distillée qu’on en prépare
( 216 ) encore dans quelques harmacies, n’a presque aucune vertu? Sa conserve r'est-pas plus active : on en compose un sirop qui a été ridiculement Rte contre la phthisie et les calculs | et qui n’a pas plus de vertus que le sirop simple.
Le lierre terrestre paraït avoir été en usage chez les Anglais pour la clarification d: la bière. Quelques médecins avaient cru que, fermenté avec. l'orge, il pouvait: donner à cette li queur une qualité supérieure, mais l'expérience n’a point jus. tifié cette opinion. Certains auteurs assurent quetles feuilles de cette plante peuvent servir de nourriture faux vers à soie. quand on manque de feuilles de mûrier: : +: va
| 4 fl
UE Pr N | ce ro / > »
EXPLICATION DE LA PLANCHE DTO: Sins
, j nude | RÉEL
“1 ionanu 7
- (La plante est représentée de grandeur rdturelle) TE 4 | | ÆRETS DENTS ,
: Gr OT RE à ebnniloit wi 1. Calice. e ù 1FPAAO0E stonn(té